6
sep

Statistiques

Question du jour :  une tartine fait quoi, euh, 15 cm sur 20 cm ? (oui c'est ça, environ, je viens de mesurer).

Le trou dans ma tartine fait, euh, 1 cm sur 3 cm.

Statistiquement, combien y avait-il de chances (enfin de risques) que je précipite ma confiture de cassis dans le petit trou de ma grande tartine ?

Et ben devinez ce que j'ai fait... Gaaaaaaagné.

 

2
sep

J'ai testé "monte toi-même ton petit meuble pour écharpes Strelli"

(billet rédigé en direct live au fur et à mesure des opérations, pour un lèchebide suspense insoutenable - les heures sont cependant pas très réalistes, je le précise pour ceusses qui vont dire "quatre heures pour monter quelques bouts de bois, la tehon", puisqu'en même temps, je préparais un projet, je répondais à des mails, je mangeais, je lisais le ciné revue, je créais un tableau excel et je discutais sur facebook).

Chez moi, j'ai un petit hall de WC.

Ben oui, certains ont un hall d'entrée qui, comme son nom l'indique, se trouve près de l'entrée, en général après l'entrée, car avant, ça caille, du moins en hiver.  Ça j'ai.

D'autres ont un hall de nuit qui, comme son nom l'indique, se trouve près des endroits où on passe la nuit, savoir les chambres.  Ça j'ai aussi.

Et d'autres, plus rares, ont un hall de WC qui, comme son nom l'indique, se trouve près des WC. Ça j'ai également.

Mon hall de WC se trouve donc entre mon living et mon WC, dont il est séparé par deux portes, et il sert de vestiaire.  J'y ai donc installé un porte-manteau, qui porte tant bien que mal, le pauvre.

Vous le savez, je suis fan des écharpes Strelli, que je collectionne comme d'autres les alumettes, les sacs Gucci, les lasagnes Farniente (moi), les pompes Manolo, les autocollants RTL ou les tops Prada.  Regardez-moi cette Anaïs qui se la pète.  Hé, c'est ma seul collection de luxe... A part peut-être aussi les pompes Pataugas, collection commencée y'a un an à peine et qui grandit grandit grandit...

Six paragraphes d'introduction pour vous dire que j'ai rien pour ranger mes écharpes Strelli.  Au départ, je les posais en équilibre instable au-dessus du porte-manteau mural, mais c'est bof.  Ensuite je les ai mises sur une petite table rectangulaire super étroite (passque mon hall de WC il fait un mètre sur un) au pied du porte-manteau, mais c'est nin pratique alleye une fois, ça se mélange aux manteaux, ça tombe, bref le foutoir.

Je suis donc partie à la recherche d'un petit meuble à installer au pied de mon porte-manteau et de mes manteaux.  Un petit meuble vraiment petit.

Je l'ai trouvé chez Casa.  J'ai longuement hésité avec un joli meuble à tiroirs déjà tout prêt à poser, mais les tiroirs, c'est pas pratique non plus.  Donc j'ai pris ce petit meuble trois fois moins cher et tout mimi, dont le coloris, enfin celui de la housse, siérait à merveille dans mon hall de WC saumon foncé (ou clair, chais plus, le WC est clair, le hall foncé, ou l'inverse), peint avec mon escabelle du temps oùsque j'aimais le saumon, en folle dingue que j'étais (maintenant j'aime le framboise et l'aubergine).

Trois fois moins cher... et trois fois moins volumineux.  Et pour cause : il faut le monter.

J'ai déjà monté des meubles Ikéa, c'est faisable.  J'ai monté sept bibliothèques (oui, j'aime les livres) toute seule.  Bon, parfois, j'ai défoncé le contreplaqué avec les vis, mais elles tiennent toujours debout malgré les centaines de livres qui les squattent.  J'ai monté un bureau pas de chez Ikéa.  Bon, il a failli s'écrouler quand j'ai posé mon écran non plat dessus, mais depuis j'ai un écran plat, ça va mieux... sauf qu'il s'écarte par le bas, que la tablette roulante pour souris s'est effondrée, de même que la tablette pour imprimante (m'en fous j'ai pas d'imprimante).  Je m'attends donc à ce qu'il fasse le grand écart, mais il survit depuis plus de sept ans, c'est bon signe.

Donc je n'allais pas trembler devant la perspective de monter un tout petit meuble de rien du tout : 55/50/30 cm.

17h.  J'ouvre la mini boîte et je repère le matos.  Argh, désespoir, je pensais au moins que les tablettes étaient assemblées.  Que nenni, c'est que des bouts de bois.  On dirait un Mikado géant.

 

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17h15.  J'étale le tout, j'ai lu ça dans un livre (tiens c'est pas dans la Célib'attitude des paresseuses ?).  Fort heureusement, ils ont prévu des étiquettes sur chaque pièce.  Pas de bol, les étiquettes collent pas et se baladent partout. 

 

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17h30.  J'ai trouvé un tournevis.  Les bouts de bois Mikado se ressemblent tous, c'est infernal.  Le mode d'emploi tient sur un confetti, contrairement à ceux de chez Ikéa, bien détaillés avec des repères et tout.  Ici, rien de tout cela.  Je compte les bois, ça va j'ai tout, c'est déjà un miracle, en général il me manque toujours une pièce (la barre de suspension d'une garde-robe, une roulette de chaise à roulettes - promis juré c'est du vécu, par bibi).

17h45.  je pige rieeeeeeeeeeeeeeeen.  Pause lecture de mails.  Retour au turbin.  Je rassemble les bouts qui se ressemblent et parviens à les identifier.

18h.  Je commence à visser le bout A avec le bout G.

18h15.  Bordel, pourquoi j'ai pas un tournevis électrique ?

18h45.  J'ai assemblé le côté du meuble.  Je sens plus mon bras droit.  J'ai quinze échardes dans le bras gauche.  Je veux un meeeeeeeeeeeeeeeeeeeec.

 

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19h.  Je commence les "étagères à écharpes".  Je sens plus mon pouce à force de forcer... mouahaha, à force de forcer, j'aime.

19h15.  Pause repas et secret story, j'ai besoin de sucres lents et de déneuronisant, je me prends trop la tête.

19h45.  Plein de sucres lents, le coeur vaillant et les mains en sang (meuh non je rigole), je retourne à mon atelier créatif.

20h.  Y'a une vis qui veut pas rentrer, la garce.  Je dévisse, je change de vis, je revisse.  Ça rentre toujours pas.  Y'a un noeud dans le bois, zont pas fait le trou commyfaut, les charognes de chez Casa.  Je m'énerve, j'ai des cloches dans la main droite.  Ça change du poil que j'y ai d'habitude, je vous le concède.

 

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20h05.  Purée ça fait un mal de geux le bois brut.

20h10.  J'ai une cloche.

20h15.  Je vais jeter tout ce brol par le fenêtre.  Tu visses, ça coince.  Tu visses, ça entre comme dans du beurre car tout le bois s'écaille et paf, la vis ressort.  Je jette tout je le jure.  J'ai si maaaaal à cette cloche en plus.  J'ignorais que visser puisse faire si mal, jamais eu ça chez Ikéa moi.

20h20.  Je revis (de vivre, et pas je revisse de revisser).  J'ai trouvé un autre tournevis.  Tout ça c'était la faute au tournevis.  Il vissait mal, il faisait mal.  Là j'ai du bon tournevis ma bonne dame, du cruciforme de la mort qui tue comme la croix de Jésus (je délire, c'est la faute à la chaleur, visser, ça donne chaud).

20h40.  Je monte mon meuble finger in the noze.  Abîmé, le finger, mais in the noze.  Même réussi à bloquer la vis qui a troué le bois et est ressortie avec une planche et une autre vis.  I'm the best monteuse of meubles of the world.

20h50. Qui c'est qui m'a foutu une vis sans rainures hein ?  Je vous jure, cette vis n'a pas été rainurée, pas moyen d'y mettre le tournevis.  Je suis maudite.

 

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20h51.  Qui c'est qui a mis une vis de plus ?  Casaaaaaaaaaaaa. Je suis sauvée.

20h52.  Qui c'est qui a monté une planche à l'envers et que la vis n'entre pas vu que le trou est de l'autre côté ?  C'est mouaaaaaaaaa.

20h53.  Qui c'est qui va utiliser des prit budies de marque tesa (Mostek m'a dit que ça s'appelle des prit budies, ces trucs caoutcouteux qui collent sans abîmer, mais les miens sont de marque tesa, cqfd) ?  C'est mouaaaa.

21h.  Derniers tours de vis.

 

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21h07.  Habillage de l'animal.

21h10.  Installation à sa place.

21h11.  Installation de sets de table assortis sur les planches pour pas que les éventuelles échardes tirent des fils aux écharpes, passqu'écharde et écharpe c'est pas compatible.  Je pense à tout, je suis un génie, je sais.

21h12.  Installation des écharpes.  Mon dieu, à voir la photo, c'est si harmonieux que j'en ai presque l'impression d'être maniaque (c'est ma coach rangement qui va être contente...)

21h14.  Je suis heureuse, c'est trop joli. L'habillage cache mes bourdes, ça va super bien avec mon saumon que j'aime plus mais finalement ça va vraiment bien donc on fera avec, c'est vraiment tout choli.  J'ai une cloche au pouce droit.  J'ai mon dos qui tire la tronche.  J'ai mes yeux qui piquent.  J'ai mon neurone qui danse la java.  Mais chuis contente d'y être parviendue.

21h15.  Repos bien mérité devant Mentalist.  Enfin après avoir posté ce billet frais du jour pour vous demain.  Et mis les photos en forme...

21h30.  Quand on découvre l'étendue de mes déboires (si vous avez eu le courage de tout lire), on imagine que j'ai monté une armoire normande (c'est gros, non, une armoire normande ?).  Et be non, juste moins de vingt planchettes mikado.

21h31.  Je relis pas, tant pis si fôtes y avoir, moi y'en a être exhausted, totally exhausted.

 

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31
aoû

Rhoooooo ben ça alors, c'est la journée mondiale du blog

Et je l'ignorais...

Ben pour moi, ce fut la journée mondiale la plus merdique au bureau.  Imaginez l'enfer, rien qui ne va, les clients qui râlent, le boss chéri qui déprime, les collègues qui fulminent et bibi avec.  Ben ce fut encore pire que tout ce que vous pouvez imaginer.  Une vraie journée merdique.  Et pour fêter ça, un film romanticucul au cinéma, ça va nous faire du bien, car demain, dieu sait ce qui nous attend...

25
aoû

News de la tueuse en série de montres pas monstrueuses... quoique

Quelques jours après avoir écrit le billet sur ma nouvelle vocation de tueuse en série de montres, ma troisième montre rendait l'âme.  Je suis donc sans montre depuis dimanche 19h01, heure du décès.

Trois jours donc avec une trace blanche à mon poignet.

J'ai bien pensé acheter une pile hier, suis même entrée dans une cordonnerie, mais sans la montre, le cordonnier m'a dit que c'était risqué.

Et ce matin, vers 10 heures, miracle : Esprit m'appelle, ma montre m'attend.

Yesssssssssssssssss.

Irai la chercher demain.

Cette expérience de trois jours sans montre était cependant intéressante, vous voulez que je vous la raconte ?

23
aoû

Je suis une tueuse en série de montres (même si ça serait plus utile d’être une tueuse en série de monstres)

En novembre dernier, je me suis offert une nouvelle montre.

Ce fut l’événement du siècle, étant donné que mon dernier achat de montre remontait au siècle passé, à l’été 1999 plus exactement.

C’est dire si j’étais surexcitée à l’idée de m’offrir une montre.

Et je l’ai fait car, suite à une analyse des couleurs qui me mettent en valeur et me transforment en Claudia Chou Fleur, j’ai dû me séparer de mes bagues en or, que j’avais aux doigts depuis mes vingt ans, soit depuis peu, vraiment très peu, de temps.  L’or, pour moi, c’est caca.  Moi je suis hiver, savoir argent, couleurs pétantes, noir, blanc, gris. Point barre.  J’ai donc enlevé l’or et acheté de l’argent.  J’aurais aimé de l’or blanc, mais faudra économiser un peu beaucoup pour ce faire.

Mais ensuite, ma montre, qui contenait du doré, bel elle jurait atrocement à mon poignet, même que tous les gens s’arrêtaient en rue pour dire « eeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeek, mais quelle horreur, cette montre jure atrocement à son poignet ».

Alors je me suis offert une jolie montre argentée Esprit.  Je vous raconte pas la lutte acharnée avec la vendeuse, qui me certifiait que les montres se portent comme des bijoux, plus précisément comme des bracelets, donc larges et tournant autour du poignet.  J’ai tenté, j’aime pas, passque le poids du cadran le ramène sous le poignet, c’est insupportable.  Elle a donc daigné enlever une, puis deux mailles, en tirant bien la tronche et me disant « je vais finir par l’abîmer à force de faire ça ».  Oui ben hein, si y’a des mailles amovibles, c’est bel et bien pour les amovibler que  je sache.  Elle a d’ailleurs griffé ma future montre sur le fermoir avec ses engins de torture de montres, mais je me suis tue.  Après deux mailles, elle était de telle humeur que je me suis sauvée, pas convaincue… pour revenir trois heures plus tard, angoissée comme pas deux, la bouche en cœur, la queue entre les jambes, la supplier de m’enlever une troisième maille.  Elle devait avoir dévoré un bon plat de pâtes ou s’être offert une petite pause crapuleuse avec son amant durant son temps de midi, car elle était étonnamment charmante.  J’ai donc eu enfin la montre que j’espérais, qui serre bien le poignet, donne l’heure, et est jolie comme tout, même que tous les gens s’arrêtent en rue pour dire « waaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaw, mais que cette montre est jolie comme tout ».

Mais, vers mars-avril, c’est le drame.  Ma montre s’arrête.  Et je me dis « quelle arnaque, une pile qui ne fonctionne même pas six mois ».  Je la remets à l’heure, histoire de tester.  Et elle repart.  Ensuite, elle me fait le coup au moins dix fois, s’arrêtant, redémarrant au bout de quelques heures, de façon inexplicable et irrégulière.

Je me décide donc, il y a peu (en fait après que j’aie failli louper mon train aan de noordzee passque ma montre indiquait 18h35, qu’il était 18h50 en réalité, que mon train était à 19h et que j’avais 10 minutes de route), à aller changer la pile dans une bijouterie.  Et j’en profite pour exposer la situation, m’étonnant qu’une fois à plat, une pile ait des sursauts de résurrection occasionnels.  La bijoutière me confirme que c’est impossible.  Honnête, elle refuse de me remplacer la pile, arguant que ça ne servirait à rien, que je dois faire intervenir la garantie.  Elle ne gagne donc pas 6 euros, qu’elle soit remerciée de sa gentillesse, ce genre d’attitude n’étant pas très fréquent.  Je critique les commerçants vilains pas beaux, j’encense les jolis tout beaux.  Il s’agit de la bijouterie en face de l’Inno, passage de la Monnaie (prononcez Monnayyye).

Je me rends alors au magasin Esprit et expose la situation.  Pas de souci, merci la garantie, la montre va partir en réparation.  Quand la vendeuse remplit le papier, elle se base sur un papier identique rempli quelques jours auparavant, lequel stipule « arrêts fréquents, retards ».  Bon, chuis pas la seule, doit y avoir un lot défectueux.  Pas grave.

Je fais mes adieux à ma montre et remets, provisoirement, mon ancienne montre, avec du doré.  Bien sûr, immédiatement, les gens s’écrient « eeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeek, mais quelle horreur, cette montre jure atrocement à son poignet », mais pas le choix.

Il y a une semaine je constate avec horreur glauque que ma montre, la dorée, la moche, s’est arrêtée. Naaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan, pitié, pas ça.  Je la remets à l’heure, elle repart.  Puis s’arrête.  Et me fait le coup plusieurs fois.  C’est une malédiction, je ne vois que ça.  Je produis des ondes néfastes qui tuent les montres.  Je suis une tueuse en série de montres.  Je retrouve une vieille vieille montre, qui doit avoir une vingtaine d’années et qui est d’un argenté un peu terne, mais ça fera l’affaire.  Je transfère la pile d’une montre à l’autre et miracle, elle fonctionne.

C’était il y a six jours.

Les paris sont ouverts.  Dans combien de jours vais-je assassiner cette pauvre montre ?

(Dessin de Philippe Geluck).

 

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