19
jui

Question scientifique du jour au Docteur Anaïs

Question : si lors d'un accouchement les contractions se rapprochent de plus en plus, annonçant la délivrance toute proche, en est-il pareil des bouffées de chaleur de mamypause, à l'approche de la fin du traitement (et donc de la délivrance à venir) ?

Réponse du Docteur Anaïs : oui.  J'en suis à une contraction bouffée toutes les dix minutes.

Question : mais kesk'une bouffée de chaleur ?

Réponse du Docteur Anaïs : c'est comme une irradiation allant de la pointe des cheveux à la base du coup.  Comme une combustion spontanée en devenir.  Comme un coup de soleil qui va et vient.  Comme une poussée de fièvre digne d'une méningite.

Question : et la canicule, ça aide ?

Réponse du Docteur Anaïs : ouais, ça aide à te pousser à ouvrir le frigo pour y mettre la tête, ça aide à remplir une bassine d'eau pour y plonger tes orteils surchauffés (passque les orteils sont irradiés aussi, second effet kisscool), ça aide à faire croire aux gens qui te disent "mais pourkwa t'es toute rouge ?" que c'est à cause du soleil (et tu vas aussi devenir rouge si tu continues avec tes questions à cinq euros, vu que je vais te flanquer mes cinq doigts dans la figure, because les rougeurs ça énerve grave, mais ça fera l'objet d'un second billet, ça le vaut bien).

Merci Docteur Anaïs, à bientôt pour une prochaine consultation virtuelle.

14
jui

Appelez-moi (encore) Miss Bricolage : à la recherche de l'attache perdue

Je suis une non-bricoleuse née, vous le savez, même si parfois un miracle se produit, comme ici.  Alors, en matière de voilage de fenêtre, j'ai opté pour la solution de facilité (quoique), les crochets collants.

Ou plutôt les crochets collants qui collent pas.

Vous connaissez ?

Je les colle.  Ça semble tenir.  Et puis un beau jour, ou plutôt une belle nuit, car ils adorent se faire la malle quand les étoiles brillent, dans un bruit qui, en journée, semblerait anodin, mais, la nuit, fait penser à un cambrioleur qui tente de s'introduire chez moi pour me voler / violer / dépouiller / frapper.

Le côté fun de ces crochets collants qui collent pas, c'est qu'on ne sait jamais quand ils vont tomber.

Surprise !

Et quand ils tombent, je les recolle à la superglu, en général ça tient.  Dans ma chambre en tout cas, ça tient depuis 7-8 ans, j'ai bon espoir.  C'est le dur lot des châssis en pvc.

Mais dans ma cuisine, châssis en méranti, j'ai fait pareil, en mauvaise bricoleuse que je suis.

Y'a bien des petits trous de brise-vue de l'ancien occupant, que j'ai utilisés des années pour y suspendre de jolies cartes pleines de grenouilles et de fleurs, mais depuis que j'ai ma nouvelle cuisine grise toute belle toute propre, rigolez-pas, j'ai voulu mettre des voiles tout gris tout jolis tout propres, des fois que le soleil du plein Sud n'abîme ma cuisine (j'ai dit rigolez pas).  C'est super mimi, avec des ronds en bois vert pomme comme la peinture murale, pour resserrer le tissus (comment on appelle ce truc ?).

Tout beau.  Et tout collé.

Et l'autre jour, ben le voile de droite s'est effondré.  Je l'ai recollé à la superglu, un enfer, devoir me mettre en extension dix minutes pour tenir la chose qu'arrêtait pas de retomber (celui qui prétend qu'avec superglu on colle presque tout en dix secondes est un gros menteur devant l'éternel).

Je m'attendais donc à ce que le gauche me fasse le même coup, et ce fut fait, pas plus tard que ce matin.

Bruit de tour jumelle qui s'effondre (je sais, c'est même pas drôle), je me précipite pour admirer la dégringolade de voilage gris sur rond vert pomme, cherchant à récupérer le petit crochet collant à recoller…

Et en soulevant le voile, je précipite le crochet sur mon radiateur.  Il glisse entre le grillage et me nargue de l'intérieur.

VDM.

Et de regarder mon attache en espérant un miracle miraculeusement miraculeux, genre qu'elle ait des ailes et s'envole vers moi pour me tomber ensuite dans la main.

Bon.

Que faire.

Démonter tout ?  Euh, y'a douze vis cruciformes, je me connais, c'est foireux d'avance, malgré ma visseuse électrique de compet' achetée chez Ikéa, je saurai plus revisser bien droit, y'a rien qui tiendra.

La choper avec une pince, voilà.  J'ai une pince de bricolage, youpie.  Elle entre pas entre la grille, pas youpie.

La choper avec une pince à épiler, voilà, c'est plus fin.  Et plus petit.  Trop petit.  La pince entre, elle touche l'attache, mais j'ai aucun moyen de pincer la pince pour coincer l'attache.  Et une pince qui pince pas, ben c'est pas une pince.  Inutile, quoi.

La choper avec une fourchette, en la coinçant entre ses dents.  Super idée.  J'y parviens tant bien que mal. Mais elle se retourne, se glisse plus profond dans les entrailles du radiateur, naaaaaaaaaaaaaaan.  Je la récupère, la remet en position initiale, tout ça avec ma fourchette, je sais, appelez-moi Mac Gyver.

La choper avec une fourchette ET une pince à épiler.  Je la coince à nouveau avec la fourchette, la remonte tout doucement, si doucement que Bibie s'en est endormie, et je la porte à hauteur du grillage, où ma seconde main, armée de la pince à épiler, est prête à attaquer.

C'est là que ça se corse.

Surtout ne pas toucher les bords du grillage, au risque de faire retomber lourdement mon attache et de la voir disparaître définitivement dans les méandres du radiateur et, en hiver, provoquer l'explosion de ma modeste masure (meuh non j'échafaude pas des scénarios/scénarii catastrophes).

Calme, reste calme, petite Anaïs, tu peux le faire tu vas le faire tu vas sortir ton attache de ce grillage, sans rien toucher.

Et me voici transportée dans un voyage dans le temps, quand j'avais dix ans, que je jouais à Docteur Maboul.

Je mets mon masque chirurgical et m'apprête à extraire la côte de rire, la pomme d'Adam ou le papillon chatouilleurs (mes préférés, mais je détestais l'os de vœux, trop foireux) du corps de mon patient impatient, sans toucher les bords de sa carcasse, pour pas faire sonner son nez rouge.

Et j'extrais mon attache sans dégât, bonheur incommensurable, joie intense, soulagement extrême.

Je suis formidable.

Bon, y'a plus qu'à prendre ma superglu qui glue pas et à tendre le bras durant dix minutes.  VDM bis.

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6
jui

Appelez-moi Miss Bricolage (ou A la recherche du ventilo perdu)

 

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Aujourd'hui, il fait chaud.

Et aujourd'hui, je vais sortir de chez moi, ce qui est incompatible avec les chaleurs intenses chimiques que je ressens actuellement et qui vont jusqu'à provoquer des malaises (imaginez une fièvre soudaine et fulgurante, ben voilà, c'est ça).

J'ai donc décidé de m'équiper d'un ventilateur.

J'ai bien un petit ventilateur usb bien pratique, mais il sera moins pratique de me trimbaler avec mon ordinateur portable pour y brancher le ventilo.  Un peu lourd.

Je me souviens avoir acheté un mini ventilo à piles rouge y'a des années.  Et je me souviens avoir reçu un petit ventilateur à piles noir y'a des années aussi, pour le blog, lors d'une campagne Passoa (buvez avec modération).

The big question of the day is : où sont-ils ?

Ce sont toujours les choses dont on a peu usage qui se cachent le plus.  

Pour le rouge, j'ai peu d'espoir, il a vécu deux déménagements.  Je sais que je l'ai quelque part (hé, je ne jette jamais rien), mais j'ignore totalement où et vu que je suis bordélique et dispose de dizaines de tiroirs pleins de brol, j'ai peur d'y passer la journée (hé, je ne jette jamais rien je vous dis).

Mais le noir doit être là, à portée de main, à portée de regard.

J'ouvre un tiroir, celui à piles, outils, petit matos électronique, tournevis, prises, corde, pinces, porte-clés, sonnette qui sonne pas and co (hé, je vous dis que je jette jamais rien) et j'y trouve, alléluia hosannah au plus haut des cieux paix sur la terre aux inventeurs du ventilateur, mon ventilateur noir.

Qui fonctionne pas.

Damned.  Un sort aux inventeurs du ventilateur à pile, pourquoi n'ont-ils pas inventé le ventilateur à dynamo.  Bon, faut le recharger, ça donne chaud, mais ensuite on peut se rafraîchir les aisselles facilement quoi.

J'ouvre le ventilateur, scellé par un couvercle vissé par une minuscule vis, au moyen d'un de mes minuscules tournevis, retrouvé après dix minutes de recherches (mais qui a inventé les vis dans les couvercles de ventilo re-damned ?).

Je trouve trois piles dans mon tiroir à piles and co, en fouillant dans l'amas de piles en état / usagées qui le squattent en me disant que je ferais vraiment bien de trier et de classer mes piles, de recycler celles qui doivent l'être, de recharger celles qui peuvent l'être, bref de changer mon mode de fonctionnement, de ranger, de jeter.  Dans une autre vie, peut-être.

J'enlève les trois piles et constate qu'une d'elles a coulé re-re-damned.  Ça va être galère, je sais que pile qui coule est synonyme d'appareil qui colle et qui, accessoirement, ne fonctionne plus.

Je nettoie un peu la gluanteur qui squatte l'intérieur de mon ventilateur et je constate alors que le petit ressort sous cette pile qui coule a été totalement rongé et s'est désolidarisé de sa base pour se transformer en trois petits anneaux (preuve en est que le contenu d'une pile est pire que le coca).  Re-re-re-damned.

Je tente quand même de mettre mes trois piles neuves (encore sous blister, merci le dieu du blister) en place, mais ça marche pas.  Logique, je vois bien que sans le ressort, la pile ben elle se balade (puisse-t-elle éviter de me chanter des ballades – digression pour que vous comprendre la différence entre balade et ballade).

Puisqu'elle se balade, je vais la coincer.  Je fabrique un petit ressort de carton (bricoleurs, taisez-vous, continuez à lire), que j'insère, suivi de la pile et de ses deux compagnes.

Ça marche pas.  Re-re-re-damned.

Puis je réfléchis.  Ouais, ça je sais faire aussi.  Parfois.

J'analyse l'intérieur de mon ventilo.

Et j'ai un éclair d'intelligence.  Je me dis que le ressort sert à coincer, mais aussi à faire passer des trucs.  Des trucs de la pile.  Enfin bref pour résumer et pour faire court, faut du métal.

Je tente de remettre les anneaux anciennement poisseux anciennement constituant un ressort, mais j'abandonne vite.

Et je réfléchis encore un peu.  Me faut un ressort.

Je me rappelle avoir laissé traîner un ressort des semaines dans un petit plat sur ma table de salon, me demandant d'où il venait, puis l'avoir jeté.  Mais pourquoi ai-je jeté ce ressort, moi qui ne jette jamais rien ?

Et je réfléchis.  Ça chauffe ferme là-dedans.  Et j'ai chaud.  Et même pas un ventilateur pour me rafraîchir.  Et je m'énerve, ce qui n'est pas bon pour mes chaleurs chimiques.

Gros titre dans la presse "une namuroise meurt d'autocombustion après avoir cherché durant six heures un ventilateur".

Puis ça tilte à nouveau dans ma tête.  Oùskia des ressorts ma bonne Dame ?  Dans les bics.  CQFD.

Et vu que je ne jette rien, des bics, j'en ai des dizaines.  Qui écrivent ou n'écrivent plus, séchés par le temps, mais on s'en moque. 

J'y trouve un ressort.  Je l'insère à la place du premier.  Il saute à gauche et à droite mais je parviens à le coincer avec la pile.  J'insère les deux autres piles, et le miracle se produit.

Mon ventilateur fonctionne.

De l'air frais, alleluia hosannah blablabla.

Bon, sur ses pales, on voit tourner en lettres rouges PASSOA, mais je m'en moque comme de ma première pile rechargeable.

Je nage dans le bonheur (et accessoirement dans la sueur).  Je suis un génie.  Un génie du bricolage. 

Trop fiereuh de moieuh !

Prochaine étape, trouver un ventilateur sans piles, j'en ai dégotté un sympa ici, mais ça m'a l'air d'être à l'autre bout du monde re-re-re-re-damned.

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26
jui

Ma journée maudite

Hier, j'ai pris mon courage à deux mains, j'ai pris le taureau par les cornes, et je me suis enfin décidée à aller en ville pour quelques formalités soporifiques.

Mon entourage s'en est vu ravi, car ça fait trois semaines que je dis, chaque jour, "demain je vais en ville", et que chaque demain, j'y vais pas, trouvant toutes les excuses possibles et imaginables : trop chaud trop froid trop de pluie trop fatiguée trop pas envie trop de monde trop de nuages dans le ciel trop d'escargots mouillés sur ma terrasse.

Mais là, je m'y suis fait traîner de force, pas le choix, tu fais tes formalités et après, un repas en guise de récompense.  Le coup de la carotte quoi.

Première étape.  La Ville de Namur, pour changer ma carte d'identité avant le 2 juin.  Ouais, chuis en retard, mais j'ai une excuse, et j'avais envoyé un mail pour signaler que je pourrais pas venir si vite, ce qui a d'ailleurs été fort apprécié, m'a dit la Madame, en me parlant des ceusses qui viennent jamais puis qui piquent une crise pour avoir leur carte d'identité dans la minute, la leur étant périmée depuis cinq ans, mais là ils en ont un besoin urgent pour aller en vacances, ben voyons.  Très gentille, la Madame de la Ville.  Moins gentil, le parc informatique de la Ville, qui est en panne.  Revenez plus tard, ma bonne Dame, au moyen de ce laissez-passer qui vous donnera priorité (youpie).

Seconde étape.  Ma mutuelle, pour y déposer mes 147 attestations de soins donnés et recevoir plein de sousous dans ma popoche.  Fermée, ma mutuelle.  Ah ben j'avais qu'à aller voir les jours d'ouverture, c'est clair.

Troisième étape.  La maison du TEC.  Alléluia, point de grève, c'est un miracle lourdien.  Mais cette foule de petits vieux en file indienne jusqu'au milieu de la route, kekseksa ?  Ah ben c'est l'achat de leur abonnement désormais payant, sacrebleu.  Zont dû venir en car, je vois que ça.  Avec une moyenne de deux minutes par petit vieux, pour autant qu'il n'ait pas la tremblote, j'en ai pour deux heures au bas mot.  Abandon par forfait.

Quatrième étape.  Après l'effort, le réconfort.  Ben oui, même si mes formalités ont été contrariées, j'ai droit à ma carotte hein.  Ben non.  Etablissement fermé pour cause de décès, merci de nous en excuser.

C'est une malédiction, je vois que ça.  Y'a quelqu'un qui manipule sauvagement une poupée vaudou à mon effigie, ma parole.

Alors, pour me consoler, je m'offre un chtit cadeau, une breloque pour mon bracelet.  J'ai pas d'idée de ce que je veux, mais en repérant un petit papillon je me dis que c'est parfait pour célébrer cette journée, un papillon, avec toute sa symbolique.  J'ai pas ma carte d'identité, j'ai pas mes papelards de mutuelle, j'ai pas mes documents du TEC, j'ai pas mangé ce que je voulais, mais j'ai mon papillon.  J'avais envie d'un tatouage, va comprendre pourquoi, j'ai pas (encore) osé, mais j'ai mon papillon.

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15
jui

J'ai survécu à une attaque de fraises (et non de clones)

Et c'était pas des fraises de Wépion.

Me vlà en train de zoner dans la cuisine, à la recherche d'un truc à manger.  J'ai faim sans avoir faim.  Mon plan de travail est envahi d'une part par la vaisselle propre qui sèche depuis 48 heures, d'autre part par la vaisselle sale qui s'empile depuis les mêmes 48 heures.

Pas envie de commander un truc, pas tentée par les pizzas grasses en ce moment je dois dire.

Pas envie de préparer un truc, trop la flemme.

J'analyse le contenu de mon congélateur, savamment listé sur un tableau effaçable (une de mes seules maniaqueries, avec celle de passer la vitre de ma douche à la raclette après chaque effusion d'eau).  Rien ne me botte.

J'ouvre le frigo et j'inspecte.

Un reste de concombre encore comestible, bien, ça sera parfait demain en salade, avec un bout de bidoche.

Un petit suisse orphelin, abandonné par les cinq autres, qui ont trouvé refuge dans mon estomac.

Trois oranges de montagne, trois pommes, trois poires, pour une future salade de fruits jolie jolie jolie.

De la mayo.  De la sauce cocktail.  De la moutarde.  De la moutarde.  De la moutarde.  Nan chuis pas fada de moutarde, juste que j'en ai acheté un pot et reçu deux.

Une vieille compote reçue chez Quick (rha, un Giant, là, tout de suite, je me damnerais pour un Giant, faut que j'investisse dans une voiture, ça me permettra d'aller au Quick à toute heure).

Deux bouteilles de bière périmées, que je dois vider et jeter depuis des mois.

Une bouteille de rosé en attente d'être bu.

Divers breuvages genre eau, coca light, sans grand intérêt.

Ben c'est à peu près tout. 

Ce frigo est un drame dramatiquement dramatique.  Je me sens l'âme d'une Bridget Jones, car je sais que j'ai de la Haagen Dasz au congel, je pourrais souper avec ça, en chantant all by myself, mais je me sens d'humeur joyeuse, donc all by myself c'est bof quoi, note que cette scène me fait mourir de rire.

Aaaah, tiens, là-haut, des fraises.

Plus très en forme, les fraises.  Y'en a une qui vire vers le brun, comme si elle avait pris un coup de soleil, et une autre qui se couvre de poils, comme par un excès de testostérone.

Je les inspecte.  Bah, je les mettrai dans ma salade de fruits (pas la basanée et le mec of course).  Demain, la salade de fruits, avec les croissants et l'orange pressée, petit-déjeuner, au soleil, avec un livre, moment de plénitude.

Je les redépose donc à leur place dans mon frigo, tout en haut, décidant de zapper l'épisode "souper", toute façon j'ai pas spécialement faim, je vais manger une main et garder l'autre pour demain et basta.

Sauf qu'elles refusent d'y rester, à leur place, les fraises vilaines pas belles. 

Leur barquette bascule.

Je la rattrape mais heurte dans la foulée le bocal de sauce cocktail, en verre (d'habitude je prends des squeeze mais là y'avait pu, la faute à cette unique journée caniculaire de début mai, quand tous les fans de barbecue ont acheté mes potentiels squeeze, m'obligeant à opter pour du verre – information sans intérêt, mais indispensable à l'intrigue).

Le bocal dégringole et je le vois déjà explosé sur le carrelage, avec de la cocktail perce estomac partout partout (ouais, la cocktail avec bouts de verre inside, ça perce l'estomac, essayez, vous verrez).

Je le chope au passage, le bocal, dans un réflexe incroyable, et le propulse côté frigo, où il retombe, en totale sécurité.

Ouf.

Sauf que la barquette de fraises fait encore des siennes.  Elle ne tombe pas, mais se met de biais, propulsant alors les fraises vers ma tête, dans un bombardement hystérique.  Et ben, se ramasser dix fraises sur la tronche, c'est particulier comme sensation.  Et surprenant.  Bon, la fraise étant par nature molle, je ne suis pas blessée.  Juste morte de rire.  Et puis ça aurait été pire avec des châtaignes, des pastèques ou des cailloux, c'est clair (note que j'ai jamais de barquette de pastèques ou cailloux dans mon frigo, ouf).

Mais diantre, comme c'est agressif, ces petites bêtes-là.

Demain, je m'achète des framboises, avec l'espoir qu'elles soient plus dociles.