18
nov

Une soirée pleine de petits et de grands bonheurs

On s’est offert une soirée d’enfer avec Mostek et Moustique, une soirée… euh chais pas moi, une chouette soirée quoi.  M’est venue spontanément l’expression « une soirée filles et bas résille », mais franchement, même si ça rime, ça colle pas à notre soirée.  Passqu’on met pas de bas résille, nous, même si on est des filles, des vraies.

Après maintes discussions et tergiversations au sujet de l’endroit rêvé pour passer une soirée « comme au bon vieux temps quand on bossait ensemble, avant la démoustication patronale, qu’on causait dossiers devant un plat de pâtes en refaisant le monde », nous optons pour un resto grec.  Ça fait un bail qu’on n’a plus mangé grec, voilà une super occasion.

Mostek et moi sommes pile à l’heure au rendez-vous, Moustique pile plus cinq, à peine eu le temps de l’attendre en commençant à refaire le monde.

Une fois l’apéro commandé, nous entamons vraiment notre séance « refaire le monde ».  Etrangement, mais pas tant que ça, nous adorons discuter boulot, même si Moustique est partie depuis bientôt deux ans, ça me sidère toujours la rapidité avec laquelle les mois filent comme des bas pas résille.  Comme dirait l’autre, « on va tous crever » (private joke, reliquat du temps oùsque les bureaux où je bosse étaient ailleurs, temps que les moins de cinq ans d’ancienneté ne peuvent pas connaître, temps que je partage désormais avec tellement peu de monde, on ne rajeunit pas ma bonne Anaïs).  Malgré le temps qui passe, ben ça nous unit toujours, alors on cause bureau, on cause dossiers, on cause clients chiants (pléonasme), on cause boss, on cause collègues, on cause horaires, on cause salaires, on cause bureau bureau bureau.

Derrière nous, un énergumène mange en lisant bruyamment.  Enfin lit en mangeant bruyamment.  Non, ce n’est pas ça, Anaïs, tâche de t’exprimer correctement crévindjeu.  Il lit.  Il mange.  Et il se racle la gorge.  Mais pas un « heum heum » bien sec.  Non, un raclement qui veut dire « remonte vite dans mon gosier, grosse glaire visqueuse, que je puisse t’extirper de mon organisme au plus vite… ou te ravaler goulument ».  Et il fait des bruits immondes, des bruits vomitifs, des bruits glaireux. 

Et nous tentons de continuer de parler bureau, malgré le fou-rire de dégoût qui nous guette.

Puis on zappe.  Enfin.  Et on passe aux potins de filles, qui tournent autour de sujets hautement intellectuels, et tellement universels : sexe, fringues, bouffe, kilos en trop, projets perso, projets pro, séries télé, et puis les trucs hautement intellectuels, universels, mais confidentiels, que je ne peux répandre ici sous peine d’être maudite pour 666 générations.

Mister glaire continuer ses ablutions visqueuses.

Notre bouffe arrive.  Moustique et moi, on a pris les brochettes d’agneau.  Mostek le mezze. Elle regrette.  Mostek et Moustique ont pris les pâtes grecques.  Moi la patate pétée.  Je regrette.  Chais pas vous, mais moi, j’ai la manie de bien souvent regretter mon choix au resto, une fois que je vois l’assiette de autres.  Instinct grégaire sans doute.  Donc y’a que Moustique qui est pleinement heureuse de son choix.  Alors Mostek et moi, on fait du troc : « je t’échange de l’agneau contre un calamar et des pâtes grecques », « adjugé ».

Mister glaire continuer ses ablutions visqueuses.

Et nous, on se régale, en continuant à refaire le monde.

Mister glaire continuer ses ablutions visqueuses.

Et on passe au dessert.  Assiette de pâtisseries grecques pour moi, j’en rêve depuis plusieurs heures déjà.  Finalement, peu importaient l’apéro et le plat, tant que j’avais mon dessert dégoulinant de sucre pour terminer en beauté.  Alors, on termine en beauté, en devisant sur ces cinq mini pâtisseries hyper alléchantes… bien que l’une d’elle ressemble fortement à un Tampax… ou plutôt à un OB.  Discussions intellectuelles de filles, je vous disais.

Mister glaire continuer ses ablutions visqueuses.

Soudain, un appel téléphonique annonce une mega big grande nouvelle de la mort qui tue.  Et tout bien réfléchi, on a chacune des bonnes nouvelles à fêter.  Chacune.  Toutes.  Somme toute, c’est assez rare pour être remarqué.  Passque lors d’un repas entre girls, la probabilité que toutes aient des bonnes nouvelles est aussi élevée que de trouver une perle dans chaque huître creuse d’un buffet géant.  Mais là, si, on a toutes de bonnes nouvelles de la dead qui tue la live.

Mister glaire continuer ses ablutions visqueuses.

Et nous, on veut fêter ça.  Mais pas ici, marre des raclements de gorge répugnants qui finiraient par donner la nausée à toute une équipe de médecine légale. 

On va partir d’ici.  On paie, on se lève.  Moustique et moi devisons gaiment et longuement sur nos écharpes Strelli respectives, leurs motifs, leurs coloris presque similaires, leur beauté, leur année d’achat… jusqu’à ce que Mostek nous interrompe d’un « euh, je dérange pas les filles ? »  Fou-rire.

Bon, on quitte Mister glaire.

Reste à décider ce qu’on va boire pour fêter ça.

Un cocktail ?  Nan, je ballonne trop après ce repas succulent.

Du champagne ? 

Yesssssssss, super idée.

Là vous vous dites, c’est quoi ces gonzes qui ont toujours du champagne au frais au cas où elles auraient une bonne nouvelle, on est dans Gossip girl à Namur, là, ou quoi ?

Je pourrais vous répondre « Kwaaaaaaaa ? Tout le monde n’a pas du champagne, avec des macarons et un gros pot de caviar chez souaaaaaaa ?  M’enfin, c’est quoi cette populace qui se contente d’un paquet de Grills et d’un Martini pour fêter une bonne nouvelle ? »

Mais bon, me croiriez vous ?

Nan.

C’est juste le hasard qui fait bien les choses et qui a mis chez Mostek une bonne bouteille de champ’.  Mais pas au frais, vilain hasard qu’est pas parfait.

Direction chez Mostek alors.

Une fois sur place, nous nous vautrons sur son canapé, pendant qu’elle tente d’ouvrir sa bouteille.  Bingo, elle y parvient sans défoncer son plafond.  Nous sert trois grands verres de champagne (pas des coupes, nan, des verres à limonade), avec des glaçons dedans.  Sacrilège ?  Sans doute, mais keske c’est sympa, cette dégustation improvisée.

Petit surf sur Facebook afin d’y glaner des informations captivantes. 

Second verre.

Mostek se lance dans la coiffure et fait des tresses à Moustique.

Troisième verre.

On allume la télé pour savoir qui est viré de Secret Story.

Bouteille terminée.

Ça tourne un peu la tête, mais c’est que du bonheur.

Comme cette soirée ponctuée de moments de nostalgie, de grands débats sur l’avenir et d’un nombre incroyable d’éclats de rire.

 

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26
oct

Anaïs s’offre une cuisine équipée pour sa Saint-Valentin

Un peu à la façon d’Anaïs à la ferme, Anaïs a un petit frère, Anaïs et le zizi sexuel, voici donc Anaïs et sa cuisine équipée. 

J’ai toujours rêvé d’avoir une cuisine équipée.  Rhooo, ça va hein, pas besoin de vous marrer, c’est pas passque je cuisine jamais que j’aime pas la beauté d’une cuisine équipée.  Tout comme c’est pas passque je me lave jamais que j’ai pas fait installer une salle de bains.  Je rigooole hein, je me lave.  Et puis dans une cuisine, on fait pas que cuisiner : moi j’y lave mon linge, j’y range mes pizzas et mes lasagnes, j’y stocke des boissons fraîches et du lait de soja à la banane et j’y fais plein d’autres choses encore que la morale réprouve.

Dans mon premier chez moi, j’en avais une, de cuisine équipée.  Elle était toute cholie.  Noire avec des plans de travail blanc et des poignées en inox.  Avec des taques électriques, un four, une machine à laver bien cachée, un frigo et un congel.  Le bonheur.  Bon, je n’y cuisinais jamais, pour sûre, mais c’était le bonheur.

Puis j’ai déménagé dans mon chez moi actuel, et y’avait pas de cuisine équipée.  Y’avait de bêtes meubles blancs avec d’immondes poignées rouch’. 

Vu que mon budget tirait grave la tronche, j’ai fait simple : j’ai pleuré un bon coup, puis j’ai remplacé les poignées rouch’ par des poignées suédoises portant un nom imprononçable genre strümligggg.  Dont coût, euh, vingt zeuros.  Et déjà, le bonheur a commencé.  Mais j’avais que des meubles.  J’ai donc complété avec frigo, congélo, machine à laver (mon destin est d’avoir toujours ma machine à laver dans la cuisine, faut croire) et une cuisinière d’étudiante, avec un micro four qui crame derrière et cuit pas devant et deux taques au-dessus, même que si les deux taques fonctionnent ensemble, ben le four il fonctionne plus.  C’était pas le bonheur d’antan dans mon premier chez moi, mais ça l’était presque.

Puis y’a cinq ans, j’ai voulu une cuisine équipée.  J’ai regardé les prix, j’ai pleuré un bon coup, et puis je me suis offert un pot de peinture en vert pomme.  Dont coût vingt-cinq zeuros.  Et j’ai repeint, et ça a transformé la pièce.

Ça doit être à ce moment que mon fantasme cuisine équipée anthracite est né, passque l’anthracite et le vert pomme, ça va super bien ensemble.  J’ai donc commencé à rêver.  Mais je me suis contentée de rêver, passque j’aime pas les travaux, j’aime pas les changements et j’aime pas avoir des intrus dans mon chez moi.  Or, une cuisine, c’est des travaux, des changements et des intrus, sans oublier les emmerdes qui découlent de tout cela, bien souvent.

Il y a un an, j’ai pourtant décidé de m’y coller.  Enfin, de m’y coller en mode « j’y pense puis j’oublie ».  On m’a dit « tu feras ça au printemps, on est plus motivé ».  Le printemps est venu, mais pas mon envie de me bouger pour ma cuisine. 

Purée une page word, et j’ai encore rien dit… pourquoi je cause tant ?

Puis l’été est venu.

Puis l’automne est venu.

Et une collègue a placé sa cuisine, en me racontant tous ses soucis électriques, aquatiques et j’en passe.  J’ignore pourquoi, mais ça m’a donné l’envie d’enfin me bouger.  Sans doute car j’avais vu sa cuisine et qu’elle était trop trop jolie, brillante et tout, absolument ce qu’il ne faut pas, car la mienne serait vite pleine de traces de doigts. 

Un beau matin plein de soleil, passant devant un magasin de cuisines, je franchis enfin le pas, j’entre.  Et je prends rendez-vous.

Quelques jours plus tard, par un après-midi plein de soleil,  Mister Cuisinéquipée vient chez moi, prendre les mesures de ma cuisine de naine de jardin, hyper mal conçue, avec des murs même pas en angle droit, des fenêtres et des portes partout.  L’enfer.  Mais j’ai plein d’idées, j’ai noté tout ce que je veux, comment je le veux, et tout et tout, et on s’entend bien Mister Cuisinéquipée et moi, sauf qu’il veut me fourguer un coloris sable alors que je voulais de l’anthracite, pardi.  Du sable, ça va pas la tête ?  là, on est vendredi.

Et ce lundi, mon géèsseème sonne.  Comme d’hab, je l’entends pas.  Comme d’hab, j’entends le bip signalant un message.  J’écoute.  C’est Mister Cuisinéquipée qui me signale que les plans sont prêts et tout et tout.  C’est le Speedy Gonzales de la cuisine équipée, dis donc.  Le soleil est toujours de la partie, c’est un bon présage.

Je cours, je vole, telle une libellule rose vers une goutte de rosée, vers Mister Cuisinéquipée, qui m’accueille à bras ouverts et me montre tout ce qu’il a prévu pour moi :

- plein de tiroirs pour ranger mes couverts (sauts de joie, j’ai pas un seul tiroir actuellement)

- un truc dont j’ignore le nom, vertical, qu’on ouvre et où on range les épices et les bouteilles d’huile ou vinaigre (trop meugnon, même si je cuisine pas)

- un néon sous les meubles (aaaaaaaaaaaaaaaaaah, nooooooooooooooon, tout sauf un néon, je hais les néons, j’exècre les néons, je vomis les néons)

- deux halogènes sous les meubles (aaaaaaaaah, ouiiiiiiiiiiiiii, en plus on les allume d’une pression du doigt, so chic)

- un frigo à hauteur d’homme, enfin de femme (bonheur, plus de lumbago)

- un four combiné ultra multi fonctions qui cuisinera tout seul (je veux y croire)

- un grand congelo pour stocker mes pizzas (et mes lasagnes Farniente)

- une hotte en inox (même qu’on met plus de filtre dedans comme dans le temps, j’ai failli provoquer une crise d’angoisse à Mister Cuisinéquipée, ou une crise de fou rire, j’hésite)

- plein plein de place pour ranger

- des tiroirs pour mes casseroles et mes milliards de tupperware

- et c’est tout

On choisit la couleur, de l’anthracite, je confirme.  Les poignées, en inox toutes jolies.  Le plan de travail, parmi 120 couleurs, pire que de choisir une écharpe Strelli je vous le dis…

Deux pages Word, on avance.

Puis, tadaaaaaaaaaaaaaaaaaaaam, l’imprimante crache son devis.  Trois pages.  Et Mister Cuisinéquipée me récapèpète tout le barda, en lisant chaque ligne, alors que moi, ce qui m’intéresse, c’est le prix.  Tadaaaaaaaaaaaaaaaaaam, vlà le prix.  Ben chuis surprise, je m’attendais à pire.  Bon, faudra le passage d’un électricien pour pouvoir faire fonctionner plus qu’une seule plaque vitro à la fois, donc j’angoisse, mais fais un truc fou ma petite Anaïs, tu peux le faire.  J’ai fait le truc fou d’acheter un canapé et deux fauteuils samedi dernier (après trois ans de « me faut un canapé, j’aime rien, tous trop grands, trop petit mon living, veux déménager, bon, veux un canapé cuir finalement, sont moches chez Ikéa et patati et patata »), en dix minutes chrono (un miracle miraculeusement miraculeux).  J’ai fait le truc fou de prendre Voo numérique avec le Voocorder.  Je fais donc mon troisième truc fou de la semaine : je signe pour accord.

Puis je rentre chez moi, avec mes petits plans tout beaux tout chauds.

Et je me mets en pyjama.

Nan, il est pas 22 heures, il est 16 heures.  Même pas honte.  J’ai pas prévu de sortir, fait frisquet, me faut du douillet, quelle que soit l’heure.

A peine en pyjama, téléphone. 

Mister Cuisinéquipée.

Il a perdu les plans, sans doute emportés par un livreur.  Je propose de rapporter les miens, afin qu’il les copie.

Je me rhabille.

En chemin, j’ai tout d’un coup un doute sur mon électro, aucun souvenir d’y avoir vu la machine à laver, diantre.  Je checke et en effet / in fac / indeed : point de machine à laver.  Oups.

J’arrive et je signale la chose, au méga big étonnement de Mister Cuisinéquipée, convaincu de l’avoir mise.  Que nenni.  Il se confond en excuse et se précipite pour refaire le devis, m’assurant qu’il va m’octroyer une grosse réduction pour compenser son oubli.  Boah, pour moi c’est nin grave hein (à part que va falloir rajouter le prix de cette machine, qui laisse entendre qu’elle lave en programme main avec de vraies mains, greffée à l’intérieur, qui vont caresser mon linge, le masser, le revigorer, l’aimer, le vénérer, ce qui justifierait son prix exorbitant, 1199 euros).  Mais il s’en remet pas, et se lance dans de savants calculs sur sa calculette magique.

L’imprimante crache son nouveau devis.

3000 euros plus cher.  Y’a comme un hic (Jennifer).  Comment un devis augmenté de 1199 euros et diminué d’une groooooooooossse réduction peut-il être 3000 euros supérieur au devis initial ?  Y’a un hic c’est clair, alors, je le signale. 

En effet / in fact / indeed, y’a un stuut.  Mister Cuisinéquipée reprend sa calculette magique et recalcule.  Après de longues minutes, l’imprimante crache son nouveau devis (bis).  Lààààààààà, c’est bien mieux.  Et y’a la groooooooooosse réduction.

Mais j’ai pas la conscience tranquille, là.  Ou du moins, je sens que Mister Cuisinéquipée l’a pas.  Je flaire quelque chose.  J’emprunte alors la calculette magique et je me mets à pianoter.  Le verdict tombe : la grooooooosse réduction, c’est quelques minuscules dizaines d’euros.  Oui, bon, clair que « groooooosse réduction », c’est tellement subjectif.  Alors je dis « en fait, vous me faites une réduction de ça, si je compte bien ».  Faut croire que j’ai l’air déprimée ou fâchée ou contrariée ou dépitée ou prêtàplussigner, au choix, passque ma réduction augmente alors de façon plus intéressante.  Yessssssssssssssss. 

Ben oui quoi, j’aime pas qu’on me mente sur la marchandise.  Si on me dit qu’elle est grooooosse, j’aime qu’elle le soit !

Pour la suite, rendez-vous en février, car ça sera mon cadeau de Saint-Valentin.  Si vous êtes sages et gentils, je peux vous montrer les croquis…

D’ici là, bien sûr, y’aura sans doute des rebondissements…

 PS : les photos, c'est bien sûr pas chez moi, ce sont d'ailleurs TROIS cuisines grises et vertes, chez moi c'est petit comme dans un trou de nez... Si j'avais trois cuisines chez moi, elles seraient de styles différents, comme ça, en fonction de l'humeur, je me dirais "aujourd'hui j'ai envie de manger ma pizza dans un style cottage", "ce soir me faut du moderne, je suis jeune et belle pour manger ma lasagne", "j'ai besoin de robustesse, je vais dans ma cuisine en chêne"... (sauf que j'aime ni le style cottage ni le chêne...)

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15
oct

Que faire avec des bananes ? (ou le making of de ma vidéo Garnier)

Dans le cadre de cette campagne Ebuzzing (pour ceusses qui reviennent de Mars, Ebuzzing est une plate-forme de buzzmarketing avec laquelle je collabore à l'occasion, même que les billets sponsorisés sont clairement indiqués sur le blog), j'ai donc reçu des produits Garnier, pour en parler ici.

Des produits de beauté, des démaquillants, et de l'antirides.  A utiliser dès 30 ans sur les premières ridules, qu'ils disent.  J'ai demandé si y'avait pas une version pour vieille blogueuse pleine de grosses ridules que je suis, mais pas reçu de réponse.

 Je mets un point d'honneur (euh, c'est comme ça qu'on dit, j'ai un doute là) à écrire mes billets sponsorisés de la même façon que mes billets normaux.  Pas mon genre d'écrire "voilà les produits Garnier, ils sont beaux ils sont pas chers ils sont pratiques, achetez-les" et basta.  Ça rimerait à rien.  D'ailleurs j'accepte que des campagnes dont le sujet m'intéresse, m'inspire, me plait, tant qu'à faire.

J'ai donc reçu mes produits, et lu les explications.  Et là, drame dramatiquement dramatique, je réalise que pour mon billet, je dois faire une vidéo, me présentant en train de tester les produits, ou présentant les produits.

Horreur et putréfaction intense.

Comme si j'allais montrer ma tête enduite de produits de soin, voyons voyons, mon blog n'est pas interdit aux mineurs, je me dois de les protéger.

Horreur et damnation, que faire ?

En découvrant les produits, je réalise qu'ils sont bio.  Je sais, je devrais mieux lire les mails qu'on m'envoie, plutôt que de me ruer sur "répondre" comme une crème Garnier sur une ride, appâtée par l'idée de les perdre, mes rides.

En découvrant le côté bio des produits, j'ai immédiatement le déclic.

Je sais quel type de vidéo je vais faire.

Je sais comment vous présenter les produits.

Je vais les rendre à leur milieu naturel.  Provisoirement hein, pas folle l'Anaïs.

Et l'Anaïs d'échauffauder son scénario, comme la Guillaume Musso au féminin qu'elle aspire à être (il est venu à Namur récemment, le bogosse, d'où cette référence à lui, même si je l'ai pas vu, moi j'ai vu Zabou et c'était super aussi, j'aime Zabou, enfin Zabou Breitman mais quand j'étais môme c'était Zabou Toutcourt).  Mon scénario : la caméra se promène dans la nature et y découvre les produits bio, petit à petit.  Elle termine son travelling (notez la référence à du vrai vocabulaire de cinéaste hein) en bord de Meuse, où un dernier produit prend le frais, puis découvre une famille cygne.  La nature, le bonheur, l'eau, la verdure, et les produits bio.

Génial non ?

Bien sûr, si j'avais une équipe de tournage et/ou de montage, j'ajouterais en bruit de fond des cuicuis et des coincoins, et à la fin de ma vidéo, un joli fond musical au piano (que je jouerais moi-même, bien sûr), et puis j'incrusterais un choli texte "Anaïs rend à la nature ce qui lui appartient : les produits Garnier bio".

Mais j'ai pas d'équipe, donc point de musique, point de cuicuis, point de coincoins et point d'incrustation. 

Mais de l'eau, de la verdure, des produits et des cygnes, s'ils sont là, moi je dis oui.

J'attends donc qu'il fasse beau et je me rends, munie de mon appareil photo en mode caméra, de mes six produits et de bananes molles pour nourrir les bestiaux.  J'ignore si les canards aiment la banane, mais je vais tenter.  Le but est pas de les attirer, juste de faire d'une pierre deux coups.

Je suis malheureusement seule, ma fidèle comparse de promenades-cygnes Mostek étant au bureau.  Mais vu la saison, je me dois de filmer lorsque la luminosité est intense.  Hé, je m'y connais en réalisation hein, qu'on se le dise.

Il est donc presque 15 heures, heure ou les enfants sont encore à l'école, ainsi je serai tranquille.

En chemin, je croise une femme qui jette une tartine à des canards.  Je ne peux m'empêcher de murmurer un "pas de pain, connasse".  Tout bas hein.  Je sais, je suis vulgaire, parfois.  Souvent. 

J'arrive sur les lieux, savoir une rampe étroite en béton qui descend jusqu'à la Meuse, bordée de verdure et sur laquelle trône une vieille barque.  J'y découvre un couple en train de nourrir MES bêtes.  Un couple humain, s'entend.  Titchu.  Au moment où j'arrive, ils s'en vont ouf. Non mais, c'est dingue ça, ces gens qui s'occupent de MES canards et mes cygnes, titchu.

J'entame immédiatement la descente vers la Meuse, déposant au passage mon sac plein de bananes en début de course, histoire de nourrir ma famille cygnes après les prises de vue.

Je glisse sur une énorme fiente verte de je sais pas quel type d'animal mais vu la quantité de ... enfin de fiente quoi... ça doit être de la fiente de cygne ça.  C'est pas possible que ça soit de la fiente de poule d'eau, sauf si les poules d'eau chient leur équivalent en poids par jour...

Je glisse mais me rattrape.  Ouf.  Sauvée par mon inégalable sens de l'équilibre.

Arrivée au bord de l'eau, je réalise immédiatement qu'il me sera impossible de disposer certains produits sous l'eau, au risque de les voir flotter au large.  Et ça je veux pas.  Je les installe donc dans la verdure, de plus en plus près de l'eau.  Puis je prends mon nouvel appareil photo, déjà en fonction caméra, et je filme.  Je filme les produits (trop vite), puis la caméra découvre la famille de cygnes, présente pour l'occasion.  Merci les cygnes.  Je suis ravie, c'est une totale réussite (à ce moment, j'ai pas encore vu le piètre résultat, of course).

J'éteins mon appareil photo et, au moment où je m'apprête à récupérer mes produits, j'entends un bruit mat.  Un bruit sourd.  Un bruit lourd, accompagné d'un bruissement d'ailes.  Je me retourne, et découvre un cygne à moins d'un mètre de moi.  Un des parents.  La mère, je dirais.  Elle me regarde, l'oeil gourmand.  Aucune agressivité en elle, je suis sûre qu'elle me reconnait, depuis le temps que je lui rends visite. 

D'ailleurs, elle s'approche.  Elle s'approoooooooooche.  Et je suis prise au piège, moi, totalement prise au piège.  Passque derrière moi, y'a de l'eau.  A droite, de l'eau, à gauche, un mur plein de brouissailles.  Et devant, une mère cygne affamée.  Bon, Anaïs, on se calme.  Mon coeur palpite.  J'ai une folle envie de rire de ma situation, et en même temps, chuis pas vraiment à l'aise.  Un homme passe, au loin, j'hésite à l'appeler à l'aide, des fois qu'il serait brun, ténébreux et doté d'un sens de l'humour lui permettant de tomber raide dingue d'une namuroise coincée par un cygne lors de la réalisation d'un film sur des produits de beauté en bord de Meuse.  Mais j'appelle pas (diantre, si ça tombe, c'est vrai, c'était l'homme de ma vie).

Mais pourkwaaaaaaaaaaaaa Mostek est pas là, avec moi, elle qui m'accompagne quasi toujours dans mes périples bord-de-Meusesques ?  Je pense pas à l'appeler, alors que j'ai mon GSM.  Pourtant, ça aurait été à mourir de rire.  J'imagine Mostek "Euh, Mister Boss, Anaïs est prise au piège par un cygne, je peux quitter le bureau pour aller la sauver ?"  Tout compte fait, heureusement que je l'ai pas appelée.

Dans un éclair de lucidité, je décide de récupérer d'abord mes produits, toujours à leur place d'origine, passque je sais qu'une fois que je me serai sortie de cette situation complexe, j'oserai plus redescendre.  Et je vais pas sacrifier mes produits pour un cygne, non mais.  Si ça tombe, c'est ça qu'elle veut, miss cygne, jouer sa coquette avec mon antirides...

Je récupère donc un à un mes six produits, je les range dans mon sac, puis j'analyse la situation.

Passque durant mon rangement, autre bruit lourd, sourd, mat, autre bruissement d'ailes.  Un des gosses a rejoint sa mère.  Le père et le second gamin sont encore dans l'eau ouf.

J'ai donc maintenant deux gros cygnes face à moi, genre à trente centimètres, vu qu'ils se sont encore rapprochés.  Tous les deux aussi grands, car le fiston (ou la fifille, attirée aussi par les produits de beauté, qui sait), né au printemps, a bien grandi, au point qu'il a désormais la taille de papa-maman.

Bon.

Réfléchis Anaïs.

L'heure est grave, mais tu peux t'en sortir.

Tu peux le faire.

Pas moyen de leur jeter des bananes, elles sont hors de portée.  Je pourrais les assommer à coup de pots de crèmes Garnier, mais j'ai peur de les énerver.  Je pourrais m'envoler, mais chuis pas un cygne.  Je pourrais... ben je pourrais rien.

Je repère alors deux palettes, vous savez, ces carrés de bois qu'on met sous les produits lourds, genre les boites de papier A4.  Merci au malotru qui est venu se débarasser de ses palettes en bord de Meuse, je sens qu'elles vont me sauver.

Je soulève alors la première palette, me glisse entre elle et le mur, la plaçant par la même occasion entre moi et maman cygne, et j'entreprends de me déplacer.  Maman cygne me regarde, l'air intrigué.  T'approche pas fichu volatile, ou je t'écrase à coups de palette, non mais.  Une fois au bout de la première palette, y'a toujours bébé cygne devenu grand.  Fort heureusement, y'a la deuxième palette, que je fais glisser à côté de la première, et le tour est joué.

Finger in the noze.

Même pas eu peur.

Je remonte alors chercher mes bananes, passque chuis pas rancunière et passque la famille cygne n'a finalement pas eu le moindre signe d'agressivité à mon égard.  Et la dégustation commence. 

Ben je peux vous dire que si vous cherchez encore un substitut au pain qu'on peut pas leur donner, les bananes c'est pas mal.  Ils adorent.  Tous les canards adorent, et ça transforme les lieux en cafeteria géante pour volatiles.  Que du bonheur.  Mes mains sont pleines de banane écrasée, malgré le couteau que j'ai emporté pour m'aider, mais j'adore ça.  Que du bonheur je vous dis.  Mon appareil photo, que je ressors par moment pour immortaliser la scène, est plein de banane écrasée, mais j'adore ça.  Une poule d’eau parvient à se faire entendre d’un petit cri, et je parviens, dans un élan de dextérité incroyable, à viser juste et à lui lancer un bout de fruit à plusieurs mètres, qu’elle attrape immédiatement, pour ensuite s’enfuir à l’abri des oies hystériques.  Notre oie orpheline, qui n’a aucun congénère en bord de Meuse, même qu’elle hurlait désespérément au début, semble s’être acclimatée un peu mieux et fait des pieds et des mains (enfin des pates et des ailes) pour manger le plus possible, avec succès.  Pas farouche, l’immigrée.

Je quitte ensuite les lieux, morte de rire à l'idée de ce making of pas comme les autres...

PS : zavez vu, la vidéo est moche, trop claire, floue et tout, mais on entend les oiseaux, yessssssss.

PS : les photos : dégustation sur la berge avec les palettes salvatrices, le repas continue dans l'eau, la Meuse se transforme en cafeteria, et puis l'immigrée (si quelqu'un sait ce que c'est et si elle passera l'hiver dans nos contrées, je serais ravie de le savoir)

 
Garnier bio, retour à la nature
envoyé par anaisvalente. - Découvrez plus de vidéos de mode.

 

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5
oct

Le goût d'écrire

Avec ma crève...

J'ai perdu le goût de bosser.  Bon, ben ça, je l'ai plus trop, le goût de bosser, moi je veux devenir gagneuse à l'euromillions.  Pis j'ai continué à bosser, somme toute. Mais l'obligatoire quoi, le lucratif, l'alimentaire, le t'as pas le choix petite Anaïs.

J'ai perdu le goût de manger du chocolat.  Juste envie de "frais", symptôme d'un big méga énorme désordre dans mon organisme (à ne pas confondre avec l'envie de fraises, symptome d'un énorme désordre aussi, mais plus dans le bidou).

J'ai perdu le goût de lire.  Pas d'énergie, pas d'envie.  Les yeux trop lourds, les paupières trop fiévreuses, ou l'inverse.

J'ai perdu le goût de respirer, vu mes poumons encrassés.  Ou plutôt englairés.  Pas ragoutant ?  Je sais.  Mais c'est ainsi.  Et respirer dans ce cas, ben c'est pas facile.  Ça siffle, ça brûle, ça fait des glouglous glaireux.  C'est l'enfer.  Un enfer tout relatif, je sais, mais chuis une chochotte je vous dis.

Et puis j'ai perdu le goût d'écrire.  Totalement.  Plus rien écrit depuis avant ma pharyngite devenue bronchite, n'en déplaise à Monsieur lait, Madame miel, et la famille Augmentin.  Plus rien écrit du tout, et même pas envie.  C'est grave docteur ? 

Ça me semblait grave oui, alors j'ai fait une pause.  Juste pour voir ce que ça fait, de ne plus être blogueuse.

Une semaine de vie sans blog.

Etrange semaine.

Pleine de quiétude.  Sereine.  Calme.  Reposante. 

Je me suis même demandé un instant si j'allais pas tout arrêter.  Vraiment demandé.  Ça me ferait des vacances.  Ne plus me demander si j'ai pas oublié un billet pour demain.  Ne plus transformer chaque événement de ma vie en billet potentiel.  Ne plus me dire, à longueur de journée, "tu dois écrire sur ça ça ça ça ça et ça, Anaïs, t'as un retard de malade, tu assumes pas, t'es pas cap d'écrire aussi vite que ton ombre".  Me laisser vivre.

Mais l'écriture, ben j'ai réalisé qu'elle me laisse pas le choix.  Elle s'impose à moi dans tous les moments de mon existence.  Elle est là dans ma tête, j'ai beau vouloir la faire taire, elle revient, elle me harcèle, elle me parle.  Elle est exigeante.  Elle fait partie de moi.

Et tout à l'heure, je suis sortie me promener avec mes bananes, mon couteau, mes produits de beauté et mon appareil photo en mode caméra (n'appelez pas le SAMU, y'a une raison à la présence de ces objets durant ma balade), et ce fut épique.  Burlesque.  Angoissant.  Enorme.  Et là, au pire de la situation, quand je pensais ma dernière heure arrivée (j'exagère un peu, mais vraiment un peu, juste pour le suspens), ben c'est à mon blog que je pensais, au plaisir que j'aurais à raconter cette aventure qui m'arrivait.  Je ne pensais pas à comment me sortir de cette situation dans laquelle je m'étais mise, je pensais à la façon dont je l'écrirais, au bonheur de le raconter, de vous faire rire peut-être.

Ben voilà, c'est clair, chuis guérie...

Enfin.

Le goût est reviendu.

Alléluia.

 

28
sep

Malaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaade

...donc rien à lire pour vous ce mercredi et peut-être aussi jeudi (mais je vais tenter), sorry, pas d'énergie, pas de force, mais je bosse et je fais le plus urgent de mon existence... donc je vais vous négliger.  A bientôt.

Edit de 18h56 : le verdict est tombé, pharyngite, rien de grave, mais ça fait maaaaaaaaaaaaaaaaaaal.  Incapable d'avaler quoi que ce soit à part yaourt et eau, je vous dis pas pour l'Augmentin, j'ai failli périr étouffée... Quand je suis malade je suis une vraie chochote, je veux plus être malade, en plus j'ai refusé le certificat médical tellement j'ai à faire, au bureau, niveau loisirs et projets professionnels... 

Voilà, je dépriiiiiiiime...  Je vous laisse, sur ce, mon avenir fait de spray pour gorge et antibiotiques m'attend.

Illu de Sorcière et Chocolat, super blog, que je vous invite à découvrir, ça vous occupera jusque jeudi.

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