25
jan

Le bus, c’est l’aventure (épisode, euh… 7 ?)

Je vous l’ai rabâché depuis la création de ce blog, mais j’en ai encore eu confirmation récemment : le bus, c’est vraiment l’aventure.  Un peu comme Indiana Jones et le temple maudit, voilà Anaïs Valente et le bus téméraire.

Je suis donc dans le bus (ô, ça vous surprend hein).  Mais je ne fais pas qu’ « être » dans le bus, ou plutôt, je ne parviens pas à « être ».  Je suis tellement molle et fatiguée, tellement perdue dans mes pensées, que mon esprit est totalement ailleurs.  Malgré la violence du chauffeur, qui se croit au circuit de Monaco et prend un malin plaisir à faire des démarrages en trombe pour ensuite freiner brusquement.  Je ne suis d’ailleurs pas la seule à remarquer son attitude, vu que d’autres personnes se retrouvent, comme moi, projetées vers l’avant à chaque coup de frein.  Mais malgré cela, je suis ailleurs.

Ailleurs au point que, lorsque mon chauffeur s’arrête là où je suis censée descendre, je regarde vaguement les passagers descendre, sans réagir.  Puis, après de longues secondes (y’a du monde qui descend, ça prend donc de longues secondes), je réalise que j’aurais dû me lever et marcher, comme disait l’autre.  Il est trop tard, j’entends les portes se refermer.

Alors, plutôt que de pousser un petit cri, me lever brusquement, me faire remarquer par tout le monde et m’entendre dire par le chauffeur, qui a déjà tourné son volant pour quitter son arrêt « trop tard, ma bonne Dame, fallait vous manifester plus tôt », ce qui me rendra rouge coq en chaleur, je ne bronche pas.  Je fais comme s’il était normal que je sois toujours assise là où j’aurais dû descendre.  Pas grave.  Rien n’est grave dans le bus, je descendrai au prochain arrêt et marcherai un peu.  Le tout étant de ne pas oublier de descendre, car à ce train-là (devrais-je dire « à ce bus-là ? »), je me retrouverai au terminus en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

Le bus redémarre, je tente de rester éveillée et de ne pas sombrer à nouveau dans cette dangereuse léthargie.

Après quelques dizaines de mètres, nous rattrapons un autre bus.  Quand je vous disais que c’était un fangio, mon chauffeur.  Ledit bus allant tout droit, tandis que le mien, de bus, tournera à gauche dans une centaine de mètres, mon chauffeur s’impatiente d’être bloqué derrière le premier bus.  Alors, à quelques centimètres de ce bus, il décide de dépasser, pour se déporter sur la file de gauche et être déjà bien placé pour son futur tournant.  Rien que de bien naturel, en somme.  Sauf qu’il roule comme un malade, je vous l’ai dit et redit (si vous pouviez être attentifs, ça faciliterait le récit).  Alors, son dépassement, il l’entame bien trop tard.  Et moi qui suis assise juste derrière le pare-brise géant, à la première place, je m’en rends immédiatement compte.  Je vois l’arrière du bus se précipiter sur nous.  Je vois mon bus à moi se déporter vers la gauche de justesse.  Je pousse un ouf de soulagement au moment même où j’entends un craquement sinistre.  Je vois alors une énorme masse noire choir sur le bitume.  Le rétroviseur.  Ouiii, un rétroviseur de bus, c’est énorme.  Et noir.

Et mon bus de s’arrêter.  Et le chauffeur de devant de s’arrêter et de sortir.  Et mon chauffeur d’ouvrir sa porte avant et de sortir parlementer avec l’autre chauffeur pour expliquer que c’est pas sa faute (mon œil).  Et moi d’en profiter pour descendre, encore plus près de chez moi que si j’étais descendue à l’arrêt où je devais descendre (vous comprendre ?).

Aaaah, c’est quand même génial, parfois, ces chauffeurs qui ont un accident exprès because j’ai loupé mon arrêt.  Que ce chauffeur en soit remercié pour l’éternité.  Amen.

24
jan

Cherchez l’erreur…

Alors, chez moi :

- la salle de bain est devenue une annexe de la cuisine, où je fais vaillamment la vaisselle de l’assiette, le couteau, la fourchette, le verre, la tasse et le plat micro-ondes que j’ai gardés, petit kit de survie jusqu’au 2 février

- la chambre s’est transformée en cuisine et accueille mon stock incroyable d’essuies et loques en tous genres (comment puis-je avoir autant de matos alors que je ne nettoie jamais ?), ma collection de Tupperware (des vrais, pas d’imitations), ma déco, mes casseroles… enfin bref tout ce qui fait qu’une cuisine est une cuisine et tout ce qui ne devrait pas se trouver dans une chambre

- le living est un camp volant, avec ses fauteuils stockés devant le meuble PC (je n’ai donc plus accès audit PC) pour permettre un passage plus aisé, avec le contenu du buffet sur le sol, passque derrière le buffet, fallait faire passer des câbles électriques et que pour ce faire fallait bouger le buffet, lequel pesait, plein, sept tonnes au bas mot

- la cuisine est un chantier où trônent encore un micro ondes sur le sol (je vous dis pas la facilité d’accès) un frigo, un congélateur inaccessible because un meuble évier de trois tonnes se trouve devant et because une colonne de quatre tonnes se trouve devant le meuble évier, meuble évier et colonne qui devaient quitter les lieux samedi mais les quitteront ce soir, sinon je les extermine à la hache

- et moi, je tousse because la grippe au stade terminal et surtout la poussière intense, je fais crise d’asthme sur crise d’asthme, et je ne me nourris que de plats préparés, pas le choix.  Vous me direz qu’en temps normal, je ne me nourris que de plats préparés, vilains.  Mais je vous dirai que non : je cuis aussi des pâtes que je mange avec un bocal de sauce tomate, na.  Et ça, je peux plus faire.

Aaaah, si je pouvais partir au soleil jusqu’au 2 février.  Ou alors une thalasso ?  Une croisière ?  Une cure de sommeil ?  Une retraite à Maredsous ?  Une semaine à l’hôtel des tanneurs ?  D’autres suggestions, chers lecteurs ???

23
jan

Waw

Je commence à prendre goût à ces 48 heures en tête-à-tête avec un specimen mâââââle... on vient de petit-déjeuner ensemble, dégustant les pains au chocolat qu'il a apportés, au milieu de ma cuisine transformée en chantier, discutant électricité et activité d'indépendant complémentaire...

(promis, je vous fais du long billet bientôt, mais là je profite de cette obligation de "faire semblant de m'activer au lieu de faire la carpette sur mon canapé" pour planifier les billets de Planète célibataire pour les mois à venir... au moins si je meurs, là, paf, d'avoir trop inhalé de poussières, ben vous aurez de la lecture après que j'aie été dévorée par les vers - je rigooole, je veux être incinérée, donc pas de vers).

22
jan

sorryyyyyyyyy

... pour mon silence.  A peine remise de cette grippe, frénésie absolue car mes travaux ont été avancés, j'ai donc passé mon temps libre à vider ma cuisine et mon living et à préparer le planning d'enfer qui m'attend :

- ce week-end : tête-à-tête avec mon électricien

- la semaine prochaine : livraison de ma nouvelle cuisine dans mon salon

- la semaine suivante : installation de ma nouvelle cuisine

Dans l'intervalle : plus d'évier, juste un micro-ondes pour me sustenter.  Le bonheur intense.  Et je ne vous parle pas du centimètre de poussière qui recouvre tout tout tout dans mon living après le passage de l'électricien/perceur fou de tranchées.

Seul avantage : vu le squattage de mon domicile, l'électricien m'a dit "faites comme si je n'étais pas là, faites comme d'habitude".  Sauf que d'habitude, le week-end, je me vautre sur mon nouveau canapé pour mater des séries ou des films.  Là, j'ai pas osé, alors j'ai entrepris le big méga nettoyage qui n'arrive que tous les ans de ma salle de bains, et le rangement de mes factures et extraits de comptes que je négligeais depuis le siècle dernier.  Nan, je rigole, seulement depuis 2003.

Et vu que l'électricité était coupée... ben j'ai pas eu d'ordi de toute la journée.  Après les deux jours de rangement, suivi de cette journée de ... rangement, j'ai rien su vous écrire.  Mais je sais que vous comprendrez et que vous m'apporterez tout votre soutien dans cette pénible épreuve qui va durer jusqu'au 2 février (quelqu'un pour m'héberger avec le rat ?)

19
jan

Je suis prête à me suicider…

Voilà, je suis fin prête.  Naaaaaaaaaaan, n'appelez pas police secours, les pompiers, psy à domicile, SOS suicide.  J'ai pas dit que je voulais me suicider, ça va pas la tête, laisser mon petit blog à l'abandon, livré aux commentaires acerbes des vilains pas beaux qui me veulent du mal, que nenni, plutôt mourir (oups).  J'ai juste dit qu'au cas zoù, j'étais prête.  Je suis dorénavant capable d'avaler un tube entier de somnifères, d'anti-vomitif ou de smarties (enfin de M&Ms) en une seule gorgée.  Je n'en ai nullement l'intention, et il n'est pas question de me moquer ici des personnes qui en arrivent à ce stade ultime du désespoir.  Le désespoir ça me connaît, les envies de tout oublier aussi.  Alors…  C'est juste qu'hier, avalant mes pilules super-santé, cette pensée fugace est passée comme une fusée entre mes deux neurones "je suis prête, au cas zoù".

Les fidèles parmi les fidèles savent que je n'avale pas.  Que j'ai failli mourir étouffée à plusieurs reprises, notamment par une carotte ronde malicieuse.  Qu'avaler la moindre petite pilule relève de l'exploit.

Et pourtant, depuis quelques mois, contrainte et forcée par des impondérables de santé, j'ai dû avaler, chaque soir, un paquet de petites pilules multicolores : pour l'allergie (passque je suis allergique à tout ce qui a des poils, savoir les chats les chiens les vaches les chevaux les rongeurs – donc les rats – et sans doute les hommes, ceci expliquant probablement mon désintérêt pour les hommes velus), contre l'estomac rebelle, contre les maux divers et encore contre l'estomac rebelle (le mien l'est très fort, rebelle, je le comprends, il en a ras-le-bol des lasagnes Farniente), contre la grippe, la pharyngite, la bronchite, la laryngite, la trachéite la j’enaimarite et toutes ces maladies en -ite.

J'ai commencé petitement : un cachet à la fois.  Petite pause respiratoire entre chaque prise.  Puis j'ai tenté l'exploit de deux, ensuite de trois.  Actuellement, j'avale les quatre d'une seule goulée d'eau, sans problème. 

Me voilà donc prête à affronter le troisième âge et ses dizaines de pilules miracle.  Ne croyez pas que j'adore avaler ces petites choses, je crois juste à leurs vertus pour me permettre d'avoir une santé potable.  En fait… je crois surtout aux vertus du bonheur.  Le bonheur engendre une santé de fer et une forme resplendissante.  Je dois donc manquer un peu de bonheur.