18
fév

Surpriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiise

Mercredi, je rentre chez moi.  Comme tous les jours quoi, rien de bien original.

J’ai prévu quelques travaux de peinture dans ma new kitchen, où un mur va être recouvert de peinture aimant puis de peinture tableau, troooop coool.

Tout ça pour dire que le bordel règne un peu dans cette cuisine, même si j’y fait dorénavant ma vaisselle chaque jour que dieu m’offre, ce qui est un miracle genre ceusses suivant une visite à Lourdes, je vous le dis.

Mais, malgré l’évier tout beau tout vide, y’a du bordel : des journaux pour protéger, des pinceaux, des pots de peinture, bref du matos.

Ce qui fait que, lorsque mon œil de lynx tombe sur un tout petit truc blanc sur le sol, je suis intriguée, mais pas plus que ça.  Je l’inspecte du haut de mon mètre septante (nan je rigole, je fais un mètre six cent quatre-vingt-cinq en fait, mais c’est long à écrire), je ne me penche pas pour découvrir ce dont il s’agit, je zappe.

Et je décide de me mettre au travail.  Pour ce faire, je me dois de troquer ma superbe tenue de travail (bureau) pour une moins superbe tenue de travail (peinture).

Et c’est en tentant d’ouvrir la porte de mon living pour me rendre dans ma chambre et y revêtir ma tenue d’intérieur sexy à souhait mais que je peux tacher que je réalise que quelque chose cloche.

Quelqu’un est entré chez moi, comme auraient dit papa ours, maman ours et bébé ours (tout le monde a lu Boucle d’or et les trois ours ?). Sauf que bébé ours aurait ajouté, après « quelqu’un est entré chez moi », d’un ton larmoyant « et s’y trouve toujours », et ça, ben moi je veux pas.

Quelqu’un est entré chez moi, car le bidule d’habitude accroché à ma porte, ben il est toujours accroché, mais plus au même endroit.  Moi je l’accroche à la clé.  Là il est accroché à la clenche (en Gelbique, prononcez clinche), ce qui ne facilite pas l’ouverture de ladite porte et ce qui fait que je le remarque illico.

Après un moment d’angoisse genre un tueur en série m’attend quelque part pour me découper en rondelles, la pièce tombe, et je me précipite, telle un papillon sur une fleur gorgée de nectar, vers ma new kitchen.  J’entrouve la porte du frigo et elle fait le bruit caractéristique d’un frigo qui s’ouvre.  Victoiiiiiiiiiire : mon frigo est arrivé.  Enfin.  Après quinze jours d’expectative.  Zétaient censés me prévenir avant livraison (voire après, à défaut), mais zont rien fait, d’où l’effet surpriiiiiiiiiiiiiiiiiiiise.  Une belle surprise, qui m’évite depuis lors d’aller dans mon salon prendre mes victuailles, dans mon vieux frigo posé sur un vieux plaid qui se racrapote chaque fois que j’essaie de le refermer (le frigo).  Et maintenant, j’ai un frigo à hauteur d’homme, enfin de femme, pour mon vieux dos.

Par après, j’ai remarqué les signes du passage des zomdeméthé : le truc blanc c’était de la frigolite, mon paillasson avait été déplacé, de même qu’une passoire qui trainait sur le sol durant les travaux de peinture, et puis ma porte vers la terrasse pas fermée comme moi je le fais.

Je peux maintenant dormir tranquille : ma cuisine est terminée.

Une fois que mon vieux frigo aura rejoint sa famille adoptive, ce sera définitivement le bonheur total et incommensurable.

Vous ne voyez aucun lien entre mon billet d’hier et celui-ci, qui en est pourtant la suite ?

Y’a bien un lien…

Le lien, ce sont les cinq paquets de Siempre achetés la veille et qui traînaient sur ma table à l’heure ou, surpriiiiiiiiiiiiiiiiiise, les beaux livreurs bronzés tablettesdechocolatés de frigo sont venus chez moi… Et zut pour l’effet glamour de la célibataire qui les fait fantasmer la nuit…

31
jan

La suite

La suite de mon billet 'quatre fois dormir" est enfin en ligne... là, plus bas... bonne lecture, et sorry pour les mésaventures liées aux coupures de courant notamment...

29
jan

Je suis à la lettre, mais quelques centimètres plus bas, les préceptes de Benoît Poelvoorde

Benoît, ben il a invité les mecs à ne plus se raser tant que mon chtit pays continuera à se ridiculiser car il est incapable de former un gouvernement.

Comme je ne suis pas une femme à barbe (même si j'ai un long poil blond qui repousse sans cesse en plein centre de ma joue gauche, le vilain, va comprendre, alors que je suis brune de partout partout), j'ai décidé de faire pareil avec mes poils de jambes.  Femme yéti je serai, jusqu'à la naissance d'un gouvernement.

(Qui a dit que c'était une bonne excuse pour faire la fade dans ma salle-de-bains, que je le baffe - vu qu'il  ou elle a raison, le bougre ou la bougresse).

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27
jan

Ma cuisine avant... et pendant...

Pour l'après, faudra encore quelques dodos de patience...

Vous en rêviez hein, de découvrir dans quoi je vis actuellement, comment je me nourris, comment je circule...

Pour vous, en exclusivité mondiale, des photos inédites de ma cuisine.  Je sais, je vous gâte pire que Saint-Nicolas et Papa Nowèl réunis.

Vendredi, avant le départ du mobilier, avec qui j'ai partagé dix ans de bonheur.  Ma mini-cuisinière, placée à droite de l'évier, a déjà déserté les lieux.

 

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Samedi, les meubles errent un peu n'importe où.  Et moi je n'ai accès ni à mon frigo ni à mon congélateur : régime forcé.

 

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Dimanche, les meubles, la machine à laver et l'évier ont déserté les lieux.  La mini cuisinière et le four à micro-ondes ont trouvé refuge sur le sol.  Remarquez la couleur d'origine, ce jaune pâle que j'avais choisi, rapidement remplacé par un vert plus dynamique.

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Mardi, arrivée de la future cuisine, qui élit domicile dans le living, en attendant ses placeurs.

Le congélateur a également fui la cuisine, il attend ses nouveaux propriétaires. 

Magnifique non, ma future cuisine ?

 

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Cadeau bonus, ma collection de ... couvercles de Tupperware (et vu que chaque pot a son couvercle - sauf moi - rassurez-vous, leurs "pots" sont en lieu sûr également)

 

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26
jan

J’ai osé manger au Quick

Hier, au bureau, c’était le grand chambardement : nouveaux bureaux.  A noter que « bureau » peut être interprété de trois manières, l’avez-vous remarqué, chers lecteurs : bureau pour « bâtiment oùsque je bosse », pour « pièce oùsque je bosse » et pour « meuble derrière lequel je m’assieds pour dormir bosser ».  Oui, bon on s’en fout, mais c’était juste pour le dire quoi.

Donc, hier, on a reçu notre Noël un mois en retard : de nouveaux bureaux (ici je parle des meubles of course).

Il a donc fallu tout vider, sortir les vieux meubles datant d’avant-guerre.  Et vu que j’avais passé déjà les six derniers jours à vider, mettre en caisse, ranger, porter, bouger… mais chez moi, je ne vous dis pas la joie qui emplissait mon cœur à cette perspective.  D’autant qu’au bureau, moi, j’ai beaucoup bougé déjà. 

En cinq ans j’ai vécu :

- Un changement de bureau, alias de bâtiment, de bureau, alias de pièce (logique, si on quitte un bâtiment pour un autre, on quitte sa pièce de travail), et de bureau alias de meuble (j’ai gagné un tout nouveau bureau dans l’opération). 

- Un changement de bureau, alias de pièce, et de bureau par la même occasion, alias, de meuble, quand j’ai rejoint Mostek et Moustique.

- Un changement de bureau, alias de pièce, mais pas de bureau, alias de meuble, quand Moustique a été démoustiquée et que Mostek et moi avons été déménagées de force.

- Un changement de bureau, alias le meuble, hier…

Ça fait beaucoup en quelques années.  J’ai donc acheté, chez Blokker, une bougie de neuvaine (ils en ont tout un rayon, à croire que les gens ont beaucoup de prières à faire en ce moment), afin que plus jamais je ne change de bureau, de bureau ou de bureau.

Epuisée par tout ça, Mostek et moi avons décidé de nous offrir un chtit Quick pour avoir une bonne dose de gras d’énergie dans l’organisme.  Des menus OK avec le cheese delice, ce super délicieux hamburger provisoire qu’ils feraient bien de faire devenir définitif tant il est succulent même que le jour où il disparaît j’achète une nouvelle bougie de neuvaine.  Aller-retour rapido presto au Quick drive in.

Et, nous voyant rentrer munies de nos gros sacs Quick, une collègue de s’écrier joyeusement : « Rhooo, vous avez entendu qu’un jeune est mort dimanche après avoir mangé au Quick ».

Et moi de répondre « oui oui, on sait, on le fait exprès, double tentative de suicide ».

Et là, je sens, je pressens, je sais qu’elle a acheté une bougie de neuvaine et prie de toutes ses forces pour qu’on y passe aussi, la vilaine.

Ben, j’ai passé la nuit, et je suis toujours en vie.  A cette heure, je n’ai pas de nouvelles de Mostek, mais je pense qu’elle a survécu aussi.  Ça ne fera pas que des heureuses, mais on a passé le cap.

Et entre nous, franchement, c’est pas passqu’un pauvre ado, même si c’est dramatiquement dramatique, of course, entendons-nous, est décédé après avoir ingurgité un hamburger (j’attendrai d’ailleurs les résultats de l’enquête pour accuser définitivement ce hamburger) que je vais plus manger de Quick.  Passque sinon, on fait plus rien dans la vie : on traverse plus passque quelqu’un s’est fait écraser, on va plus en vacances au bord de l’eau car y peut y avoir un tsunami ou un tremblement de terre, on allume plus la TV car elle peut imploser et on va plus bosser car il peut y avoir un tueur fou (tiens ça, par contre, ça me tente…).