29
jan

Je suis à la lettre, mais quelques centimètres plus bas, les préceptes de Benoît Poelvoorde

Benoît, ben il a invité les mecs à ne plus se raser tant que mon chtit pays continuera à se ridiculiser car il est incapable de former un gouvernement.

Comme je ne suis pas une femme à barbe (même si j'ai un long poil blond qui repousse sans cesse en plein centre de ma joue gauche, le vilain, va comprendre, alors que je suis brune de partout partout), j'ai décidé de faire pareil avec mes poils de jambes.  Femme yéti je serai, jusqu'à la naissance d'un gouvernement.

(Qui a dit que c'était une bonne excuse pour faire la fade dans ma salle-de-bains, que je le baffe - vu qu'il  ou elle a raison, le bougre ou la bougresse).

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27
jan

Ma cuisine avant... et pendant...

Pour l'après, faudra encore quelques dodos de patience...

Vous en rêviez hein, de découvrir dans quoi je vis actuellement, comment je me nourris, comment je circule...

Pour vous, en exclusivité mondiale, des photos inédites de ma cuisine.  Je sais, je vous gâte pire que Saint-Nicolas et Papa Nowèl réunis.

Vendredi, avant le départ du mobilier, avec qui j'ai partagé dix ans de bonheur.  Ma mini-cuisinière, placée à droite de l'évier, a déjà déserté les lieux.

 

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Samedi, les meubles errent un peu n'importe où.  Et moi je n'ai accès ni à mon frigo ni à mon congélateur : régime forcé.

 

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Dimanche, les meubles, la machine à laver et l'évier ont déserté les lieux.  La mini cuisinière et le four à micro-ondes ont trouvé refuge sur le sol.  Remarquez la couleur d'origine, ce jaune pâle que j'avais choisi, rapidement remplacé par un vert plus dynamique.

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Mardi, arrivée de la future cuisine, qui élit domicile dans le living, en attendant ses placeurs.

Le congélateur a également fui la cuisine, il attend ses nouveaux propriétaires. 

Magnifique non, ma future cuisine ?

 

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Cadeau bonus, ma collection de ... couvercles de Tupperware (et vu que chaque pot a son couvercle - sauf moi - rassurez-vous, leurs "pots" sont en lieu sûr également)

 

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26
jan

J’ai osé manger au Quick

Hier, au bureau, c’était le grand chambardement : nouveaux bureaux.  A noter que « bureau » peut être interprété de trois manières, l’avez-vous remarqué, chers lecteurs : bureau pour « bâtiment oùsque je bosse », pour « pièce oùsque je bosse » et pour « meuble derrière lequel je m’assieds pour dormir bosser ».  Oui, bon on s’en fout, mais c’était juste pour le dire quoi.

Donc, hier, on a reçu notre Noël un mois en retard : de nouveaux bureaux (ici je parle des meubles of course).

Il a donc fallu tout vider, sortir les vieux meubles datant d’avant-guerre.  Et vu que j’avais passé déjà les six derniers jours à vider, mettre en caisse, ranger, porter, bouger… mais chez moi, je ne vous dis pas la joie qui emplissait mon cœur à cette perspective.  D’autant qu’au bureau, moi, j’ai beaucoup bougé déjà. 

En cinq ans j’ai vécu :

- Un changement de bureau, alias de bâtiment, de bureau, alias de pièce (logique, si on quitte un bâtiment pour un autre, on quitte sa pièce de travail), et de bureau alias de meuble (j’ai gagné un tout nouveau bureau dans l’opération). 

- Un changement de bureau, alias de pièce, et de bureau par la même occasion, alias, de meuble, quand j’ai rejoint Mostek et Moustique.

- Un changement de bureau, alias de pièce, mais pas de bureau, alias de meuble, quand Moustique a été démoustiquée et que Mostek et moi avons été déménagées de force.

- Un changement de bureau, alias le meuble, hier…

Ça fait beaucoup en quelques années.  J’ai donc acheté, chez Blokker, une bougie de neuvaine (ils en ont tout un rayon, à croire que les gens ont beaucoup de prières à faire en ce moment), afin que plus jamais je ne change de bureau, de bureau ou de bureau.

Epuisée par tout ça, Mostek et moi avons décidé de nous offrir un chtit Quick pour avoir une bonne dose de gras d’énergie dans l’organisme.  Des menus OK avec le cheese delice, ce super délicieux hamburger provisoire qu’ils feraient bien de faire devenir définitif tant il est succulent même que le jour où il disparaît j’achète une nouvelle bougie de neuvaine.  Aller-retour rapido presto au Quick drive in.

Et, nous voyant rentrer munies de nos gros sacs Quick, une collègue de s’écrier joyeusement : « Rhooo, vous avez entendu qu’un jeune est mort dimanche après avoir mangé au Quick ».

Et moi de répondre « oui oui, on sait, on le fait exprès, double tentative de suicide ».

Et là, je sens, je pressens, je sais qu’elle a acheté une bougie de neuvaine et prie de toutes ses forces pour qu’on y passe aussi, la vilaine.

Ben, j’ai passé la nuit, et je suis toujours en vie.  A cette heure, je n’ai pas de nouvelles de Mostek, mais je pense qu’elle a survécu aussi.  Ça ne fera pas que des heureuses, mais on a passé le cap.

Et entre nous, franchement, c’est pas passqu’un pauvre ado, même si c’est dramatiquement dramatique, of course, entendons-nous, est décédé après avoir ingurgité un hamburger (j’attendrai d’ailleurs les résultats de l’enquête pour accuser définitivement ce hamburger) que je vais plus manger de Quick.  Passque sinon, on fait plus rien dans la vie : on traverse plus passque quelqu’un s’est fait écraser, on va plus en vacances au bord de l’eau car y peut y avoir un tsunami ou un tremblement de terre, on allume plus la TV car elle peut imploser et on va plus bosser car il peut y avoir un tueur fou (tiens ça, par contre, ça me tente…).

25
jan

Le bus, c’est l’aventure (épisode, euh… 7 ?)

Je vous l’ai rabâché depuis la création de ce blog, mais j’en ai encore eu confirmation récemment : le bus, c’est vraiment l’aventure.  Un peu comme Indiana Jones et le temple maudit, voilà Anaïs Valente et le bus téméraire.

Je suis donc dans le bus (ô, ça vous surprend hein).  Mais je ne fais pas qu’ « être » dans le bus, ou plutôt, je ne parviens pas à « être ».  Je suis tellement molle et fatiguée, tellement perdue dans mes pensées, que mon esprit est totalement ailleurs.  Malgré la violence du chauffeur, qui se croit au circuit de Monaco et prend un malin plaisir à faire des démarrages en trombe pour ensuite freiner brusquement.  Je ne suis d’ailleurs pas la seule à remarquer son attitude, vu que d’autres personnes se retrouvent, comme moi, projetées vers l’avant à chaque coup de frein.  Mais malgré cela, je suis ailleurs.

Ailleurs au point que, lorsque mon chauffeur s’arrête là où je suis censée descendre, je regarde vaguement les passagers descendre, sans réagir.  Puis, après de longues secondes (y’a du monde qui descend, ça prend donc de longues secondes), je réalise que j’aurais dû me lever et marcher, comme disait l’autre.  Il est trop tard, j’entends les portes se refermer.

Alors, plutôt que de pousser un petit cri, me lever brusquement, me faire remarquer par tout le monde et m’entendre dire par le chauffeur, qui a déjà tourné son volant pour quitter son arrêt « trop tard, ma bonne Dame, fallait vous manifester plus tôt », ce qui me rendra rouge coq en chaleur, je ne bronche pas.  Je fais comme s’il était normal que je sois toujours assise là où j’aurais dû descendre.  Pas grave.  Rien n’est grave dans le bus, je descendrai au prochain arrêt et marcherai un peu.  Le tout étant de ne pas oublier de descendre, car à ce train-là (devrais-je dire « à ce bus-là ? »), je me retrouverai au terminus en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

Le bus redémarre, je tente de rester éveillée et de ne pas sombrer à nouveau dans cette dangereuse léthargie.

Après quelques dizaines de mètres, nous rattrapons un autre bus.  Quand je vous disais que c’était un fangio, mon chauffeur.  Ledit bus allant tout droit, tandis que le mien, de bus, tournera à gauche dans une centaine de mètres, mon chauffeur s’impatiente d’être bloqué derrière le premier bus.  Alors, à quelques centimètres de ce bus, il décide de dépasser, pour se déporter sur la file de gauche et être déjà bien placé pour son futur tournant.  Rien que de bien naturel, en somme.  Sauf qu’il roule comme un malade, je vous l’ai dit et redit (si vous pouviez être attentifs, ça faciliterait le récit).  Alors, son dépassement, il l’entame bien trop tard.  Et moi qui suis assise juste derrière le pare-brise géant, à la première place, je m’en rends immédiatement compte.  Je vois l’arrière du bus se précipiter sur nous.  Je vois mon bus à moi se déporter vers la gauche de justesse.  Je pousse un ouf de soulagement au moment même où j’entends un craquement sinistre.  Je vois alors une énorme masse noire choir sur le bitume.  Le rétroviseur.  Ouiii, un rétroviseur de bus, c’est énorme.  Et noir.

Et mon bus de s’arrêter.  Et le chauffeur de devant de s’arrêter et de sortir.  Et mon chauffeur d’ouvrir sa porte avant et de sortir parlementer avec l’autre chauffeur pour expliquer que c’est pas sa faute (mon œil).  Et moi d’en profiter pour descendre, encore plus près de chez moi que si j’étais descendue à l’arrêt où je devais descendre (vous comprendre ?).

Aaaah, c’est quand même génial, parfois, ces chauffeurs qui ont un accident exprès because j’ai loupé mon arrêt.  Que ce chauffeur en soit remercié pour l’éternité.  Amen.

24
jan

Cherchez l’erreur…

Alors, chez moi :

- la salle de bain est devenue une annexe de la cuisine, où je fais vaillamment la vaisselle de l’assiette, le couteau, la fourchette, le verre, la tasse et le plat micro-ondes que j’ai gardés, petit kit de survie jusqu’au 2 février

- la chambre s’est transformée en cuisine et accueille mon stock incroyable d’essuies et loques en tous genres (comment puis-je avoir autant de matos alors que je ne nettoie jamais ?), ma collection de Tupperware (des vrais, pas d’imitations), ma déco, mes casseroles… enfin bref tout ce qui fait qu’une cuisine est une cuisine et tout ce qui ne devrait pas se trouver dans une chambre

- le living est un camp volant, avec ses fauteuils stockés devant le meuble PC (je n’ai donc plus accès audit PC) pour permettre un passage plus aisé, avec le contenu du buffet sur le sol, passque derrière le buffet, fallait faire passer des câbles électriques et que pour ce faire fallait bouger le buffet, lequel pesait, plein, sept tonnes au bas mot

- la cuisine est un chantier où trônent encore un micro ondes sur le sol (je vous dis pas la facilité d’accès) un frigo, un congélateur inaccessible because un meuble évier de trois tonnes se trouve devant et because une colonne de quatre tonnes se trouve devant le meuble évier, meuble évier et colonne qui devaient quitter les lieux samedi mais les quitteront ce soir, sinon je les extermine à la hache

- et moi, je tousse because la grippe au stade terminal et surtout la poussière intense, je fais crise d’asthme sur crise d’asthme, et je ne me nourris que de plats préparés, pas le choix.  Vous me direz qu’en temps normal, je ne me nourris que de plats préparés, vilains.  Mais je vous dirai que non : je cuis aussi des pâtes que je mange avec un bocal de sauce tomate, na.  Et ça, je peux plus faire.

Aaaah, si je pouvais partir au soleil jusqu’au 2 février.  Ou alors une thalasso ?  Une croisière ?  Une cure de sommeil ?  Une retraite à Maredsous ?  Une semaine à l’hôtel des tanneurs ?  D’autres suggestions, chers lecteurs ???