7
mar

Quand Anaïs teste ses nouveaux appareils ultra perfectionnés – leçon un, les vitro-céramiques de l’an 2011

Vous ne pouvez l'ignorer, vu que vous ai bassinés avec ça durant quinze jours (qui a dit "plus que quinze" ?), j'ai une nouvelle cuisine, avec de nouveaux électro-ménagers pardi.

Et qui dit nouveaux électro-ménagers dit nouvelles expériences.

Et nouvelles complications.

Car il est bien loin le temps où, adolescente, j'étais la pro des appareils, même que j'étais responsable de l'installation des magnétoscopes, même que c'est moi qui mettait la montre de mon bon-papa à l'heure d'hiver/d'été, même qu'il attendait mon passage car il avait confiance qu'en amoi.

De nos jours, ma bonne Dame, faut faire un graduat, enfin un baccalauréat qu'ils disent, voire une licence, enfin un master qu'ils disent, pour apprendre à faire tourner une machine ou chauffer un plat préparé au four à micro-ondes.

Et moi, j'ai commencé par encore plus compliqué : j'ai utilisé ma vitro-céramique.

Une grande première, moi qui n'ai connu dans ma vie que des taques électriques.

Vous me direz, ça change nin bramin.  Passer du gaz à l'électrique ou vice versa, c'est pire, et ça mène aux plats cramés ou pas cuits.

C'est mal me connaître.

J'ai donc commencé, le tout premier jour oùsque c'était possible d'utiliser ma vitro, au milieu de la poussière et mes armoires encore vides, mon frigo et mon congélateur perdus entre l'Allemagne et la Gelbique, par cuire des oiseaux sans tête.

Quatre.

Je les fais toujours par quatre ou cinq, que je congèle.

Et je les cuis toujours avec le même nombre de gros oignons entiers.  Je congèle ainsi un oignon et un oiseau.  Rituel immuable.  Sauf que là j'avais pas accès à mes oignons, bordel oblige.  Qu'importe, ça sera quatre oiseaux orphelins d'oignons.

J'allume donc tant bien que mal ma vitro avec les boutons digitaux.  Chuis nulle en boutons digitaux moi, vraiment pas mon truc.  J'élargis tant bien que mal le diamètre de ma plaque, tchu, qué miracle, ce modernisme.  Et je règle à feu doux, passque moi je laisse mijoter mes oiseaux durant un temps fou.

La taque devient toute rouge.  C’est bon signe. 

Puis elle s’éteint en un clic bien audible.  C’est mauvais signe.  C’est mauvais signe non ?

Alors je passe un temps fou à soulever ma poêle pour vérifier si c’est rouge en dessous. Parfois oui parfois non.  J’y pige que dalle moi.

Vingt minutes plus tard, mes oiseaux sont toujours prêts à s’envoler.  Crus. 

Bon.

J’augmente la puissance, histoire de tester le bastringue.

Et mes oiseaux crâment en vitesse.  Ben voyons.

Je diminue et je tente de laisser mijoter comme d’hab.

Résultat : après une demi-heure zont rétréci comme peau de chagrin, mes oiseaux.  C'est des oisillons ma parole.

Tout petits.  Tout durs.  Tout pas bons.  Mais je les mange, mes premiers zoiseaux avec ma nouvelle taque, non mais.

Le lendemain, je tente plus simple : cuire du riz.

Je parviens à faire bouillir l’eau en une seule pression du doigt sur ma taque.  Un progrès.

J’y plonge mon riz durant 13 minutes.

Dans l’intervalle, je réchauffe ma sauce poulet tika massala.  Achetée toute faite, of course.

Je mélange le tout et m’apprête à déguster le résultat.

Sauf que le riz, ben il est pas cuit.  Il croustille sous la dent, mais dans la bouche il est pas fondant.

Tchu, même pas cap de cuire du riz.  Ça m’était jamais arrivé, de rater du riz !  Je le jure.  J’ai déjà tout raté dans la vie.  Ben jamais le riz.  Et que personne n’en rie.

Depuis lors, je m’améliore jour après jour.  J’ai même testé, et réussi, la sauce bolo maison… et la sauce crème poireaux noix de pétoncle, le tout avec des pâtes.  Succulent.

Demain, récit de mes expériences avec mon nouveau four de compétition qui combine tout tout tout.  Avec des photos en prime, petits gâtés.

1
mar

Opération installation de téléviseur

Comme je vous le disais hier, après un accueil « so warmy » chez Photo Hall (et une indifférence flagrante chez Krëfel, dont j’ai oublié de vous parler), j’ai fini par acheter my new téléviseur (un Samsung LED 93 cm 50 hz, info qui m’a été demandée dans le billet qui précède) chez Eurocenter (Eurocenteeeeer, nous vous donnerons l’envie de vomir revenir).

En speedy gonzales de la livraison, et surtout car la période fête / soldes / saint-valentin est terminée, la livraison m’est proposée 24 heures plus tard.  Que du bonheur.

Je rentre donc chez moi et entame un big rangement.

Naan, fait relativement rangé chez moi, mais avec ma nouvelle cuisine, j’ai rangé les pièces de vie et fait ma peinture, j’ai pas encore rangé le couloir plein de brol de cuisine dont je dois me défaire et de box de rangement.  Faut donc que je dégage le passage pour la livraison.  En une heure, c’est fait, ça valait même pas la peine d’en causer.

Et le lendemain, à 13h30 précises, je suis fin prête.  Pour l’occasion, j’ai pas revêtu ma moche tenue d’intérieur de « quand je rentre du boulot », un truc informe en polar bien chaud.  Je grelotte donc en attendant, le livreur, qui se pointe à 15h30.  C’est long, deux heures d’attente.

Il me demande tout de go s’il doit installer le téléviseur.

« Non hein, jetez-le dans un coin, c’est pour consommer l’an prochain », tapez 1

« Non hein, je l’installerai bien moi-même, je viens de terminer ma maîtrise en téléviseurs en juin dernier, et puis pour visser le pied no soucy, chuis la reine du montage de brol, y’a qu’à regarder mon meuble pour PC dont les pieds font le grand écart depuis toujours pour s’en rendre compte (mais j’ai réussi à monter mon petit meuble pour écharpes Strelli avec brio) », tapez 2

« bien sûr merci môssieur », tapez 3.

Je tape 3.

Et il déballe, il visse, il branche, il installe.

Puis, il m’annonce que ma prise coaxiale est merdique que l’image se brouille par moment que c’est la galère que j’aurai qu’à régler ça moi-même.  Bizarre, avec ma toute vieille télé de 140 ans (chaque année télé vaut 14 années humaines, vous l’ignoriez ?), l’image était parfaite.  Pas grave, il a enlevé mon T magique (comment ça s’écrit ? T ? Té ? Thé ? Domino ?) mon domino coaxial magique, que je m’empresserai de remettre dès son départ, et magiiiiiiiiiiiie, l’image sera superbe.

Ensuite, il m’annonce que ma prise HTMI est merdique (décidément, tout est merdique chez moi) que l’image, une fois que je serai parvenue à la rendre potable, sera jolie, mais que j’aurai pas le son.  Détail que cela, ma bonne Dame.  J’aurai une jolie image.  Me reste à apprendre la lecture labiale et le tour sera joué.  Nan, je rigole, me reste à appeler Voo pour râler sur leur prise HTMI merdique et en demander une autre.  Passque d’après l’installateur, c’est fréquent, les prises merdiques, chez Voo.  Ou me reste à en acheter une moi-même.  En attendant, il branche ma new télé sur la prise péritel et j’ai du son.  Mais j’ai plus de lecteur DVD vu que la prise péritel nécessaire à son branchement est … prise.  Une prise prise.  Dingue.  J’avais une vieille télé avec deux péritels.  J’achète une jeune télé avec quatre HDMI, deux USB, des trucs optiques dont j’ignore l’utilité, des trucs de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, et UNE SEULE péritel.

Petite parenthèse pour les blondes en matière de prises télé, ça peut servir :

- la prise coaxiale est celle de notre enfance, ronde avec un petit téton ou un petit trou, selon qu’elle est mâle ou femelle (la mâle ayant un téton, cherchez pas à comprendre, disons que moi j’appelle ça un téton quoi)

- la prise péritel est celle hyper large hyper moche hyper pleine de tétons qui font mal aux mains

- la prise HDMI est toute nouvelle, on dirait une usb plus large et plus épaisse

Et mon installateur s’en va, me laissant avec une TV mal branchée et m’offrant une image digne d’un téléviseur digne de ceux de 1748 (ça existait déjà à l’époque ?  non ?  c’est juste pour que vous imaginiez la chose quoi), sur lequel il neige pire qu’en plein hiver, où le son, même avec la péritel, est totalement foireux.

Pour l’image, j’arrange le coup rapido presto grâce à mon T / domino magique. 

Pour le son, il devient parfait aussi, merci T / domino magique.  Avec la péritel.  Passqu’avec la HDMI, rien à faire, pas de son.

Je fulmine et me roule par terre de désespoir d’avoir eu l’idée saugrenue de remplacer mon ancêtre par une petite jeune.  Passque c’est bien connu, c’est dans les vieilles casseroles qu’on fait les meilleures soupes.

Le môssieur m’a bien dit que je pouvais brancher mon lecteur DVD sur les trois prises là, rouge, blanche, jaune.  Et j’ai bien souvenance d’avoir vu ce genre de prise chez moi, un jour.  Mais où ?  Je commence donc une fouille extrême partout où une prise pourrait être, savoir dans le tiroir de ma commode où je mets tout mon brol, dans la cave où je mets tout mon brol, dans la pièce où je mets tout mon brol, bref dans mon appart où je mets tout mon brol, en vain.  Je dégotte juste une prise rouge et blanche, servant au son, que je tente, des fois que ça marcherait avec l’HDMI pour le voocorder, en vain.

Je vais donc me coucher, non sans avoir profité de ma nouvelle télé branchée sur péritel.  Non sans être énervée que tout soit pas branché « comyfau ».

Le lendemain, j’investigue un peu sur le net pour trouver une solution, sur divers forums ou blogs, en vain.  Je saoule mes collègues avec mes problèmes existentiels de prises, à la recherche d’aide, en vain.

J’appelle donc Voo, pour avoir un échange d’HDMI.  Un tout gentil môssieur tout serviable tout incompétent, à qui j’explique mon souci, se renseigne puis me dit qu’il n’a jamais entendu qu’une de leurs prises était merdique (qui ment dans cette histoire ?  l’installateur Eurocenter dans le salon avec la prise péritel ou le technicien téléphoniste voo dans le bureau avec le cornet de téléphone – Cluedo version TV LED, ma bonne Dame).  Il conclut en me précisant que les échanges de prises, ça se fait pas chez Voo, et va te faire voir, merci beaucoup, bonne journée, Voo vous remercie de votre appel et reste à votre entière disposition après les 19 minutes réglementaires d’attente sur numéro à 0,56 cents la minute. 

Bon.

C’est la merde.

Ça pue.

Je vais encore me coucher sans solution.

Et le lendemain, j’entreprends les grands travaux.

Je branche ma HDMI dans tous les trous possibles et imaginables, j’essaie tout tout tout.

En vain.

Je décide donc d’aller la tester ailleurs, ma HDMI, histoire d’avoir confirmation qu’elle est merdique, puis d’en tester une autre chez moi, histoire d’avoir confirmation qu’une autre fonctionne, puis d’en acheter une nouvelle.

Ouf, rien que d’y penser, je suis épuisée.

Avant de partir en expédition, je relance mon Voocorder, en guise de dernière tentative, de SOS d’une terrienne en détresse.  Et vu que ça prend des plombes, je patiente sur mon pc, à lire mes mails et programmer les billets de Planète célibataire.

Soudain, le miracle se produit.

Du son.

J’en crois pas mes oreilles.

Du son !

Il suffisait de « relancer » le Voocorder, tout simplement.

Mais le technicien Eurocenter, ben il sait pas ça, lui qui installe des TV à longueur de journée.

Et le technicien Voo, ben il sait pas ça, lui qui aide les gens à longueur de journée.

Mais Anaïs Valente, maintenant, ben elle sait ça.

PS : pour la petite histoire, j’ai demandé à Eurocenter si leur publicité « « mensongère » était normale et bien légale.  A ce jour, aucune réponse de leur part… je ne manquerai pas de vous tenir au courant, vu que je vais interroger Test Achats et L’inspection économique.  Envie de savoir, quoi…

28
fév

A la recherche du téléviseur de ma vie

Après trois années de réflexion, à moins qu’il ne s’agisse de quatre, j’ai enfin décidé d’acheter une nouvelle télé. 

Faut dire que j’avais eu un coup de foudre pour les LED depuis que j’avais en admirer une, totalement par hasard, un soir au Carrouf.  Waaaaaaaaaw.  Scotchée par l’image, qu’elle était l’Anaïs.

Mais je m’étais raisonnée « t’as déjà une télé, même si elle est plus proche de l’éléphant que de la limande, ne remplace jamais un objet tant qu’il n’est pas mort, avec ta mauvaise vue, de toute façon, tu verras même pas la différence, et patati et patata ».

Puis, y’a quelques mois, je me suis décidée, à grands coups de « on ne vit qu’une fois, profite, tu adooores la TV, au moins tu auras un bon format et tu sauras enfin lire les sous-titres, ça peut servir. »

Et autant il me faut un temps fou pour me décider (trois ans pour la télé, quatre pour le canapé, un et demi pour la cuisine – waw, la speedy gonzales de la décision, sur ce coup-là), autant une fois que c’est décidé emballé c’est pesé, me faut ma nouveauté tout tout de suite.

Pour la cuisine j’ai dû attendre trois mois.  Pour le canapé un et demi.  Et pour la télé un.  Nan, pas un mois, un jour.  Le bonheur.

Flash back : la prospection.

Je décide de commencer par Photo Hall.  Passque c’est en centre ville, et que moi y’en a pas avoir de voiture.  Avant y’avait Krefel, enfin Krëfel, qui met les points sur les « e ».  Maintenant y’a plus rien à Namur même.  Ah si, y’a bien Erga, mais j’avoue que j’y ai pas pensé.

Photo Hall donc, où j’ai repéré un modèle qui me plait sur internet.

J’entre dans un silence de mort.  Je lance un timide « bonjour », qui ne reçoit pas de réponse, mais j’avoue que je suis pas sûre que le vendeur ne m’avait pas saluée doucement à mon entrée, qui sait.  Donc je ne vais pas jouer ma médisante sans certitude, vous me connaissez.

Clair cependant que ça sent pas l’accueil chaleureux à la « soyez la bienvenuuuuuuuuuuuuuuuue, ravi de vous voiiiiiiiiiiiiiiir, venez dépenser vos souuuuuuuuuuuuus, je ferai tout pour vouuuuuuuuuuuus ».

Le silence de mort persiste pendant que j’arpente le magasin à la recherche d’un téléviseur, en vain.  Y’a pas celui que je veux, y’a aucun prix sur rien, et y’a pas un vendeur pour venir tenter de me convaincre de claquer du fric.

En désespoir de cause, je me rends au comptoir, je réveille le vendeur (nan je rigole, enfin un peu) qui accepte avec l’enthousiasme du chat face à une carotte crue de me renseigner.

Je lui demande donc si le téléviseur repéré sur le site web de Photo Hall est dispo en magasin.

Sa réponse « non, celui-là on n’a plus ».

Vous êtes comme moi, vous attendez une suite ?  Moi aussi… chais pas, genre « on n’a plus mais on a un autre modèle encore mieux et moins cher », ou « on n’a plus mais je vous le commande immédiatement, il sera livré chez vous à votre convenance », ou encore « on n’a plus mais venez voir la super promo que j’ai rien que pour vous, au fait, vous habitez chez vos parents ? »

Moi aussi donc, j’attends la suite.

Mais elle n’arrive pas.

Alors, après un long silence, j’ose un « vous n’avez plus, et ???? »  Il daigne alors me signaler que ça rentrera la semaine prochaine… ou demain.  Ben tiens, j’avais oublié ça dans mes suites potentielles « on n’a plus mais ça rentre peut-être demain signez ici et c’est en ordre médéme ».

Je propose donc, puisqu’il ignore ce que le mot « initiative » signifie, qu’on me téléphone une fois que le téléviseur est rentré.  Il prend mon numéro sur un confetti de papier et je sors de ce magasin, avec dans la tête l’idée que jamais je n’achèterai la moindre chose là.  Surtout qu’au moment où j’ai osé un « les téléviseurs, vous les livrez et les installez hein ? » j’ai eu droit à un sec « oui, bon, on installe, on va pas brancher tous vos appareils hein, on déballe et on branche » (et basta quoi…)

A l’heure où je vous écris, j’attends encore qu’il me rappelle.

J’ai bien sûr trouvé ensuite la télé de mes rêves, chez Eurocenter, où j’ai été accueillie et conseillée et tout et tout et tout.  Avec le sourire en prime.

Seul bémol, que je me dois de vous signaler, un bémol qui a un arrière-goût de publicité mensongère.  Téléviseur annoncé sur le folder à 599 au lieu de 799 euros.  En magasin, où je me présente veille de la promo pour une éventuelle réservation, il est affiché 699 eur.  Je le réserve donc à 599 eur.  J’ai bien sûr payé le prix annoncé, mais le prix de base était faux, je me demande si Test Achats ou l’Inspection économique belge valideraient ça…

Demain, épisode 2 : l’installateur débarque.

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18
fév

Surpriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiise

Mercredi, je rentre chez moi.  Comme tous les jours quoi, rien de bien original.

J’ai prévu quelques travaux de peinture dans ma new kitchen, où un mur va être recouvert de peinture aimant puis de peinture tableau, troooop coool.

Tout ça pour dire que le bordel règne un peu dans cette cuisine, même si j’y fait dorénavant ma vaisselle chaque jour que dieu m’offre, ce qui est un miracle genre ceusses suivant une visite à Lourdes, je vous le dis.

Mais, malgré l’évier tout beau tout vide, y’a du bordel : des journaux pour protéger, des pinceaux, des pots de peinture, bref du matos.

Ce qui fait que, lorsque mon œil de lynx tombe sur un tout petit truc blanc sur le sol, je suis intriguée, mais pas plus que ça.  Je l’inspecte du haut de mon mètre septante (nan je rigole, je fais un mètre six cent quatre-vingt-cinq en fait, mais c’est long à écrire), je ne me penche pas pour découvrir ce dont il s’agit, je zappe.

Et je décide de me mettre au travail.  Pour ce faire, je me dois de troquer ma superbe tenue de travail (bureau) pour une moins superbe tenue de travail (peinture).

Et c’est en tentant d’ouvrir la porte de mon living pour me rendre dans ma chambre et y revêtir ma tenue d’intérieur sexy à souhait mais que je peux tacher que je réalise que quelque chose cloche.

Quelqu’un est entré chez moi, comme auraient dit papa ours, maman ours et bébé ours (tout le monde a lu Boucle d’or et les trois ours ?). Sauf que bébé ours aurait ajouté, après « quelqu’un est entré chez moi », d’un ton larmoyant « et s’y trouve toujours », et ça, ben moi je veux pas.

Quelqu’un est entré chez moi, car le bidule d’habitude accroché à ma porte, ben il est toujours accroché, mais plus au même endroit.  Moi je l’accroche à la clé.  Là il est accroché à la clenche (en Gelbique, prononcez clinche), ce qui ne facilite pas l’ouverture de ladite porte et ce qui fait que je le remarque illico.

Après un moment d’angoisse genre un tueur en série m’attend quelque part pour me découper en rondelles, la pièce tombe, et je me précipite, telle un papillon sur une fleur gorgée de nectar, vers ma new kitchen.  J’entrouve la porte du frigo et elle fait le bruit caractéristique d’un frigo qui s’ouvre.  Victoiiiiiiiiiire : mon frigo est arrivé.  Enfin.  Après quinze jours d’expectative.  Zétaient censés me prévenir avant livraison (voire après, à défaut), mais zont rien fait, d’où l’effet surpriiiiiiiiiiiiiiiiiiiise.  Une belle surprise, qui m’évite depuis lors d’aller dans mon salon prendre mes victuailles, dans mon vieux frigo posé sur un vieux plaid qui se racrapote chaque fois que j’essaie de le refermer (le frigo).  Et maintenant, j’ai un frigo à hauteur d’homme, enfin de femme, pour mon vieux dos.

Par après, j’ai remarqué les signes du passage des zomdeméthé : le truc blanc c’était de la frigolite, mon paillasson avait été déplacé, de même qu’une passoire qui trainait sur le sol durant les travaux de peinture, et puis ma porte vers la terrasse pas fermée comme moi je le fais.

Je peux maintenant dormir tranquille : ma cuisine est terminée.

Une fois que mon vieux frigo aura rejoint sa famille adoptive, ce sera définitivement le bonheur total et incommensurable.

Vous ne voyez aucun lien entre mon billet d’hier et celui-ci, qui en est pourtant la suite ?

Y’a bien un lien…

Le lien, ce sont les cinq paquets de Siempre achetés la veille et qui traînaient sur ma table à l’heure ou, surpriiiiiiiiiiiiiiiiiise, les beaux livreurs bronzés tablettesdechocolatés de frigo sont venus chez moi… Et zut pour l’effet glamour de la célibataire qui les fait fantasmer la nuit…

31
jan

La suite

La suite de mon billet 'quatre fois dormir" est enfin en ligne... là, plus bas... bonne lecture, et sorry pour les mésaventures liées aux coupures de courant notamment...