9
jui

Drôle de spam...

Du spam, j'en vois de toutes sortes et de toutes couleurs.  En général, c'est pour me proposer d'enlarger my penis ou m'annoncer que j'ai gagné trois milliards de milliards de dollars.

Mais ce soir, j'ai du spam original ma bonne Dame :

du spam de l'institut pour l'étude et la préservation du baobab.

Va comprendre...

Et vous, c'et quoi votre spam le plus original ??????

31
mai

La photo souvenir du jour

Souvenir d'un mini-trip plein de surprises... par 30 degrés à l'ombre, ce qui m'a confirmé que non, le soleil et moi, on n'est pas amis, sauf à l'ombre...  Suis rentrée épuisée, mal partout, coups de soleil, portefeuille déprimé, mais de la musique plein la tête.

Question du jour : "c'était où où où où où ?" (librement inspiré par Lio, t'étais où où où où où, t'était où le grand méchant loup)

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23
mai

Mutation génétique spontanée

Vous le savez, depuis fin janvier, j'ai my new kitchen.  Plus si new que ça maintenant, déjà quasi quatre mois.

Quatre mois.

Quatre mois de vaisselles quotidiennes.

Quatre mois d'ordre maintenu dans mon living et ma cuisine.

Quatre mois d'ordre dans ma salle de bains.

Quatre mois de presqu'ordre dans ma chambre, le "presque" ayant disparu depuis hier.

Bon, pas quatre mois de maniaquerie, mais tout de même, la vaisselle tous les jours, le rangement régulier et l'aspirateur, voire le torchon, toutes les deux semaines, c'est un miracle miraculeusement miraculeux pour moi.

Et, cerise sur le gâteau, je fais des tentatives de cuisine.  Ce week-end par exemple, une succulente lasagne maison champignons, viande, tomate, crème de soja.  Un régal.  Sans oublier la mousse au chocolat maison comme dessert.  Et les tartes-crèpes aux pommes. 

Et vous savez le pire dans tout ça : je réalise que faire quelque chose de bon, ou ranger et avoir la satisfaction d'avoir un intérieur présentable (bordélique pour certains, mais hyper rangé pour moi), ben j'y prends goût.

Vous lisez bien, j'y prends goût.

Serais-je en train de me transformer en femme idéale ?

Et une illu de Camilla, piquée sur Planète, de circonstance...

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19
mai

J'ai testé la prise de sang (résultat de la photo mystère)

Oh, je vous rassure, ce n'est pas ma première fois, avec l'âge, ma bonne Dame, on s'habitue petit à petit aux prises de sang.  Et puis, ma doctoresse chérie, ben l'autre fois, y'a deux ans déjà, elle m'a dit "à votre âge, c'est bien de faire une prise de sang par an pour vérifier si tout va bien".

"A votre âge".

La garce. 

Je me disais pas plus tard qu'il y a une heure, enfin je l'écrivais à une amie à qui je donnais des news de ma santé après avoir lu les news de sa santé à elle, qu'on devait vieillir vachement pour en être arrivées là, nous qui, étant ados, nous contentions de parler de notre prochain hamburger ou de notre mémorable beuverie aux fêtes de Wallonie avec ascension douloureuse de lits superposés, qué souvenir.

Bref, j'ai testé la prise de sang.

Hier matin.

A l'aube.

A jeun.

Je ne suis pas stressée.  Pas de douleur lors d'une prise de sang, à peine un petit pincement.  Mais je n'aime pas cette sensation qu'on va rentrer dans ma veine.  Et j'aime encore moins cette sensation que mon sang va être extrait de ma veine.  Mais j'assume.  Et j'y vais seule, c'est ça grandir.  Je n'aime pas grandir, j'aimerais encore avoir cinq ans et aller faire ma prise de sang accompagnée puis recevoir une sucette.

A peine entrée, je repère plein de jouets et un joli lapin-doudou censé consoler les angoisses.  Et là, je me dis, comme le chantait je sais plus qui (Mélody ?) "y'a pas que les grands qui aiment", qu'il serait temps, dans les hostos, de réaliser que "y'a pas que les petits qui trouillent".

Passque, allongée sur ma table, garrotée jusqu'au cou(de), j'apprécierais un petit câlin consolant.

D'autant que le Mister prise de sang, ben il est pas moche.  Pas moche du tout.  Et gentil.  Et brun ténébreux.  Et alliancé.  Il me demande si j'ai peur.  Ah bon, ça se voit ?  Chuis livide ?  Je lui dis que non, même si je n'aime pas.  Et j'en profite pour placer une petite Anaïssade "de toute façon, si j'ai peur, je vous demanderai un jouet".  Il rit. 

Je sens le pincement et c'est parti.  Je ne regarde pas.  Si je vois mon sang, je m'évanouis, c'est aussi simple que ça.  Mister prise de sang me fait la causette en attendant, il doit être rodé, obligé de parler à tous les angoissés de la prise de sang.  On parle bureau.  Et sang.  Si ça tombe, c'est un vampire en intérim, hein. 

Une fois l'opération finie, il me dégarrote, mais ne me relâche pas.  Moi, je patiente.  Jusqu'à ce qu'il me dise qu'il continue à appuyer car y'a... et moi de l'interrompre "une hémorragie ?"  On rit.  Même pas peur.  Il se lance alors dans des explications auxquelles je ne pige rien, comme quoi l'aiguille serait passée d'une veine à l'autre, avec une pause-café dans la peau de mon bras, ou alors qu'en sortant de la veine elle est passée dans la peau, enfin, beurk, je préfère ne rien entendre et je ne tente pas d'en savoir plus, je souhaite juste rester vivante.  Il conclut "l'avantage c'est que vous n'aurez pas d'hématome".  Tant mieux.  Enfin on s'en fout, je n'ai jamais d'hématome suite à une prise de sang, à peine un petit point rouge ou mauve.

Quelques secondes plus tard, emballé c'est pesé, et sparadrapé.  Merci Mister prise de sang, à la prochaine.  Bye bye.

Quelques heures plus tard, au bureau, je matte mon sparadrap et je remarque un tout léger commencement d'hématome.  Strange.  Pas grave.

Quelques heures plus tard, je me désparadrape, et j'analyse les dégâts.  Pas d'hématome ?  ah ah ah, Mister prise de sang, c'était la plaisanterie du jour, ça. 

Et me voilà avec mon premier hématome post - prise de sang.

Vous trouvez pas qu'il a des airs de statue inca, mon hématome ?

Mister prise de sang, je vous pardonne, avec une petite gueule d'amour comme la vôtre, je ne cracherais pas sur un prochain hématome pour le plaisir de vous revoir...

(la photo date d'hier, aujourd'hui ça a viré au mauve... les paris sont ouverts : pour quand le vert et jaune ?)

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2
mai

Opération bricolons en cœur

En ce vendredi sordide du mois de février dernier, tant niveau humeur que niveau météo, je décide d’arrêter d’écouter Sophie Davant et ses invités de Toute une histoire me raconter combien ils ont vécu un truc extraordinairement extraordinaire, romantiquement romantique et passionnément passionnant un 14 février, pour aller chercher de la peinture verte et de la colle à bois.

Peinture verte pour faire les retouches dans ma cuisine, suite aux quelques coups faits, par moi et par mes hommes de métché, et suite au fait que mes nouveaux meubles sont d’un côté un chouia moins larges que les précédents, ce qui est une super mauvaise nouvelle.  Mauvaise nouvelle, mais alléluia, il existe des magasins de bricolage en Gelbique.

Je quitte donc mon home sweet home et me rends dans un magasin de bricolage, vous l’aviez deviné.

Il me faut deux choses : de la colle à bois et de la peinture verte De Keyn, vous l’aviez aussi deviné.

Pour la petite histoire, en matière de peinture, j’ai pris l’habitude de transvaser mes restes dans un (faux) tupperware, afin qu’ils ne sèchent plus dans leurs pots mal refermés (c’est du vécu).  Et cela m’a bien souvent été utile par le passé.  Sauf que j’ai dû oublier mes bonnes résolutions y’a quelques années quand j’ai repeint ma cuisine, car je n’ai pas retrouvé le moindre reste, diantre.

A mon arrivée, je me rue sur le rayon colle à bois, lequel est situé près de la soufflerie de chauffage.  Température moyenne sur place, 64 degrés celcius.  Un bout d’enfer ayant migré dans un magasin de bricolage, je vous le dis.  Impossible de rester plus de 30 secondes sans risquer la mort immédiate.  30 secondes qui me suffiront à réaliser qu’en matière de colle à bois, seuls des pots de 55 litres sont dispos, le rayon des pots de 250 ml ayant été vidé, genre une guerre nucléaire se prépare et tout le monde a fait des provisions car c’est bien connu, en cas de guerre nucléaire, faut stocker de la colle à bois.

Je déserte donc les lieux et me rends au rayon peintures.  Et je découvre, ô drame incommensurable, que De Keyn ne fait plus de peinture verte, ou plutôt que la peinture De Keyn n’est plus à vendre.  A l’époque où j’ai acheté ma peinture verte, le vert n’était pas super à la mode et c’était la seule marque qui proposait un joli vert vif.  En 2011, tout à changé, le vert est super tendance et on en trouve dans toutes les nuances, du kiwi à la pomme en passant par la banane pas mûre.  Mais plus de vert De Keyn.

Je rentre chez moi, désespérée, portefeuille plein mais sac de courses vide.

Et je décide, de mes blanches mains de bricoleuse, de concocter moi-même un mélange vert.  J’ai des litres de latex blanc en stock.  Et j’ai de l’acrylique pour peinture artistique en stock également.  Le bonheur.  Pour avoir du vert clair, Anaïs, rappelle-toi de ton cercle chromatique.  Vert foncé + blanc = vert clair.  Mais vert sapin foncé + blanc = vert clair type salle de bains, vert d’eau quoi. Pas vert vif.  Et je réalise que ça manque de jaune, voilà voilà.  J’ajoute du jaune, et le tour est joué.  J’obtiens le même vert, je vous le jure.  

Je suis géniale.

Je suis la pro de la déclaration.

Je suis the best bricoleuse du siècle.

Je fais mes retouches.

Qui sèchent.

Et provoquent un éclaircissement du vert.

Je suis nulle.

Archi nulle.

J’aurais dû le savoir qu’en séchant, une couleur se modifie légèrement.

J’écris alors à De Keyn pour savoir si je peux pas commander un chtit litre, allez, par pitié.

Ne m’ont jamais répondu, les vilains pas beau.

Alors j’ai « tantpissé » (tantpisser : verbe signifiant abandonner la lutte, jeter l’éponge) et décidé de passer le reste de ma vie avec des retouches vertes ratées.

Jusqu’à ce jour d’avril. Avril fut pour moi le mois de la peinture compulsive : j’ai peint mes cinq étagères en métal, mes décorations en métal marron, mes décorations en métal argenté, ma table de jardin grise et mon mur du jardin, sans oublier une chtite retouche sur mon HLM pour insectes, repeint en rose foncé plutôt que rouge, pour qu’il s’assortisse à mes lampions solaires roses Ikéa.  Hé, la pro de la déco, c’est moi.

Donc, ce jour d’avril…

Où j’ai été ranger un autre (faux) tupperware rempli d’un reste de peinture.

Où j’ai vu un tupperware traîner.

Rempli de peinture verte.

De Keyn.

Y’a un dieu pour les bordéliques bricoleuses, je vous le dis.

Allez, je vous laisse, je vais retoucher mes retouches.