16
jui

La phrase qui tue...

Hier, nous discutons d'une personne, euh, disons, un tantinet enrobée.  Pas de son surpoids non, chacun sa vie, chacun ses kilos hein, mais de ses fringues, euh, disons, très mal adaptées, trop moulantes, plutôt faites pour Kate Moss que pour Marianne James.

Et vu que j'avais revêtu un abominable short des neiges, because mes travaux de peinture du plancher de ma salle-de-bains, short que je prétendais "en hommage à la personne en question", j'ajoute au sujet de cet abominable short des neiges "enfin moi ça me va tout de même, non ?"

Et mon amie (à ce moment j'ignorais encore qu'elle venait de passer de la case "amie" à la case "ex amie") de me répondre "ben oui ça te va, même si tu as trois kilos de trop".

Et moi "hein, mais j'ai pas trois kilos de trop".

Et elle de se rattraper "non, je voulais dire, ben oui, malgré ton BMI trop élevé".

Euh, ça doit vouloir être ça, se rattraper en faisant encoooooore pire...

Non mais, tu sais ce qu'il te dit mon BMI ?

Désormais, je ne répondrai plus à ceusses qui m'importunent "kiss my ass", mais "kiss my BMI", non mais.

Et vous, la dernière phrase qui tue que vous ayez entendue à votre propos, c'était quoi ?

14
jui

La faute à pas de bol

Aujourd'hui, journée solennelle, j'ai terminé de décaper ma salle-de-bains.  Je m'en sortais indemne, à part une tendinite de l'index droit (celui qui pousse sur la spatule à gratter, le grattoir qu'on dit) et des courbatures dans le bras droit (que je vais avoir tout musclé alors que le gauche sera squelettique).  ça aura duré le temps de trois fois écouter Les dix commandements et une fois écouter Roméo et Juliette (je me refais l'intégrale de mes comédies musicales).

Reste à poncer et peindre.

Mais j'étais tellement joyeuse d'avoir fini de gratter cette couleur immonde, même si elle est encore visible, pour enlever le relief et transformer ces horreurs en joli plancher immaculé (savoir blanc, là oùsqu'on voit bien les cheveux et les poussières, tant qu'à faire) que j'ai eu un geste malvenu et paf, mon doigt sur le décapeur thermique encore bien chaud (hé ça monte à 500 degrés ces bestiaux là).  Fort heureusement, chuis pas atteinte de cette maladie qui fait qu'on ne sent pas la douleur, alors dans un réflexe salvateur, j'ai éloigné mon doigt.  Trop tard.

ça fait mal, un décapeur thermique sur un annulaire gauche, je vous le dis.

Heureusement que je ne me marie pas samedi, ouf ouf ouf.

12
jui

L'avant-après du plancher

Je sais que vous vous dites en ce moment "mais que fait Anaïs" (sur l'air de "mais que fait la police"), vu que je vous écris un tantinet moins en ce moment.  Et bien je fais de la musculation : poncer, frotter, grater et peindre.  Tout ça pour récupérer mon choli plancher qu'au départ je pensais recouvrir de vinyle/vynile/vinile/vi'nil' (ce mot ne devrait pas exister).

Le virus de la peinture, vous le savez, m'a atteinte en avril dernier (ça avait commencé en août, légèrement, avec mes peintures bordeaux et turquoise, agrémentées de stickers, souvenez-vous), alors, après la cuisine, les étagères de jardin et le mur du jardin, le vide s'est fait sentir et miracle, sauvée par le plancher, l'Anaïs.

Je vous montre le résultat provisoire, vu que les placards transformant cette petite pièce en dressing à la Sex & the City, arrivent dans deux mois jour pour jour, yesssss.

Avant, avec le tapis plain d'origine, très moche :

Photo 001.jpg

Pendant :

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Après :

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Après le décapage par bibi, au décapeur thermique et à la ponceuse, on ne dirait pas sur la photo, mais j'ai déjà enlevé une tonne de peinture et d'égaline (ça se remarque mieux à l'avant, entre la planche horizontale et les verticales), reste cependant la peinture incrustée, pire qu'une tache de gras :

Photo 014.jpg

Après le passage d'un pro et de sa grooooosse ponceuse (les endroits non poncés accueilleront le placard en L) :

Photo 024.jpg

Je reprends les choses en main et la vitrification commence - remarquez au passage que j'ai enlevé le vinyle de la salle de bain, qui jouxte le dressing, pour récupérer le même plancher, encore plus mieux recouvert de crasse, même que l'ancien proprio a noté les dimensions de la pièce au gros marqueur sur le plancher, ben voyons - dès demain, je décape légèrement et je peins en blanc, pour obtenir une ambiance "Provence anglaise" :

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Résultat final (plus que 62 fois dormir avant l'arrivée du dressing, yessss) - reste une tache grisâtre, because sans doute infiltration d'eau par le passé, tant pis, ça fait "charme d'antan" pour ce plancher qui a 80 ans cette année :

Photo 031.jpg

Petit bonus montrant bien l'avant-après :

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7
jui

Le packaging m'étonnera toujours

Je me suis acheté des crèmes au caramel Bonne-maman, avec un emballage en vichy rose comme dans le temps.

Sur l'emballage, petite précision "aux oeufs frais".

Ben encore heureux, je crois pas que les crèmes au caramel aux oeufs pourris soient autorisées par la loi.

6
jui

Les céréales, c'est mauvais pour la santé… malgré leur fort impact érotique

L’autre samedi j’ai décidé d’abandonner mes bonnes résolutions culinaires, qui riment avec cellulite dans le derrière.

Car à force de me préparer de bons petits déjeuners, genre des crèpes, du cake avec du choco home made ou du craquelin, voire du tiramisu spéculoos (non je rigole, jamais avant 13 heures, le tiramisu spéculoos), je vais finir par ne plus passer les portes, ma bonne Dame.

Donc, pour ma santé, mon cholestérol et mon gras, j’ai décidé, ce fameux autre samedi, de manger des céréales.

Aussi pour la santé de mon portefeuille, car c’était des céréales 100 % remboursées, tant qu’à faire.

Petit jus d’oranges pressées, petit lait de soja banane, gros bol de céréales et hop là paf youplaboum, je me vautre dans mon canapé pour mater l’intégrale d’Ally Mac Beal (que du bonheur, je vous en parle tout bientôt).

Et je déguste mes céréales.  Bon, clair que ça vaut pas mon cake ou mes crèpes, mais soit.  C’est pas mal.  Y’a des céréales au chocolat, des céréales enrobées de chocolat (nan, c’est pas pareille), et des céréales classiques.  Ça croustille sous la dent, dans la bouche c’est fondant.

Et entre deux scrontch scrontch, je sens un truc dur.  C’est là que je réalise que j’ai l’âge que j’ai : mes vieilles dents sont plus cap de machouiller des céréales correctement.  Déjà que je me suis cassée une dent sur une babelutte y’a dix ans, et une autre sur un dagobert y’a cinq ans, vlà que bientôt je me casserai la canine en mangeant un américain.  Va falloir me mouliner ma bouffe, à ce train-là.

Je sens à nouveau le truc dur dans ma bouche (argh, ai-je l’esprit mal tourné, ou cette expression a-t-elle un double sens et va-t-elle m’amener 124.789 lecteurs avides d’images fellationnesques ?) et je décide, pour préserver l’emplacement de mon futur dentier, de ne pas tenter le diable en le désagrégeant d’un coup de molaire.

Je décide d’avaler (aucune référence aux images dont question ci-avant non plus).  Tout rond.

Et j’avale.

Puis je continue ma dégustation (toujours aucune référence hein).

Genre dix minutes plus tard, je me pourlèche les dents, histoire de récupérer les petits bouts de céréales coincés partout.  Dieu aurait mieux fait de réfléchir avant de créer la bouche, passque bien souvent, quand je tente d’extraire des bouts de bidoche après mon repas du soir, je remange la tartine du matin, le jambon du midi, le bout de Raider (enfin de Twix) de 16h et j’en passe.  Un vrai garde-manger, de quoi tenir deux guerres.

Durant mon opération pourléchage de canines (et non de babines), je sens un énorme morceau de céréale coincé, que je tente en vain de déloger.  Je réalise alors que c’est pas une céréale, que c’est un bout de plomb qui « rebique ».  Et s’il rebique, c’est passque ma dent s’est cassée en deux, et que le plomb est resté scotché à la partie encore fichée dans la gencive (alléluia).  Tandis que la seconde moitié a disparu… vous l’aurez compris… dans mon estomac.

Etant donné que je ne pense pas que mon dentiste puisse la recoller, j’ai décidé de ne pas étaler mes crottes durant 48 heures pour récupérer ma demi-prémolaire, tant qu’à faire.

Tchu, les céréales, finalement, c’est ruinant pour la santé ET le portefeuille.

Illu de Ptitbordel.

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