14
aoû

Culture insomniaque

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Depuis une semaine, je ne dors pas, ou peu, passque j'ai une culture parisienne en travers de la gorge.

Au sens propre, j'entends. Mais bon on s'en fout, le sujet du jour n'est pas ma gorge, mais mes nuits blanches.

Pour tromper l'ennui, je laisse la TV allumée, et je somnole vaguement, allant d'une émission à l'autre.

Et de me rappeler le (bon) vieux temps du siècle dernier quand j'étais môme et que la nuit nous offrait un seul spectacle : la mire.

Keskon devait s'ennuyer en tant qu'insomniaque, au (pas si bon) vieux temps du siècle dernier quand j'étais môme.

Ici, je vais vous dire, c'est trop waw la variété de trucs qu'on peut voir à la TV, la nuit.

Je fais l'impasse sur les chaînes privées belges, qui ne proposent que des jeux surtaxés et des trucs de voyance ou d'amour par sms,

J'ai ainsi pu découvrir, au fil des nuits :

- la vie des varans, ou des dragons de komodo, mais non c'était les varans, ces horribles bazars issus du crétacé qui n'ont pour seul ennemi que le crocodile, c'est dire (j'en veux pas un chez moi, c'est clair et net)

- la vie des miss France pendant et après leur règne (paillettes, gloire et retour sur terre)

- la vie des dinosaures au moment où elle s'arrête (ce truc m'a encore plus empêchée de dormir, les dinosaures qui fondent, explosent ou se font trouer les ailes – ouais, certains dinos ont des ailes comme Eliot le Dragon po po po po po pom – par des trucs enflammés, à côté de ça Jurassic Parc, c'est les bisounours)

- la vie des femmes agricultrices ou ayant/voulant une exploitation vinicole (captivant, le fait que les femmes sont plus douées en œnologie que les hommes)

- une plongée dans l'univers musical de Prokofiev, avec une présentation captivante destinée aux enfants, du ballet Roméo et Juliette (mon meilleur moment d'insomnie, un 10/10)

- les difficultés d'agriculteurs d'un pays d'Afrique (bah ça a duré cinq minutes, j'ai pas tout bien retiendu)

- une série policière dont je ne connaîtrai jamais la fin (mais c'était qui l'assassin de tout le personnel de la banque ?) because j'ai fini par m'endormir

- le roi de la vente de voitures (qui ne la vendra pourtant pas cette fois ci)

- la mobilisation habituelle pour rénover une maison, larmes, applaudissements et solidarité à l'appui (mais là je me suis totalement endormie, un bon somnifère, pourtant, avant, j'aimais bien cette émission)

Allez, bonne nuit...

12
aoû

Le mystère de la coulée brune

Un jour, chez moi, voulant ramasser un papier qui traîne sur le sol près de mon porte journaux (depuis quelques jours, shame on me and on my bordel absolute), je découvre qu'il colle, le papier.

Il est englué dans une coulée brun clair, un peu transparente, de la couleur du coca.

Ayant trois fauves à la maison, je me méfie toujours des coulées que je découvre, alors je m'approche prudemment, je nettoie, je hume la chose. Elle ne sent ni le vomi félin ni la crotte féline (ouf), mais un peu le caramel.

Je repense alors au coca, sachant que mon toutnu a déjà renversé plusieurs fois mon verre de coca, que j'ai le malheur de laisser traîner par terre comme les papiers (shame on me blablabla). Mais comment du coca (light) pourrait-il se transformer en plaque un peu collante, un peu gluante ? Je ne me l'explique pas.

Alors je nettoie, puis j'oublie.

Et ce matin, me penchant vers mon porte journaux : rebelotte. Une nouvelle coulée. Nan mais allô quoi, keskeséksebinz ? Plus besoin de humer avec circonspection, je sais que la substance n'est pas dangereuse, mais d'où vient-elle ?

Je vide alors mon porte journaux, dans un éclair de lucidité, me souvenant de ces délicieux bonbons au miel bio que j'y avais entreposé, bordélique que je suis (shame on me ter).

Et bien c'est dingue comme comme des bonbons au miel bio peuvent se liquéfier au contact du transformateur d'un pc portable.

Dingue.

7
jui

tiercé félin gagnant !

Aujourd'hui Iguaï a gagné le tiercé des bêtises félines, dans l'ordre...

D'abord, on commence en douceur avec le roulé boulé au sommet de la tour de séchage, histoire de déjà bien saloper les plaids à peine sortis de la machine. Je ne me plains pas, il n'a pas tout fait tomber comme la dernière fois, sur moi, qui lézardais sur mon transat, avec un atterrissage du bestiau dans le bac à nénuphars (oups, ça mouille).

Ensuite on se fait piquer la papatte par une bestiole sans doute zébrée, pour faire gonfler les orteils et faire ressortir les traces de bronzage.

Et last but not least, on chope, enfin, son premier oiseau, qu'on transforme en cadavre sanglant et qu'on transporte partout avec soi, avec refus formel de le lâcher et grognement en conséquence (j'ignorais que mon petit toutnu pouvait grogner aussi fort).  En désespoir de cause, j'ai tenté de faire appel à un ami, savoir à mon voisinage, pour desserrer la mâchoire du fauve, mais, match de foot Belgique-Tunisie oblige, zont pas voulu m'ouvrir. Et me vlà en tongs sur le trottoir avec mon toutnu et son cadavre dans le museau, voyant au loin deux dames arriver... J'ose, j'ose pas ? J'ose...

Elle "oh vous aviez perdu votre chat ?"

Moi "n'ayez pas peur, il a un oiseau mort dans la gueule, je ne parviens pas à le lui faire lâcher".

Et, telle Zorrette sur son destrier, même pas peur, elle a résolu mon problème. Qu'elle en soit remerciée à tout jamais.

Depuis, le toutnu erre comme une âme en peine à la recherche de son jouet.

Allez, je vais jouer au nettoyeur de scène de crime maintenant...

(PS je précise que j'avais constaté le décès de l'oiseau tout de go, sinon j'aurais d'abord veillé à le sauver avant de saisir mon appareil. Mais d'expérience, je n'ai jamais pu sauver un oiseau, j'ai même dû abréger les souffrances de deux, proies de mes fauvesses)

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13
nov

J’ai testé « acheter une liseuse Kindle »

Août 2013 : «  les livres numériques ma bonne Dame, très peu pour moi, jamais de la vie, moi je dois tenir le livre, le feuilleter, sentir son papier se froisser, le respirer, l’avoir dans ma bibliothèque avec ses 850 petits amis »

Septembre 2013 : « les livres numériques ma bonne Dame, c’est sensas, ça ouvre la porte à plein de découvertes, c’est pratique, c’est facile, et voilà ».

Et oui, y’a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, paraît-il…

Entre août et septembre, avec Rachel Colas, on s’est lancées dans l’aventure Kindle, elle m’a montré sa toute jolie liseuse en couleur digitale et tutti quanti, et j’avoue que j’ai bavé.

Puis petit à petit, découvrant ce big progrès de la mort qui tue, bien forcée, vu que je mettais tous mes petits écrits en Kindle, merci Rachou de cette super idée, ben ça a commencé à me titiller.

« J’en veux une ».

« Nan allez pas ton truc, toi te faut du livre ».

« J’en veux une ».

« Nan, t’aimeras pas ».

« J’en veux une ».

« Bon okeye ».

(Dialogue avec me, myself and I, of course).

Et me vlà sur Amazon, pour acheter ma liseuse.

Pas livrable en Gelbique, keskesèksebinz ?

Ben non, pour d’obscures raisons de droits ou du genre quoi, impossible d’avoir une liseuse sur amazon.fr livrée en Belgique.

C’est nul.

Faut l’acheter sur amazon.com, où elle passe de 79 eur (en dollars), à genre 129 eur, avec les droits de douane, de taxe, de change et tuti quanti.

J’en veux plus.

Mais en fait si j’en veux.

Alors, à force de tergiverser, d’entendre Rachel (toujours elle, elle est mon ange gardien) me proposer de me la ramener de France quand elle irait y chercher un colis, je fonce et franchis ce pas décisif.

Ce 31 octobre 2013, quelques heures avant le lancement du Nanowrimo, je m'offre ma liseuse. Et une housse. Mauve. Et un chargeur. Inutile, j’en avais déjà un avec mon ipod, tchu. Youpi tralala youplaboum, chuis contente.

Reste à attendre son arrivée.

Tic tac tic tac tic tac, c’est long.

Je vous passe les détails de mes angoisses existentielles, et puis non : eske je vais savoir m’en servir, eskelle va transférer mon stock de livre du pc, eske ça va pas tomber en panne et comment ske je vais faire si jamais, et patati patata.

Et hier, tadaaaaaaaaaaaam, excursion en France et retour de la bête.

Et aujourd’hui, tadaaaaaaaaam, grâce à mon adorable voisine qui a été me la chercher sur sa pétrolette à roulette pendant que je peignais un joli truc à l’aquarelle (après des raisins qui ressemblent à des prunes et une pomme qui ressemble à une pêche, j’ai enfin réussi à peindre un truc qui ressemble à ce qu’il doit ressembler, et même que je trouve ça joli même si c’est pas fini).

Je rentre chez moi et tadaaaaaaaaaaaaaam, keske je trouve sur ma table ?

Ouais, ça !

 

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Danse de la joie.

Elle a l’air jolie hein, mais la housse elle est mal fichue, elle cache les boutons, tchu. ça m'apprendra à acheter du cheap.

Enfin soit, danse de la joie.

Angoisses existentielles.

Je branche la bête, qui se charge.

J’allume la bête, qui me demander de m’inscrive via le wifi (ouf j’ai le wifi depuis deux ans, sauvée).

Il me trouve plein de comptes Voo, chuis sûre que c’est mon voisinage, moi c’est pas Voo et moi il me trouve pas.

Sacrebleu.

Diantre.

Angoisse existentielle.

Puis, miracle, je repousse sur « inscription », et ça me trouve mon wifi.

Alléluia.

Ma Kindle me dit bonjour. Elle est polie.

Elle me demande qui je suis.

Ben Anaïs.

Je dois donc encoder mes mots de passe et mail Amazon, pour qu’elle retrouve mes livres, eskelle va les retrouver, allez on y croit.

Je dois encoder l’adresse là à droite, anaisvalente et patati hotmail point be.

J’encode tout correctement, puis je foire pour passer au mot de passe.

Je recommence.

J’encode anairvalente, puis je réussis à encoder le mot de passe.

Message « ce compte n’existe pas. »

Rhaaaaaaaaaaaaaaaa je veux mourir, on me retrouve pas, je vais perdre tous mes livres, achevez-moi, on achève bien les chevaux.

Puis je vois anair, je m’appelle pas anair, mais anais.

Je réencode.

Et par erreur je pousse sur je sais pas quoi et je retourne au menu principal.

Rester calme.

Me débarrasser du Toutnu qui me colle et m’éneeeeeeeeeeeerve. Il paie mes erreurs car pas de câlin tant que ma liseuse marche pas, na.

Je réencode. Mail. Mot de passe.

Bingo.

J’ai 68 livres dans ma liseuse.  A un près ce serait une kindle érotique…

On m’a bien dit de charger mes livres, car c’est pas parce que tu le vois qu’il est là.

Je me dis que je vais charger les nôtres avec Rachou, et vous faire une jolie photo de la première page, pas de la couverture car j’ai pris une kindle basique, celle à 59 eur (79 au début du billet, mais en promo maintenant), en noir et blanc, et on voit même pas les couvertures, c’est nul. Mais un livre ça sert à être lu, pas à admirer la couverture.

J’ai sept pages de livres.

Mais je parviens pas à passer à la seconde page.

Je me dis que je vais charger les 67 premiers, vu qu’avec ma chance et mon nom, le mien sera dernier. Et je l'ouvrirai pour la photo.

Je charge, je charge, je charge, et je repasse par la page d’accueil.

Mais après 6 livres, la ligne bibliothèque du menu d’accueil, ben elle est passée en page deux.

Ah ah ah, et ça vous fait rire ?

Moi pas, je sais pas passer à la seconde page…

Donc j’ai encore rien lu, j'ai accès à six livres, mais je vais lire le mode d’emploi, j’espère que c’est une version blonde… sinon chuis foutue.

Et dire que si j’avais écrit un billet intitulé « j’ai testé lire un livre », il se serait résumé en ces mots : j’ai pris mon livre, j’ai ouvert mon livre, j’ai lu mon livre.

J’ai encore du taf pour parvenir à lire un livre sur ma liseuse…

Mais je l'aime déjà d'amour.

24
jui

J'ai testé coucher dehors (à la belle étoile)

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Souvenez-vous, y'a six ans (déjà) j'avais testé vivre nue, ce qui me vaut encore plein plein de visites sur ce blog (bande de petits pervers va).

Cette fois, j'ai décidé de tester coucher dehors, mais pas nue, ça sera peut-être pour une prochaine fois.

Quand je dis "coucher dehors", j'entends "passer la nuit dehors".

Et quand je dis "j'ai testé", j'entends "j'ai pas eu le choix, question de survie de ma vieille carcasse".

Lundi soir.  22h30.  Canicule.  28 degrés dehors.  28 dedans, mais sans un pet de vent.  29,5 dans ma chambre.

Je suis dehors, en nage encore, et je me dis que je suis incapable de dormir dans mon lit, dans cette chambre où l'air circule mal, avec les bouffées de chaleur qui me terrassent toutes les dix minutes, surtout le soir et la nuit, les garces immondes (les bouffées de chaleur devraient être interdites par la loi, voilà à quoi devrait servir un gouvernement, à promulguer des lois utiles à la population).

Ma décision est prise, je vais dormir dehors.  J'avais déjà tenté l'expérience lors d'une précédente canicule, mais j'avais finalement regagné mon petit lit sur le coup d'une heure du mat.

Cette fois, ça sera toute la nuit, moi, la lune et les étoiles.  So romantique, en plus.

Je cherche la grande ourse, qu'on m'a encore montrée récemment, avec son étoile, euh, du berger, du nord, polaire… décidément il est écrit que je ne mémoriserai jamais le nom de cette étoile et que je la confondrai toujours avec Venus.  Tant pis, on mettra ça en épitaphe sur ma tombe "là-haut, maintenant, puisse-t-elle avoir compris laquelle est la polaire".

Je la trouve pas, pas assez noir, ça va viendre, et puis j'ai toute la nuit pour l'admirer...

J'entreprends alors un chtit déménagement qui me fait suer comme un bœuf ménopausé.

Bah oui, il en faut des trucs pour passer la nuit dehors :

Installer un coussin sur mon lit de jardin (because j'ai pas de matelas gonflable ni rien d'autre pour bien dormir, je m'avachirai sur mon transat, très peu confortable).

Y adjoindre deux gros coussins moelleux pour le confort de mes fesses et de ma tête.

Prévoir un plaid épais pour la fraîcheur qui risque d'arriver.

Ajouter un petit verre de jus d'agrumes passque préparer tout ça, ça donne chaud chaud chaud.

Allumer une loupiote, même si mes petites lampes solaires font que la nuit n'est pas vraiment noire, et c'est tant mieux.

Installer mon pc pour m'endormir en regardant Orange is the new black, la nouvelle série made by ceusses qui ont fait Weeds paraît, vraiment pas mal, je vous la conseille, elle vient de commencer disent-ils mais y'a déjà 12 épisodes, je pige pas trop.

Voilà, chuis prête, je m'installe confortablement comme sur une couchette de prisonnier, je bois mon petit jus de réconfort après l'effort, je lance ma série, avec mes écouteurs, pour pas déranger mes voisins, et je pose ma tête sur mon coussin/oreiller, profitant de la fraîcheur toute relative qui commence à envahir l'atmosphère.

J'en suis à me dire que c'est presque le bonheur, lorsque je sens une masse s'abattre sur moi, comme sur un trampoline, suivie par une seconde masse, toute aussi joyeuse.  Le rat et la souris, tout heureux de ma présence nocturne inattendue, s'en donnent à cœur joie, et que je sautille, et que je "va-et-vienne" sur ma carcasse, et que je me frotte de bonheur, et que je bouge et bouge encore.  Un enfer.

Une heure plus tard, les bestiaux sont calmés, ou presque, mon épisode se termine, et mes paupières se ferment. 

Moment idéal pour fermer mon pc, enlever mes lunettes et rejoindre morphée pour une nuit romantique au clair de lune.

Je ferme les yeux.

Et je réalise combien la nuit est bruyante.

Chez mes voisins, en journée, une petite pièce d'eau dispense un clapotis tout léger tout agréable.  J'adore.  Ça fait vacances.  Ça rafraîchit l'ambiance.  Ça donne envie de pisser.  Mais là, en pleine nuit, je me croirais aux chutes du Niagara.  L'enfer au carré.

Bon, n'y pense pas Anaïs, concentre-toi plutôt sur le ronflement des bestiaux qui ont élu domicile dans ton cou et sur ta tête, dans un élan d'amour infini.  Ah, c'est sûr qu'ils m'aiment, ces bestiaux.  Et moi je les aime autant que le bruit d'eau voisin, à la folie, dans le sens "devenir folle et tout casser".  L'enfer au cube.

Bon, je scrute les étoiles, histoire de me calmer.  Sauf que sans lunettes, je vois que du noir complet, du noir intense, point d'étoiles.

Alors je m'emmitoufle dans mon plaid douillet, because il commence à faire vachement frisquet, en cette nuit de canicule, et je ferme les yeux, je veux dormir, je vais dormir.

Je dors pas.

Et puis y'a une moustique, là, près de ma joue, je l'entends tournicoter, chercher la meilleure position pour me piquer.  Je la chasse d'un coup de main habille, me flanquant une gifle pour l'occasion, et je m'enterre sous mon plaid, histoire de ne laisser à cette moustique aucune parcelle accessible.

Et ça me donne chaud, mais chaud.  Passque dormir dehors pour échapper aux bouffées de chaleur ne fait pas échapper aux bouffées de chaleur.  Et passqu'avoir des bouffées de chaleur en étant en nem dans un plaid, c'est l'enfer puissance 4, pire encore que dans une chambre où on n'a pas froid, ou si peu.  Je passe donc mon temps à mourir de chaud, dérouler mon nem, frissonner, réinstaller mon nem, et ainsi de suite jusqu'à 3h30 du mat, où je suis terrassée par une folle envie de faire pipi (note pour plus tard : plus jamais le jus d'agrume en pré-dodo).

Je me lève donc dans le but de me soulager et de mettre un petit gilet, histoire d'avoir moins froid lorsque je ne suis pas "plaidée", et de mourir encore plus d'hyperthermie dans le cas contraire... passque comme disait le Renard, rien n'est parfait.

Une fois dans ma chambre, je repère mon lit.

Mon grand lit.

Mon accueillant lit.

Mon chaud très très chaud lit (28,9 degrés encore).

Je m'y jette voluptueusement, attirée comme par un aimant, et je m'endors immédiatement, pour quatre magnifiques heures de sommeil enfin réparateur.

Le lendemain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, mes coussins, mon plaid et mon pc sont eux aussi bien blanchis par la rosée matinale, me confirmant que faire dodo dehors, c'est vraiment pas la panacée universelle…