8
avr

Scène d'un bus quotidien

A l’arrêt, du monde.

Debout, ce monde, sauf deux.  Deux personnes, assises, par la force des choses.  En fauteuil roulant. 

Le bus arrive, elles restent sur le trottoir, avec leurs accompagnateurs. 

Une fois que nous sommes tous entrées, et ça fait du monde, un des accompagnateurs s’adresse gentiment au chauffeur « bonjour, nous sommes avec deux personnes en fauteuil, pouvez-vous ouvrir la plate-forme s’il vous plait ? »

Les bus sont équipés, désormais (enfin peut-être pas tous, mais certaines lignes) d’un accès handicapé, via une plate-forme à l’arrière.

Et le chauffeur de répondre sèchement « non, elle le fonctionne pas ».

Oups, super, les bus, dans ce cas.  Il fait pas bon être handicapé, de nos jours.  Note qu’on ne dit pas handicapé, on dit personne à mobilité réduite, on ne dit pas aveugle mais non-voyant, ni sourd mais non-entendant, question de vocabulaire, because le résultat est le même.

Mais l’accompagnateur ne se laisse pas intimider, il connaît son affaire, il doit vivre ça quotidiennement, ce genre de refus glaciel.  Moi j’ai déjà vécu ça une fois, cette histoire de plate-forme, elle était électrique et s’ouvrait avec un bruit strident d’avertissement.  La vie moderne.

Je pense donc à une panne électrique.  Que nenni, et tous le savent : celle-là, de plate-forme, n’est pas électrique mais manuelle.  Juste de la mauvaise volonté de la part du chauffeur, semble-t-il, puisque l’accompagnateur insiste « mais enfin, c’est manuel, il suffit donc de l’ouvrir ».

Le chauffeur se voit donc contraint d’obtempérer, avec un enthousiasme digne de celui du Schtroumpf grincheux face à une blague hilarante qu’on lui raconterait.  Il souffle, tire, pousse, tente tant bien que mal, et plutôt mal que bien, d’ouvrir cette plate-forme, puis, saisit un genre de crochet, et sous les encouragements de l’accompagnateur, parvient enfin à déplier la chose et à permettre l’accès à nos deux futurs passagers déjà assis.  Tout cela sous le regarde toujours bienveillant et souriant de l’accompagnateur, rôdé à ce genre de problème, semble-t-il.  Sa gentillesse et ses propositions d’aide ont finalement rendu le chauffeur nettement plus motivé et serviable.  Et la plate-forme est opérationnelle, alléluia.

Mon admiration pour cette personne, qui ne s’est jamais départie de son sourire, alors que moi, en réponse au « non, elle le fonctionne pas », signe d’une mauvaise foi et d’une paresse crasse, j’aurais déjà hurlé « tu vas l’ouvrir ta putain de plate-forme, espèce de fainéant égoïste anti-handicapés ».  Ce qui aurait été une mauvaise réaction, je le conçois… et je le conçois encore plus aisément aujourd’hui, car ce billet a été écrit jeudi, avant le drame qui s’est joué hier à Bruxelles, entraînant la mort d’un contrôleur de la STIB suite à ce qui semble être un accès de violence inacceptable et j’en viens à me dire que si chacun y mettait un peu du sien dans notre société, tout irait bien mieux.  Si les passagers disaient bonjour, payaient leur trajet et cédaient leurs places aux plus faibles – ce que je ne fais pas toujours, depuis que j’ai même pas eu un merci en réponse à mon geste. Si les chauffeurs respectaient également les plus faibles en roulant normalement, en attendant que les petits vieux soient assis avant de démarrer comme des hystériques, que les petites vieilles comme moi soient descendues avant de fermer les portes.  Si, si, si… ben tout irait mieux.  Si la violence ne devenait pas la réponse à tout problème actuellement.  Si la malhonnêteté n’était plus la norme.  Bref, si la phrase indiquée dans les bus « pour votre sécurité, le respect du code de la route doit primer sur le respect de l’horaire » se transformait en « pour notre bonheur à tous, le respect du code de la route et de la personne humaine doit primer sur tout autre chose », tout irait pour le mieux.

Je crois à Papa Noël ?  Nan, juste au miracle pascal.

 

7
avr

J’ai testé le cinéma érotique en plein air namurois

Après cette étrange rencontre devant une assiette de mezze vide (la madame elle m’a dit que la douleur augmenterait dans les heures suivant son intervention, et là j’ai vachement mal, vachement, ça doit être bon signe hein, dieu des sciences dentaires ?), nous déambulons un peu en ville, pour un léger shopping.

Saoulées par les essayages, dont nous ne sommes plus très fan depuis un petit temps (incroyable, moi qui savais passer tout mon samedi à shoppinger, de 9 à 18h avec une brève interruption à midi, actuellement, deux magasins et j’en ai déjà marre), nous repérons un banc tout beau, en bois tout neuf, sur l’espace de rencontre de la place de l’Ange.  Un beau banc en bois tout neuf, au soleil.

Ni une ni deux, nous vlà installées sur ce banc, à profiter des rayons chaleureux, malgré le fond de l’air, qui est froid, laïla laïla. Bonheur.

En face de nous, un couple.  Un jeune couple.  Du moins d’après ce qu’ils laissent entrevoir.  Jeans.  Baskets.  Birkenstock.  Brrrr, Birkenstock, par ce temps frisquounet, oui, ça doit être des jeunes.  Elle a ses jambes posées sur lui, à califourchon, à tchipette comme on dirait chez moi.  Leurs mains se touchent.  Leurs visages sont scotchés l’un à l’autre.  Ils s’embrassent encore et encore. Les cheveux longs nous cachent une partie du spectacle, mais la passion est palpable dans l’air.  Chaque parcelle d’oxygène qui les entoure rejette des atomes d’érotisme, qui volent jusqu’à nous.

Et nous matons. 

En nous disant que nous n’agirions pas de la sorte, pas à ce point, pas en public.  Eux oui, pas nous.  Que nenni.  Mais ça semble si bon…

Voyeuses.  Mais choquées.  Mais voyeuses tout de même.

Nous en sommes là de notre discussion et de notre observation quand un flash me traverse l’esprit.  Les Vamps.  C’est nous.  Pas les vamps au sens premier du terme, of course, mais Les vamps, Lucienne et Gisèle.  C’est nous.  Totalement nous.  Et c’est tout un art, d’être une vamp, croyez-moi, y’a la position du corps, un peu vouté, les mains jointes sur les genoux, le regard en biais, à la fois inquisiteur et rêveur, envieux et baveux.  Un art, je vous dis.

Et le spectacle continue encore et encore, leurs visages ne peuvent toujours pas se détacher, ou alors un bref instant, l’espace d’un regard, pour se retrouver de plus belle.  Leurs lèvres se touchent quasi en permanence, dans un ballet alternant les contacts légers et la fougue passionnée.  Erotisme fou, je vous dis.  Parfois, ils se murmurent un petit truc inaudible, puis s’embrassent encore et encore et encore et encore.  Leurs corps semblent soudés dans une position où ils ne font qu’un, ou presque.  S’ils pouvaient faire moins qu’un, ils aimeraient cela, bien sûr.  Je ne parviens pas à ne pas les regarder, tellement c’est langoureux, tendre, beau et excitant à la fois.  Et de nous dire que, d’un coup d’un seul, ça nous donne des envies folles, et que si un mec passait par là, quel qu’il soit, ben on se ruerait dessus pour échanger un baiser du même style, voire plus si affinités, rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaa.  Est-ce l’impact du soleil sur nos peaux, de la scène qui s’offre à nous, du printemps qui frappe à la porte, peu importe, c’est ainsi.  Et nous les reluquons encore et encore, et ça me rappelle les paroles de cette chanson postée il y a peu sur mon profil, une de mes préférées du grand Jacques, Orly :

« Ils sont plus de deux mille
Et je ne vois qu’eux deux
Et je les sais qui parlent
Il doit lui dire « Je t’aime! »
Elle doit lui dire « Je t’aime! »
Je crois qu’ils sont en train
De ne rien se promettre
Ces deux-là sont trop maigres
Pour être malhonnêtes »

Les Vamps sont donc au cinéma.  Elles se repaissent du spectacle, puis décident de s’offrir une petite glace, afin que l’instant de bonheur soit totalement parfait.  A deux boules.  Orange sanguine et framboise pour l’une.  Fraise et noix de coco pour l’autre.  Deux boules sinon rien.  Toujours deux boules.  Jamais sans mes deux boules.  Nous allons chercher nos glaces séparément, histoire de ne pas nous faire piquer nos places au premier rang.

Une fois nos boules à disposition et prêtes à être dégustées, le drame se joue.  Le film est terminé.  Envolés, les tourtereaux.  Zont plié bagage et sont partis, main dans la main.  M’étonnerait pas qu’ils aient filé à la recherche d’un hôtel, après ces préliminaires ensoleillés (j'avais un doute sur le genre de ce mot, mais une recherche sur google m'a juste emmenée sur des forums sexe parlant de préliminaires masculins ou féminins, toute façon y'a plus de doute c'est bien un préliminaire).   

Reste un banc vide, du soleil, quatre boules de glace à engloutir, et deux Vamps mortes de rire, cherchant en vain à retrouver un peu d’érotisme dans cet air ambiant qui s’en est d’un coup totalement vidé.  Comme un soufflé qui retombe.  Ce carlin tout seul ?  Pas érotique.  Ce pigeon en quête de bouffe ?  Pas érotique.  Cet employé du Pizza hut affublé d’un tablier en plastique, fumant sa sèche ?  Pas érotique.  Ces jeunes collés à leur GSM ?  Pas érotique.  Cette femme qui trébuche sur l’espace rencontre, sans doute imaginé par quelqu’un qui n’a jamais marché en rue ?  Pas érotique.  Ce groupe qui abandonne une canette sur le banc, à vingt centimètres d’une poubelle (sacripants) pour ensuite la reprendre (gentils gamins) ?  Pas érotique.  Ces effluves de pizza Alscace ?  Pas érotique. Et nous, mangeant nos duos de boules ?  Pas érotique.

Pas érotique, non, mais tellement fun, somme toute.  Et tellement propice à des réflexions de Vamps que nous nous en donnons à cœur joie.  En veux-tu ?  En voilà ! Vamps, voire même (plénoasme) remake du Muppet show et de ses deux petits vieux.  Quel talent !  Et puis on chante aussi, du Mort Shuman.  Sorrow.  Un été de porcelaine.  En se dandinant.  Et d'imaginer d'autres Vamps, installées plus loin, nous observant, d'un regard en biais, à la fois inquisiteur et rêveur, envieux et baveux...

Voilà ce que j’appelle un moment parfait : gourmand, chaleureux, drôle, tendre et plein de sensualité dans l’air.

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20
mar

Scènes d’un grand magasin quotidien

Départ à Delheeez, avec mon Jimmy, alias mon caddie de courses, même que je l’ai acheté à Knokke, je me la pète grave de la mort qui tue la vie.

Mauvais pressentiment : ces courses vont me saouler.  Je suis d’une humeur de dogue, après une virée à la posssss’ belch’ une fois, pour récupérer des recommandés pourris, que j’ai failli ne pas avoir car il me manquait un document pourri, et finalement j’aurais préféré pas les avoir car ça m’annonce des nouvelles pourries. Bref mon humeur est pourrie.

Je zappe les légumes, chuis vraiment pas d’humeur à me transformer en lapin.  Mon humeur c’est pizza mousse au chocolat coca.

Les bonbons me tendent les bras pour me réconforter.  Ooooooooooooooooooh une valisette en métal rose fuchsia toute mignonne.  Ohhhhhhhhhhhhhhhhhhh dedans, quatre distributeurs Pez Hello Kitty.  Je veuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuux.  Je résiste.  T’es une grande fille Anaïs, résiste, prouve que tu existes.

En passant devant un petit écran, je déclenche une publicité hurlante pour des biscuits aux céréales.  Et chaque passage la redéclenche.  Exaspérant.  Horripilant.  Je m’enfuis vers les mousses au chocolat.

Au rayon américain, une bobonne traîne et m’empêche de me servir.  Elle squatte devant le rayon, tandis que je m’énerve.  Enfin mon tour.  Diantre y’a que des portions familiales, et les célibataires hein, vous y pensez ?  Je dégotte enfin une petite portion, mais c’est du qui pique. J’aime po quand ça pique. Quatre variétés d’américain, qu’ils ont, à Delheeez, faut le faire, quatre variétés, dingue, monde de consommation va : du qui pique, du martino (kekseksa ?), du aux herbes, du à l’ancienne.  J’échappe au pire en réalisant m’être trompée et je prends enfin ma portion d’américain à l’ancienne qui pique pas.

Direction le coca light.  Y’a pu. Kwaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa ?  Alerte alerte alerte, avis de recherche, coca light demandé en extrême urgence, question de vie ou de mort.  J’ai beau me rouler par terre en tapant de mes petits poings serrés, personne ne m’apporte mon précieux breuvage.  Soit.

Surgelés ensuite, pour la pizza.  Tiens, hier, ils offraient ce plat micro-ondes à l’achat de deux produits Igloo.  Et aujourd’hui, ils ont recouvert la pub Igloo de papier (mais on la voit encore nananère) et ils les vendent 2,79 eur, leurs plats.  C’est autorisé ça, ma bonne Dame, de revendre des produits offerts en cadeau la veille ?

Et puis, enfin, le moment ultime, le seul, l’unique, le vrai, le moment de bonheur intense : un présentoir plein de tic tac.  De tic tac fraises, les nouveaux, ceusses que j’ai vus à la TV, ceusses que je veux goutter, là de suite.

J’achète.

Je sors.

Je goutte.

Jolie première impression, puis ça se gâte grave.

Même pas bon. 

Déception.

Grosse déception.

Bien envie de retourner acheter mes distributeurs Pez Helly Kitty du coup.

Mais je résiste, désespérément.

Humeur pourrie.

Courses pourries.

4
jui

Scènes d'un moment de grâce quotidien

21 heures.

29 degrés à l'ombre.

Les briques rejettent encore la chaleur accumulée par cette journée caniculaire.

J'ai déserté l'extérieur à 14 heures déjà, après avoir tenté durant une demi-heure de faire un peu de peinture sur la terrasse.  Sensation d'insolation.  Rapide.  Je n'aime le soleil qu'à l'ombre.

21 heures.

Je tente une sortie.

Il fait encore chaud, mais d'une chaleur agréable, cette fois.

Temps d'arroser.

Ma lavande qui me prépare de quoi faire un chtit sachet.

La menthe, le persil, la ciboulette, dont les feuilles, et même les fleurs, pour la ciboulette, ont ravie mes papilles ces derniers jours.  J'apprends à en faire usage dans mes salades et taboulés.  Un pur bonheur.

Quelques pensées qui m'en inspirent...

Ma clématite lilas, qui m'offre des fleurs par dizaines.

Une vasque à bulbes dans laquelle j'ai ajouté de petites graines, reçues il y a quelques mois lors de funérailles, à planter en souvenir d'elle.  Chaque fois que je les arrose, j'y pense.  Pas encore de fleurs, mais j'ai bon espoir.

Une seconde clématite, qui ne fleurit pas.  Oh, surprise, une fleur.  Bordeaux.  Minuscule, au point que je ne l'avais pas remarquée.  Des boutons se préparent.

Une petite fraise, je la dévore.

Mon vieil hortensia, qui m'offrait des fleurs ternes et beigeasses l'an dernier, s'est remis au rose cette année, va comprendre.

Troisième clématite, pleine de boutons.  Pas de fleur encore.  Elles s'annoncent grosses.  Seront mauves, mais j'ignore dans quelle nuance.  La surprise est pour demain sans doute.

Les oiseaux, qui chantaient encore à tue-tête il y a peu, se sont soudainement tus. Heure du repos pour eux.

Pour moi aussi, j'ai fini d'arroser.

Je m'installe sur mon transat et je ne fais rien, sinon regarder.  La beauté de la nature qui s'épanouit à son échelle sur ma chtite terrasse.  Les lampes solaires qui, chacune à leur tour, commencent leur nuit. Sinon écouter.  Le silence.  Interrompu un bref instant par une valse de Vienne, dans le lointain.  Sinon sentir. L'odeur de la journée qui se termine.  Sinon ressentir.  Une quiétude infinie.

Un pur bonheur.

22 heures.  Il pleut.  Je rentre conclure mon moment de grâce avec une xième vision de "J'me sens pas belle", mon film chouchou, en mangeant un tiramisu spéculoos home made et en me désaltérant d'un jus d'abricot.

25
mai

Scènes d’un bus quotidien

 

Le fond de l’air est frais, laïlé, laïlé.

Le soleil est bien haut, laïlo, laïlo.

Dans le bus, vive le progrès, de la musique : Time of my life, de Dirty dancing.  J’aime.  Envie de me lover contre un homme, là, de suite.  Je n’ai à portée de main que mon vieux voisin de siège et son haleine d’ail.  Je m’abstiendrai.

Là, tout au fond, une rousse.  Les reflets du soleil qui pénètrent dans le bus exacerbent ses repousses toutes blanches.  Il est temps qu’elle fasse ses racines, ma bonne Dame.

Ooooooh, à la Maison de la culture, une apparition : deux énormes volatiles rouges.  Aigles ?  Buses ?  Faucons ?  Pigeons ?  Le bus va trop vite, pas le temps d’insister.  J’ai cru voir un rapace, me trompe-je ?

Non loin de moi, un bébé quotidien, qui grandit au fil des jours.  Il a des mini crocs aux pieds, keske c’est mignon quand c’est mini.

Sur le bus, un chien à laisse rose fuchsia m’implore, de ses yeux larmoyants et tendres, de l’emmener faire une promenade, la TV pourra attendre, merci Voo.

Une jeune femme transporte des roses rouges séchées.  Que compte-t-elle en faire ?  Un bricolage pour enfants ?  Un pot-pourri ?  Un dépôt sur une tombe ?  Ou est-ce un simple souvenir d’amour qu’elle emporte avec elle ?

Oooooh (bis), la Ville a mis des bacs géants à fleurs devant le C&A.  Joli.

Derrière moi, ça discute prénom.  « On n’est pas dans le monde de Disney hein ».  « Si ça tombe ils l’appelleront Arthur et planteront une épée dans le jardin pour voir comment il s’en sortira, ah ah ah », rire gras.  Non je rigole, le rire n’est pas gras, il est féminin et diaphane, mais rire gras sonnait avec sortira, que voulez-vous, je ne me refais pas, j’aime les rimes.  Et j’aime le prénom Arthur, c’est mignon non ?

Une petite ado est en slaches, mini-jupe et top.

Une jeune femme est en legging et tunique, avec une chtite veste pour les frimas matinaux.

Une femme plus âgée n’a pas encore quitté son polar hivernal et ses bottes.

L’âge rendrait-il frileux ?  On le dirait.  Je le pense.  J’y songe.

La sonnerie imposant l’arrêt, stridente, me ramène à la réalité.  Il est temps de descendre et d’aller bosser.