24
jui

Brèves d’un site de rencontres : au moins ça a le mérite d’être clair

Il a répondu à mon test, je vais donc voir le sien, juste retour des choses.  En plus il a pas l’air con… juste en con… cubinage… ce qui « l’élimine » bien sûr illico, mais ma curiosité est titillée.

Extraits de son test :

Avez-vous besoin d'aimer pour faire l'amour ?   Ah ben voilà, directement dans le vif du sujet, j'imagine que la bonne réponse est "non"

Un inconnu t'aborde dans la rue et t'offre un verre. Acceptes-tu si tu as un peu de temps devant toi ?     Oh, rien qu’un verre, pas de services en bonus ? I’m so disappointed…

Tu aimes faire l'amour plutôt de manière hebdomadaire ou quotidienne ?  Ah ah ah, je commence à bien m’amuser, on lit vraiment en lui comme dans un livre ouvert

Crois-tu à la fidélité en amour ? Ici encore, la bonne réponse est non, isn' it ?

On papote ici depuis qques jours, on ne s'est jamais vus, je t'invite en week-end...tu dis ?  C’est cela oui, bien sûr, un petit WE en thalasso naturiste ? (en plus il affiche pas sa photo, sans doute de peur que bobonne le repère, alors c'est risqué non, la thalasso naturiste sans photo !)

Chez toi ou chez moi ? :-)   Au cas où mon neurone n’aurait pas pigé, il en remet une couche

Si tu es ici tu es sans doute célibataire non ?? sans doute...:-) as tu un sex friend ?  Pourquoi sans doute célibataire, y’aurait que toi présent en tant que concubin infidèle, tu crois vraiment ?

As tu un animal de compagnie ?  Si je dis « un sex toy », pensez-vous que ça lui ferait plaisir ?

Je te dis que tu me plais, que j'ai envie de toi, mais que ca ne fera peut être pas de nous un vrai couple, tu me dis...  Je te dis que je l’avais compris même avant de commencer ton test, mon chou

Ton haut et ton bas du jour....commentaire svp :-)  Ah ah ah, ces hommes infidèles, tellement prévisibles que ça en devient pathétique…  

 

20
jui

Brèves d'un site de rencontres : comment se faire blacklister

Discussion passionnante :

Lui : bonjour

Moi : bonjour

Lui : que fais-tu par ce beau dimanche ?

Moi : blabla sur mon dimanche

Lui : tu as une voiture ?

Moi : non

Lui : tu as ton permis ?

Moi (intriguée) : tu cherches quelqu'un pour te véhiculer ?

Lui : non, je ne cherche pas qqun pour véhiculer, juste pour voir si on te met une voiture en main, est ce que tu serais autorisée de rouler avec

(oui, bon, il est pas très doué en conception de phrases, mais que soit, comme dirait l'autre)

Moi : …

Ben oui, je ne sais que répondre à ce sujet de conversation aussi passionnant que la reproduction des crevettes en Mer du Nord.

Lui : es-tu fidèle ?

Moi : …

Non, là, vraiment, ses sujets de conversations me stupéfient de plus en plus

Lui : je te plais ?

Moi : …

Oserais-je répondre "de moins en moins ?"

Lui : tu m'évites ?

Moi : non, mais je n'aime pas tes questions

Mon honnêteté me perdra, je sais, mais je me crois dans la quatrième dimension

Lui : c'est ca, tu aimes mieux qui parlent bien, qui te couchent pour un soir ,ok, bon amusement Gamine

Et hop, blacklistée l'Anaïs.  Alors que j'ai mon permis et que je suis fidèle, comme c'est dommage.  Mais bon, il me plaisait pas, tout réfléchi, et puis il était bien plus âgé que moi, d'où le "gamine" sans doute.

Mais bon, Gamine avec majuscule hein !

Chais pas vous, mais il a dû être trompé par une femme bien plus jeune que lui, qui n'avait pas son permis de conduire, et qui a commis ses ébats dans sa voiture à lui, non ?

28
mai

Brèves d’un site de rencontres : de la rencontre boum boum à la rencontre foireuse, y’a qu’un pas

Il me dit « oooooh, tu veux aller au ciné voir ce film, attends, on va y aller ensemble, ça serait cool non ? ».  Alors je ne vais pas au ciné, j’attends le week-end suivant, pour qu’il m’accompagne, ça sera trop cool trop chouette trop génial trop sympa.

On discute depuis quelques jours et c’est agréable.  Pas de gros sous-entendus lubriques, pas de messages phonétiques incompréhensibles, pas de discussions qui tournent court après trois mots passqu’on n’a rien à se dire, pas de questions bateau genre « pourkwaaaa t’es célibataire ? »  On a plein de goûts communs, même que c’en est stupéfiant d’aimer autant les mêmes choses, la discussion va bon train, sur tous les sujets, du plus comique au plus dramatique.  En attendant notre séance ciné, chaque soir, nous bavardons durant plus de trois heures.  Cela devient presque un rituel.  Un rendez-vous attendu impatiemment.

Le jour venu, comme convenu, je lui envoie le modus operandi de notre rencontre.  Heure, endroit, et patati et patata.  Je demande confirmation de sa part, pour être sûre.

Il ne me répond pas de toute la journée, mais je ne me formalise pas, malgré un léger mauvais pressentiment, que je mets sur le compte de mon pessimisme aigu.  Et puis c’est prévu de longue date, ce rendez-vous, même s’il a été reporté de 24 heures, because la distraction du monsieur (là le mauvais pressentiment revient à la vitesse d’un train Namur-Dinant quand les voies sont pas encombrées par des trains toxiques).

Une heure avant l’heure, je me prépare un chouia, histoire d’être potable pour la rencontre du siècle.  Et vous le savez, la préparation d’un rendez-vous est complexe : choix des fringues, être à l’aise sans avoir l’air d’être en pyjama, maquillage ou pas, juste milieu entre « négligé » et « voiture volée », soupçon de parfum, chaussures confortables (pour sexy, on repassera, vu que les talons ne sont pas mes amis, j’ai pas de shoes sexy), discipliner ces cheveux que je rêve raides mais qui sont rebelles, vérifier dix fois dans la glace que je n’ai pas un brin de ciboulette entre les incisives, vérifier dix fois dans la glace que j’ai pas l’air d’un bonhomme michelin, vérifier dix fois dans la glace que l’étiquette de mon top ne dépasse pas, vérifier dix fois dans la glace que, que, et encore que…

Sans compter que j’ai un peu aspiré, un peu nettoyé, pour le cas où il viendrait boire un dernier verre chez moi après le feu d’artifice (nan, pas pour voir mes estampes japonaises, j’ai dit boire un verre).  Et puis j’ai mis du vin au frigo.  Et préparé une fritata et des financiers aux framboises, pas vraiment pour l’occasion, faut pas pousser bobonne dans les orties surtout quand elle n’a pas de culotte, mais ça pourra servir si on a une petite faim en fin de soirée.  Je sais, chuis une parfaite petite femme au foyer, on me le dit toujours, ordonnée, bonne cuisinière, bonne ménagère, bonne à marier, et tout et tout.

Une fois fin prête,  je retourne au salon, attendre mon prince charmant.

Oups, un appel en attente. 

Emanant de son numéro.

Et un message.

Une voix féminine.

Argh, voilà, je m’en doutais, c’était trop beau pour être vrai, il est marié et sa femme hystérique a repéré son manège et va me passer un savon.

Ou alors c’est sa mère qui veut s’assurer que je suis une fille bien.

Ah ben non, c’est pas sa femme, c’est pas sa mère, mais une personne s’annonçant comme une amie, laquelle propose de remplacer notre soirée cinéma en tête-à-tête par un barbecue avec mon monsieur, elle-même et son monsieur à elle.

Euh euh euh, j’en perds mes mots.  C’est quoi ce message à la noix de coco ?

Passque bon, pour ma part, un premier rendez-vous quand on se connaît pas « en vrai », ben ça se fait en tête-à-tête.  A deux.  Lui et moi.  Histoire de faire connaissance.  Et passque bon, s’il veut me faire une autre proposition, passe encore, même si je trouve ça un peu cavalier, pourquoi il appelle pas lui-même, avec sa voix d’homme, comme dans La Boum ?  Il est muet et me l’avait caché ?  Il parle pas français et est toujours accompagné de son interprète ?  Il est tellement timide que l’idée de me parler au téléphone le paralyse depuis l’avant-veille, alors, l’idée d’être seul avec moi, vous imaginez ?  Il est mort et on le bouffera en merguez le soir même durant le fameux barbecue ?

Bref, j’apprécie pas fort ce processus digne de l’école maternelle.  C’est une première pour moi, qu’un homme m’appelle par l’intermédiaire de quelqu’un d’autre.  Faut un début à tout ma bonne dame.

Chuis tellement stupéfaite que je ne réagis pas, espérant encore le voir arriver, une rose entre les dents, l’œil brillant, le cheveux propre, ou l’inverse, pour m’emmener, sur son cheval blanc, parcourir le monde… enfin aller au cinoche quoi.

Une heure plus tard, étant donné qu’il a bien évidemment zappé notre fabuleux rendez-vous devenu entre-temps un désastreux rendez-vous, j’obtiens l’explication de tout cela, via un mail laconique : il aurait un peu trop bu.  Punt aan de lijn.  Rien d’autre, débrouille-toi avec ça ma petite Anaïs. 

Il n’est donc ni muet, ni non-francophone, ni timide, ni mort, il est juste mort plein au point qu’il était plus capable de me parler au téléphone.  A peine s’il est capable de rédiger un mail, d’ailleurs, c’est dire...

Cool.  Trop cool.  Sa copine téléphoniste n’en avait pipé mot dans son message.  Sans doute  a-t-elle jugé qu’il valait mieux que je ne subisse pas sa voix pâteuse et son haleine alcoolisée en lui parlant directement, ah ben non, on n’a pas encore inventé les téléphones olfactifs, j’ai donc échappé au pire.

Le plus drôle dans tout ça, et ça va vous faire mourir de rire, c’est qu’il m’avait dit, lors d’une de nos longues conversations sur le net, qu’il ne supportait absolument pas les ceusses qui abusaient de l’alcool.  Ah ah ah, il a un fameux sens de l’humour, ce plus très charmant monsieur, ce potentiel prince redevenu crapaud. 

Depuis lors, silence total.

Mais bon, je ne vais pas lui en vouloir pour si peu, il doit encore cuver…

Alleye, j'ai pas tout perdu, c'était délicieux :

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18
mai

Brève d'un site de rencontres : un lapin féminin

Un soir, sur la page orange, je suis plongée dans ma lecture de ce qu'ils appellent les messages publics, ou le mur (je pense que ça a changé de nom), soit des messages divers et variés visibles par tous et toutes.  Sur cette page, on bave des poésies romantiques, on râle sur tout et n'importe quoi (comme moi quoi, mais moi je le fais sur ce blog), on se lamente que personne ne veut parler / rencontrer / baiser / tchatter (biffer les mentions inutiles), on annonce qu'on quitte le site demain en espérant avoir des supplications de ne pas priver la foule de célibataires en délire de cette présence indispensable, on recherche un homme de métier pour placer une étagère, on revend ses meubles, on parle de tout et de rien…

Personnellement, je n'y mets jamais de message, ou presque, genre une fois tous les deux ans, c'est cela, une fois tous les deux ans : y'a quatre ans j'avais proposé un voyage, y'a deux ans je cherchais quelqu'un pour de petits travaux, et hier j'ai proposé d'aller au cinéma, à la foule en délire, personne n'a répondu, dès demain j'irai me lamenter que personne ne m'aime (nan je rigole), puis j'irai au cinéma toute seule, na, na et re-na.

Et l'autre soir donc, durant ma lecture de ces messages que j'adore, je repère celui d'une namuroise en recherche de nouvelles amitiés. 

Comme elle m'a l'air bien sympa, qu'elle est ma voisine et qu'elle a mon âge, je la contacte, tant qu'à faire.  Pour changer des rencontres foireuses masculines, pourquoi ne pas tenter la rencontre amicale féminine, ma bonne Dame.  Ça ne peut que mieux se passer, crois-je, innocente comme l'agneau que je suis encore…

Après quelques messages, on convient d'aller prendre un verre le soir même et elle m'annonce qu'elle va proposer à quelques amis et amies de se joindre à nous, si ça me convient.  Of course, ça me convient, malgré ma timidité maladive, rencontre de nouvelles personnes ne peut qu'être sympa, non ?  Ben si.

Rendez-vous est donc pris à tel endroit et à telle heure.

Et une heure avant le rendez-vous, keske je vois ?

Un message.

Qui annule tout.

Passqu'elle a tenté de recruter du monde, non parmi ses amis, j'avais mal pigé l'affaire, mais sur la page orange.  Bonne idée en soi, de regrouper plusieurs personnes inscrites pour un verre et une papote, ça évite le tête à tête potentiellement foireux, tant qu'à faire.  Et si pas de coup de foudre, on passe tout de même une soirée sympa, on peut créer des amitiés, prévoir des sorties, des cinés, des restos, que sais-je moi, que du bonheur quoi.

Sauf que personne n'a accepté sa proposition sympathique, à part deux hommes, qu'elle me décrit comme ayant l'air bien sous tous rapports, mais elle veut plus.  Chais pas trop pourquoi, mais elle veut pllus.

Euh…

Non mais sérieux, si même les femmes posent quasi des lapins sur le net, où va le monde ma bonne Dame ?  Passque moi, je vois pas ce qui pose problème dans l'idée d'aller boire un verre à plusieurs, tous inscrits sur la page orange, soit tous à la recherche d'une chouette rencontre, amoureuse, voire amicale si pas affinités.  Je vois pas le problème que seuls deux mecs aient accepté.  Je vois pas le problème dans le fait de se rencontrer à quatre, comme ça, en tout bien tout honneur (ou en pas bien pas honneur si on veut du sekssssssssssssssssss hein quoi, on est majeurs et vaccinés).

Heureusement que je l'ai vu, son message, je vous dis pas comme j'aurais apprécié de me taper la route jusqu'en ville pour que dalle, puis tenter de trouver une personne dont je ne connais que le prénom, aborder toutes les femmes seules et tous les groupes d'amis pour tenter d'y retrouver mes rendez-vous…

J'ai la poisse, je vois que ça.  Car non seulement je suis pas foutue de trouver chaussure à mon pied niveau mec, mais même en matière d'amitié, j'attire que des trucs foireux, sacrebleu.

Ma vie est décidément bien pathétique.

17
mai

Brève d'un site de rencontres : ASV VS PT

Quand j'ai découvert internet, au siècle dernier, j'ai testé les tchats.  Et les sites de rencontres.  Yes, la page orange existait déjà.  A l'époque, bien sûr, surfer sur un site de rencontres, c'était comme être agent secret, sortir avec un homme marié ou voter socialo : la honte suprême.  A taire impérativement.  Est-ce clair ?

Ainsi donc (pléonasme), lorsque j'ai découvert les tchats, endroits pires encore que la page orange (si, je vous jure, c'est possible, difficile à croire, mais c'est la réalité), j'ai été inondée de "ASV", précédés, parfois, rarement, si l'internaute mâle était doté de cette qualité rarissime appelée politesse, d'un "bj", d'un "slt" ou d'un autre borborygme abrévié.

J'ai ainsi découvert que "ASV", ben, c'était ni une maladie étrange genre accident sérébro vasculaire (pour personnes fâchées avec l'orthographe), ni une recette de cuisine genre achis spécial vieille fille, ni un nac, genre arthur le serpent venimeux.

Nan, ASV, c'était les mensurations du net : âge, sexe, ville.

Actuellement, je ne suis pas sûre que ça existe encore, cette demande aussi sympathique de conviviale.  Toute façon, je ne vais plus sur les tchats depuis le siècle dernier, même si j'ai refait une tentative hautement sociologique y'a quelques mois (que je réitérerais bien, ça alimenterait facilement un billet).

Plus d'ASV.

Maintenant, y'a pire.

Y'a PT.

Sur la page orange, on indique sa taille et son poids.  Ou on ne l'indique pas, ce qui est pire, because quand je vois un profil masculin indiquant "taille 174, poids …", j'imagine un Carlos en puissance.  Je n'ai rien contre Carlos, ne m'envoyez pas la brigade de répression de l'obésitophobie par pitié, d'autant que plus je vieillis, plus j'aime l'idée de me lover contre un homme un chouia moelleux, la moelleusité qui me tente s'arrêtant aux hommes qui ne voient plus leurs pieds (ou leur sexe, au choix) passque leur bide pendouille jusqu'au sol. 

Mais sur un site concurrent de la page orange, qui m'a offert, dans un élan de générosité, un abonnement à vie (je vous jure, c'est dire s'ils savent que mon cas est désespéré), on peut non seulement indiquer sa taille et son poids, mais également indiquer la taille et le poids souhaité chez l'être aimé.  L'ère du supermarché de la rencontre existe, je le savais, j'en ai confirmation.

Moi, j'ai rien précisé, je m'en moque comme de la dernière dent que la petite souris m'a échangée contre rien, vu que j'ai surpris ma mère en train de glisser un kinder sous mon oreiller (et mon monde s'est effondré).  Non mais sérieux, keske je m'en fous que l'homme qui me fera craquer fasse 1m70, 1m80 ou 1m90 ?  Dans l'absolu, j'aime les grands.  En réalité, je m'amourache toujours de Sarkozy en puissance, alors hein, j'ai abandonné depuis quelques décennies les critères de ce genre.

Mais récemment, j'ai découvert un profil intéressant :

Lui.  1m75.  75 kilos.

Recherche femme de. 1m75.  65 kilos.

Ainsi, il souhaite une femme de sa taille, mais plus mince que lui.  Dix kilos de moins, c'est clair, net et précis. 

Mais ma question sera toute simple : pourquoi ?

Passque ça me saoule pire qu'une bouteille de Pastis, ces mecs qui veulent des filles filiformes alors qu'eux ne le sont pas.  Et c'est quoi leurs arguments ?  Leurs kilos superflus sont faits de muscles, les nôtres de gras ?  Ils veulent une petite femme fluette à protéger de leurs gros bras gras (à prononcer vingt fois très vite, comme "une grosse cloche sonne", fun assuré) ?  Ils font un caca nerveux à chaque croissant ingurgité par leur chérie qu'ils n'aimeront plus si elle prend deux grammes ?

Ça me gave, au sens propre comme au sens figuré, et pour l'illustrer, je m'en vais manger une bonne ration de pâtes aux champignons sauce boursin crème alpro sucrée (yes, sucrée, je la pensais à cuisiner, elle était à fouetter et manger avec des fruits ou autre, je l'ai réalisé… une fois versée dans ma recette, ah ah ah), puis un bol de ben & jerry chunkey munkey, na.

Bien envie de lui proposer un rendez-vous, afin de découvrir s'il se pointera avec un mètre ruban et une balance pour voir si je corresponds à ses critères.