30
déc

Tueur en chéries ?

Je suis allée prendre un verre avec un tout nouveau contact, que je connais peu, mais qui me semble sympa. Je me rends compte que les longues discussions sur le net n’augmentent pas les chances que la rencontre se passe bien, et comme un verre n’engage à rien mais permet déjà de se faire une idée, j’ai foncé. La conversation ne se passe pas trop mal, mais pas de coup de cœur. Je ne suis pas non plus passionnée par ses propos, loin de là. Il est vrai que les hommes m’ennuient vite. Ou plutôt que chez moi, c’est tout ou rien. Soit la conversation me captive, soit elle m’endort. Et quand elle m’endort, ça se voit ! J’ai des difficultés avec l’hypocrisie, donner le change relève pour moi de l’exploit. On me le reproche souvent, je manque de diplomatie. Pas de juste milieu. Dans le cas présent, je m’endors devant mon coca light.

Jusqu’au moment fatidique où il me dit « je n’aime pas les animaux, d’ailleurs à un moment de ma vie j’avais des pulsions meurtrières à leur égard, des envies de les tuer ». Glups. Dans ma tête, une pensée fugace « et si maintenant il avait des pulsions meurtrières à l’égard des femmes ». Cette pensée fugace finit par ne plus me quitter, et mon imagination débordante se met au travail : je le vois me suivre, m’espionner, me poursuivre, et m’ajouter à sa longue liste de femmes victimes de ses pulsions irrépressibles. Déjà, côtoyer quelqu’un qui n’aime pas les animaux, c’est impossible pour moi, côtoyer quelqu’un qui émet l’hypothèse d’avoir voulu leur faire du mal, ça devient inadmissible, mais côtoyer un potentiel tueur en série, là je dis non.

Et j’annonce que je dois rentrer, que mon rat est malade et que j’envisage d’aller chez le vétérinaire. Blanc. En plus c’est à demi vrai, mon rat est effectivement malade, il n’a pas digéré sa dernière boulimie et a tout rendu sur le tapis juste avant mon départ pour le rendez-vous… de là à aller chez le véto, il est clair que je mens, mais quel bon alibi. Parler de rats fut-il le coup de grâce pour lui ? Je pense que non car au moment de l’addition, il la prend, me la tend, la reprend, hésite, puis, grand seigneur, conclut « allez, c’est bon pour une fois, mais tu payeras la prochaine fois hein !!! » (j’ai pris un coca light, pour rappel).

Ma décision est prise : il n’y aura pas de prochaine fois. Assassin de rats, non. Radin, NON !

21
déc

Un petit poulpe et puis s'en va

Nuage m’a envoyé ce joli poulpe en souvenir de ma dernière expérience : merciiiii Nuage. C’est donc terminé avec mon poulpe. Je le lui ai dit par SMS, je sais, c’est très vilain, très lâche, mais j’ai eu peur qu’il me demande un baiser d’adieu. Il n’a pas du tout apprécié, mais alors là pas du tout. Faut dire que j’avais reçu plus de dix SMS depuis la dernière (et première…) séance de léching, et qu’il avait l’air mordu (pourtant je le jure, même si j’en avais envie, je ne l’ai pas mordu pour qu’il cesse de me baver dessus). Il a d’abord dit qu’il comprenait, on pouvait rester amis. Deux minutes plus tard, la pièce a dû tomber, j’ai eu droit aux reproches et à « de toute façon si on se revoit on ne peut être qu’amis, je n’ai rien à t’offrir de plus ». Hem, ça s’appellerait pas un retournement de situation ça ? Enfin, si ça lui donne l’impression de garder la main, pas de problème pour moi, et une amitié sans bisou me convient PARFAITEMENT. Ensuite il a dû encore mal relire mon SMS, car j’en ai reçu un autre qui disait « on ne sera qu’amis, je ne peux t’offrir rien d’autre, n’espère rien de moi ». Non mais je rêve ? C’est quoi ce délire ? Son cerveau se serait-il liquéfié et transformé en amas baveux ? Je ne ris pas, dans ma situation, avec tout ce qui sort de mon nez rouge, et tout ce qui remonte de mes poumons, je me demande si mon corps n’est pas rongé par une maladie rare qui transforme les organes en glaires purulentes (style Ebola version 21e siècle). Il a peut-être lui aussi une maladie orpheline, finalement. La moutarde m’est montée au nez et j’ai tout déballé, que je ne pouvais être avec quelqu’un qui embrassait ainsi (j’ai pas donné le détail de ce que j’avais ressenti, ça m’aurait coûté bonbon en SMS !) ? Na. Au moins, ça rendra service aux suivantes. Je l’espère pour elles.poulpe2

21
déc

Noyeux Joël Céli

Ce post est dédié à Céli (si vous ne connaissez pas Céli, allez la découvrir en cliquant sur les liens amis… mais n’oubliez pas que je suis plus jeune, plus belle, plus ceci, plus cela, plus tout qu’elle, faut pas pousser, je veux bien faire sa pub mais y’a des limites) et sa nouvelle page orange décriée par d’aucuns. Ce jour je tente une expérience sociologique. Sur le site orange, ils nous ont inventé une nouvelle rubrique aussi débile qu’inutile : les flash. Le principe est pourtant bon : si un profil vous plait, si vous voulez mieux connaître la personne, et plus si affinités, vous flashez. Un peu comme dans la vie, mais par PC. Le problème est que les hommes, paresseux de nature (mais si mais si, il ne faut pas nier l’évidence) croient avoir trouvé la solution en cette nouvelle pratique : au lieu de perdre du temps à écrire un message personnalisé, à tenter d’attirer l’attention, au lieu même de faire un copier coller d’un message standard (même ça, ils n’y arrivent plus), ils flashent sur tout ce qui semble avoir les caractéristiques féminines. Et je comprends : ils augmentent ainsi leurs chances de réponse. Ceci dit, au vu des réactions, beaucoup de femmes font comme moi : elles ignorent totalement ces flash ridicules. Ce soir, entre deux quintes de toux (la pneumonie est proche, y a-t-il un médecin dans mes lecteurs, par pitié, c’est sérieux, je me meurs), j’ai voulu, en guise d’expérience, flasher en retour sur les hommes qui ont flashé sur moi, sans même lire leur profil (eux-mêmes ne lisent pas, d’ailleurs savent-ils lire ?). D’habitude, je ne prends même pas la peine d’aller lire le profil des flasheurs. Ici, je ne les ai pas lu non plus (et puis quoi encore !), mais j’ai flashé. Effectivement, j’ai réussi l’exploit de 7 flash en 17 secondes, beau record. Maintenant, faut attendre le résultat. J’ai déjà reçu immédiatement une réponse enthousiaste du style « youpiiiiiiiiiiiiiiiiiiie tu as flashé, on se rencontre quand pour un verre / un resto / un ciné / une partie de jambes en l’air ? »

Parmi ces flasheurs, un a attiré mon attention, et j’ai de suite pensé à Céli. On me juge souvent difficile, j’ai droit à des remarques du genre « avec tout ce que tu demandes sur ton profil, t’as de l’espoir »… et là ce sont les remarques polies. Céli signale y avoir droit aussi, alors que pour ma part je trouve son profil totalement normal. On doit être deux malades mentales elle et moi :). Bref, ce profil est en masculin ce que Céli et moi sommes en féminin, mais puissance 10, avec la grossièreté et l’irrespect dans les propos en plus.

Ça vous intéresse de lire ? Voici donc le profil de ce charmant individu. Au fait, il est marié… mais de toute façon, il aurait beau être célibataire, mignon comme un dieu, fou d’amour pour moi (là j’ai de gros doutes…), riche et tout et tout, je préfère faire vœu de célibat jusqu’à la pension plutôt que me coltiner ce genre d’individu.

Céli, je te l’offre pour ton Noël, numéro de profil dispo sur demande… « Allez zou... !!! Après lecture de pas mal de profils j'en suis arrivé à la conclusion suivante : Si tu sors du 'lot' des 99% d'idiotes adeptes de RDV t'as peut-être une chance de mieux me connaître et entrer dans 'ma bulle' ! et oui, Mesdames,c'est peut-être prétentieux, mais j'm'en tape! j'suis très sélectif et ne m'affiche pas en public avec n'importe qui !!! De plus, ayant été équipé à l'origine d'une paire d'yeux qui me servent à voir et à différencier entre autres choses le 'moche' du 'beau', je ne m'en prive pas et quoi qu'on en dise, le physique à une importance primordiale.. Envie de continuer à me lire ??...ton courage t'honore et déjà tu marques un point supplémentaire ! Si tu n'est toi non plus pas aveugle, que le miroir de ta salle de bains restitue l'image d'une femme bien faite, jolie et sensuelle, agréable à regarder, qui a du chien, de la classe et que tu as autre chose que de l'eau tiède entre les oreilles on pourra peut-être, nous deux, trouver un terrain d'entente!! je ne veux SURTOUT pas....:de 'boudin' quelconque, (mon charcutier m'en fournit un excellent, sucré et aux pommes!!!) d'une emmerdeuse translucide, d'une grosse pétasse emperlousée, d'une chieuse diplômée, d'une tocarde 'Knokkarde', d'une radasse, d'une dépressive, d'une frustrée, d'une bonne femme pleine de préjugés qui se prend au sérieux, d'une mémère n'ayant pas été équipée de série d'un sens de l'humour compatible au mien, de quelqu'un qui n'est pas d'accord avec ce qui est indiqué ci-dessus...et franchement, ça m'arrange...pour la bonne et simple raison que celles qui réagiront de façon hostile à ma prose se sentiront concernées....c'est bête, hein !!!! »

20
déc

Pieuvre et autres bêbêtes de la mer...

L’histoire qui va suivre pourrait heurter les jeunes lecteurs ou les personnes sensibles, vous voilà avertis ! Je suis un chouia crue peut-être, mais du ressenti, c’est du ressenti, brut de décoffrage.

L'autre jour, j'ai accepté de rencontrer un contact avec qui je discute depuis un petit temps déjà. Le courant passe super bien par écrit, testons le visuel. Nous avons décidé d'aller nous promener sur un marché de Noël et éventuellement manger un bout. Après un peu de lèche-vitrine (oh comme ce mot est de circonstance, mais je ne le découvrirai que bien plus tard), nous nous dirigeons vers un petit italien sympa (un resto italien, pas un homme, je ne me permettrais pas de draguer un homme en présence d'un autre, faut pas pousser bobonne dans les orties, surtout quand elle n'a pas de culotte). Je dévore une lasagne pendant que Monsieur Pieuvre me dévore des yeux.

Je le trouve très tactile, et en tout cas beaucoup trop tactile à mon goût, surtout pour une première rencontre. On dirait qu'il me considère comme "acquise" (c'est dans la poche, poupée…). Bon, j'ai bien mangé, j'ai bien rigolé, c'est déjà tout bénéf.

A 22h, giga méga feu d'artifices. J'adore les feux d'artifices, ils sont tous semblables (enfin quasi, sauf en de circonstances exceptionnelles ou la ville se fend d'un budget hors normes) mais pourtant j'en verrais chaque soir avec joie.

Faut croire que la Pieuvre aime aussi beaucoup les feux d'artifices, faut croire que ça aiguise son appétit sensuel, ou son romantisme, mais à un moment donné (moment X, instant T, inoubliable), il décide qu'il est temps de s'embrasser. Et il m'embrasse (considérant que je suis acquise, il ne tente même pas de déceler dans mes yeux une tacite approbation, je suis sa proie).

Je ne peux pas vraiment me vanter d'avoir embrassé beaucoup d'hommes dans ma vie. Durant de nombreuses années, je n'ai pas compris pourquoi Julia Roberts dans Pretty Woman trouvait un baiser plus personnel qu'un rapport sexuel, alors que pour ma part je pensais le contraire. Ce soir, j'ai compris. J'ai compris qu'on pouvait faire l'amour machinalement, comme un robot, sans rien ressentir de positif, mais rien de négatif non plus, sans investissement personnel en fait. Par contre, un baiser, c'est plus intime, elle avait raison Julia, contre toute attente. Soit on adore, on a des papillons dans le ventre, c’est chaud, c’est sensuel, c’est bon, tout simplement, soit… c’est comme ce qui suit…

Ce baiser… Ce baiser… Je ne trouve pas les mots pour le décrire, à part un : beurk. Jamais je n'eus pu imaginer qu'un homme puisse embrasser de cette façon. J’ai vu un épisode d’Ally Mac Beal où elle rencontrait un homme séduisant mais qui « glettait » systématiquement en mangeant sa salade. Son imagination débordante transformait cette goutte en une coulée boueuse de mayonnaise qu’elle croyait voir sur tout son visage, au point de le quitter. J’ai vécu la même chose, excepté que c’était mon visage que je voyais et je le voyais couvert de bave et non de vinaigrette. Un baiser froid, gluant, visqueux. Pour encore mieux imager mon supplice, l’impression d’avoir un « débouche WC », vous savez ces ventouses à manche en bois (mais comment ça s’appelle !) collé sur l’entièreté de mon visage, dégoulinant, prêt à m’aspirer froidement. Et un baiser d’une profondeur capable de provoquer des nausées à toute femme (même les actrices de «gorges profondes» n’aurait pu assumer, croyez le ou pas !). Aucune douceur, aucune sensualité, mais bestialité et froideur à tous les étages.

Après ce baiser qui m’a semblé interminable, mon réflexe aurait été d’essuyer brusquement mon pauvre visage avec ma manche, mais par respect je n’ai pas osé. Il a dû croire, à mon expression, que j’avais aimé, alors il a recommencé, encore et encore, et j’ignorais comment m’en dépêtrer. . J’étais là, comme une palourde, totalement incapable de faire la seule chose sensée : m’enfuir en courant. Un mollusque n’a pas de jambes, c’est bien connu. Un long moment de solitude, d’autant qu’avec les gelées nocturnes qui se profilent à l’horizon, et vu l’heure qui avançait, j’ai franchement eu peur que toute cette bave sur mon pauvre visage ne se solidifie avec le froid !

Comme je suis encore relativement malade, j’ai prétexté une fatigue subite pour rentrer chez moi le plus rapidement possible, non sans subir un canard en guise d’au revoir. Surprise à nouveau. Pour moi un canard est un petit smack bien sec, bien net, bien bref, mais néanmoins plaisant. Avec la Pieuvre, ce canard s’est transformé en séance de reléchage intempestif. Je n’avais pourtant pas l’impression qu’il avait des lèvres si extensibles, mais j’ai dû être aveuglée par la fièvre, car elles ont la capacité de couvrir tout mon visage, telle une méduse en recherche de proie. Le lendemain, j’ai cru avoir été victime d’un cauchemar, la crève, la fièvre, les antibiotiques transformant parfois les nuits en délires permanents, mais un sms me rappelant cette superbe soirée m’attendait. Galère. Comment me défaire de cet homme qui, je l’avoue, indépendamment de son problème de lèvres, est grand, brun, ténébreux, mignon, sympa, marrant et galant… Je ne parviens déjà pas à me défaire de ma bronchite, qui persiste à m’aimer, comme une moule collée à son rocher, voilà maintenant que j’hérite d’une méduse spongieuse. Help !

18
déc

Hasard et coïncidences

Vendredi, soirée danse. Entre filles. Une vraie soirée détente. RAS. A part… Un homme m’invite pour un slow, rien de bien exceptionnel, mon succès phénoménal fait en sorte que mon carnet de bal soit toujours plein à craquer. Je danse, on danse, on parle. Tout d’un coup il me dit « et alors, comment va … (mon pseudo sur mon site orange ». Glups. Mais qui est-ce ? ça doit être quelqu’un que j’ai rencontré ces dernières semaines. Comment ne l’ai-je pas reconnu ? Il fait noir. Je suis myope. Je ne suis pas physionomiste pour un sou, au point que je peux croiser deux fois la même personne en cinq minutes et l’avoir oublié. La gène s’installe. Enfin tant pis, ce n’était pas quelqu’un de marquant. Abasourdi par mon manque de mémoire, il m’explique les circonstances de notre unique rencontre et je me souviens de suite. C’est Milou, le gentleman qui m’avait larguée comme une chaussette sale un premier novembre pluvieux, pour rejoindre des copains fantômes (si, si, j’en suis sûre, ça ne pouvait être vrai). Bizarre qu’il m’invite à danser, s’il m’avait trouvée tarte au point de m’abandonner lâchement sur le trottoir la dernière fois. Je fais fi de mes réflexions et m’en vais vers d’autres danses, mon carnet de bal se rappelant à mon bon souvenir. Milou ne mérite pas plus d’égards qu’il en a eus envers moi.