19
jan

Au bureau...

Je parlais il y a quelques temps du risque qu’un client, un ami, un membre de ma famille, un collègue ou, horreur et putréfaction, mon boss, me reconnaisse, si je passais à la TV pour raconter les affres du célibat.

Quand on bosse dans un secteur comme le mien, avouer qu’on est sur le site orange est pire que tout. Comme je n’ai pas envie de recevoir mon C4 ce mois-ci avec pour motif « perversion publique », je m’abstiens.

Il y a déjà bien longtemps, j’ai rencontré, par un canal bien plus acceptable (soit une discothèque pleine d’allumés, de drogués, d’alcoolos), un monsieur. On danse, on parle, on échange nos numéros. Il me rappelle, et on décide de se revoir.

Le jour J, il me propose d’aller manger dans une petite ville que j’adore, romantique, mignonne, et tout et tout, mais loin de chez moi. J’adore les propositions surprises qui changent des sempiternels « on va prendre un verre où tu veeeeeeeeeeeeeeeeuuuux… ». Un peu d’esprit d’initiative que diable ! Il m’invite dans un resto hyper chic, j’adore ça aussi, de temps en temps (ou souvent ?). J’ai moins adoré qu’il m’impose le menu de son choix sous prétexte qu’il n’était servi que pour minimum deux personnes, mais bon, il m’a bien fait comprendre qu’il payait, alors j’avais qu’à m’écraser.

Au retour, nous traversions une forêt dense et longue. La voiture tombe en panne. Glups. Le neurone « scénario catastrophe » se remet en marche à toute vitesse : coup de la panne, arrêt d’urgence, ligotée, bâillonnée, violée, étranglée. Adieu Anaïs. Courageuse comme je suis, tandis qu’il sort vérifier le pourquoi du comment (mais je sais qu’en réalité il prépare son matériel pour une élimination rapide, et, par pitié, sans douleur), je m’arme de mon GSM, prête à appeler les secours au moindre risque (qui bien sûr viendront me sauver au fin fond de la campagne).

Puisque je vous écris ce soir, c’est bel et bien que la panne était réelle, fut vite résolue et je fus vite ramenée dans mon petit nid. Ouf. On a partagé pas mal d’activités ensemble, en toute amitié car je ne souhaitais pas plus, il m’a même offert, pour mon anniversaire, un livre qu’il aimait particulièrement. Ça doit être ça, les cadeaux modernes, on offre ce qu’on aime, pas ce que l’autre aime. Je ne l’ai jamais lu, bien sûr. Il m’a mitonné quelques petits plats, on a été au théâtre ensemble, il m’a emmenée un jour à 2 h du mat à la mer (j’adore ça, c’est vrai) puis j’ai mis fin à cette relation qui ne mènerait à rien.

Un matin, je le vois débarquer au bureau ! Heureusement je suis encore seule. Vient-il assouvir sa vengeance, me faire payer de l’avoir fait espérer ? Adieu monde cruel. Et bien non, petit neurone paranoïaque surexcité, il vient signer un contrat, c’est aussi simple que ça, il a aussi le droit de travailler, et le droit de travailler pour ma boîte. Ouf, soulagée, j’ai eu peur.

Dans ce premier exemple, rien de compromettant, à part un gros moment de gêne…

J’ai par contre vécu bien plus stressant. J’avais donc à nouveau fait connaissance avec quelqu’un par le canal susdit (soit une discothèque pleine d’allumés, de drogués, d’alcoolos).

Il m’invite immédiatement au resto la semaine suivante, et, ne pouvant résister à l’idée de manger, j’accepte. Je savais qu’il était divorcé-sept enfants, et il avait clairement exprimé qu’il cherchait une bonne à tout faire, chose que je ne suis et ne serai jamais, mais mon estomac avait protesté et m’avait contrainte à accepter l’invitation sous peine d’indigestions chroniques.

Rendez-vous est pris dans le resto, ça se passe plutôt bien mais je n’ai pas envie de poursuivre (oui je sais, je suis difficile, sélective et chieuse). Je ne sais pour quelle raison, mais mon instinct me pousse à ne pas communiquer mon adresse. Par contre, pour une obscure et mauvaise raison j’explique où je travaille.

Le lendemain, je trouve dans la boîte aux lettres du bureau… une déclaration d’amour. Et revoilà Miss Galère qui me harcèle. Comment répondre à ça ? J’opte pour le silence, un jour ou deux, histoire de trouver le meilleur moyen de traduire « fiche moi la paix » en langage poli, respectueux et gentil.

Le même jour, je quitte le bureau, me dirige vers ma titine, et qui vois-je posté devant MON bureau ? Ben lui, bien sûr (pas le Père Noël). Ça m’a fait l’effet d’un cauchemar, vous savez, le thriller où la pauvre fille est harcelée, kidnappée en plein jour devant son bureau (et les caméras de surveillance étaient en panne), étranglée à moitié, enterrée vivante, et on ne la retrouve jamais (neurone scénario catastrophe à la limite de la crise cardiaque). Il me demande si j’ai reçu sa lettre. Oui. Si c’est réciproque. Non. Il veut m’offrir des chocolats. Malgré les cris de mon estomac, je refuse (on ne remballe pas un amoureux transi pour lui piquer ses chocolats ensuite). Je me réfugie ensuite chez une amie pour la nuit, au cas où il tente de me suivre jusqu’à chez moi. Je sais, je suis parano, c’est dans les gênes.

Depuis lors, je ne dis plus jamais où je travaille, en aucunes circonstances, à personne, jamais.

12
jan

Un lapin de plus

Mercredi, comme j’allais passer une horrible soirée solitaire, en compagnie de mon amie la TV, mais sans mon bien aimé le PC, j’ai accepté un rendez-vous.

Flash back.

Il y a quelques années, je fais connaissance avec Peur, pas du tout via un site de rencontres, mais via un de mes autres blogs (nullement consacré à mes râteaux et mes lapins, celui-là). On discute de tout et de rien, on s’échange de plus en plus de mails, on tchatte des heures sur msn. Bref, super feeling. L’idée d’un rendez-vous nous trotte en tête, bien que la prise de contact initiale n’avait pas ce but, mais bon, hasard quand tu nous tiens… Faut dire qu’il était vachement galant, le gendre idéal : et que je te fasse livrer des chocolats, et que je t’offre tes fleurs favorites (livrées, également).

Sans m’avoir jamais vue, il était déjà fou de moi. Et, c’est ça avoir un charme fou, les faire tomber comme des mouches sous l’emprise du Baygon vert (ou jaune ?) Où que j’aille, vous le savez maintenant, ils craquent tous, mon carnet de bal est plein, je suis inondée de déclarations, j’ai déjà eu un nombre sidérant de demandes en mariage, bref, le succès, tout simplement. (je finirais par me croire, en plus).

Comme une femme n’est jamais insensible à des fleurs, encore moins à du chocolat, j’accepte un rendez-vous, et c’est là que je me retrouve illico en Corse, là où tout se corse. Mossieur est difficile, Mossieur veut me voir uniquement tel jour à tel heure, et j’ai beau tenter de le faire flancher, je propose un petit rendez-vous sympa un soir, petit bistro, cinéma, resto romantique, rien n’y fait. C’est à prendre ou à laisser. Etrangement, il insiste systématiquement pour me voir en journée. A-t-il peur des tueuses en série qui sévissent le soir dans ma grande ville ? Est-il marié et inapte à s’absenter le soir du domicile conjugal ? Que nenni, c’est bien plus simple. Il n’ose pas sortir la voiture le soir.

Bon, je n’ai pas à jeter la pierre puisque moi-même j’ai horreur de sortir titine quand il fait noir, quand il pleut, et, CQDF, les soirs pluvieux. Mais un homme ? C’est pas courageux un homme ? C’est pas un as du volant un homme ? Pas tous. Y’a aussi les omelettes, ma petite dame. Sadiquement je lui propose de me recontacter en été, lorsque les soirées seront lumineuses. Ben quoi, c’est une bonne idée non ? Toute la contradiction de mon caractère, j’ai besoin d’un homme un vrai, qui se comporte en homme, qui bricole, mais en même temps qui soit tendre et papa poule (paraît que les « nouveaux hommes », dixit Flair, sont comme ça, c’est merveilleux, j’y crois à nouveau). Et nous en restons là.

Il y a quelques mois, il me recontacte, c’est l’été. Le soleil brille, les tueuses en série ne sont plus qu’un souvenir lointain, il accepte de faire les cinq kilomètres qui nous séparent, en soirée, l'astre solaire se couchant après 22h. Nous allons manger un petit bout (manger, toujours manger). Gendre idéal, c'est confirmé. Mais d’un chiant ! Moi il me faut de l’humour, de la vie, du dynamisme, mais aussi un goût prononcé pour le cocooning, le farniente, la glandouille (difficile, vous avez dit difficile ?) Je m’ennuie ferme, et quand je m’ennuie ferme je mange, et quand je mange je grossis. Exit gendre idéal. Nous en restons là.

Il y a quelques semaines, par un curieux hasard de circonstances, je tombe sur lui en rue. On discute un peu. Je viens de faire le séminaire d’Evelyne (excélibataire, dans mes liens, là, à gauche, cherchez bien, allez un peu de courage, zallez trouver), qui m’a fait prendre deux décisions « en finir avec les relations merdiques que j’attire sans cesse » « donner une chance aux gendres idéaux mais pas hommes idéaux – soit les gentils tout plein mous ennuyeux ». Lorsqu’ensuite, via le net, il insiste un peu, beaucoup, à la folie, je finis par accepter un second rendez-vous. Après tout, lors du premier, il était peut être tellement ébloui par ma beauté qu’il en a eu la voix coupée, les sens anesthésiés, le corps paralysé.

Pour joindre l’utile à l’agréable, je propose mercredi. Jour du départ de PCdemavie. Quitte à m’ennuyer (sans PC, ma vie est d’un terne), autant m’ennuyer à deux, non ? On planifie un resto thaï, qui sert des gambas aux oignons caramélisés à damner un saint. J’en bave d’avance.

Croyez-le ou pas, cet enfoiré de gendre idéal m’a posé un lapin. J’aime bien le lapin, mon bon-papa m’en cuisinait souvent. J’ai passé mon enfance à aller voir les lapins dans leur enclos le mercredi, et à les manger le dimanche. J’en reviens pas d’avoir pu être si inconsciente du drame qui se jouait. Donc j’aime le lapin, même si je répugne à en manger actuellement, arguant de principes ridicules selon lesquels il est plus sadique de manger une bête à poil et mignonne (lapin) qu’une bête à plumes et moche (dinde). Ridicule. D’autant que la vache n’a pas de plumes que je sache, ni le cochon.

Revenons donc à nos moutons !

Un lapin de plus pour mon élevage donc. Il a osé. Le matin de mercredi, alors que je suis quasi en deuil de mon PC, le moral de mes troupes au plus bas, prête à aller braquer le premier informaticien qui passe pour qu’il m’offre immédiatement un nouvel engin en état de marche (et non, je ne parle pas d’un autre engin, vicelards), il ose m’annoncer que comme il vient de reprendre le boulot (prof pour ne pas le citer) après deux semaines de repos, il est vraiment exténué. Est-on exténué à la perspective de revoir la potentielle femme de sa vie ? Les excuses bidon sont là pour s’en servir, c’est clair et net.

Gendre idéal, faites-moi rire. La question existentielle du jour : dois-je envisager de recourir à nouveau aux relations merdiques ?

6
jan

Sans les doigts

Voilà cette fois j’ai été très méticuleuse avant d’accepter une rencontre. Chat échaudé craint l’eau froide. Pour ma part je dirais « chatte » mais je sais comme ce mot peut prêter à confusion, et sur le net, en particulier sur les supermarchés de rencontres, tout est sujet à double sens.

Bref mon nouveau contact, Sanslesdoigts, est sympa, poli, un chouia spirituel, bref un garçon de bonne famille. Ni buveur, ni fumeur. Ça devrait le faire. Au moins pour une bonne soirée et plus si affinités. Et c’est parti. Vu que je suis un estomac sur pattes, je suis toujours partante pour une petite bouffe. D’autant que, si le courant passe mal, manger occupe : ça occupe les mains, braquées sur leurs couverts, ça occupe les yeux, scrutant l’assiette au risque de la faire fondre, ça occupe la conversation aussi : « c’est bon ? c’est chaud ? c’est assez assez-zonné ? ».

Bref c’est un bon plan, mais j’évite le menu trois services, trop long trop cher. Sanslesdoigts est pile à l’heure. Il me propose un chinois, mais j’en garde un souvenir un peu, comment dire, alcoolisé-accidenté, alors je propose quelque chose sur le pouce : un durum. Bon, il ne connaît pas, mais veut bien découvrir. Bon point, ouverture d’esprit. Je lui explique le durum en long et en large. Nous passons commande. La discussion suit son cours, pas passionnante je l’avoue, mais rien de dramatique. Rien de transcendant non plus, pas de coup de foudre, c’est clair et net. Mais que «recherche-je» ? Un coup de foudre ou une histoire solide qui évolue (ils-se-marièrent-et-eurent-beaucoup-d’enfants). Il faut y croire. Je veux y croire.

Nos plats arrivent. Durum et frites. Et je comprends enfin le pourquoi de son pseudo. (NDLR : toujours demander l’explication du pseudo… Môssieur refuse impérativement de manger sans couverts. Glups, mais un durum et des frites, en général ça se mange avec les doigts. Lui c’est sans les doigts, j’aurais dû le savoir ! L’est pas content, Môssieur. Je propose de réclamer des couverts, mais non, il ne veut pas déranger. N’imagine pas que c’est moi qu’il dérange en laissant tout dans son assiette. Il finira par picorer deux trois frites et voilà.

Le durum reste là, seul, abandonné, frissonnant de solitude sur son assiette. J’envisage d’écrire un blog sur la triste destinée des aliments abandonnés par les humains difficiles. Bon en soi, la soirée ne fut pas un fiasco, mais je suis un peu mal à l’aise d’avoir proposé de faire une chose aussi folle que manger un durum. Parions que je n’entendrai plus jamais parler de Sanslesdoigts. Mon imagination a débordé, mais je me demande comment un homme si méticuleux (est-ce le terme exact) se comporte dans l’intimité. Oui, je déborde je sais… mais c’est important non ?

Adieu Sanslesdoigts. Retour sur le net.

2
jan

Pour en finir avec l'homme de cro magnon

Mon petit test que j’ai créé il y a quelques semaines rencontre peu de succès. Et quand je vois les résultats obtenus par les quelques rares spécimen mâles qui s’y risquent, j’hésite entre faire vœu de chasteté et entrer au couvent, devenir lesbienne ou pleurer toutes les larmes de mon corps. Certains ne semblent pas réaliser que nous sommes en 2007 ! C’est déjà quelque chose que j’ai pu constater sur mon test du site orange, mais j’espérais que les lecteurs du blog, qui, c’est clair, savent lire, eux, seraient plus évolués. Il semblerait que non. La faute à qui ? A leur maman qui les éduque encore dans la conception «la femme est à ton service» ? Parfois je me le demande… Alors avis aux mamans, par pitié, apprenez dès leur plus jeune âge à vos fistons que :
La femme n’est pas une bonne
La femme n’est pas ta propriété
La femme mérite du respect
La femme aime les égards
La femme n’est pas là pour t’entretenir
La femme n’est pas qu’une mère porteuse

Parce que quand j’ai lu, à plusieurs reprises, en réponse à ma question relative au ménage que « la femme est là pour ça », il m’a fallu un temps de réflexion (d’autant que ce test est mal fichu et que les réponses arrivent sous forme de hiéroglyphes), un temps d’adaptation, avant de passer à la révolte. On est en 2007, et non plus au temps des cavernes où Monsieur partait chasser le mammouth pendant que Madame assurait l’intendance, plus au moyen âge non plus, encore moins au temps des mariages arrangés où la femme n’avait qu’à se taire. Il est temps d’évoluer ! Pour ce faire, je suggère à tous ceux qui se jugent incapables de se cuire un œuf, repasser une chemise, passer l’aspirateur ou changer un lange (ou qui estiment ne pas avoir à le faire puisqu’ils se paieront une bonne à tout faire/épouse), de s’inscrire à cette formation qui vient de m’être adressée par mail (elle tombe à pic) :

FORMATION OFFERTE AUX HOMMES

THEME DU STAGE : Devenir aussi intelligent qu'une femme ( donc être parfait).

OBJECTIF PEDAGOGIQUE : Cours de formation permettant aux hommes d'éveiller cet organe, appelé CERVEAU, dont ils ignorent l'existence.
PROGRAMME: 4 MODULES OBLIGATOIRES

MODULE 1 : COURS OBLIGATOIRES
1. Apprendre à vivre sans sa mère (2000 heures)
2. Ma femme n'est pas ma mère (350 heures)
3. je donne ma paie à ma femme (550 heures)
4. Comprendre que le foot n'est qu'un sport, et Ronaldo un crétin (500 heures)
5. Ma femme n'est pas mon infirmière
6. Ma femme n'est pas ma bonne

MODULE 2 : LA VIE A 2
1. Ne pas devenir jaloux ( 50 heures)
2. J'arrête de dire des niaiseries quand ma femme reçoit ses amies (500 heures)
3. Vaincre le syndrome de la télécommande ( 550 heures)
4. Je ne pisse pas à côté. Je m'avance un peu, j'oublie ma prétention... (exercice pratique avec vidéo 100 heures)
5. Je ne transforme pas la salle de bains en piscine municipale lors de ma douche...
6. Comment se rendre jusqu'au panier à linge sans se perdre? (500 heures)
7. Comment survivre à un rhume sans penser être à l'article de la mort? (200 heures)
8. Savoir s'habiller tout seul, choisir ses vêtements tout seul, ne pas faire semblant de ne pas savoir où se trouve l'armoire.

MODULE 3 : DETENTE ET LOISIRS
1. Le ménage... une activité familiale et valorisante.
2.. Je mémorise les journées de sortie des poubelles.
3. J'apprends par coeur la définition du mot " ASPIRATEUR" : "appareil ménager, servant à aspirer les poussières, les menus déchets" (j'en profite pour gagner du temps en regardant le Niveau 1 du module 4)
4. Savoir se servir d'une éponge...
5. Savoir ramasser les dégâts après une séance de bricolage...
6.. Réviser son français : le féminin de "assis devant la télé" n'est pas "debout devant la cuisinière"

MODULE 4: COURS DE CUISINE
Niveau 1 (débutant) : Les appareils ménagers :
- "ON" = mettre en marche
- "OFF" = arrêter ( ... l'appareil)

Niveau 2 (avancé) : Mon premier " quick soupe" sans brûler l'eau.
(Exercices pratiques : Faire bouillir l'eau avant d'ajouter les spaghettis)

Niveau 3 (expert): Faire du café sans oublier ni l'eau, ni le café, et ne pas utiliser le soluble qui est incompatible avec la cafetière. Savoir servir le café, sans en foutre la moitié à côté

Niveau 4 (best off) : apprendre les recettes de base (exercices pratiques : omelette, poulet rôti, steak grillé, légumes à l’eau, riz...)

30
déc

Popups

Je n’ai pas souvent évoqué le plaisir (voire les fous-rires) que peuvent provoquer les popups sur le site orange. C’est si amusant pour les hommes de discuter quasi en direct, plutôt que de répondre à des messages, par des phrases supposées être sans faute, grammaticalement correctes, et surtout, compréhensibles (ce qui n’est pas donné à tout le monde).

Voici donc un florilège, un bêtisier, un best of (au choix) des popups que j’ai reçus dernièrement (j'ai corrigé les fautes pour vous permettre d'y comprendre quelque chose) :

Olibrius : salut j'ai bcp d'humour de mon côté, j'aime cuisiner, j'aime conduire, et j'aime baiser qu'en penses-tu?
Moi : j'en pense que tu as parfaitement bien choisi ton pseudo

Bobby : je m’appelle Bobby et tu m’intéresses
Moi : Je m’appelle Sue Ellen et tu ne m’intéresses pas, désolée

QCM : Je te propose:
a. soit de tourner dans mon prochain film
b. soit de parler de l'oeuvre de Spinoza et de son influence sur la théorie du surhomme nietzschéen
c. soit d'évoquer avec toi la mémoire de ce sacré de putain de déconneur qu'était notre cher et aimable regretté Roi Baudouin (qu'est-ce qu'il nous aura fait pisser de rire celui-là)
d. soit de te faire torridement l'amour sur un bingo au café 'la coupe'
perso je te conseille la proposition d
Moi : je te propose :
a. d’aller faire tes propositions salaces ailleurs
b. d’aller faire tes propositions salaces ailleurs
c. d’aller faire tes propositions salaces ailleurs
d. d’aller faire tes propositions salaces ailleurs

Voyeur : coucou, j'ai msn et webcam, si tu veux te changer les idées on peut se voir sur messenger. bises
Moi : oui mais que vais-je voir, la tête ou… le reste…

Direct : Salut, partante pour un plan cul ce soir?
Moi : au moins c’est clair, net, et direct

Romantico-obsédé : hello, quelques caresses verbales en msn miss? :-)
Moi : jolie façon de proposer du cul virtuel, mais ça reste toujours du cul… (en fin de compte la proposition est la même que la précédente)

Indépendantgénéreux : Je cherche une femme seule ou avec un enfant qui acceptera que je travaille beaucoup; je suis indépendant. En retour elle sera gâtée et aimée. Il est tard, souvent 19 heures lorsque je rentre et j'aime avoir un repas, et du réconfort à ce moment là... Je crois que c'est normal.
Moi : bien sûr c’est totalement normal, on appelle ça une boniche ou une prostituée.