13
mar

Le dernier rendez-vous sera-t-il le bon ?

Vous me demandez des nouvelles de mes rendez-vous coup de cœur/foireux sur la page orange… C’est vrai qu’il est loin le temps où je vous relatais chaque semaine une rencontre. Et pour cause.

J’avoue que je ne vais quasi plus sur la page orange, au point d’avoir laissé disparaître à tout jamais les messages qui m’y attendaient, au point d’envisager de ne plus payer ma cotisation (je suis sur la mauvaise pente je sais). Ça ne me fait plus rire. Ça ne me fait plus rêver. Je m’y ennuie. Et quand Anaïs s’ennuie, c’est le début de la fin. Je ne m’ennuie jamais dans la vie. Durant toute mon adolescence je me suis ennuyée ferme, d’où mon envie d’écrire des poèmes foireux que je vous ai fait partager. Depuis que j’ai grandi, l’ennui, je ne connais pas. Allez, j’avoue, une ou deux fois l’an, pas plus.

Et quand je m’ennuie, que ce soit au boulot, en amour ou en amitié, c’est le début de la fin.

Et puis je me dis qu’actuellement, je ne m’attends plus du tout à rencontrer qui que ce soit, que ce soit pour la vie ou pour une tranche de vie. Alors ça finira par m’arriver… puisque « ça arrive quand on s’y attend le moins », disent les mariés fiers de l’être aux célibattants morts d’angoisse de ne jamais devenir mariés fiers de l’être.

Je me dois cependant de vous raconter ma toute dernière expérience, très récente d’ailleurs. J’ai reçu une invitation pour une avant-première au cinéma, avec mini-repas et tout le tralala qui accompagne ce genre de truc. Cool. Lors d’un passage éclair sur la page orange, je retrouve un contact d’antan, appelons le Antan justement, toujours aussi intéressant, et je lui propose donc de m’y accompagner. Tant qu’à faire.

Rendez-vous est pris pour trois semaines plus tard, l’invitation m’étant parvenue très tôt. Merci les sponsors du bureau. Ça va être méga démentiel cette soirée.

Bizarre, Antan, qui était auparavant super bavard, ne donne plus signe de vie depuis que je l’ai invité. Pas une lettre, pas un coup de fil. Ah non ça c’était en 1980. Pas un mail, pas un sms, pas un popup.

Deux jours avant la fameuse avant-première, je prends mon courage à deux mains et lui envoie un mail pour l’organisation de la soirée.

La réponse me laisse pantoise « Ecoute Anaïs, je suis confus, mais je viens de sombrer dans une dépression fulgurante et je serai hospitalisé dès demain pour une durée indéterminée ».

Alors toi, ma mauvaise étoile qui envoie tous les spécimens rares de la terre à ma rencontre, tu peux pas faire grève un jour, rien qu’un petit jour, et m’envoyer quelqu’un de quasi normal ? Pas totalement normal, je veux pas être exigeante, mais quasi normal ? Hein ????

C’était mon dernier rendez-vous, j’en fais le serment. Y’a des limites à ma patience. Non mais.

16
fév

Patience est mère de sûreté

C’est pas que je veux encore vous narguer (mais c’est si amusant tout de même), mais j’ai raconté ma soirée du cat-horse lévrier à une amie, hier, avant le ciné (l’Illusionniste, faudrait veiller à suivre un peu…), et elle était pliée en deux, morte de rire sur sa chaise, à l’écoute de ce que j’ai vécu. Et vu que je raconte des blagues aussi bien que le fils de mère Térésa et de l’Abbé Pierre (paix à leurs âmes), s’il avait existé, j’ai bon espoir que cette histoire remporte la palme d’or de la rencontre foireuse du siècle. Et dire que tout est écrit déjà… dans mon petit document Word « le célibat » (je vous le dis des fois que je mourrais, là maintenant, tout de suite, peut-être pourriez-vous organiser une grande collecte pour éditer tout ça à titre posthume), donc tout est rédigé, dans la boîte, emballé c’est pesé, prêt à être rissolé et servi… Patience patience. Anaïs est diaboliiiiik.

16
fév

"Inédit et farfelu", disait-elle !

Il m’est actuellement viscéralement impossible de vous narrer ma soirée de la Saint-Glinglin. Je refuse de courir le risque de devoir assumer des hospitalisations en urgence pour crise de hoquets suite à fous rires intempestifs de votre part. Je refuse de devoir consoler, à coup de mails matin, midi et soir, les internautes qui sombreraient dans une dépression chronique suite à la lecture de mon récit. Et surtout je refuse de perturber ce 15 février fabuleux, plein de soleil dans le ciel et dans le cœur, en racontant mes déboires de la veille. Pourquoi gâcher ce joli moment. Cette journée fut positive et elle le restera, même sur le blog.

Soyez cependant rassurés, le récit viendra en son temps. Je vous le prépare tant que c’est chaud dans mon esprit (chaud uniquement dans mon esprit, n’allez rien vous imaginer de croustillant), et je vous le posterai un jour, ni vu ni connu, dans quelques semaines, quelques mois, je ne sais pas encore. Vous ne réaliserez même pas que je vous parle de cette fameuse soirée, mais je vous promets quelque chose de grandiose dans le domaine du ridicule, du summum de l’horreur, de gaffes à gogo (merci Gaston) et de grands moments de solitude !

Tiens ça m’apprendra à vouloir de l’inédit et du farfelu.

7
fév

Pizza au lapin

Il est maintenant temps de vous narrer le dernier lapin en date. Cela fait un petit temps maintenant que je reporte l’écriture de ce billet, sans doute pour oublier cet épisode traumatisant de ma sinistre petite vie de célibattante (oh comme je sais être mélodramatique quand je le veux vraiment).

Flash back. Je discute depuis un petit temps avec Sériesman, que j’appelle comme ça pour une simple et bonne raison que vous avez bien sûr comprise (sauf si vous êtes blond(e) et doté d’un QI inférieur à 50) : il est, comme moi, fan de séries.

Ça crée immédiatement un lien. Oserais-je dire une complicité ? J’ose.

Nous passons nos soirées à discuter de nos séries fétiches, à refaire le monde aussi (les deux n’étant pas incompatibles), à nous faire des délires sur les vieux dessins animés, les vieux feuilletons. Il a un humour que j’apprécie fortement. Il est bordélique comme moi. Il est difficile comme moi. Il est beau comme moi. Glups. Ah non pas comme moi. Il est beau de chez beau. Enfin c’est subjectif, mais cet homme est totalement mon genre. Vous voulez connaître mon genre ? Euh en fait j’ai pas de genre mais j’aurais bien un petit penchant, je l’avoue, pour les bruns ténébreux, look pas rasé de cinq jours. Sur la minuscule photo, je distingue qu’il a l’air brun ténébreux. Mais bon, le look en photo n’est pas souvent révélateur. Et là je craque aussi pour la personnalité. Nos petits rendez-vous virtuels quotidiens deviennent une obligation délicieuse. Jusqu’au jour fatidique où je dis, comme ça en passant, sans arrière-pensée aucune « si on se faisait un jour une soirée canapé séries télé » ? C’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd et il me propose illico le soir suivant (vu qu’il y a des soirées séries télé chaque soir sur èretéelle ou téèffeun, c’est fastoche). Dans un élan de folie pré-amoureuse, j’accepte. Sauf que ça se fait chez moi, qu’il amène les pizzas, je prévois la vinasse, mais que c’est moi c’est toujours zone sinistrée (j’ai de l’ordre 6 jours par an quand quelqu’un pénètre dans mon antre, les 359 ou 360 autres jours, c’est champ de bataille assuré).

Le lendemain… un dimanche pas comme les autres.

6h30. Le réveil sonne. Et c’est parti pour une journée de folie.

Après un petit déj frugal (histoire de ne pas ballonner au soir), je m’y mets.

7h. Sus à la vaisselle. 17 jours de pâtes, ça laisse des traces. Du fromage collant. De la tomate plaquante. Après avoir fait trempette, la vaisselle se laisse nettoyer facilement. Et avec de la musique, ça aide.

8h. Attaque nucléaire anti poussière. Je fais partie de la ligue protectrice de la poussière. Je ne vois pas pourquoi on doit régulièrement déloger notre amie poussière, puisque de toute façon elle revient squatter illico meubles et bibelots. D’une enquête poussée que j’ai menée, il ressort que plus vite on la fait dégager, plus vite elle revient. C’est scientifiquement prouvé (mon étude paraîtra incessamment dans Science et Vie selon Anaïs). Donc j’aime ma poussière, je la protège et je la laisse vivre sa vie. Après tout je n’ai pas le monopole, dans mon logement. Elle a aussi le droit de vivre heureuse et tranquille, cette poussière. Cependant, pour cette grande occasion, et vu que la poussière se reproduit aussi rapidement que les rats, j’ai décidé d’enlever la couche supérieure, histoire qu’on puisse reconnaître la couleur des meubles.

9h30. Grande opération je trie je jette. Je trie des tonnes de papelards, magazines périmés, bouquins, vieux fers, vieux zincs, vieilles mitrailles. Je jette un faible pourcentage de ces tonnes de brol. Le reste va finir sa vie au grenier. Mon invité n’ira pas au grenier. L’essentiel est l’apparence de netteté qui semble maintenant régner dans mon humble demeure. Je sens une interrogation certaine du rat devant une telle agitation un dimanche, alors que d’habitude le dimanche je glande de 9h à 23h (et je dors avant et après).

11h. Le rat frôle la crise de fou rire en me voyant sortir seau, brosse et raclette. Il est ensuite assailli par une angoisse soudaine « va-t-elle me quitter ? Déménage-t-elle ? Part-elle en vacances ? » Son poil se hérisse, son teint se ternit, ses oreilles s’aplatissent. Il stresse. Je le rassure. Il s’agit simplement de donner un petit coup de torchon annuel, comme le font toutes les bonnes ménagères de moins de cinquante ans chaque vendredi.

12h. Pause repas. Après avoir fait ce que toute femme fait très régulièrement sans le moindre signe de fatigue, moi, je suis exténuée. Totalement claquée. Un mal de dos m’achève lamentablement. J’ai mis en musique de fond « If I was a rich girl » pour me convaincre de l’utilité de gagner au Lotto et ne plus jamais devoir approcher le moindre balai de toute ma future vie de femme riche et fière de l’être. J’avale une petite portion de pâtes (frugal repas pour ne pas ballonner) et m’endors pour un repos bien mérité.

15h. Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah. Misère de sacrebleu, il est 15h. Le tududu de MSN me réveille. Sériesman me confirme sa venue. À 19h30, chargé de pizzas dégoulinantes. Mon bonheur se rapproche. Et à défaut du bonheur, une petite soirée séries, une bonne pizza, un petit verre de piquette, que demander de plus pour terminer ce joli WE ?

15h30. Je fignole mon rangement. J’accroche enfin ce cadre qui traîne depuis juillet 2004. Je déplace quelques bibelots histoire de faire un effet de style. Dingue ce qu’on peut faire comme âneries à l’approche d’un rendez-vous. Comme si quelques bibelots mis en valeur allaient suffire … En plus, je suis ignoble de tout ranger et donc de faire croire que je suis une parfaite fée du logis. Il a été averti de ma bordelite aiguë mais nombre de femmes prétendent l’être et on découvre effectivement un magazine et un coupe-ongles qui traînent sur la table basse, oh misère la honte, « ne regardez pas tout ce bazar ». Ça me fait toujours rire cette tendance qu’ont toutes les femmes à faire croire qu’elles sont bordéliques alors que rien n’est visible à part le Ciné Revue (il a bien le droit d’être vu, le Ciné Revue). Ma bordélite à moi est réelle, chronique et gravissime.

17h. Je me plonge dans un giga bain moussant, d’où ne sortent que ma tête et mes longs orteils. Une bougie. Un livre. Moment de bonheur et de détente.

18h30. Je m’extrais de ce bain beaucoup trop tard, je suis toute fripée et j’ignore si je me serai auto-repassée d’ici une heure. Tant pis.

18h42. Dilemme cruelle. Ma vie se joue maintenant sur le choix des fringues. Pour un rendez-vous at home, il faut la jouer finement. Trouver un bon compromis entre une tenue d’intérieur plan-plan style jeans polar douillet et une tenue habillée sexy qui serait ridicule pour se vautrer devant la TV. J’opte pour un pull rouge confortable mais légèrement moulant et un pantalon noir. Je me maquille légèrement, un soupçon de parfum, quelques bijoux assortis. Je suis prête. Angoisse.

19h05. Je suis moche et rouge dans ce pull. Vite vite, je mets mon cache-cœur rose et ma jupe en jeans et mes bottes. Vite vite je change tous mes bijoux pour les réassortir à ma nouvelle tenue parfaite. Je suis prête. Angoisse.

19h15. Je suis grosse dans ce cache cœur épais, il me boudine, c’est horrible. J’ai l’air d’un saucisson sec dans son filet. En plus une jupe ça ne va pas je vais devoir garder mes bottes toute la soirée. Vite vite, je choisis définitivement mon cache cœur fin bleu et un jeans. Ma chambre ressemble à un champ de bataille. Si je voulais passer outre ma devise « jamais rien le premier soir », cela serait tout bonnement inenvisageable. Je change à nouveau ma panoplie de bijoux et je suis prête. Pas le choix il va arriver. Angoisse.

19h25. Je suis sagement installée sur le canapé. J’attends. Attendre c’est long. Bizarre comme attendre un homme est si long, alors qu’attendre la fin de la pause-café au bureau semble si rapide. (cette comparaison est du plus haut ridicule, puisque là ousque je bosse, on n’a pas le temps de prendre une pause café, misère !)

Tududu. MSN. Je fonce voir. C’est lui. « J’ai un pote qui vient de débarquer à l’improviste il va pas trop bien, ça t’ennuie qu’on remette ? »

Ouiiiiiiiiiii ça m’ennuie. Je dirais même ça m’emmerde. Au lieu de passer mon dimanche peinarde vautrée devant ma TV, ou à bouquiner ou m’empiffrer de pâtes, j’ai fait régime, j’ai rangé, frotté, nettoyé, je me suis changée trois fois, j’ai stressé comme une dingue (je stresse toujours aux rendez-vous, je ressens la même angoisse qu’avant mes examens oraux durant mes études, je déteste cette boule au ventre qui n’a strictement rien à voir avec la boule au ventre du sentiment amoureux).

19h30. Je râle. Je fulmine.

19h40. J’envoie des SMS à toutes mes copines histoire de voir si aucune n’a envie de bouger, maintenant que je suis toute belle. Mais aucune ne répond.

19h55. Quel goujat, quel con. Le coup du pote déprimé je n’y crois pas, et quand bien même ça serait vrai il aurait pu couper la poire en deux, une demi soirée pour le pote, une demi pour moi. Je suis dans un état d’énervement extrême. Je suis pour l’aide aux potes déprimés, on ne laisse jamais tomber un pote déprimé, même pour une déesse telle que moi, mais bon, le pote déprimé aurait pu débarquer un peu plus tôt, ou prévenir dès le matin qu’il allait subitement sombrer dans une dépression inévitable. Bisque bisque rage.

20h00. Je décide de me maîtriser et je réponds simplement « ben tu aurais pu le dire plus tôt pour ne pas que je range tout pour rien. Tant pis. Bonne soirée ». Mes mots doivent cependant faire ressentir ma colère. Car il savait que tout mon dimanche avait été consacré au rangement. Je l’avais tenu informé, minute après minute, de l’avancement du chantier. On en avait beaucoup ri. Maintenant je ne ris plus.

20h05. Pas de réponse.
21h10. Pas de réponse.
22h15. Pas de réponse.
23h20. Pas de réponse.
23h25. Pas de réponse.
23h30. Pas de réponse.
23h35. Pas de réponse.
23h40. Pas de réponse.
Le lendemain. Pas de réponse.
Le surlendemain. Pas de réponse.


Depuis lors, je n’ai plus jamais eu le moindre mail, la moindre phrase sur MSN, rien de rien. A l’heure où je vous écris il est connecté, plusieurs semaines après les faits, mais il est resté silencieux depuis ce fameux dimanche. Moi aussi. Je ne saurai donc jamais ce qui l’a fait changer d’avis en toute dernière minute. Je ne saurai jamais pour quelle raison obscure, ni le lendemain, ni le surlendemain, ni jamais, il n’a daigné me donner une explication plus détaillée, se confondre en excuses, proposer d’apporter les pizzas, là, tout de suite, et regarder la première série qui passe, juste pour le plaisir d’enfin se rencontrer. Et ça me met toujours en rogne, de ne pas savoir, de n’avoir rien pigé à un tel comportement. Parfois je me dis qu’il est venu rôder aux alentours de mon building, repérer les lieux, qu’il a aperçu ma silhouette à la fenêtre et que ça lui a ôté toute envie de me connaître, mais ma silhouette elle est très bien, très fine, même dans un pyjama pilou, et j’imagine difficilement qu’on puisse être aussi tordu que pour espionner juste avant un rendez-vous alors qu’on a tout loisir de bien examiner la personne après, sans engagement, satisfait ou remboursé.

La leçon que j’en ai tirée est que maintenant la pizza, on la mangera au resto, je ne nettoierai plus mon intérieur comme une fée du logis que je ne suis pas pour un rustre de bas étage.

21
jan

Au bureau (suite)

Après les importuns au bureau, épisode 2 : les amours au bureau. Sur le bureau, sous le bureau, devant le bureau, derrière le bureau, par derrière sur le bureau (ça devient hard), après les heures d’ouverture du bureau (en réalité, les statistiques le prouvent, ça se fait dans 39 % des cas aux toilettes, et dans 6 % des cas dans le placard à balai – ce sont des contorsionnistes ma parole).

Pourquoi ça m’arrive jamais à moi ça ?

Passque je bosse au milieu de femmes, et les quelques rares mâles sont soit mariés fiers de l’être (comme dirait Bridget) et j’ai pour principe de ne pas donner dans l’homme marié, soit fort jeunes et je serais quasiment accusée de détournement de mineurs.

Quand je lis qu’une femme sur quatre a eu une relation avec un collègue, et que trois sur quatre sont déjà tombées amoureuses au bureau (ça fait donc la moitié des bosseuses ayant vécu un amour impossible ...), je me meurs de jalousie. Pour moi, jamais le moindre clin d’œil, jamais le moindre espoir de quoi que ce soit, jamais un petit coup de foudre sans réciprocité, même pas un petit fantasme d’un soir. Juste un rêve monstrueux, on mon boss s’avérait être aussi mon gynéco. J’ai plus osé le regarder dans les yeux durant une semaine. A-t-on idée de faire de tels cauchemars.

En désespoir de cause, je me rabats sur les clients. Y a-t-il de la chair fraîche (enfin suffisamment fraîche) ?

Je l’avoue humblement, j’ai déjà eu deux coups de foudre professionnels (et 1247 coups de cœur). Le coup de foudre te cloue au sol dans un état proche de l’anéantissement. Le coup de cœur te le fait battre un peu plus vite, ton cœur, et on en restera là.

Premier coup de foudre : il arrive, j’approche, je fonds, pour me donner une contenance je prends l’air inspiré de l’employée professionnelle qui maîtrise la situation et j’envoie valdinguer tous mes dossiers au sol. Je pique un fard. On échange des banalités professionnelles. Je repars. The end. Pathétique. Je l’ai revu depuis (professionnellement, juste professionnellement), il avait une alliance toute brillante au doigt.

Second coup de foudre : il arrive, j’approche, je fonds. Blabla professionnel. The end. Deux semaines plus tard, il me contacte par un hasard incroyable dans le cadre de mon autre job (vous savez, correctrice dactylo écrivaine publique et tout et tout). Là, je crois sincèrement à un signe du destin jusqu’à ce qu’il me dise « ça sera provisoire parce que la personne qui m’aide habituellement est un peu froissée. Elle espérait quelque chose de moi, de plus privé, j’ai dû lui avouer que j’avais quelqu’un déjà, et que c’était… un homme ». The end of the end.

Est-ce que ça n’arrive qu’à moi ?