31
jan

Brèves d’un site de rencontres : trop d’humour tue l’humour…

Lui « parle-moi de toi ».

Euh, c’est le genre de question qui, après quelques semaines (que dis-je, quelques mois), je ne supporte plus, devoir donner mes mensurations, mon job (voire mon salaire), et patati et patata, ça manque cruellement d’originalité, mais bon, clair que tout le monde n’a pas des envies de questions saugrenues comme moi.

Je décide pourtant de la jouer humour : « alors, je suis née à 10h25, traumatisant mes parents par mes grands pieds »

Ça ne le fait pas rire, puisqu’il enchaîne sur la seconde question insupportable « pourquoi tu es seule ? »

Je respire trois fois longuement, pour entrer dans la zénitude, et je continue sur le mode de l’humour, espérant le faire réagir « parce que les bonnes fées ne se sont pas penchées sur mon berceau, because mes grands pieds »

Bon, il prend tout au pied de la lettre et m’interroge alors « tu chausses du combien ? »

Et je conclus, d’un dernière note d’humour légendaire : « pourquoi, tu as un soulier de vair en stock pour moi ? »

Plus de réponse.

Décidément, il était pas amusant, ce crapaud même pas prince potentiel.

 

lllustration de Mary Birdy, qui est sans doute ma préférée entre toutes, car seule illu à ce jour me représentant bébé, trop de la balle.  Je vais me l'imprimer et la mettre dans ma cuisine, cette jolie illu de cette version cendrillonesque de ma naissance.  Ah non pas cendrillonesque, belleauboisdormantesque.

Trop-d'humour-tue-l'humour-par-Mary-Birdy.jpg

24
jan

Brèves d’un site de rencontres : can’t buy me looooooooooooooove

Petite promenade hivernale dans le piétonnier de Namur, qu’il connaît peu.  Je lui montre la place du Vieux et lui annonce « ici, en été, plein de terrasses ombragées, c’est agréable comme tout d’y prendre un verre ».


Lui « oui, et combien le verre ? »


Moi « euh, ben un prix normal, pas plus cher qu’ailleurs, genre 2 euros le soft ou le verre d’eau »


Lui « tu sais combien de bouteilles d’eau je peux avoir pour 2 euros ? »


Euh, oui, je sais, mais de toute façon il fait froid là, t’inquiète, je ne disais pas ça pour que tu m’offres le moindre verre, rassure-toi.


Une fois qu’il fut rassuré, j’ai pris la fuite à toutes jambes.  Comme on me l’a dit ensuite, rien que d’imaginer une vie à deux, faites de calculs et de reproches sur ma consommation de gel douche, de dentifrice, de coca light, j’en tremble encore…

 

lllustration de Mary Birdy

Can't-buy-me-love-par-Mary-Birdy.jpg

21
jan

Brèves d’un site de rencontres : ne jamais surfer sur un site de rencontres en étant d’une humeur de dogue allemand

(je sais, les brèves, c'est le mardi, mais là c'est du direct live, j'avais envie de vous le faire partager...)

 

Lui « tu es de Namur ? »

Moi « oui » (t’as lu mon profil ?)

Lui « moi aussi »

Moi « aaaah » (sans blague, je sais lire tu sais)

Lui « tu fais quoi là ? »

Moi « je m’apprête à partir à un souper »

Lui « ce soir ? »

Moi « oui » (nooon, la semaine prochaine, mais je suis organisée)

 

Voilà, chuis encore de pire humeur du coup...

17
jan

Brèves d’un site de rencontres : programmer sa mort

Nous avons prévu de nous voir samedi matin, pour une petite balade suivie d’un déjeuner.  Sera-t-il romantique, ce déjeuner, le temps le dira…


Vendredi, il m’appelle « navré, je dois annuler pour aller à un enterrement, mon facteur est décédé avant-hier ».


Moi « pas de souci, je comprends ».  Ben quoi, on peut être très proche de son facteur, dans la vie, ce n’est pas mon cas, mais chacun ses amitiés hein.


Lui « merci de ta compréhension, j’appréhendais de te l’annoncer, ça fait une semaine que je dois t’en parler ».


C’est cela oui, une semaine que tu as programmé d’aller enterrer ton facteur décédé avant-hier.


Cherchez l’erreur…

 

lllustration de Mary Birdy

Facteur-par-Mary-Birdy.jpg

10
jan

Brèves d’un site de rencontres : combien tu m’aimes ?

Lui et moi avons échangé genre six messages, de trois mots chacun en moyenne « ça va ? », « oui merci », « et aujourd’hui ça va », « oui et toi », « ça va »

Passionnantes conversations, que je décide d’étoffer un peu :

Moi « je reviens d’un week-end à la mer »

Lui « oh, tu y as acheté un appartement ? »  

Euh, raisonnement bizarre, donc si on part un week-end quelque part, c’est parce qu’on y a acheté quelque chose, oui, bon, mon prochain week-end sera donc à Paris, ou Londres, ou New-York (Manhattan, XO XO).

Moi « non, pas du tout »

Lui « Dommage, on aurait pu y aller passer un week-end en amoureux »

Euh (bis), de une, si je pars en week-end en amoureux c’est avec quelque que je connais et dont, accessoirement, je suis amoureuse.  Non ?

De deux, pas besoin d’être propriétaire d’un appart à la mer pour y aller en amoureux, on peut trouver un hôtel, une chambre d’hôtes, un appart à LOUER, une caravane, une tente, un coin de dune, un vieux tonneau abandonné, je sais pas moi…

lllustration de Mary Birdy, qui nous fait la joie de continuer à illustrer ces brèves encore en 2012, coooooooooool.

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