9
nov

Boum boum boum !

Et bien me revoici… J’ai pris un peu de retard, mais j’ai tant à raconter ce soir : tellement tchatté que je n’ai même pas trouvé le temps de vous faire un résumé hier. Je suis devenue une cyber addict, semble-t-il ! C’est grave docteur ?

Bref j’ai rediscuté avec une foule en délire. J’ai encore approfondi les séances de plongée, et il s’avère qu’on est vraiment sur la même longueur d’ondes, à défaut de partager le moindre goût commun. J’ai eu l’honneur de voir sa photo… Ah ah. C’est toujours un choc, la photo. En bien comme en mal, TOUJOURS un choc. Un peu comme aller au cinéma après avoir lu et relu un livre culte, et être si déçue de ne pas y trouver les personnages qu’on s’était fabriqués avec nos petits neurones persos. Pour rester dans l’actualité, je citerais en exemple « Le diable s’habille en Prada ». Qui aurait imaginé que le « Diable » aurait la tête de la si gentille Meryl Streep ? Personnellement j’ai été traumatisée lorsque je suis allée voir Bridget Jones au ciné, après avoir lu cinq fois les deux tomes (je sais, je suis très intellectuelle dans mes lectures…). Quelle déception ce Marc Darcy de mes rêves, devenu si coincé. Je n’en suis toujours pas remise. Heureusement que ses pulls de Noël étaient en tous points conformes à mon imagination. Par contre, j’ai adoré le même acteur, celui qui jouait Marc Darcy, dans un autre de ses films : Love Actualy. Va comprendre mon raisonnement… moi-même je ne me comprends pas. Je comprends juste que les films que je regarde révèlent ma personnalité fleur bleue, j’ai honte. C’est d’un kitch. Mais j’assume.

Bref, mon plongeur m’a révélé sa bouille. Verdict ???? Bof. BOF. B.O.F. Pas de coup de foudre. Etrange, car chaque fois que je le vois connecté, mon cœur fait boum boum. Je me raisonne en regardant cette photo vraiment pas frémissante, mais non, mon cœur fait boum boum. En plus on y va mollo mais franco : on va se voir pour nos anniversaires. Ça promet d’être sympa, de fêter ça ensemble. Et mon cœur fait boum et reboum.

Quant à mes voisins, cela évolue aussi. Avec voisin tout court, tout va bien. Pas de grand chambardement, mais ça évolue. On n’a pas évoqué une rencontre, je pense que ça restera une amitié virtuelle, sympathique, amusante, qui remplit les soirées solitaires d’une pincée de rires, et c’est déjà fantastique.

Voisin II… et bien je l’ai rencontré. Juste quelques minutes. Comme il va travailler à pied, grand sportif devant l’éternel, il m’a proposé de faire un bout de chemin ensemble. Il va de soi que je me suis arrêtée nette là où se trouve ma quadriroues favorite, donc on a fait 500 mètres ensemble. C’est peu, mais ça permet de fuir si tout se passe mal, et de renouveler facilement l’expérience si tout va bien. Il est assez mignon mais très collet monté. Wait and see. On discute toujours sur le net depuis lors… ce qui est une première… mes rendez-vous précédents ayant débouché sur une rupture absolue de tous contacts (qui aurait envie de rester en contact avec un possessif maladif – ah non je ne l’ai même pas rencontré celui-là - un alcoolique, un silencieux pas sympa ou un goujat qui me largue sous la drache… et je pense n’être pas encore au bout de mes peines, ou de mes surprises).

Enfin, Voisin III. Et bien là je suis encore sous le choc. Ce fut terrible. Mais mes paupières sont lourdes, lourdes, lourdes, le marchand de sable vient de passer. Je vous raconterai dès lors cette terrrrrrrrrrrrrrrrible mésaventure demain… si vous le voulez bien. Que cela ne vous empêche nullement de spéculer par message ou commentaire, sur le drame que j’ai vécu  A demain sur le net

7
nov

Un plongeur et trois voisins

Après avoir plongé dans les bras de Morphée quelques heures réparatrices, j’ai replongé sur le net à la recherche de l’homme-qui-plonge-dans-mes-yeux. Il est présent, magnifique. Nous reprenons la discussion là où nous l’avions laissée hier, et je découvre, oh comme c’est romantique, que nous sommes nés le même jour. C’est pas fabuleux ça ? Un signe de Dieu. Je crois aux signes, c’est mon côté bêtement romantique qui veut ça… Son film préféré est le même que le mien : c’est l’homme de ma vie. Il adore le spaghetti bolo tout comme moi : je l’épouse demain. Nous adorons le même slow : ça y est, j’ai de quoi ouvrir le bal le grand jour. Je sais, c’est d’un ridicule fou, mais je suis comme je suis et j’ai des difficultés à ne pas prêter attention à tous ces « signes »… qui avec le recul me poussent toujours dans les bras de la mauvaise personne. Enfin nous n’en sommes pas encore là. Nous sommes nés le même jour et c’est marrant comme coïncidence. Après tout je n’avais qu’une chance sur 365 d’être née le même jour qu’un internaute… et encore moins la même année !

A part ce grand point commun, pour le reste … j’ai beau chercher mes fameux signes, je n’en vois aucun. On n’a absolument rien en commun, et c’est l’anti homme de ma vie par excellence. Mais qu’est-ce que je me marre en discutant avec.

D’un autre côté, vu mes premières expériences absolument sidérantes, je préfère multiplier les «pistes»… et je tchatte avec diverses personnes en même temps (au risque de me faire sermonner par des Toutàtoi et autres personnages du même acabit…).

J’ai notamment un contact qui vit… à deux rues de chez moi. Son pseudo étant son prénom, pour préserver son total anonymat (non les filles, vous ne vous ruerez pas sur mon voisin, je me le garde), je l’appelerai « Voisin ».

J’ai également un autre contact qui vit… à deux rues de chez moi. Pour préserver son anonymat je l’appellerai Voisin II.

Et j’ai un troisième contact qui vit… à deux rues de chez moi, que j’appellerai Voisin III.

Aucun problème de vue pour vous, je vous confirme avoir trois Voisins …

Incroyable le nombre d’hommes célibataires dans mon quartier.

Voisin tout court est beaucoup plus jeune que moi, hyper rigolo, je suis écroulée sur mon clavier, au désespoir de mon rat domestique (vous ai-je déjà parlé de mon rat ?) qui me regarde d’un air horrifié qui semble dire «vite, un médecin pour cette bipède hystérique». Voisin vit chez papa-maman-le-chien-le-chat.

De Voisin II je sais très peu (et ça rime), il est très secret. C’est sans doute ce qui m’intrigue en lui. Me fait beaucoup rire aussi. L’humour est très important pour moi. Mais l’humour sur le net n’est pas toujours prometteur pour une future rencontre en live… On peut se bidonner derrière son écran et s’endormir face à l’individu…

Quant à Voisin III, il vit vraiment tout tout près (oui on s’est avoué nos rues…) et je le soupçonne d’avoir l’intention de vouloir me rencontrer très très rapidement, du genre il va zoner dans ma rue un temps fou jusqu’à me croiser par hasard… Il m’a déjà demandé à quelle heure je partais jober… c’est révélateur. Tout ça me rappelle le titre d’un vieux feuilleton que je n’ai jamais regardé, mais dont on parlait régulièrement, « Neighbourghs » - ou quelque chose du genre – un truc australien avec Kylie Minogue, à l’époque anti sex symbol par excellence (comme quoi une transformation radicale est toujours possible), et son fiancé du moment Jason Donovan, qui me faisait fantasmer à mort… Qui se souvient de son duo avec Kylie ??? Aah, comme je l’ai fredonné, ce duo.

Bref, j’en reste là et vous dis à demain… sur le net… dans un nouvel épisode de Neighbourghhhhhhs.

4
nov

Le plongeon de l'amouuuur ?????

Si vous l’ignorez, les sites de rencontres sont composés de nettement plus de spécimens mâles que de spécimens femelles. Totalement l’inverse de la « vraie vie », où nous sommes plus nombreuses, ce qui explique que moi et d’autres… on est là, desperate busywifes, bridget jones en puissance, car si vous avez 101 hommes pour 100 femmes… ça en fera toujours une qui sera vouée au célibat perpétuel. L’espoir est que le système de chaises musicales soit instauré, permettant à cette pauvre femme de s’asseoir un jour sur des genoux masculins et de pousser une autre femme à l’extérieur du cercle. Mais parfois la 101e est condamnée à rester debout en permanence, non ? Enfin ce n’est pas mon cas, na. Je veux y croire, j’y crois.

Bref revenons à nos moutons, voire à nos specimens mâles. L’avantage de leur nombre important sur le net est que les femmes n’ont rien à faire sinon attendre. Attendre un message, un popup, une proposition de rendez-vous, une demande en mariage. Mais ce soir, j’ai décidé de me bouger. « Soyons fous » est ma devise. Ne pas jouer la passivité mais agir. Je remplis donc mes « critères de recherche », bon dieu le romantisme de la chose me cloue sur ma chaise de bureau : tranche d’âge, lieu de résidence, fumeur ou pas... C’est fou les possibilités qui s’offrent à moi, je peux le vouloir : brun ténébreux, 1m91, 80 kg, employé, vivant dans ma ville, sans enfants (tant qu’à faire, autant les faire ensemble), moustachu, lunettu, poilu, ventru.

En fin de compte, jouons la plus fun, je contacte uniquement des hommes du même signe astrologique que moi. Non pas que je sois superstitieuse niveau astrologique, mais tant qu’à mettre des critères, autant ne pas tomber dans les clichés grand blond riche. J’en contacte donc cinq, même âge, même signe. Je leur copie-colle une petite entrée en matière sympathique. Le copier-coller est le 7e art des sites de rencontres. Les hommes ratissent très large pour tenter de trouver leur petite perle, vous n’imaginez tout de même pas qu’ils vont être originaux, imaginatifs, et personnaliser leur prise de contact. Voyons. Alors je fais pareil.

Je reçois immédiatement deux réponses, pour les trois autres, on verra plus tard s’ils donnent suite. L’un des deux a un pseudo à mourir de rire, Je-plonge-mes-yeux-dans-les-tiens. Un peu bateau, mais il a le mérite d’être inédit. La discussion commence et il me fait beaucoup rire, nous avons quelques points communs, tout est fluide et vachement sympathique. Il est 3 h du mat et je réalise avec stupéfaction que cela fait 7 heures que nous échangeons des propos sur tous les sujets possibles et imaginables.Un bon début. Un très très très bon début. Bonne nuit, retour sur le net… demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne.