2
déc

VIP : very INTERESTING person !

Me voici de retour de ma soirée VIP. Pour être VIP, c’était VIP. Tout le gratin politique et télévisuel, j’ai adoré. C’est assez grisant. D’autant que mon cavalier a tout pour plaire : gentil, drôle, mignon à croquer. On en mangerait.

Est-ce le champagne qui coulait à flots qui m’a donné cette impression qu’il était l’homme de ma vie ? J’avoue que quand j’ai un peu d’alcool dans le sang, la vie me parait totalement différente. Je vois tout en rose, j’aime tous les hommes, c’est très dangereux 

Nous avons discuté avec un autre couple, qui nous croyait ensemble. Cette complicité est elle de bon augure ? Oups, j’ai indiqué « autre couple » comme si nous en étions un, lapsus révélateur… Le champagne, les zakouskis luxueux, les petits cadeaux raffinés reçus en partant (champagne, encore, pralines de luxe, cadeau d’une grande et prestigieuse marque), m’ont donné l’impression d’être une star pour quelques heures.

Et la star que je suis ne souhaite qu’une chose : revoir mon VIP.

29
nov

VIP

J’ai gagné il y a quelques jours des places pour une réception assez «luxe» : petite pièce de théâtre, zakouskis, champagne, le tout en présence de VIP. Ça peut être sympa.

Avec qui partager ce bon moment ? Avec un de mes internautes pardi. Le Cynique (ex Voisin) ? Nos relations sont toujours tendues, va savoir pourquoi, alors je ne suis pas tentée. Le Gentil (ex Voisin) ? Gentil, il l’est, mais il ne me fait pas frémir, et je ne l’ai jamais rencontré. Je trouve risqué de lui proposer ce genre de rendez-vous.

En fin de compte, dans un élan de folie, je l’ai proposé à un nouveau contact de ce jour, dont je ne sais rien, mais avec qui les premiers échanges furent démentiels. Après tout, soyons fous. La rencontre est donc prévue dans quelques jours, avec Mister VIP.

En ce qui concerne le Plongeur, pas de nouvelles depuis le sms de dimanche, se serait-il noyé dans les yeux d’une autre ce WE ? J’ai décidé de ne plus y penser, et d’aller de l’avant, s’il n’a plus envie de me revoir, je ne vais pas me prendre la tête pour si peu. Je range mon attirail de plongée et m’en vais un peu surfer sur mon site orange.

26
nov

faire un plat : plongeon raté !

Ce dimanche, je me lève, comme on dit vulgairement, la tête dans le cul, après ma longue soirée, je fonce à la salle de bain, petit pipi, bonne douche revigorante, tester quinze tenues, changer quinze fois de bijoux pour les assortir aux quinze tenues, me maquiller, me parfumer. Je suis prête pour partir revoir le Plongeur.

Je descends pour me prendre un petit déjeuner, histoire de ne pas faire un malaise une fois sur place. Je mets mon manteau, je prends mon sac, vérifie que j’ai tout le nécessaire pour une journée de survie, et notamment mon GSM. Oh, un message. Oh, le plongeur. Oh «désolé j’ai ma famille qui organise un repas imprévu, je ne saurai te voir ce dimanche. A une prochaine».

Glups. Et ça date de ce matin 8h. Non mais il aurait pas pu prévenir plus tôt ? J’aurais pas pu descendre avant de perdre mon temps à tenter de me rendre potable après cette courte nuit ? Bisque bisque rage. Purée je râle. Il aurait pas pu ajouter quelque chose qui fasse croire qu’il était déçu, du genre «on remet ça très vite, c’est vraiment dommage, je brûle d’impatience de te revoir au plus tôt». De deux choses l’une : ou je vais me coucher pour oublier ce sinistre dimanche qui se profile à l’horizon, ou je sors me balader espérant, comme dans un roman Harlequin, qu’un gentilhomme me verra et s’approchera doucement, me demandant «Dites-moi gente Demoiselle, que faites-vous donc là, en ce frileux dimanche, seule sur un banc . Et naîtra ensuite une superbe histoire d’amour, chabadabada. Bon, ok, je vais me recoucher.

26
nov

un scénario, deux scénarii, trois... (sur l'air d'un mouton, deux moutons, trois moutons)

5 h du mat. De retour de ma soirée fiasco. Pour un fiasco ce fut un fiasco.

D’abord, pas moyen de m’enlever ce mec de la tête. J’ai eu beau me raisonner avant, me seriner durant des heures, arriver à rentrer dans ma tête que je ne dois plus y penser, dès que je le vois, je me liquéfie. Et je ne comprends pas pourquoi. Ça doit être purement chimique, ce besoin d’avoir un contact physique avec. J’ai réussi à lui arracher un slow, je l’ai donc eu mon contact physique. Ça n’a pas dû le faire frémir. Ensuite, j’ai vu par hasard que la dernière personne qu’il a appelée c’est l’autre, celle-là même qui fait tout pour se l’accaparer et qui semble y parvenir. Touché coulé. Basta.

Tirons une croix là-dessus. Je sais, je répète ça depuis quelques jours maintenant, mais je promets de m’inscrire dès demain aux amoureux anonymes, et je m’en sortirai, coûte que coûte.

Là où j’ai bien ri toute la soirée, c’est que mon côté « miss scénario » fonctionnait à plein régime. En général, je me monte un scénario catastrophe : mon amie a dix minutes de retard, elle est donc écrasée contre un arbre, dans un état critique, la mort s’ensuit, je dois prévenir les proches, quand aura lieu l’enterrement, et ainsi de suite jusqu’à l’élaboration des funérailles et tout et tout, et ma réflexion peut durer des heures. J’imagine de tels scénarios pour tout et n’importe quoi, souvent des accidents, ou le feu chez moi, une explosion de gaz, bref tout ce qui pourrait m’arriver de pire, ainsi qu’à mes proches. Parfois au départ de quelque chose de très banal : je dégringole mon escalier, jambe cassée, j’ai beau hurler, personne ne m’entend, je me traîne jusqu’à la porte, tente de l’ouvrir, y arrive enfin, hôpital, congé maladie, comment je vais m’en sortir avec le bureau etc etc, pour arriver aux visites d’amis, aux signatures sur le plâtre, à l’organisation de ma vie durant la convalescence... Même au cinéma si je vois quelqu’un de suspect (et sont tous suspects pour moi), je l’imagine en poseur de bombe, ça va exploser, vite fuyons (j’ai ainsi bêtement raté la fin d’un film avec une telle attitude).

Et de temps en temps, cette imagination débordante se met au service de mes rêves les plus fous, comme ce soir. Exemples : On danse, certains couples s’embrassent autour de nous. Lui «oh, regarde moi ça !», Moi «c’est peut-être obligatoire de s’embrasser quand on danse dans cette boîte ?» «tu crois ?» «je pense oui» «bon alors on s’y colle ?», et il m’embrasse langoureusement. Lui « e peux te poser une question , Moi «bien sûr» «est-ce qu’un mec comme moi pourrait te plaire» «euh, ben oui» «ah» «pourquoi cette question ?» «En fait, est-ce que je te plais ?» «ça ne se voit pas ?», et il m’embrasse langoureusement. Lui «tu crois que biiiiiiiiiiiiiip (la rivale ndlr) s’intéresse à moi ?» Moi «sincèrement, oui je crois» «alors c’est embêtant» «pourquoi ?» «parce que je suis déjà attiré par quelqu’un d’autre» «ah» «tu veux savoir qui ?» «oui, qui ?» «toi», et il m’embrasse langoureusement. Et j’en passe et des meilleures. Je devrais prendre des notes chaque fois que je suis engloutie par ces pensées (engloutie est bien le terme adéquat, car je perds alors toute notion du temps et il paraît que mon visage a une expression différente, en général catastrophée), je pourrais publier un recueil de scénarios bidons, peut-être que certains et certaines miss ou mister scénarios se reconnaîtraient en moi. Allez zou, au dodo, prochain scénario : compter les moutons et imaginer ma journée demain avec Mister Plongeur : lui « … » moi « … »… Je suis folle, je sais !

24
nov

Yes

Yesssss… Le plongeur m’a proposé de passer la journée de dimanche avec lui. Yes trois fois yes. Comme il habite un peu loin, j’irai le rejoindre, chez lui.

Ah ah ah, ma curiosité typiquement féminine va être satisfaite : je vais pouvoir inspecter en douce son intérieur, sa déco, ses fringues, sa vaisselle sale, voir s’il est bordélique ou maniaque (quoique même bordélique, il risque d’avoir rangé), ce qu’il a comme CD, DVD, revues, livres. Découvrir s’il vit dans un penthouse luxueux, une fermette sympathique ou un studio miteux. Comme ça va être rigolo. Et puis mon cœur risque de faire boum boum boum comme d’habitude. On prendra ensuite le tram 33 pour manger des frites chez Eugène (je ne sais pas ce que j’ai en ce moment j’ai Brel en tête en permanence – et comme par hasard Johnny passe à la TV et braille « la quête », ma préférée… pour brailler il braille). (Par contre pas moyen de retrouver le titre de cette chanson, ni celui où il dit « être une heure seulement beau et con à la fois ». Si quelqu’un a meilleure mémoire que moi, il peut toujours me rappeler les titres… ça me ferait grand plaisir.)

Je ne sais pas trop ce qu’on fera, j’imagine qu’il me fera découvrir sa ville. De toute façon l’essentiel est d’avoir eu cette invitation. Et j’espère que ce dimanche sera fabuleux. Wait and see. Ce qui est sûr c’est que je serai un peu zombie, car demain j’ai ma grande soirée avec mon échec ! Je vais devoir rester tout près de lui durant de longues heures en me raisonnant sans cesse : il n’est pas pour toi, regarde comme il est moche-bête-trop petit-trop grand-pas gentil-gourmand-pas drôle. La pensée du dimanche à venir devrait beaucoup m’aider.