8
jui

Week-end surprise – Agnès Abécassis

"Le dimanche, on lit au lit, et le samedi aussi".

Week-end surprise est le premier livre que j'ai lu quand le soleil a daigné reviendre dans mon plat pays, après tant de semaines de grèves.  Transat, parasol, coca light, cerveau en état de fonctionnement et petit bouquin. 

Et je l'ai dévoré d'une traite, durant l'après-midi, me délectant de l'humour qu'Agnès Abécassis distille tout au long de cette histoire, comme à son habitude.  Mais pas que.  Nan, y'a même eu des moments émouvants, oùsque j'ai pleuré (vous me direz, en ce moment c'est fastoche de me faire pleurer, mais que soit).

J'ai donc ri, j'ai été émue, et j'ai apprécié retrouver dans ce livre des infos repérées sur la page de l'auteure, comme le choix des prénoms des personnages masculins ou des prénoms du couple du train, Laurent/Gina, ça je m'en souviens, du débat sur Facebook.  Sensation grisante d'avoir connu des bouts du livres avant même sa sortie.

Bon, l'histoire, c'est celle de Brune, elle vit avec ses jumeaux, ados, et ne se rend pas compte que son best friend aimerait être plus qu'un best friend.  Puis y'a sa potesse Prunelle (oui, bon, elles ont de drôles de prénoms, c'est clair), célibataire, qui se chamaille par mail avec Simon, plutôt du genre rustre.  Durant une semaine, elles vont partager leur vie et nous entraîner dans un tourbillon fou, amusant et dépaysant.

Extraits :

"- Bonté divine, tu n'es pas blessée au moins ?

- A peine, juste quelques orteils sectionnés.  Je prie pour qu'ils repoussent dans le bon ordre."

Ça m'a fait mourir de rire, surtout suite à ce billet, of course.

"souviens-toi de ce cardiologue avec qui tu es sortie il y a sept ans, malgré sa calvitie et ses jambes de phasme" Rhaaaaaaaaaaa, j'adore, les jambes de phasme, mais c'est tout moi ça.  Et puis un cardiologue chauve, je dis oui oui et reoui.

"J'allumai la télé, comme un allume le diffuseur d'un parfum d'intérieur, histoire de remplir l'atmosphère de vies artificielles.  (…) Il me fallait prendre les choses en main.  Ce que je fis en m'asseyant par terre. Sans hésiter, je me penchai, j'enserrai mes genoux dans mes bras et je fondis en larmes. Au fond, tout au fond, quelque part, je sentis le fil de mes nerfs se dénouer, s'assouplir et désenfler, à mesure que je les gainais d'un épais onguent lacrymal.  Après tout, je n'étais plus à quelques gouttes près".  Rhou, keske j'ai pleuré en lisant ce bout de page, c'était si… lacrymal.

Une super lecture estivale, à emporter en bord de mer.

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30
avr

Chuuut – Janine Boissard

"Le dimanche, on lit au lit".

je n'aime pas les pralines, en ce sens que la surprise peut être bonne ou mauvaise, et vu que je n'apprécie pas la majorité des fourrages, statistiquement, pour moi, la surprise est mauvaise.  Voilà pourquoi je n'aime que les manons Léonidas, c'est connu, ainsi que les gianduja et toutes les variétés en ja de Léonidas.  Note qu'on m'a vanté les mérites de ces succulentes pralines Neuhaus, Les irrésistibles, au nom déjà évocateur, qui me tentent vachement.  Enfin soit.  Tout ça pour dire que le côté "la vie est comme une boîte de pralines", très peu pour moi, déjà dans la vraie vie, alors certainement pas en matière de pralines.

Et pour dire qu'en matière de livres, c'est pareil, comme une boîte de pralines, effet surprise inside. 

Mais j'ai ma manon à moi, c'est Janine Boissard.  Jamais de déception, même si, comme pour tout auteur, j'ai mon classement de mes "adorés par-dessus tout que j'aime d'amour".

Chuut en fait partie, tant je suis tombée raide dingue immédiatement de Nils (prénom évocateur, pour moi aussi, d'un petit gamin juché sur une oie) et de Fine.  Nils, exilé aux Pays-Bas, que le décès de sa mère va catapulter dans cette famille bien comme il faut, bien riche, bien unie, en apparences.  Fine, qui vit dans cette famille, dans ce château, pour qui l'arrivée de Nils va être comme une bouffée d'oxygène.

Oh oui, on les aime immédiatement, sans doute par cet ingénieux processus d'écriture qui nous plonge tour à tout dans la tête de l'une, puis de l'autre…

Et lorsque le drame survient, on est scotché au livre comme la bonne praline l'est aux papilles gustatives.

Un délice.

Un régal.

Une douceur à s'offrir sans modération, que Chuuut.

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8
avr

Dans la peau du diable – Luke Delaney

"Le dimanche, on lit au lit".

Dans la peau du diable nous plonge tout de go dans… la peau du diable, ou plutôt dans ses pensées.  Ignobles.  Dérangeantes.  Crédibles.  Effrayantes. 

Ce diable, c'est celui qui tue pour le plaisir, pour son plaisir, et qui connaît tellement les ficelles de la police scientifique qu'il ne laisse aucune trace.

Sean Corrigan, inspecteur de police, a côtoyé un diable dans son enfance, il l'a subi, ce qui explique sans doute cette capacité exceptionnelle qu'il a à pouvoir penser comme un diable, à imaginer ce qu'il ressent, ce qu'il veut, ce qu'il fait.

Mais le diable est malin, et il l'emmène sur des fausses pistes.  On le sent immédiatement, que la piste est fausse, Sean va-t-il le sentir, lui aussi ?

Grâce à des chapitres alternant l'enquête de Sean et les agissements et pensées du tueur, l'auteur nous plonge dans un thriller scotchant, avec une angoisse allant crescendo, jusqu'à l'apothéose.

Seul bémol : trop de fautes d'orthographe ou de frappe.  A part ça, voilà un premier roman à découvrir, d'autant qu'il et le fruit d'un véritable inspecteur de police, qui écrit sous pseudonyme depuis qu'il est retraité et qui est en train d'écrire les suites des aventures de Sean.  Tant mieux, je m'y suis attachée, à cet inspecteur, moi, vivement son retour.

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24
mar

Les gens sont les gens – Stéphane Carlier

"Le dimanche on lit au lit".

Si quelqu'un me disait "je n'ai jamais lu de ma vie, je déteste ça, ou du moins je pense que je détesterais ça, vu que je n'ai jamais essayé, mais j'ai envie de faire un truc fou, de lire un livre, que me conseilles-tu", je lui répondrais "Les gens sont les gens".  Le livre idéal.

Voilà la réflexion que je me suis faite au terme de ma lecture, et ce pour plusieurs raisons :

- le nombre de pages est encourageant pour quelqu'un qui n'aime pas lire, 160

- le format est petit pour une "édition non poche", donc aucun risque d'une tendinite du poignet

- la couverture est pleine de peps et de tendresse, avec ce petit cochon tout rose qui à la fois donne envie d'un hug et attise la curiosité

- et puis l'histoire…

Ben oui c'est important aussi l'histoire, et celle-ci captive dès la première ligne : Nicole est une psychanalyste parisienne de la cinquantaine, qui s'ennuie dans sa vie, dans son appartement chic, avec son mari et ses amis très prout-ma-chère.

Un jour, sur un coup de tête, la vlà qui adopte Foufou, un porcelet de quelques semaines, qui va totalement chambouler sa vie.  Hé, c'est pas pour rien qu'il s'appelle Foufou.

Je vous avoue avoir eu des crises de fou-rire démentes, notamment dans mon bus, à la lecture de certains passages.  Mais on ne fait pas que rire avec Les gens sont les gens, on se détend, on s'attache à Nicole, on l'envie car elle trouve un nouveau sens à sa vie et y entraîne tout son entourage.

Bien sûr, c'est parfois très fou(fou), comme histoire, parfois tiré par les poils de cochon, ça manque parfois un chouia de crédibilité, mais on passe un bon moment, on rigole, on se détend, tout ça durant 160 pages, c'est bien trop peu, titchu.

Alors, si vous n'avez jamais lu de votre vie, que les livres vous font peur, mais que vous voulez tenter le coup, ou si vous adorez lire tout comme moi, vous savez ce qu'il vous reste à faire.

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24
mar

Recettes inavouables et marques cultissimes – tous les desserts

"Le dimanche on lit au lit".

Veuillez excuser cette interruption momentanée de nos programmes et le retard mis à vous tailler une bavette au sujet de ce livre si gourmand, c'est passque j'ai passé ma semaine au lit Ma bonne Dame, et passque j'ai pas lu au lit, rien, nada, niks, niente, je me suis contentée de regarder six saisons de Gilmore Girls, seule chose dont mes neurones étaient capables.

Mais me revoici, plus en forme que jamais, pour vous parler de ce livre que je qualifiais donc ci-dessus de "gourmand".

Avant même de l'ouvrir, il l'est, gourmand.  Un big format, limite genre "brique", une couverture rigide mais comme rembourrée, à la manière des livres pour enfants.  J'adore.

Et puis des recettes avec du sucre, du sucre, rien que du sucre, de quoi tenir le coup en cette fin d'hiver qui semble vouloir durer jusque juin, la garce.

D'aucuns ont critiqué ce livre car il fait l'apanage des marques.  En effet, les recettes proposées sont toutes à base de produits de marque.  Mais, hein, rien ne vous empêche de les adapter à votre sauce, ces recettes, avec un substitut de votre choix.  Et puis moi j'aime bien, les marques, c'est mon enfance, les Danette, les Petis Gervais, le Nesquik.  Et puis y'a les marques découvertes récemment par bibi, les Oréo, les fraises Tagada.  Et puis ce sont des recettes inavouables, savoir très très simples, très très bon marché et très très innovantes, dixit l'auteur, alors aucune raison de bouder ce livre empli d'idées, de jolies photos et à prix très doux (14,95 eur).

En cerise sur le gâteau, le nom des recettes, qui font mourir de rire (avant de mourir de plaisir lors de la dégustation) : profit'rock'n'roll, j'y fous tout glacé au yaourt, caranouglace dans la masse, tarte au citron sans citron (j'adore), on a marché sur Mars…

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