30
avr

Chuuut – Janine Boissard

"Le dimanche, on lit au lit".

je n'aime pas les pralines, en ce sens que la surprise peut être bonne ou mauvaise, et vu que je n'apprécie pas la majorité des fourrages, statistiquement, pour moi, la surprise est mauvaise.  Voilà pourquoi je n'aime que les manons Léonidas, c'est connu, ainsi que les gianduja et toutes les variétés en ja de Léonidas.  Note qu'on m'a vanté les mérites de ces succulentes pralines Neuhaus, Les irrésistibles, au nom déjà évocateur, qui me tentent vachement.  Enfin soit.  Tout ça pour dire que le côté "la vie est comme une boîte de pralines", très peu pour moi, déjà dans la vraie vie, alors certainement pas en matière de pralines.

Et pour dire qu'en matière de livres, c'est pareil, comme une boîte de pralines, effet surprise inside. 

Mais j'ai ma manon à moi, c'est Janine Boissard.  Jamais de déception, même si, comme pour tout auteur, j'ai mon classement de mes "adorés par-dessus tout que j'aime d'amour".

Chuut en fait partie, tant je suis tombée raide dingue immédiatement de Nils (prénom évocateur, pour moi aussi, d'un petit gamin juché sur une oie) et de Fine.  Nils, exilé aux Pays-Bas, que le décès de sa mère va catapulter dans cette famille bien comme il faut, bien riche, bien unie, en apparences.  Fine, qui vit dans cette famille, dans ce château, pour qui l'arrivée de Nils va être comme une bouffée d'oxygène.

Oh oui, on les aime immédiatement, sans doute par cet ingénieux processus d'écriture qui nous plonge tour à tout dans la tête de l'une, puis de l'autre…

Et lorsque le drame survient, on est scotché au livre comme la bonne praline l'est aux papilles gustatives.

Un délice.

Un régal.

Une douceur à s'offrir sans modération, que Chuuut.

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8
avr

Dans la peau du diable – Luke Delaney

"Le dimanche, on lit au lit".

Dans la peau du diable nous plonge tout de go dans… la peau du diable, ou plutôt dans ses pensées.  Ignobles.  Dérangeantes.  Crédibles.  Effrayantes. 

Ce diable, c'est celui qui tue pour le plaisir, pour son plaisir, et qui connaît tellement les ficelles de la police scientifique qu'il ne laisse aucune trace.

Sean Corrigan, inspecteur de police, a côtoyé un diable dans son enfance, il l'a subi, ce qui explique sans doute cette capacité exceptionnelle qu'il a à pouvoir penser comme un diable, à imaginer ce qu'il ressent, ce qu'il veut, ce qu'il fait.

Mais le diable est malin, et il l'emmène sur des fausses pistes.  On le sent immédiatement, que la piste est fausse, Sean va-t-il le sentir, lui aussi ?

Grâce à des chapitres alternant l'enquête de Sean et les agissements et pensées du tueur, l'auteur nous plonge dans un thriller scotchant, avec une angoisse allant crescendo, jusqu'à l'apothéose.

Seul bémol : trop de fautes d'orthographe ou de frappe.  A part ça, voilà un premier roman à découvrir, d'autant qu'il et le fruit d'un véritable inspecteur de police, qui écrit sous pseudonyme depuis qu'il est retraité et qui est en train d'écrire les suites des aventures de Sean.  Tant mieux, je m'y suis attachée, à cet inspecteur, moi, vivement son retour.

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24
mar

Les gens sont les gens – Stéphane Carlier

"Le dimanche on lit au lit".

Si quelqu'un me disait "je n'ai jamais lu de ma vie, je déteste ça, ou du moins je pense que je détesterais ça, vu que je n'ai jamais essayé, mais j'ai envie de faire un truc fou, de lire un livre, que me conseilles-tu", je lui répondrais "Les gens sont les gens".  Le livre idéal.

Voilà la réflexion que je me suis faite au terme de ma lecture, et ce pour plusieurs raisons :

- le nombre de pages est encourageant pour quelqu'un qui n'aime pas lire, 160

- le format est petit pour une "édition non poche", donc aucun risque d'une tendinite du poignet

- la couverture est pleine de peps et de tendresse, avec ce petit cochon tout rose qui à la fois donne envie d'un hug et attise la curiosité

- et puis l'histoire…

Ben oui c'est important aussi l'histoire, et celle-ci captive dès la première ligne : Nicole est une psychanalyste parisienne de la cinquantaine, qui s'ennuie dans sa vie, dans son appartement chic, avec son mari et ses amis très prout-ma-chère.

Un jour, sur un coup de tête, la vlà qui adopte Foufou, un porcelet de quelques semaines, qui va totalement chambouler sa vie.  Hé, c'est pas pour rien qu'il s'appelle Foufou.

Je vous avoue avoir eu des crises de fou-rire démentes, notamment dans mon bus, à la lecture de certains passages.  Mais on ne fait pas que rire avec Les gens sont les gens, on se détend, on s'attache à Nicole, on l'envie car elle trouve un nouveau sens à sa vie et y entraîne tout son entourage.

Bien sûr, c'est parfois très fou(fou), comme histoire, parfois tiré par les poils de cochon, ça manque parfois un chouia de crédibilité, mais on passe un bon moment, on rigole, on se détend, tout ça durant 160 pages, c'est bien trop peu, titchu.

Alors, si vous n'avez jamais lu de votre vie, que les livres vous font peur, mais que vous voulez tenter le coup, ou si vous adorez lire tout comme moi, vous savez ce qu'il vous reste à faire.

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24
mar

Recettes inavouables et marques cultissimes – tous les desserts

"Le dimanche on lit au lit".

Veuillez excuser cette interruption momentanée de nos programmes et le retard mis à vous tailler une bavette au sujet de ce livre si gourmand, c'est passque j'ai passé ma semaine au lit Ma bonne Dame, et passque j'ai pas lu au lit, rien, nada, niks, niente, je me suis contentée de regarder six saisons de Gilmore Girls, seule chose dont mes neurones étaient capables.

Mais me revoici, plus en forme que jamais, pour vous parler de ce livre que je qualifiais donc ci-dessus de "gourmand".

Avant même de l'ouvrir, il l'est, gourmand.  Un big format, limite genre "brique", une couverture rigide mais comme rembourrée, à la manière des livres pour enfants.  J'adore.

Et puis des recettes avec du sucre, du sucre, rien que du sucre, de quoi tenir le coup en cette fin d'hiver qui semble vouloir durer jusque juin, la garce.

D'aucuns ont critiqué ce livre car il fait l'apanage des marques.  En effet, les recettes proposées sont toutes à base de produits de marque.  Mais, hein, rien ne vous empêche de les adapter à votre sauce, ces recettes, avec un substitut de votre choix.  Et puis moi j'aime bien, les marques, c'est mon enfance, les Danette, les Petis Gervais, le Nesquik.  Et puis y'a les marques découvertes récemment par bibi, les Oréo, les fraises Tagada.  Et puis ce sont des recettes inavouables, savoir très très simples, très très bon marché et très très innovantes, dixit l'auteur, alors aucune raison de bouder ce livre empli d'idées, de jolies photos et à prix très doux (14,95 eur).

En cerise sur le gâteau, le nom des recettes, qui font mourir de rire (avant de mourir de plaisir lors de la dégustation) : profit'rock'n'roll, j'y fous tout glacé au yaourt, caranouglace dans la masse, tarte au citron sans citron (j'adore), on a marché sur Mars…

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6
mar

Demain – Guillaume Musso

"Le mardi et le mercredi, on lit sur son transat".

Et oui, j'ai passé deux après-midi avec Guillaume Musso, sous ce soleil tant attendu.  Et il n'y a qu'une seule chose plus agréable que lire du Guillaume Musso : lire du Guillaume Musso sous le soleil. 

Et une fois de plus, cette lecture fut un pur bonheur.  Ça en devient presque répétitif, cette manie que j'ai de dire chaque année que j'ai adoré le petit dernier Musso, mais c'est ainsi, je ne vais pas vous mentir et dire que j'ai aimé bof bof, voire détesté, pour varier mes chroniques Mussoesque, no way.  Bien sûr, y'a ceux que j'adore, et puis y'a ceux que je vénère.  Légère nuance.  Demain fera partie de ceux que je vénère, c'est clair (et ça rime) parce que cette idée de la faille temporelle, elle est démentiellement démentielle et ouvre les portes à tous les possibles.  C'est un de mes fantasmes, cette possibilité de retourner dans le passé, de découvrir l'avenir, d'influencer l'un ou l'autre afin d'influencer ensuite l'un ou l'autre (ça va, vous me suivez ?).

Je peux vous dire que je mourais donc d'impatience de découvrir Demain car, dès que j'ai lu le résumé, j'avais une chair de poule de malade :

"Elle est son passé...
... il est son avenir.

Emma vit à New York. À 32 ans, elle continue de chercher l homme de sa vie.
Matthew habite à Boston. Il a perdu sa femme dans un terrible accident et élève seul sa fille de quatre ans.

Ils font connaissance grâce à Internet et bientôt, leurs échanges de mails les laissent penser qu ils ont enfin droit au bonheur. Désireux de se rencontrer, ils se donnent rendez-vous dans un petit restaurant italien de Manhattan.

Le même jour à la même heure, ils poussent chacun à leur tour la porte du restaurant. Ils sont conduits à la même table et pourtant... ils ne se croiseront jamais."

La chair de poule, je vous dis.  J'ai lu sur le net que le sujet avait déjà été visité, que ça faisait penser à ce film avec (le beau) Keanu Reeves, Entre deux rives.  Si tous les thèmes déjà abordés en littérature étaient ensuite interdits, il resterait bien peu de sujets sur lesquels écrire, ma bonne Dame.

Et si le thème de départ fait en effet penser à Entre deux rives : une discussion entre deux personnes ne vivant apparemment pas à la même époque, la similitude s'arrête là.  Parce que, sans vouloir vous en dire trop, cela va de soi, une fois cette faille temporelle comprise de tous, le roman bascule, petit à petit, dans un thriller palpitant dont il est impossible de sortir avant la dernière ligne (d'ailleurs je devais aller à la banque avant 16 h, j'ai terminé ma lecture à 15h58, tant pis, impossible d'abandonner les dernières pages – finalement la banque fermait à 16h30, alleluia – anecdote dont vous vous moquez, je sais, mais voilà quoi, je digresse je digresse).  Bref un mélange de fantastique, avec des héros prisonniers de leur époque qui, par le miracle de la technologie, se trouve face à face, de romance avec des héros pour qui l'amour est prépondérant, même si lui est malheureux comme les pierres, même si elle est bouffée par sa solitude (des êtres fragiles donc, auxquels on s'attache immédiatement, tant ils sont profondément humains), et de thriller dont on sent que le dénouement sera totalement inattendu et scotchant.  Et il l'est.  Sans oublier les personnages secondaires, la meilleure amie lesbienne fofolle et le pote geek, qui apportent une touche d'humour parfois nécessaire quand l'angoisse va crescendo.

Et puis une question que Guillaume Musso pose : jusqu'où peut-on aller par amour ?

J'aurais tellement envie de partager plus encore sur cet ouvrage, de vous parler de cette histoire incroyable et captivante, de vous dire "et toi, tu t'en doutais qu'il…, tu le savais qu'elle… tu as aimé la fin, tu t'y attendais ?", mais je dois me taire, passque raconter la fin, c'est pas bien pas bien pas bien, alors je me tais.  Mais quand vous l'aurez lu, revenez me voir qu'on en discute ensemble… car vous aurez cette même envie de partager, tant ce livre est un pur bonheur. 

A lire au soleil, si vous avez cette chance.

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