27
aoû

Quand Elvire me fait rire… mes souvenirs me font gémir

Profitant de ce magnifique soleil, je me vautre sur un transat avec le dernier Flair. 

Et je me dois de l’avouer (même si ça détruit mon pauvre ego tellement malmené), le délire d’Elvire de la semaine est … délirant.   Je ne peux de toute façon pas rivaliser avec Elvire, c’est un fait.  Une réalité.  D’autant qu’elle a deux arguments de choc : deux enfants et un mari.  Ça donne beaucoup de matière !  Beaucoup d’inspiration.  Bien plus qu’à moi qui n’ai qu’un rat, même pas un homme dont je pourrais raconter les mésaventures, titchu.

Ça faisait longtemps que je n’avais plus autant ri.  Sa gamine qui refuse un classeur pachydermique, arguant que la mode de la rentrée, c’est Ratatouille, ça m’a rappelé de nombreux souvenirs. 

Quand j’étais môme (et même quand j’étais ado d’ailleurs), j’avais droit à un nouveau plumier / une nouvelle mallette / un nouveau manteau tous les deux ans.  Il y avait donc l’année « œil de velours, y’a de la joie, je suis la plus jolie, je vais réussir à l’école, zavez vu ma mallette, tralala youpi la vie est belle la vie est pleine de soleil ».  Et ensuite y’avait l’année « œil noir, démarche triste, je suis démodée, moche et ringarde, l’année commence mal, que personne ne me regarde, tadadadam dadadam dadam dadam (marche funèbre) ».
ecolier

Ajoutez à cela que j’étais dans une école élitiste, parmi des fils et filles de chirurgien / ministre / notaire / célèbre avocat / star du foot, moi la petite fille de … et bien de rien. 

Ajoutez enfin que j’étais dans la classe poubelle (je l’ai déjà dit, mais de temps en temps, il est bon de remuer le bâton dans la bouse, ça fait pleurer dans les chaumières et ça ramène de l’audience, si si), celle où se ruaient tous les déchets de la société tels que moi, qui n’avaient pas envie d’apprendre le latin, ni le grec, ni les sciences, ni les math, mais qui aimaient la psycho et le français.  Et qui s’en mordent les doigts depuis, sachant que l’élite est devenue chirurgienne, ministre, notaire, avocate ou star du foot, tandis que moi je me sers de mon français pour écrire à des clients rouspéteurs pour un salaire de miséreuse (pleurons encore une fois dans les chaumières, messieurs dames).

Une sorte de Cosette moderne en quelque sorte (et non je n’exagère pas du tout, si je vous dis que je n’exagère pas, m’enfin).

Je vous laisse, je m’en vais m’enduire de crème solaire, mettre mon cafard nostalgique en terre et terminer de lire mon Flair (keske j’en fais de jolis vers, bientôt je me lance dans l’écriture d’un recueil de poésies).

Premier billet (et certainement pas dernier) illustré par l'invasion de Schtroumpfs, à découvrir ici.  Personnellement je craque totalement.

monsieur_prof

18
jui

Y’a pas de mâles – Marion Dumas

Alors, terminées les épreuves du bac ? Fini les exams à la belge ? Adieu patron adoré pour quelques semaines ?

Viva la fiesta, la playa, le soleil, la mer, doigts de pieds en éventail ? Un transat, un cocktail, quelques chips, un éventail, une piscine à portée d’espadrille.

Il manque juste un truc, et le bonheur sera parfait.

Un truc ?

Un livre.

Un livre drôle. Un livre amusant. Un livre léger. Un livre de chick-lit. Un livre pour célibattante. Y’a pas de mal à lire « Y’a pas de mâles » (jeu de mots très très facile, je sais).

L’héroïne me fait un peu penser à … moi… Sauf qu’elle couche, qu’elle est belle, riche, rédactrice en chef d’un magazine, parisienne et blonde. Oui bon, tout mon opposé, ça va hein. Mais elle me fait penser à moi. Elle fait un usage abusif de « aaaaargh », « gluuuups » et autres « hop hop hop » (tiens « hop hop hop », moi je n’ai jamais testé). Elle accumule les histoires foireuses mais persiste à croire au grand amour. Elle y croit elle y croit elle y croit, envers et contre tout… Je n’en dirai pas plus, à découvrir.

Voilà. Vous avez donc la fiesta, la playa, le soleil, la mer, doigts de pieds en éventail, un transat, un cocktail, quelques chips, un éventail, une piscine à portée d’espadrille et un livre.

Elle est pas belle la vie ? Hop hop hop.yapasdmales

23
avr

Achat futile du jour

C’est l’histoire d’un trentenaire célibataire. Les librairies regorgent d’histoires de trentenaires célibataires. Le plus souvent des femmes. Ici, comble du comble de l’originalité, un homme. Il vit à Paris. Les trentenaires célibataires vivent toujours dans des grandes villes : Paris, Londres, New-York. Il bosse dans une maison d’édition. Les trentenaires célibataires bossent toujours dans des maisons d’édition ou au sein de rédaction de grands magazines. Gagnent un salaire équivalent à ce que je toucherai sur l’ensemble de ma carrière. Vivent dans des lofts à faire pâlir d’envie Paris Hilton. Et jouent à Dieu tout puissant en sélectionnant qui sera édité et qui ne le sera pas. A la rigueur, ils écrivent. Et rencontrent toujours l’amour, happy end oblige.

Je raffole des histoires de trentenaires célibataires et je n’ose imaginer ce qui arrivera lorsque j’aurai quarante ans. Que faire ? J’aurai deux alternatives : écrire moi-même des histoires de quarantenaires célibataires et les lire en m’extasiant « comme elle est drôle, cette Anaïs » ou faire un lifting et rester bloquée ad vitam à 38 ans. D’ici là je serai sans doute (ou probablement, ou peut-être…) casée fière de l’être et je lirai des histoires de couples foireux.

Le titre : A part ça, les hommes vont bien. L’auteur Alain Teulié.

Premier paragraphe : « Mercredi 8 mars. 8h45 environ. Je me suis réveillé dans un studio minuscule de la banlieue sud, et j’ai eu tout de suite le cafard. Je dois reprendre ma vie en main, sérieusement ! C’est n’importe quoi ! A bientôt trente-six ans, cette situation est pathétique ! Je vais tenir un blog, tiens »…

J’ai craqué sur le mot « blog ».

J’ai lu 40 pages, j’adore, quasi autant d’humour que moi. Bon, j’avoue, beaucoup plus d’humour que moi…apartca

26
jan

Lire ou faire l'amour

Les plus attentifs se souviennent que je me suis payé une gêne d’enfer en exécutant une chorégraphie maison sur le pont d’un paquebot… diffusée en direct dans TOUTES les cabines du bateau.

Vous savez aussi que je m’en contrefiche royalement, estimant que ce moment intense et inoubliable en valait la chandelle.

Durant cette semaine fabuleuse (je repars dès demain si on me le propose, j’entends mal, y’a un volontaire là-bas ?), où j’ai découvert les îles grecques, j’ai lu un roman, dont l’intrigue se déroulait sur un bateau de croisière dans les îles grecques.

Démentiellement démentiel non ?

Ça fait cucul la praline, mais être soi-même sur le pont d’un bateau, hésitant entre se dorer au soleil, manger un morceau de pizza ou faire un petit détour par le jacuzzi (quel choix cornélien, comme la vie est parfois difficile), tout en dévorant un livre racontant la même histoire sur fond de mystère et d’amour, c’est le nirvana, le summum du nirvana (mieux qu’un shampoing herbal essence, c’est dire !)

Tout ça pour en arriver à cette auteure (soyons féministe) que j’adore : Janine Boissard.

COMMENT, vous ne la connaissez pas ?

Avertissement Warning Biiip Biiip : je ne suis nullement adepte des bouquins philosophiques méga soporifiques, ayant reçu divers prix fabuleux Goncourt Roncour Concours, où rien que lire la quatrième de couverture m’endort, vu que je n’y comprends que dalle ! J’ai déjà ma dose de lectures soporifiques au bureau. Moi je lis du « populaire ». Voilà, c’est dit.

Lire, ça doit être un plaisir non ? Plaisir qui se perd parce que sur les bancs d’école, on nous force à lire des classiques vomitifs, sous prétexte qu’ils sont analysables (enfin on nous forçait de mon temps, si ça tombe maintenant on analyse «Harry Potter» ou le dernier «Paris Hilton» – quoi elle a pas encore écrit sa biographie ?). J’ai failli mourir d’ennui avec «nœud de vipères» et «vipère au poing», «la princesse de Clèves» m’a donné des envies d’incendie criminel qui détruirait le bouquin tellement il était volumineux. Par contre, j’ai découvert «l’Ecume des jours» très jeune, et ça m’a marquée à vie (oui à vie, d’ailleurs mes enfants s’appelleront Colin et Chloé – le papa ? ben il aimera, non ?). Je n’en démords cependant pas : l’école aurait pu me dégoûter de la lecture (heureusement maman veillait, j’étais folle de Musti dès 2 ans).

Donc je lis du populaire.

Janine Boissard, j’ai tout lu. «Esprit de famille», fameuse saga qui ne peut que plaire à toute femme un tant soi peu sensible, car elle regroupe suffisamment d’émotions, d’humour et d’amour pour faire fondre la plus récalcitrante. Et une fois qu’elle a fondu, elle en a pour son argent vu le nombre impressionnant de tomes (mais ne le soyez pas, impressionnées, ça se lit d’une traite et sans reprendre son souffle). C’est l’histoire d’une famille (Dieu comme le titre est joliment choisi). Il m’est impossible de vous faire un résumé, il faut le lire, tout simplement. La saga fut adaptée à la télévision, comme d’ailleurs «Une femme en Blanc» et «Belle grand-mère». Ceci m’inspire un post sur la différence entre livre et cinéma (malheureusement pour vous, vous n’êtes pas au bout de mes posts littéraires…).

«Croisière», le fameux (et sa suite – deux volumes seulement), est extra également (deux amies partent en croisière, pour des raisons plus complexes que moi d’ailleurs, et y trouvent amour, désespoir, amitié – préparez-vous à pleurer). En fait ils le sont tous, ses romans, fabuleux, même le thriller auquel elle s’est essayée une fois. Le plus touchant : «l’Amour, Béatrice». Vous comprendrez aisément pourquoi : un amour naissant suite à une correspondance assidue ne pouvait que me séduire ! Un de ses derniers, «Histoire d’Amour», est magnifique aussi (histoire d’amour entre un aveugle caractériel et sa nouvelle secrétaire). Magnifique.

Marc Lévy, hyper critiqué par les intellectuels et les pontes de la littérature, moi j’adore. J’ai pleuré comme un veau en dévorant «Et si c’était vrai». J’ai pleuré comme deux veaux en lisant «Vous revoir». En général, je verse une petite larmichette quand une lecture m’émeut. Mais là c’était les chutes du Niagara. Heureusement, j’étais seule lors de cet événement sans pareil.

Dernièrement j’ai découvert Maxime Russo Guillaume Musso et je n’en suis toujours pas remise. Marc Lévy en mieux. Une dose de surnaturel, un soupçon d’amour, saupoudré de suspens. La recette du bonheur livresque.

En plus il est craquant (Marc aussi ceci dit), bien que ça n’ait aucune espère d’intérêt je sais…

Aucun intérêt, comme ce post, pas drôle, même pas intellectuel, mais bon, quoi, enfin, j’avais envie de dire ce que j’aime lire en plus du Flair et du Ciné Revue, c’est grave ? Je suis encore chez moi ici, que je sache !

25
jan

Le mot clé du jour

Deux mots clés aujourd’hui

« nombre de gagnants concours Flair » voilà un mot clé que j’aurais pu taper un jour, tant je suis et je reste scotchée par cette question subsidiaire permanente aux concours Flair « combien de bonnes réponses recevrons-nous ». Certains sites ajoutent « sachant que le mois dernier nous avons reçu 2 – ou 2.365.784.412 – bonnes réponses », pas Flair, alors débrouille toi pour avoir une idée… Moi je n’ai pas la moindre idée, j’ai beau faire quelques calculs statistiques (on vend X Flair par semaine, X pourcent ont un PC, X pourcent répondront sur le net…), je n’ai toujours rien gagné. Je l’ai dit à Flair, que c’était nul leur système, zont pas répondu (zaime pu le Flair, na).

« champion du célibat ». Et oui, c’est moi, la championne ! Mais bientôt je serai championne de la relation de couple. Vous ne perdez rien pour attendre !