17
nov

La journée du célibat – épisode 4 – La célibataire – Carrie Adams

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Ce qui m’a frappée lorsque j’ai découvert ce livre (que dis-je, cette brique – clair qu’on en a pour son argent), outre le titre, of course, c’est la bandelette rouge (ça doit porter un nom officiel, mais pas moyen de m’en souvenir) qui indique « convaincue ou remboursée ».  Or, je suis fan des remboursés, des satisfaits ou remboursés, bref, de tout ce qui me permet de manger, boire, me tartiner de crème, et maintenant lire, gratuitement.  Un éditeur qui propose un remboursement en cas d’insatisfaction, ça m’a tout l’air d’être une première !  Alors j’essaie.  En fait, la promo est réservée à la France métropolitaine seulement (versons une larmichette), donc vous les belges, ne vous ruez pas en librairie, enfin si, ruez-vous, mais pour l’acheter et le dévorer, sans autre attente.

Le titre anglais du roman est « the godmother », savoir « la marraine », et ce titre colle à la perfection au roman.  Tessa a beau être célibataire, elle est avant tout marraine, en effet.  Car il ne s’agit pas d’un roman classique de chick lit à la Bridget Jones (sans critique aucune, j’adore Bridget Jones, je vénère Bridget Jones), mais plutôt de l’histoire d’une amitié de longue date entre plusieurs personnages, de leurs galères, de leurs amours, de leurs rancunes, de leurs silences.  Le tout saupoudré de drôlerie intense.  Au centre de l’intrigue, Tessa, célibataire de 36 ans, sans enfant, mais dotée d’une armada de filleuls de tous âges.  Dévouée à leur cause et à celle de tous ses amis, amoureuse en secret, écorchée par la vie.

Au-delà d’un livre amusant, voici un livre prenant, parce que tout n’est pas rose, loin de là, dans la vie de ces personnages tous plus attachants les uns que les autres.

Je trouve d’ailleurs que le résumé de la quatrième de couverture ne sert pas assez le livre, en ce qu’il est fort réducteur par rapport à la qualité de l’ouvrage, insistant sur sa drôlerie, en négligeant son côté véritablement poignant et émouvant, qui fait la force de l’intrigue. 

A lire de toute urgence, au coin du feu !

17
nov

La journée du célibat – épisode 3 – Les nouveaux célibataires – Giuseppe Pignato

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« Les nouveaux célibataires », ce sont les célibataires du 21e siècle.  Vous.  Toi.  Moi.  Nous.  Parce que nous sommes des millions, dans ma Gelbique, dans votre France, et ailleurs.
 
Célibataires endurcis, célibataires aigris, célibataires meurtris, célibataires épanouis ou célibataires d’une nuit… Ils cherchent tous l’âme sœur.  L’amour.  Le bonheur.  A travers ces quelques histoires, découvrez Sonia, découvrez Donatien, découvrez Giorgio, découvrez-les tous, découvrez leur vie, leurs souffrances, leurs espoirs et leurs doutes.  Ces « nouveaux célibataires » cherchent l’amour partout où ils le peuvent : sur le net, par le biais d’une agence matrimoniale ou simplement dans la vie quotidienne.  Partout.  Leurs vies se croisent et s’entrecroisent, puis se décroisent.
 
C’est un roman.  Une fiction.  Mais dans laquelle nous nous retrouverons tous.  Avec tendresse parfois, avec stupeur souvent, devant l’ampleur du désastre de cette société envahie de moyens de communication... et qui n’a jamais autant engendré d’âmes solitaires.  Car le célibat, on connaît tous, on a tous connu, on connaîtra tous, une nuit, une semaine, un mois ou des années. 
 
Un beau livre, tout simplement.

17
nov

La journée du célibat – épisode 2 – Le manuel des célibataires – Camille Saféris

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Ici point question d’un guide sinistre pour réconforter les pauvres célibataires en détresse que nous sommes (ok ok, je parle pour moi, rien que pour moi, uniquement pour moi).  Que nenni.  Voici un guide drôle et illustré, qui annonce la couleur dès la première page : « ne perdez pas votre temps, c’est à la page 167 que l’on parle sexe » (personnellement j’aurais mis ce chapitre à la page 169, of course… mais en pratique ce fut sans doute impossible). 
 
Dans un style cynique, voire caustique, l’auteur nous offre 1001 conseils, parfois déjantés, parfois bien utiles, pour être un ou une célibataire épanoui(e) dans tous les domaines : boulot, frigo, dodo, et j’en passe. 
 
Je dirais même que ce guide vous démontre par A+B, que le célibat, c’est le pied, que dis-je, le pied intégral, la situation idéale, la vie rêvée, le nec plus ultra, le nirvana nirvanesque.  Caricatural ?  Parfois.  A prendre au second degré ?  Souvent.
 
Et l’auteur d’avertir : si vous êtes célibataire, vous apprendrez à savourer cette situation, si vous n’êtes pas célibataire vous serez tenté de le devenir…  Le ton est donné !
 
A ne pas mettre entre toutes les mains donc… vous êtes prévenus.

17
nov

La journée du célibat – épisode 1

Ce samedi sera entièrement dédié au célibat.  Car après tout, c’est le thème de mon blog, c’est le nom de mon blog, c’est mon statut (versons une larmichette) et puis na.

Tout au long de la journée, donc, je vous présenterai des ouvrages en rapport avec le célibat.  Très en rapport avec le célibat.  Totalement en rapport avec le célibat.  Afin que vous n’ayez aucun doute à ce sujet (et surtout si vous êtes totalement déneuronés, ce dont je doute, car les lecteurs d’Anaïs sont beau, bruns, ténébreux, intelligents, culturés et géniaux), ces ouvrages comportent le mot « célibat » dans leur titre.

Bonne journée du célibat à tous.

PS : les non célibataires (honte sur vous), ont toutefois le droit de lire les billets du jour et d’apprécier les livres qui seront présentés (voire de les offrir à leurs amis ou amies célibataires, parce qu’ils le valent bien).

Illu de Mako
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2
nov

J’ai testé les éditions Chloé des Lys

J’ai toujours un plaisir fou à parler de mes lectures, même si elles sont (trop) rares et (souvent) superficielles.

Parce que je consacre du temps à mon boulot (faut bien payer ses lasagnes et ses écharpes), à mon blog (faut bien tester les vibros plusieurs fois) et à ma vie privée (oui, j’en ai une aussi).  Parce que je suis raide dingue des séries télé et de la télé réalité.  Parce que je dors beaucoup.  Parce que je dois m’occuper d’un petit rongeur qui a besoin d’attention.  Parce que je me vautre avec complaisance dans des magasines féminins ou télé.  Pour tout ça, j’ai peu de temps pour lire des romans.

Mais quand j’ai eu connaissance de la maison d’édition Chloé des Lys, une petite maison d’édition belge qui monte qui monte qui monte, j’ai de suite décidé que je devais en parler.  Une petite maison d’édition qui respecte ses auteurs.  Une petite maison d’édition qui leur donne la parole.  Une petite maison d’édition qui ne leur promet pas monts et merveilles contre monnaie sonnante et trébuchante.  Ça méritait le détour !

Chloé des Lys publie une quarantaine d’ouvrages par an, de quoi trouver mon bonheur.

J’ai donc proposé aux divers auteurs qui ont été publiés de m’adresser leur ouvrage, afin que je puisse les lire, en parler, les faire connaître le cas échéant.  Ensuite, la balle est dans votre camp pour visiter le site de l’éditeur et vous offrir des heures de lecture.

Parce qu’il n’y a pas que les auteurs célèbres et les éditeurs ayant pignon sur rue, dans la vie.

Qu’on se le dise.

Voici donc un aperçu de ce que vous pouvez trouver chez Chloé des Lys :

« Lena, une rencontre », de Claude Colson.  Une histoire d’amour.  Et de désamour.  Jean-Yves et Léna.  L’originalité du livre réside dans sa présentation, sous trois formes :  
L’histoire, tout d’abord racontée simplement, de manière neutre, pose la première brique, la rencontre, la naissance des sentiments.
Des poèmes font ensuite comprendre la passion qui anime les protagonistes, pure, forte, intense.
Enfin, des extraits du journal intime de Jean-Yves permettent de pénétrer plus encore dans son ressenti et son désarroi après la rupture.  Un livre déconcertant, qui mérite le détour.

« L’aquarelle bleue », de Chantal Adam.  Une tentative de meurtre.  Elle a tout oublié.  Ou presque…  Qui lui en veut à ce point ?  Avec l’aide de l’inspecteur chargé de l’enquête, et au moyen de pas mal de flash-back, elle va tenter de faire la lumière sur ce qui lui est arrivé…  Le dénouement est surprenant.  Le début de l’ouvrage est un peu lent à mon goût, ensuite, il captive jusqu’à la fin.

« Emotions, essence de vie », de Lunessences.  Ici, pas d’histoire.  Mais toute une histoire !  Des pensées, des réflexions, des déclarations, des poésies.  Sur l’amour, la tristesse, la vie… Voici une occasion de retourner enfin dans le monde de la poésie, actuellement un peu délaissé.

« Deux cafés sans sucre », de Franck Pélissier.  Je ne le cache pas, c’est mon préféré.  J’ai adoré.  J’ai dévoré.  Pourtant le challenge était ardu : me faire aimer cette histoire d’amour sur fond de jazz.  Je déteste le jazz.  Je hais le jazz. Ça m’horripile au plus haut point.  J’ai pourtant été captivée par la vie de ce musicien qui retrouve son tout premier amour.  Totalement envoûtée.  Du début à la fin.  J’ai ri, j’ai vibré.  L’essentiel y est.

A paraître prochainement (mais j’ai eu le privilège de les lire en avant-première intersidérale) :

« Contes bizarres », de Bob Boutique.  Tout est dans le titre.  Ce sont des contes.  Et ils sont bizarres.   C’est drôle, c’est angoissant, c’est surprenant.  Chacune de ces histoires plonge le lecteur dans un monde étrange, qu’il est difficile d’oublier ensuite…

« Après tout... » de Jacques de Paoli.  Un livre court et étrange, dont il faut comprendre les différentes facettes : l’amour, omniprésent, parfois sous sa forme la plus crue ; la science-fiction, étrange et captivante ; l’écologie, sujet ô combien d’actualité.  A découvrir.

Le site de la maison d’édition
Le blog de la maison d’édition

Seul bémol à cette découverte, si vous faites, comme moi, une allergie fulgurante aux fautes de frappe ou de mise en page, certains des ouvrages (pas tous, mais certains) risquent de vous provoquer de l’urticaire (mais en prenant quelques calmants, ça devrait vite passer)…
pour anais léna une rencontreCouaquaremotionsRecto_2_cafes_sans_sucre