2
mai

Danse pour moi - Marie Jane Clark

Clark, Clark, ce nom te dirait-il quelque chose ?

Marie Jane Clark est l'ex-belle-fille de Mary Higgins Clark, et c'est vrai que j'ai eu un peu l'impression de lire du Mary Higgins Clark, de par la façon de mener l'intrigue et d'introduire les personnages.  Marie Jane a été formée à bonne école, c'est indéniable.

Cela n'a en rien gâché le plaisir que j'ai éprouvé en lisant l'histoire de Leslie, jeune anorexique kidnappée et séquestrée durant trois jours par un ravisseur qui l'oblige à danser.  Une fois libérée, vu ses problèmes de santé mentale, personne ne croit l'adolescente.  Jusqu'à ce qu'une autre jeune fille soit à son tour kidnappée.  Diane, journaliste, est chargée de couvrir l'affaire pour une chaîne de télévision.

L'intrigue est bien menée, on accroche dès les premières pages et le dénouement final en surprendra plus d'un.

Un livre à dévorer lors des prochains beaux jours, ou au coin du feu, en les attendant, ces beaux jours.

De plus, l'auteur parvient à insérer dans ce livre policier quelques mises en garde quant au danger de l'anorexie.  Et je lui tire mon chapeau.

Ma cote d'amour : 8

Deux bonnes raisons d'aimer Danse pour moi :
- une intrigue bien ficelée
- une écriture dynamique et captivante

Une bonne raison de bouder Danse pour moi :
- si tu es allergique aux thrillers, et plus particulièrement à ceux de la famille Clark
dansepourmoi

2
mai

Chroniques d’une croqueuse - Catherine Townsend

(Paru sur Madmoizelle, d'où le "tu")

Voilà l’histoire d’une croqueuse de pomme.  Ou plutôt de pommeS.  Ou encore d’hommes.  Voilà, une croqueuse d’hommes.  Une Bridget Jones version sex-addict.  Très très sex-addict.

L’auteur a tenu durant des années une chronique sexe pour un journal anglais.  C’est dire si elle maîtrise son sujet... et ses sujets d’étude... et si elle a le talent pour en parler, parfois crûment, parfois naturellement, parfois drôlement.

Ce livre est d’un dynamisme fou, tout comme le personnage, qui nous raconte tout tout tout, ses jours, ses nuits, ses rencontres, ses attirances, ses expériences, ses ruptures, ses consolations... bref sa vie, mais surtout sa vie nocturne.  Mais pas seulement, fort heureusement.

Ce n’est pas un livre érotique.  Pas uniquement en tout cas.  C’est un livre de chick lit, avec ce petit plus d’érotisme qui fait qu’il se démarque des autres.

Et j’aime ça.  Sauf que je l’ai lu dans le bus.  Et pour tout te dire, certaines scènes sont si chaudes que j’en rougissais sur mon siège.  D’excitation d’abord, je l’avoue.  Puis de peur, que mon voisin de siège, ou celui de derrière, ou celui de l’autre côté, ou celui de devant, ne parvienne à déchiffrer ces quelques phrases sans équivoque.

Qu’importe, j’ai aimé.  J’ai parfois envié l’héroïne.  J’ai parfois souhaité être à sa place.  Et j’ai aussi parfois souhaité ne jamais vivre ce qu’elle vivait, chuis une classique du sexe moi ma bonne Dame.

Ma cote d’amour : 8/10

Une bonne raison d’aimer Chroniques d’une croqueuse :

Un livre à dévorer seule ou à deux, histoire de pimenter le quotidien

Une bonne raison de bouder Chroniques d’une croqueuse :

Un livre à ne pas mettre dans des mains trop chastes, je t’aurai prévenue...

(navrée pour l'illu, pas trouvé plus grand...)
chroniquecroqueuse

2
mai

J'ai découvert la collection "... pour les filles"

(Paru sur Madmoizelle, d'où le "tu")

 
Micro application, je connaissais.  Pour avoir feuilleté l'un ou l'autre livre à l'occasion.  Et pour avoir acheté le DVD "créations au point de croix".  La première qui rira aura une tapette, est-ce bien clair ?  On a tous des phases bizarres, je suis sûre que toi aussi.  Moi j'ai eu ma phase point de croix et je n'en ai pas honte.  Non.  Pas du tout.  Ou si peu.

J'ai récemment découvert leur nouvelle collection "... pour les filles".  Une collection rose et glamour, joliment illustrée par la célébrissime Pénélope Bagieu, qui a dessiné pour l'occasion toute une collection de petites bonnes femmes, héroïnes récurrentes des ouvrages.

Parmi les titres proposés dans la collection, j'ai repéré "création de site web et blog" écrit par Marie Julian ("Une greluche bordelaise").  En grande bloggueuse que je suis, ce livre ne pouvait pas me laisser de glace, car il regorge de bons conseils, de la création d'un site web ou d'un blog indépendant aux blogs "clés en main" proposés par diverses plateformes, en passant par des trucs moins techniques pour connaître ses lecteurs et surtout... avoir des lecteurs (ce qui est, tu en conviendras, préférable).  Une masse de bons conseils prodigués avec humour qui permettront aux bloggueuses en herbe de se lancer sur la toile.

NB : D'autres titres sont déjà disponibles dans la collection, notamment "Le shopping sur Internet pour les filles" (à ne pas mettre dans les mains d'une accro du shopping telle que moi) ou "Les petites réparations dans la maison pour les filles" (à mettre dans les mains d'une nulle en bricolage telle que moi).

Ma cote d'amour 8

Deux raisons d'aimer Création de site web et blog pour les filles :
- si tu envisageais justement de te créer un blog
- si tu es fada de Pénélope Bagieu comme moi, tu peux l'acheter rien que pour encadrer la couverture
creationdesite

30
avr

Pour une fois que fesse-bouc est utile…

… je me devais de vous le signaler. On m'a envoyé un test sympa : quel écrivain êtes-vous?

Of course, ce test m'a titillée : allais-je enfin TOUT savoir sur moi ? Avouez que ça change de "quel poisson êtes-vous", "quelle fleur es-tu", "quel fouteur de bordel es-tu", "quelle embrasseuse es-tu" ou "quelle marque de luxe es-tu", reçus récemment…

Voici donc le test (j'ai tenté de corriger les fautes, mais s'il en reste, je décline toute responsabilité), et si vous souhaitez le faire, vous cliquez ici (puis vous me donnez vos résultats, okay ?)

Impulsif et occasionnel ou déterminé et passionné, quel caractère se cache donc derrière votre plume qui fait tant de ravages chez des hordes de libraires en folie? De Flaubert ou d'André Breton, duquel êtes-vous le plus proche? Pour ne rien changer aux bonnes habitudes qui sont les nôtres, à vos plumes maintenant...

Vous êtes enfin seul pour la durée d'une soirée et d'une nuit. Que faites-vous?
. Malgré toutes les tentations qu'offrent un bon navet à la télé avec une assiette de pâtes/knackis vous vous ruez sur Word et ne le lâchez pas de la soirée. Vers 02h00 du matin, vous vous arrêtez quand même, histoire de dîner.
. Vous flânez, vous lisez, vous vivez selon vos envies. Si jamais un sujet vous inspire soudainement, on peut être sur que demain les cernes pointeront sur votre visage: vous aurez passé la nuit entièreà écrire.

Vous n'avez que 30 minutes de libre mais vous avez à portée de main de quoi écrire. Que faites-vous?
. Vous profitez de la moindre minute pour développer les péripéties de votre histoire ou apporter des corrections à votre dernier paragraphe.
. Une demie-heure c'est vraiment trop peu pour écrire.

De préférence, entre un chef d'oeuvre reconnu et une oeuvre nouvelle reconnue pour son aspect divertissant, vous...
. Prenez le livre divertissant: de toute façon c'est de la littérature, et quel intérêt de lire un livre qui vous semble dès la couverture barbant?
. Choisissez de lire le chef d'oeuvre: voyons comment Musset a traité ce sujet...

Vous avez deux DVDs dans les mains :l 'un traite brillammentd'un sujet sur lequel vous souhaiteriez écrire plus tard, l'autre a autant de rapport avec vos écrits du moment que Mickey avec la Constitution Européenne, mais c'est un chef d'oeuvre absolu.
. Le deuxième DVD a l'air bien plus excitant et vous regarderez peut-être le premier si vous avez le temps ou que vous entendez dire qu'il est fantastique.
. Vous prenez le premier DVD: c'est toujours bon d'avoir des exemples et des sources d'inspiration supplémentaires

Pour écrire une page, en supposant que durant le temps imparti vous ne soyez pas déconcentré, cela vous prend...
. Entre 5 et 20 minutes.
. Entre 40 minutes et 4 heures.

L'intrigue de votre roman vous vient...
. Avec le temps, par la force de mon travail: tout est préparé, tout est planifié, et surtout tout est souvent modifié, mais il faut que le résultat soit parfait.
 Au fur et à mesure que vous écrivez, même si parfois vous vous torturez la tête en dehors de ces temps d'écriture.

Une tournure de phrase au beau milieu de votre roman de 600 pages ne vous convient pas trop.
. Vous la modifiez un peu, voir beaucoup, mais finissez par la laisser telle quelle, car même si elle ne vous satisfait pas totalement,ce n'est pas si grave que cela.
. Vous passez le temps qu'il faut pour que le résultat obtenu soit amplement satisfaisant, quitte à y passer une heure



Mon résultat : je suis, tadaaaaaaaaam : l'artiste passionné et occasionnel

Par occasionnel entendons bien qu'il ne vous est pas commun de passer chaque jour des heures sur un même texte, ce qui ne vous empêche cependant pas de passer une journée entière à rédiger une nouvelle mouvementée ou un brillant pamphlet. Au contraire, c'est bien là ce qui vous caractérise : votre plume va au gré de vos envies et est totalement indépendante d'un programme que vous lui imposeriez. Si la mort d'un proche ou la simple vue d'un nouvel arbre dans votre jardin vous inspire, dans la semaine sera rédigée le texte tant attendu par des lecteurs qui raffolent de cette impulsivité qui vous caractérise. Malgré tout, et à cause de ce caractère, de nombreux projets que vous avez formulés dans le passé (d'un point de vue littéraire) restent inachevés. Beaucoup de vos écrits sont des premiers jets, vous amenant ainsi une médaille et son revers : parfois le génie de la passion vous a inspiré, parfois les erreurs de style et la précipitation caractérisent vos écrits........Mais quelle importance d'échouer quelques fois si c'est pour réussir une fois?

17
avr

Guillaume Musso – Je reviens te chercher

(Paru sur Madmoizelle) 
 
Je n’ai jamais aimé la première page d’un livre.  Jamais.  Ni la dernière d’ailleurs.  Ce que j’aime, c’est tout ce qui se passe juste après la première page et juste avant la dernière.  

Pourquoi je n’aime pas la première page, celle où tout commence, ni la dernière, celle où tout s’achève ?  Parce que j’ai toujours cette petite appréhension avant de commencer un nouveau livre.  Et j’ai très souvent cette pointe de vague à l’âme une fois l’ouvrage refermé.

Alors, imagine mon angoisse en commençant le nouveau Guillaume Musso, « Je reviens te chercher », après avoir littéralement dévoré ses quatre premiers ouvrages...  Je me suis jetée sur ce cinquième livre comme un papillon le ferait sur une rose à peine éclose (d’habitude, je t’aurais écrit « comme un morpion sur un pubis », ou « comme une mouche sur une bouse de vache », mais l’image du papillon s’est imposée, c’est inexplicable mais c’est ainsi), et pourtant j’avais peur.  Vraiment peur.

Peur d’être déçue.  De ne pas aimer, tout simplement.  Mon auteur fétiche peut-il à chaque fois me plaire, m’émouvoir, me surprendre, me faire rire ?  Peut-il se maintenir à la hauteur de mes espérances, livre après livre, année après année ?  A-t-il pu à nouveau inventer une histoire qui me captivera, me passionnera, me fera rire aux larmes, ou pleurer avec le sourire ?

Plutôt que me poser encore et encore cette question, j’ai entamé la lecture.  Immédiatement après avoir reçu « Je reviens te chercher ».  Petite appréhension. Première page, puis seconde.  Et le tour est joué.  Je retrouve « mon » Musso, celui que j’aime.  SON style, mélange miraculeux d’amour, de suspens et de ce fantastique qui lui est propre.  Elixir de bonheur.

L’histoire d’un homme qui, en une journée, va voir sa vie entièrement chamboulée, détruite, anéantie…  Mais s’il pouvait revivre ces dernières 24 heures, si cette chance lui était donnée, que ferait-il ?

Inutile de vous en dire plus, car il est impossible de raconter les livres de Guillaume Musso sans tomber dans la platitude intégrale.  Il faut les lire, les vivre, les ressentir.  Pour les aimer.

Et j’ai aimé.

Pour vous mettre l’eau à la bouche, je vous citerais juste ce passage clé de l’ouvrage, qui en est également le fil conducteur « Dépêchez-vous de vivre, dépêchez-vous d'aimer. Nous croyons toujours avoir le temps, mais ce n'est pas vrai. Un jour nous prenons conscience que nous avons franchi le point de non-retour, ce moment où l'on ne peut plus revenir en arrière. Ce moment où l'on se rend compte qu'on a laissé passer sa chance... »

Alors vous savez ce qu’il vous reste à faire…

Pour conclure, l’héroïne de l’histoire a dit « Si vous étiez l’homme de ma vie, vous sauriez me surprendre et m’émouvoir.  Là, vous me faites rire ».  Contrairement à elle, pour moi, la conjugaison des trois, savoir rire, surprise et émotion, est la recette idéale, celle dont je rêve.  J’en rêve lorsque je commence un nouveau livre.  Mais également lorsque je rencontre un homme.  Je veux rire.  Je veux être émue.  Je veux être surprise.  A tout moment.  Pas toi ?

Ce fut le cas avec « Je reviens te chercher ».  Pari gagné.  A l’année prochaine Monsieur Musso !

Ma cote d’amour 10

Trois bonnes raisons d’aimer « Je reviens te chercher » :
-    la qualité du livre est identique à celle des précédents
-    c’est captivant de la première à la dernière ligne
-    l’émotion est également au rendez-vous
mussojereviens