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jui

L’accro du shopping attend un bébé - Sophie Kinsella

Qui ne connaît pas encore l’accro du shopping ?  Qui ne s’est jamais identifiée à ses virées folles, ses comptes en rouge et ses angoisses nocturnes face à ses dépenses diurnes ?

Bien sûr, dans l’accro du shopping, tout est dans la démesure, mais avec tellement d’humour qu’on se prend au jeu et qu’on s’attache, au fil des livres, aux déboires de Becky, d’autant que la happy end est toujours de rigueur.  Of course.

Alors, lorsque j’ai appris que Becky était enceinte dans ce nouveau volume, j’ai su qu’il ne dérogerait pas à la règle : rires, amour, jalousie et bien sûr, dépenses dépenses dépenses.

L’ouvrage est tordant, comme d’habitude, et rassemble tout ce qui a fait le succès des livres de Sophie Kinsella, et particulièrement des accro du shopping.  Becky, enceinte, a des envies de shopping bien excusables cette fois (ah ben oui).  Ce qui l’est moins, ce sont ses coups de folie qui l’amène à dépenser encore et encore, à rêver d’une maison digne d’un conte de fées, à vouloir une gynéco pour stars... qui est également, horreur putride, l’ex de son tendre époux.  Argh.  La jalousie pointe alors le bout de son nez.  D’autant que le cher et tendre est particulièrement étrange en ce moment.  Vraiment très étrange.

Becky va-t-elle se retrouver maman célibataire ?  Dans un sordide studio avec à peine de quoi acheter langes et panades, à la merci de ses créanciers ?

Vous le découvrirez en savourant cette lecture totalement estivale.
accroshoppingbb

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jui

Je suis pas une bombe… et alors ? – Caroline Rochet

« Seules 8 femmes sont des top models, 3 milliards n’en sont pas ».

Je vais l'avouer tout de go, j'ignore si j'aurais osé aller acheter ce livre dans un magasin…  J'aurais plutôt opté pour une commande anonyme sur le net.  Mais j'ai eu du bol, je l'ai reçu tout nouveau tout chaud tout discrètement (nan on me l’a pas offert, vilaine que tu es).  La vie est vraiment simple et belle, parfois.

Pourquoi ne pas oser, me diras-tu ?  Tu n'as pas bien lu ?  Lis donc le titre de cette chronique.  Là.  Voilà.  La pièce tombe ?  Ben oui, y'a une énorme faute dans ce titre : "je suis pas une bombe… et alors ?"  Il manque le ne de la négation !  M'enfin, ça t'a pas frappée, oups pardon, ça ne t'a pas frappée ?  Voyons…

Meuh nan, je rigole (et je tente de noyer le poisson tant bien que mal), c'est pas la faute à la faute (qui n'en est d'ailleurs pas vraiment une, entendons-nous), c'est le titre en lui-même qui pose un tout léger problème et qui peut être difficile à assumer.  

Car aller dans une librairie, choisir ce livre, passer à la caisse pour payer, tout en scrutant un quelconque regard moqueur de la part de la caissière, la voir lire le titre, puis doucement, l'air de rien, comme au ralenti, remonter longuement vers mon visage pour finir par afficher une moue compatissante signifiant "vous faites bien de l'acheter, ce livre, j'espère qu'il vous aidera à assumer", naaaaaaaan j'veux pas.  

Je peux comprendre l'auteure qui se dit téméraire d'avoir signé de son vrai nom, au risque de voir ses ex morts de rire en découvrant l'ouvrage dans une vitrine.  Dans une moindre mesure (quoique), mon sentiment est parfois identique.  Lorsqu'on me demande de quoi traite mon propre livre et que je réponds "du célibat – ah ah ah (rire gras et gêné à la fois)", je lis plein de choses dans le regard de mon interlocuteur, des choses pas toujours sympas d'ailleurs.  Alors, pour oser dire "j'ai écrit un livre sur le fait d'assumer son côté thon" (ou son côté PPN – personne à physique normal -, comme dit l'auteure, mais dans notre société, ce sont presque des synonymes), elle a du cran, Caroline Rochet.

J'ai donc reçu ce livre.  Sauf qu'ensuite, j'ai dû le lire…et oui.  Et moi, je lis dans le bus.  Et oui.  Au milieu de la foule.  Et oui.  Sacrebleu, pourquoi l'éditeur n'a-t-il pas prévu une jaquette anonyme cachant le titre ou transformé ledit titre en "je suis une bombe" au moyen d'un post-it rigolo, d'un écusson amovible ou que sais-je ?  Quoique lire "je suis une bombe", vu ma tête de péchon, pourrait provoquer des fous rires autour de moi, ce qui ne serait point agréable non plus entendons-nous bien.  Bref, une seule solution : ouvrir au maximum l'ouvrage, le "croquer" sur la tranche (argh, moi qui déteste agir de la sorte avec les livres, qui sont nos amis), pour éviter que quiconque ne puisse découvrir ce que je lis.

Quelle aventure.

Puis j'ai lu.  Et j'ai aimé !  Mais aimé !  Si le rire avait le pouvoir de rendre beau, clair que je serais une bombe, à l'heure où j'écris ces lignes.

Dès la première phrase, on entre dans le vif du sujet.  Brillamment.  Avec humour, mais également via des informations pertinentes, des études scientifiques sur la beauté et son pouvoir (j'adoooore les études scientifiques, même si elles mettent grave le moral en berne, vu qu’elles prouvent que tout sourit aux belles : les jobs de rêve, l’amour, les profs dès l’enfance, les employeurs potentiels, les hommes dans la rue...), via des tests à mourir de rire (ou à mourir tout court, passqu’ils m’ont fait réaliser que mon cas était désespéré, mais soit), via des trucs ludiques, via tous les chemins possibles et imaginables, semés de fous rires, pour s'accepter comme on est et tordre le cou aux dictats de la minceur, de la beauté et de la perfection.  Na.

Un livre décomplexant qui, même s'il ne nous rendra pas belles d'un coup de baguette magique (et non, ne rêve pas, faut s'appeler Cendrillon pour vivre ça), est un condensé d’idées pour assumer sa non-bombe attitude et de raisons pour préférer être une PPN (pour rappel, personne au physique normal).  Parce qu'on le vaut bien, n'en déplaise aux marques et au marketing, tchu.

PS : j'ai lu cet ouvrage en ingurgitant des bombes (caloriques).  Chouette, ne dit-on pas qu'on devient ce qu'on mange ?

Ma cote d’amour 10

Des tas de bonnes raisons d’aimer « Je suis pas une bombe... et alors ? »
- si tu es complexée, si tu te trouves trop petite, trop ronde, trop moche, pourvue d’un nez trop long, d’yeux trop petits, trop bruns, trop verts, d’une bouche pas assez pulpeuse, de seins trop petits, trop gros, de jambes trop maigres, trop rondes, de fesses trop plates, trop tristes, trop adipeuses, de mains trop pleines de doigts, de doigts trop pleins de rondeurs, d’orteils trop longs, de cheveux trop lisses, trop frisés, trop rebelles... je continue ou ça te suffit ?

Une bonne raison de bouder « Je suis pas une bombe... et alors ? »
- si tu fais partie du tout petit mini rikiki pourcent de la population (et oui, un pourcent seulement) qui peut être qualifié de bombes
pasunebombe

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jui

Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites - Marc Levy

Je vais l’avouer tout de go, depuis « Et si c’était vrai » et « Vous revoir », qui m’ont fait vibrer, pleurer et vénérer l’auteur au plus haut point, je n’étais plus vraiment fan de Marc Levy.  J’ai aimé « Où es-tu ».  Sans plus.  J’ai acheté « Sept jours pour une éternité » il y a plus de cinq ans et ne l’ai jamais lu.  J’ai « Mes amis mes amours » sous les yeux depuis des mois, sans l’avoir encore ouvert.

Mais dès la parution de « Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites », j’ai su que j’allais aimer.  Puisque Marc Levy, selon l’éditeur, y renouait avec ce qui avait fait son succès, la romance et le fantastique.  Je me le suis donc offert, malgré son prix, passque les livres, ça devient vraiment cher, surtout dans mon pays, plus cher que la France à ce sujet.  Je sais, l’auteur doit être rémunéré.  Je sais, l’éditeur doit s’y retrouver.  Mais la culture, sous toutes ses formes, devient chère.  Enfin soit.  Là n’est pas le sujet du débat.

L’histoire ?  Peu avant son mariage, Julia apprend que son père, dont elle est aussi proche que moi du mien, à savoir aussi proche qu’yaourt light peut l’être de la gourmande que je suis (sans doute ce qui m’a attirée de prime abord dans cet ouvrage), ne viendra pas à la cérémonie.  Exceptionnellement, elle ne peut lui en vouloir, son excuse est « valable » : il est mort.  Il lui a cependant laissé un cadeau qui va bouleverser sa vie, l’entraîner dans une quête de son passé et de son premier amour, et lui permettre enfin d’échanger sincèrement avec ce père disparu, d’exprimer toutes ces choses qu’ils ne se sont jamais dites.

Ce roman à la fois surprenant et surnaturel m’a touchée, sans doute par ce côté analyse de la relation père/fille, mais pas uniquement.  Les flash backs permettent de découvrir toute l’histoire de l’héroïne, ses souffrances, ses rêves et ses espoirs déçus.  Les dialogues père/fille sont à la fois drôles et profonds.  Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, j’ai dévoré le livre en quelques jours.  Et le dénouement est tellement surprenant et inattendu (je suis peut-être idiote, mais jamais je n’ai soupçonné une telle surprise finale) qu’il m’a fait pleurer.  Une seule petite phrase change la donne.  En fin d’ouvrage.  Mais je ne vous en dirai pas plus...  Quand Marc Levy me fait pleurer, c’est gagné.

Un livre qui, malgré son côté à la fois léger et empreint de romantisme et à la fois sérieux de par le conflit familial en trame de fond, pose les bonnes questions sur la mort, les regrets, les relations familiales et le fait que personne n’est éternel en ce bas monde.  Nul ne l’ignore, mais sans doute devrions-nous en avoir conscience, heure après heure, afin d’appréhender la vie différemment.  Amen.

A lire absolument, si vous avez aimé « Et si c’était vrai », qui restera mon préféré, indétrônable.
toutesceschoses

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jui

Shoe addicts - Beth Harbison

(Paru sur Madmoizelle.com) 
 
Elles sont quatre.

Lorna est une serveuse célibataire fauchée, voire surendettée, mais qui continue à dépenser, envers et contre tout.

Hélène passe ses journées à dépenser l’argent de son politicien de mari, à défaut d’obtenir son attention ou son amour.

Sandra, agoraphobe et complexée, vit recluse chez elle et se console en dépensant son argent sur le net.

Joss est fille au pair et veut échapper à l’emprise de la mégère-mère-de-famille-esclavagiste qui l’emploie.

Elles n’ont rien en commun...

Et pourtant le hasard va les réunir : leur passion pour les chaussures.  Passion qui a ruiné Lorna au point qu’elle décide de créer un club d’échange de chaussures, sorte de groupe d’entraide et de soutien... espérant ainsi échapper à son addiction... mais surtout se trouver de nouvelles paires de chaussures, on ne se refait pas.

Ces quatre femmes si différentes, écorchées par la vie, vont alors apprendre à se connaître, à s’apprécier, à s’entraider et à tracer enfin la route qui est la leur.  Une route semée d’embuches et de fou-rires, une route avec le bonheur là-bas, au loin, tout au bout...

C’est ainsi que je résumerais ce livre.  Un livre rose.  Un livre drôle.  Un livre glamour.  Un livre de chick lit.  Mais un livre plein d’émotions et d’amitié.  Une sorte de mariage entre Sex & the City et l’Accro du Shopping.  Un mariage vachement réussi, qui plus est.  

A dévorer cet été, sans modération, crois-moi !

Cote d’amour : 8

Deux bonnes raisons d’adorer Shoe addicts :
- la dépensite aiguë, ça te parle ?  si oui, fonce...
- tu as aimé Sex & the City ?  tu es fan de Becky Bloomwood ?  fonce...

Deux bonnes raisons de bouder Shoe addicts :
- si tu n’as jamais fait aucune dépense inconsidérée de toute ta vie (tu en es bien sûre ?)
- si les livres rigolos sur l’amitié et l’amour t’endorment
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jui

menteuses !

Nan pas moi, je ne mens jamais… ou si peu.

 

Je parle des héroïnes de cette série de livres parus chez Fleuve Noir que je m'apprête à dévorer, avachie sur un transat, doigts de pieds en éventail.  Annoncés comme un mélange de Desperate Housewives et de Souviens-toi l'été dernier, particulièrement conseillé aux fans de Gossip Girl !, je sens que je vais me régaler.

 

ça vous dit de vous régaler avec moi ?

 

Fleuve Noir vous offre trois lots des quatre premiers tomes déjà parus dans cette collection, histoire que vous passiez un été plein de glamour, de rires, de rebondissements et de mensonges.

 

Comment gagner ?  C'est simple.  Vous me racontez, vous m'illustrez, vous me faites un collage ou un montage photo exprimant, votre pire mensonge, le plus gros, le plus raté, le plus rigolo, le plus humiliant…  Laissez courir votre imagination.  Votre texte peut faire deux lignes ou deux pages, peu importe.  Un dessin, une BD, tout est accepté.  Etant donné que vous aurez peut-être hooooonte de raconter vos mensonges, n'hésitez pas à utiliser un pseudo pour garder votre anonymat.

 Clôture fin juillet.  Les participations seront ensuite soumises aux votes du public sur ce blog et les trois gagnantes recevront chacune les quatre volumes à domicile. 

A vos plumes, à vos crayons, à vos appareils photos…  et à vos mensonges !

 Le concours est réservé à la France métropolitaine, mais également la Gelbique et la Suisse.  Je sais, vous me serez éternellement reconnaissantes, je comprends. menteuses1

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