25
sep

Joséphine (de Pénélope Bagieu, faut-il le préciser ?)

Elle est jolie.  Elle a trente ans, voire un peu plus.  Elle a des lunettes.  Elle est célibataire.  Elle vit seule avec son animal domestique.  Elle bosse dans un bureau.  Elle est romantique et rêve du grand amour... devant des films à l'eau de rose.  Elle ne rencontre que des nazes.  Elle a un gros cul.

Nan, pas moi.  (Enfin « elle est jolie », ça aurait dû vous mettre la puce à l'oreille de chat).

Joséphine.

La nouvelle (anti) héroïne de Pénélope Bagieu.

Je l'attendais avec une impatience intersidérale inégalable, ce nouvel album tout turquoise.  Dès que j'ai su qu'il allait sortir en septembre, je suis partie en croisade.  C'est inexplicable, mais j'adule Pénélope Bagieu et ses dessins.  Je ne suis pas la seule, je sais.  Mais moi je l'adule depuis son premier dessin.  Je suis sûre que je suis la première à avoir visité son blog (maintenant visité par 25000 personnes par jour, dit la presse), si, la première, je le sais je le sens.  Je ne suis pas subjective ?  Comment l'être, en matière d'art ?  J'adore, c'est tout.  Elle me fait rire avec ses situations simples mais tellement vraies, elle m'émeut avec ses grands yeux ourlés de cils longs comme tout, elle me fait rêver avec ses récits rocambolesques.  Alors oui, j'aime l'œuvre de Pénélope Bagieu.

Et j'aime Joséphine.  Passque Joséphine, elle n'est pas inconnue, surtout pour les Suisses, puisqu'elle a commencé à vivre dans l'hebdo Fémina.  J'ignore si elle s'y trouve toujours, mais une sympatoche lectrice de mon blog m'avait envoyé toutes les planches déjà parues, un vrai bonheur.

Le bonheur est maintenant intense, car dans ma boîte aux lettres, un colis de Gawsewitch Editions, ce matin.  Un colis de France, ma bonne Dame.  Un colis qui me fait immédiatement baver de bonheur.  Voilà Joséphine.  Tant attendue.  Argh, je veux rentrer chez moi le lire, je peux, boss ?  Allez, pitié ? Non ? Non ?  Bon, tant pis, vous l'aurez voulu, boss cruel, j'irai donc toutes les demi-heures aux toilettes, lire quelques planches (pas des planches de WC, des planches de BD, wouahaha que je suis spirituelle). 

Je vous laisse, j'ai de la lecture qui m'attend...

29
aoû

Emmène-moi au ciel - Alyson Noël

Si vous n'avez pas l'occasion cette année de partir en vacances au soleil sur une île plein de cocotiers et de beaux mâles, je vous conseille cet ouvrage qui vous fera voyager des Etats-Unis à la Grèce, en passant par Paris.  Et même si vous partez, en fin de compte, emportez-le dans votre valise, vous ne serez pas déçue.

L'auteur est une ancienne hôtesse de l'air qui prend un malin plaisir à nous emmener dans ce monde qu'elle connaît tant.  Vous imaginez sans nul doute le bonheur que j'ai eu à découvrir la vie cachée des hôtesses de l'air, des stewards et des pilotes (sea, sex and sun), sans avoir à monter dans un grand oiseau de métal.

L'histoire est typiquement chick lit : Hailey, hôtesse de l'air, se fait larguer par son chéri, alors qu'elle s'attendait à une demande en mariage.  Fauchée, esseulée et presque virée, elle se lance alors dans un tour du monde (gratuit, c'est l'avantage d'être hôtesse de l'air, of course) en compagnie de plusieurs de ses amis, et va vivre des aventures dont elle se souviendra.  Avec, peut-être, l'amour à la dernière escale, qui sait... 

Vous l'aurez compris, comme je le disais, un classique.  De l'humour, de l'amour, du rêve et des aventures.  De quoi passer un très très bon moment... tout en en sachant plus sur ce métier qui nous à toutes fait rêver un jour ou l'autre.  Passque moi aussi, un jour, j'ai rêvé d'être une hôtesse de l'air (grande folle que j'étais à l'époque).

Je l'ai dévoré en quelques heures, et j'ai totalement a-do-ré.

emmene

26
aoû

L’homme qui dessinait des chats - Michael Marshall

Michael Marshall écrit des romans.  Beaucoup de romans.  Au croisement de la science-fiction, la terreur et le thriller.  J'avoue n'en avoir lu aucun à ce jour.

« L'homme qui dessinait des chats » rassemble une trentaine de nouvelles écrites par l'auteur, la nouvelle étant une de ses autres passions.

Des nouvelles angoissantes, étranges et parfois prenantes.  Mais pour rester dans les rimes, j'avoue les trouver un peu ... lentes.  Difficile, dans ces conditions, d'entrer à fond dans l'intrigue, pourtant bien ficelée.  Les thèmes sont variés.  Les nouvelles ne sont ni trop courtes ni trop longues.  Mais je n'ai pas été captivée.  Pourtant, j'aime ce genre d'histoires.  Et je suis convaincue qu'elles plairont à bon nombre de lecteurs, dont les fans de Stephen King, qui s'est lui-même déclaré impressionné par les écrits de Michael Marshall.

hommedessinaitchats

25
aoû

Je suis grosse et j’aime ça - Yaël Cojog-Goldberg

Après avoir dévoré, telle une bombe calorique (admirez l'allusion au titre de l'ouvrage) du genre macaron ou charlotte au chocolat, « je suis pas une bombe... et alors ? », je me suis lancée à corps perdu (admirez la seconde allusion au titre du second ouvrage, je suis géniale je sais) dans la lecture de « Je suis grosse et j'aime ça ».

Afin d'assumer pleinement mon choix lecture, et surtout afin de décupler les effets de ladite lecture, je commence l'ouvrage dans le Thalys à destination de Paris (rappelez-vous, nous sommes en juillet).

J'ouvre le livre de façon normale, sans croquer nullement la couverture, afin que tous puissent découvrir le titre de ce que je lisais.  Na.

J'ignore si tous y parviennent, mais tous remarquent en tout cas combien ce livre me donne la banane, me fait rigoler doucement, voire avoir de bon gros fous rires bien communicatifs.  Toute seule.  Comme ça.  Tellement l'auteur écrit de façon burlesque mais néanmoins réaliste. 

A mon retour vers ma chtite ville, après deux jours à Paris, je ressors donc « Je suis grosse et j'aime ça », afin de le terminer avant l'arrivée chez moi.  N'en déplaise à Kate Moss qui squatte la place à côté de la mienne.

Forte d'un shopping parisien remonte moral, je m'échappe pour une pause pipi, laissant l'ouvrage sur mon siège, titre tourné vers Kate, histoire qu'elle sache que oui, je suis plus grosse qu'elle (ce qui n'est, je vous l'assure, point difficile), que oui, j'assume (tu veux voir mon bide-flan-au-caramel-sans-caramel pour preuve Kate ?), et que oui, j'aime ça (euh là, sur ce point, j'ai encore quelques années de thérapie pour parvenir à aimer).

Sur le chemin du retour, je croise Kate, qui profite de mon absence pour se rendre elle aussi au petit coin (à moins qu'elle n'aille au bar s'acheter un quart de chips light).  Je peux ainsi admirer à loisir son 1m80 pour 41 kilos, voire moins.  Tchu, c'est clair, je suis grosse et j'aime pas ça, argh.  De plus, je vois qu'elle ricane.  Si, elle ricane.  Je l'ai lu dans son regard.  Moqueur, son œil droit.  Moqueur, son œil gauche.  Et ricaneuse, la moue de sa bouche charnue (pourquoi les minces ont-elles toujours la bouche pulpeuse, uniquement la bouche ?).

Je m'installe.  Quelques instants plus tard, la revoilà.  Je me fais toute mince (oui, j'y arrive, ne soyez pas mesquins) pour la laisser passer.  Elle entame la lecture du Monde.  Pfffff, mince, lèvres charnues, et intelligente.  C'est trop injuste. 

En signe de rébellion anti-régime, je sors mon brownie au chocolat stocké dans mon sac depuis 24 heures déjà.  Et je le mange.  Na.

Oserais-je sortir également mon Esprit Femme, en signe de rébellion anti-intellectualisme ?  Et bien oui, tant qu'à faire.

J'ai tout d'un coup une super idée de prochain ouvrage pour cette petite collection bien sympa, après « je ne suis pas une bombe et alors », après « je suis grosse et j'aime ça », je vais écrire « je suis futile et je le revendique ».

Peu avant notre arrivée, Kate met un pull sur le pull qu'elle porte déjà.  Ah, c'est l'apanage des minces, d'être frileuses.  Moi je suis en T-shirt et j'ai chaud.

Je termine mon ouvrage, sourire toujours aux lèvres (que j'ai minces, pas de bol), et je rentre chez moi.  Il est 23h, je me cuis une grosse assiette de pâtes, que j'arrose de sauce tomate et de trois kilos d'emmenthal.

Trop bon, comme ce livre, que je vous conseille si vous estimez avoir quelques kilos de trop.  Il remettra, avec un humour fou, les choses à leur place, vous décomplexera et fera un pied de nez à tous les aprioris sur les grosses et celles qui s'y apparentent.  Point d'ouvrage scientifique, que de l'humour à l'état pur.  C'est bien pour ça que cet ouvrage est indispensable à toute femme un tantinet enrobée qui en a marre de se priver pour coller aux images des magazines.

jesuisgrosse

4
jui

Un amour de déraison - Janine Boissard

J’ai toujours aimé lire.  Et hormis les Musti, Petite Abeille, Club des cinq ou Petites filles modèles et autres Martine qui ont baigné mon enfance, il y a des auteurs et/ou des livres qui font partie de ma vie presque depuis toujours.  « Mes » incontournables.

C’est le cas de Janine Boissard, que je lis depuis... oups, ben presque depuis ma sortie du berceau... en tout cas depuis que je sais lire, quasiment.  J’ai commencé, bien sûr, avec l’Esprit de famille, incontournable.  Que j’ai lu plusieurs fois, passque l’Esprit de famille, c’est un peu comme une série télé qu’on adore, on peut le lire, le relire et le relire encore.  C’est indémodable, qui plus est.

J’ai ensuite lu l’intégralité des romans de Janine Boissard, tout simplement.  Certains plusieurs fois, comme Croisière, une saga en deux parties, que j’ai notamment lue lorsque ... j’ai fait une croisière, comme c’est original.  Peu original, mais génial de lire une telle histoire... en la vivant également.

Tout ça pour dire que je viens de dévorer son dernier roman, que je te conseille, surtout si tu es déjà fan de l’auteure (ceci dit, si tu es fan, tu ne m’auras pas attendue pour le lire, cela va de soi) : Un amour de déraison.  

Un chtit résumé ?  Anne-Thé vient de passer le cap fatidique de la soixantaine, et s’est fait une raison : elle est heureuse entourée de sa famille, même si son mari volage est plus un ami qu’un amant.  Tout va bien, simplement.  C’est compter sans le destin qui va lui faire un fameux pied de nez en mettant sur sa route Florian, jeune homme désabusé par sa récente rupture amoureuse.  Une rencontre qui va chambouler Anne-Thé, l’entraîner vers les chemins de la passion, le tout sur fond de domaine vinicole, propice à une griserie permanente... même sans abus d’alcool.

Un roman superbe qui montre à quel point dans l’existence tout est possible, même l’impossible...

Mon seul et unique regret : avoir lu le communiqué de presse...  lequel révèle la fin de l’histoire, bisque bisque rage.  Je ne supporte pas de connaître la fin d’une histoire non encore lue.  J’ai dû faire avec...

Ma cote d’amour : 10 (Janine aura toujours 10/10 pour moi).

Deux bonnes raisons d’aimer « Un amour de déraison » :
- un joli plaidoyer contre les jugements de valeur
- la preuve que l’amour est là, là, et encore là, bref partout

Une bonne raison de bouder « Un amour de déraison » :
- je n’en vois aucune, si ce n’est que ce roman pourrait ne pas plaire aux plus jeunes (je parle ici des très très jeunes)
amourderaison