12
jui

J'aurais préféré vivre - Thierry Cohen

"Le dimanche... on lit au lit" (même si c'est dans la nuit... on est déjà dimanche).

Des mois que j'ai acheté ce livre, sur les conseils d'un internaute tenant un blog lecture.  Des années que je voulais le lire, depuis que j'avais découvert cette couverture illustrée d'un calendrier (édition originale).

Puis je me suis décidée.

Je ne m'attendais pas du tout à ça, la quatrième évoquant l'histoire étrange d'un homme se suicidant puis vivant, impuissant, sa vie, m'avait laissé imaginer un truc romantico-triste à la Marc Lévy.

Point du tout.  Même si l'étrange et le surnaturel sont au rendez-vous.

Dès la première page, j'ai été happée par l'histoire.  C'est bien ficelé, entre suspense et quatrième dimension.  Ça se lit vite.  Ça se dévore.  Ça fait pleurer.  Ça déprime.  Enfin, moi, ça m'a déprimée, car à lire certaines critiques, ce n'est pas le cas pour tous.  Ça doit être un livre qui déprime les déprimés et donne de l'énergie vitale aux optimistes, à mon avis.  On s'attache au personnage, qu'on a pourtant souvent envie de tuer, puis d'aider, puis encore de tuer.  On veut agir pour lui, on espère qu'il va pouvoir agir.  Alors on dévore le livre, pour en connaître le dénouement.  Vite.  Puis on pleure.  On réfléchit.  On se pose mille question.  On relit la fin pour être sûre d'avoir compris.  Et on repleure.  On reréfléchit. Je dis "on", mais lisez "je".  Chais pas pourquoi là, d'un coup, je parle en "on".

Ainsi donc (pléonasme), j'ai aimé.  J'ai adoré.  J'ai accroché.  Je n'ai pu m'en détacher.  Agréable à lire.  Prenant.  Captivant.  Un bon livre.  Original et tout et tout.

Par contre, ce qui m'a déplu au point de hérisser mes poils de bras (et ceux des jambes, si je ne les avais rasés récemment), c'est la morale de l'histoire.  Cette trame religieuse culpabilisante à souhait.  Ce message, comme un fil conducteur, qui s'accentue à la toute fin pour devenir harcèlement : le suicide est un péché.  Enfin, c'est comme ça que je l'ai perçu, j'imagine que chaque lecteur a sa propre interprétation (la vôtre m'intéresserait, d'ailleurs, tant qu'à faire).  Ça, ça ne m'a vraiment pas plu.  Pour moi, le suicide n'est pas un péché, mais un acte désespéré, commis par quelqu'un qui n'entrevoit pas d'autre solution, ni pour faire du mal à autrui, ni pour se faire du mal, mais au contraire pour ne plus souffrir.  Voilà ma position, totalement, je pense, opposée à celle de l'auteur.  Non, franchement, sur ce coup-là, je n'adhère pas, et je pense que ce message n'était pas indispensable à l'intrigue.  Mais bon, tout auteur fait passer le message qu'il veut, cela va de soi...

A part ce détail final qui me laisse un goût amer, ce livre m'a bouleversée.  C'est l'essentiel.

 

auraispreferevivre

5
jui

Un amour vintage - Isabel Wolff

"le dimanche, on lit au lit"...

Isabel Wolff et moi, c'est une grande giga méga histoire d'amour.  Vu que j'ai lu tous ses livres.  Et aimé tous ses livres.  Auteure de chick lit, elle m'a fait rire aux éclats et rêver de l'amour, le vrai, le grand.

Même si la couverture de son petit dernier, « Un amour vintage », ornée d'une roble glamour rose, laisse présager une nouvelle (més)aventure à la chick lit, ce livre est, d'après moi, bien plus que ça.  Comme une nouvelle étape dans les écrits d'Isabel Wolff (mais ça n'engage que moi). 

Ça commence avec Phoebe (imprononçable, sauf à avoir maté Friends durant X saisons, ce qui n'est pas mon cas), qui ouvre sa boutique de fringues vintage.  Du beau.  Du luxe.  De l'ancien.  Des « prom dress », ces robes américaines que les étudiantes revêtent lors des bals de promo.  Des robes « cupcake », aux couleurs de ces petits gâteaux en passe de détrôner les macarons.  Bref du glamour.

Ça continue avec une suspicion de drame : pourquoi et comment la meilleure amie de Phoebe, Emma, est-elle récemment décédée ?  Et pourquoi ce décès a-t-il induit une rupture entre Phoebe et son amoureux ?

Ça se poursuit avec du rêve : succès pour la boutique, amour à l'horizon, achats et ventes de jolies fringues, voyage en France et ... un peu de sexe.

Ça continue avec des angoisses : quel est le secret de cette vieille dame, Thérèse, que Phoebe rencontre régulièrement dans le cadre de ses achats de vêtements anciens ?  Pourquoi conserve-t-elle un petit manteau d'enfant, elle qui n'en a jamais eu ?  Pourquoi Phoebe et Thérèse se sentent-elle si proches, sans même se connaître ? 

Et ça se termine... nan nan nan, vous ne saurez rien.  Mais ça se termine dans l'émotion, beaucoup d'émotion, et de jolies choses, et puis de moins jolies.  Bref un condensé de vie.  C'est d'ailleurs la sensation que j'ai eue lorsque, les yeux pleins de larmes, j'ai refermé ce livre, assise sur mon transat, alors que le soleil venait de se coucher (et que mes pieds étaient congelés passque j'avais voulu terminer le livre malgré le froid qui envahissait ma carcasse, mais c'est une autre histoire) : une sensation de gros gâchis pour Phoebe, mais également une sensation que le meilleur reste à venir pour elle... finalement si j'ai été aussi émue, c'est peut-être car ça me rappelait ma propre vie.

A découvrir sans tarder, croyez-moi, ce livre, c'est vraiment bien plus que de la simple chick lit, bien plus qu'un simple roman.  C'est du bonheur et de l'émotion à gogo. 

 

amourvintage

14
jui

Porc ou cochon ? - Jean-Loup Chiflet

« Le dimanche, on lit au lit ».

Vous savez combien j'aime la langue française, que je manie pourtant souvent si mal.  Qui aime bien châtie bien non ? (enfin cette maxime - ou ce dicton ? Y a-t-il une nuance, Monsieur Jean-Loup Chiflet ? - ne convient qu'à la langue, et non aux humains, qu'on se le dise).  J'adore aussi, à l'occasion, sur mon autre blog, explicationner les nuances entre les mots, parfois...

C'est dire si l'ouvrage de Jean-Loup Chiflet, « Porc ou cochon ? Les faux-semblants », ne pouvait que m'intriguer, me captiver, me passionner.

Dans ce livre, pas de nuances, mais de véritables différences entre des mots bien souvent confondus.

Passque, franchement, vous, vous connaissez la différence entre porc et cochon ?

Ben moi pas...

Réponse page 150.  Mais pour satisfaire votre curiosité : le cochon est un porc, mais le porc n'est pas nécessairement un cochon, puisque le sanglier est un porc... vous suivez ?  Ainsi, au lieu de servir des « pieds de porc », le boucher devrait servir des « pieds de cochons » pour parler correctement la France. 

A côté de ces nuances purement animales, le livre propose 300 explications, parfois scientifiques, parfois people, parfois historiques, parfois littéraires... des plus simples, comme « chameau ou dromadaire » (enfin, simple, une ou deux bosses finalement ?), « beurre ou margarine » (ça je sais, nananère), aux plus drôles, comme « Carla ou Cécilia », en passant par les plus complexes, comme « aéropage ou aréopage » (je ne connais le sens d'aucun des deux mots, je l'avoue), ou les culinaires comme « bouchée à la reine ou vol au vent » (ben tiens, c'est pas la même chose, une fois ?).  Le tout saupoudré d'un humour bien décelable, afin de rendre l'instruction très digeste.

Un petit livre que j'adore déjà, et que je classerai dans les livres que je dois avoir toujours sous la main, car une fois lu, j'oublie rapidement ce que j'ai appris (quand on n'a qu'un neurone, c'est ce qui arrive).  Je me suis penchée sur pas mal d'articles, en ouvrant des pages au hasard, et je me sens d'un coup moins conne... A voir si demain ce sera toujours le cas, ah ah ah. 

porcoucochon

 

8
jui

Dimanche, j'ai pas lu au lit...

... passque j'ai dû me lever pour aller voter.  Donc pas de conseil lecture hier, sorry les petits zamis.  ça sera sans doute pour dimanche prochain.  Mais ça vous vaudra deux billets "élection", demain et mercredi.  Keskon dit ?

1
jui

Le club des infidèles - Carrie Karasyou

« Le dimanche... on lit au lit... même si c'est lundi »

Elles sont quatre amies déçues par leur vie : Victoria, qui s'enlise dans un mariage raté, Eliza, qui a toujours une célébrité qui l'a courtisée en tête, Leelee, qui regrette son amour d'adolescente et Helen, mariée à un homme plus âgé qui semble l'avoir oubliée avec les années.  Elles sont pourtant mères de famille, vivant dans de beaux quartiers de LA.  Mais cela ne leur suffit plus.

Elles décident alors, un soir de folie, de conclure un pacte : dans l'année, chacune devra avoir été infidèle, histoire d'ajouter un peu de piment à leur existence devenue sinistre.  Lors de réunions régulières, elles font le point sur leurs aventures... ignorant qu'un voisin mal intentionné n'en perd pas une miette et que les représailles pourraient être terribles.

Au-delà d'un livre en apparence un tantinet amoral, Le club des infidèles dispense un message bien plus important sur les questions que peuvent se poser les « trentenaires qui ont tout pour être heureuses mais ne le sont pas ».  Nos héroïnes mettent leurs vies peu passionnantes en jeu pour se sentir enfin vivantes... mais ne vont-elles pas y laisser des plumes ?  Et se rendre compte que leurs vies était somme toute bien plus passionnantes qu'elles ne le pensaient ?

Un ouvrage rigolo à souhait et qui, en cerise sur le gâteau, pose les bonnes questions, tout en légèreté.

A conseiller à toutes les femmes qui sont dans le doute sur la réussite de leur mariage et de leur vie de famille.  Car contrairement à son titre, Le club des infidèles ne fait pas que pousser à l'adultère.  Que du contraire...

Un lecture légère, captivante et pleine de bon sens, parfois... pas toujours, mais parfois...

 

clubinfideles