5
jui

Un amour vintage - Isabel Wolff

"le dimanche, on lit au lit"...

Isabel Wolff et moi, c'est une grande giga méga histoire d'amour.  Vu que j'ai lu tous ses livres.  Et aimé tous ses livres.  Auteure de chick lit, elle m'a fait rire aux éclats et rêver de l'amour, le vrai, le grand.

Même si la couverture de son petit dernier, « Un amour vintage », ornée d'une roble glamour rose, laisse présager une nouvelle (més)aventure à la chick lit, ce livre est, d'après moi, bien plus que ça.  Comme une nouvelle étape dans les écrits d'Isabel Wolff (mais ça n'engage que moi). 

Ça commence avec Phoebe (imprononçable, sauf à avoir maté Friends durant X saisons, ce qui n'est pas mon cas), qui ouvre sa boutique de fringues vintage.  Du beau.  Du luxe.  De l'ancien.  Des « prom dress », ces robes américaines que les étudiantes revêtent lors des bals de promo.  Des robes « cupcake », aux couleurs de ces petits gâteaux en passe de détrôner les macarons.  Bref du glamour.

Ça continue avec une suspicion de drame : pourquoi et comment la meilleure amie de Phoebe, Emma, est-elle récemment décédée ?  Et pourquoi ce décès a-t-il induit une rupture entre Phoebe et son amoureux ?

Ça se poursuit avec du rêve : succès pour la boutique, amour à l'horizon, achats et ventes de jolies fringues, voyage en France et ... un peu de sexe.

Ça continue avec des angoisses : quel est le secret de cette vieille dame, Thérèse, que Phoebe rencontre régulièrement dans le cadre de ses achats de vêtements anciens ?  Pourquoi conserve-t-elle un petit manteau d'enfant, elle qui n'en a jamais eu ?  Pourquoi Phoebe et Thérèse se sentent-elle si proches, sans même se connaître ? 

Et ça se termine... nan nan nan, vous ne saurez rien.  Mais ça se termine dans l'émotion, beaucoup d'émotion, et de jolies choses, et puis de moins jolies.  Bref un condensé de vie.  C'est d'ailleurs la sensation que j'ai eue lorsque, les yeux pleins de larmes, j'ai refermé ce livre, assise sur mon transat, alors que le soleil venait de se coucher (et que mes pieds étaient congelés passque j'avais voulu terminer le livre malgré le froid qui envahissait ma carcasse, mais c'est une autre histoire) : une sensation de gros gâchis pour Phoebe, mais également une sensation que le meilleur reste à venir pour elle... finalement si j'ai été aussi émue, c'est peut-être car ça me rappelait ma propre vie.

A découvrir sans tarder, croyez-moi, ce livre, c'est vraiment bien plus que de la simple chick lit, bien plus qu'un simple roman.  C'est du bonheur et de l'émotion à gogo. 

 

amourvintage

14
jui

Porc ou cochon ? - Jean-Loup Chiflet

« Le dimanche, on lit au lit ».

Vous savez combien j'aime la langue française, que je manie pourtant souvent si mal.  Qui aime bien châtie bien non ? (enfin cette maxime - ou ce dicton ? Y a-t-il une nuance, Monsieur Jean-Loup Chiflet ? - ne convient qu'à la langue, et non aux humains, qu'on se le dise).  J'adore aussi, à l'occasion, sur mon autre blog, explicationner les nuances entre les mots, parfois...

C'est dire si l'ouvrage de Jean-Loup Chiflet, « Porc ou cochon ? Les faux-semblants », ne pouvait que m'intriguer, me captiver, me passionner.

Dans ce livre, pas de nuances, mais de véritables différences entre des mots bien souvent confondus.

Passque, franchement, vous, vous connaissez la différence entre porc et cochon ?

Ben moi pas...

Réponse page 150.  Mais pour satisfaire votre curiosité : le cochon est un porc, mais le porc n'est pas nécessairement un cochon, puisque le sanglier est un porc... vous suivez ?  Ainsi, au lieu de servir des « pieds de porc », le boucher devrait servir des « pieds de cochons » pour parler correctement la France. 

A côté de ces nuances purement animales, le livre propose 300 explications, parfois scientifiques, parfois people, parfois historiques, parfois littéraires... des plus simples, comme « chameau ou dromadaire » (enfin, simple, une ou deux bosses finalement ?), « beurre ou margarine » (ça je sais, nananère), aux plus drôles, comme « Carla ou Cécilia », en passant par les plus complexes, comme « aéropage ou aréopage » (je ne connais le sens d'aucun des deux mots, je l'avoue), ou les culinaires comme « bouchée à la reine ou vol au vent » (ben tiens, c'est pas la même chose, une fois ?).  Le tout saupoudré d'un humour bien décelable, afin de rendre l'instruction très digeste.

Un petit livre que j'adore déjà, et que je classerai dans les livres que je dois avoir toujours sous la main, car une fois lu, j'oublie rapidement ce que j'ai appris (quand on n'a qu'un neurone, c'est ce qui arrive).  Je me suis penchée sur pas mal d'articles, en ouvrant des pages au hasard, et je me sens d'un coup moins conne... A voir si demain ce sera toujours le cas, ah ah ah. 

porcoucochon

 

8
jui

Dimanche, j'ai pas lu au lit...

... passque j'ai dû me lever pour aller voter.  Donc pas de conseil lecture hier, sorry les petits zamis.  ça sera sans doute pour dimanche prochain.  Mais ça vous vaudra deux billets "élection", demain et mercredi.  Keskon dit ?

1
jui

Le club des infidèles - Carrie Karasyou

« Le dimanche... on lit au lit... même si c'est lundi »

Elles sont quatre amies déçues par leur vie : Victoria, qui s'enlise dans un mariage raté, Eliza, qui a toujours une célébrité qui l'a courtisée en tête, Leelee, qui regrette son amour d'adolescente et Helen, mariée à un homme plus âgé qui semble l'avoir oubliée avec les années.  Elles sont pourtant mères de famille, vivant dans de beaux quartiers de LA.  Mais cela ne leur suffit plus.

Elles décident alors, un soir de folie, de conclure un pacte : dans l'année, chacune devra avoir été infidèle, histoire d'ajouter un peu de piment à leur existence devenue sinistre.  Lors de réunions régulières, elles font le point sur leurs aventures... ignorant qu'un voisin mal intentionné n'en perd pas une miette et que les représailles pourraient être terribles.

Au-delà d'un livre en apparence un tantinet amoral, Le club des infidèles dispense un message bien plus important sur les questions que peuvent se poser les « trentenaires qui ont tout pour être heureuses mais ne le sont pas ».  Nos héroïnes mettent leurs vies peu passionnantes en jeu pour se sentir enfin vivantes... mais ne vont-elles pas y laisser des plumes ?  Et se rendre compte que leurs vies était somme toute bien plus passionnantes qu'elles ne le pensaient ?

Un ouvrage rigolo à souhait et qui, en cerise sur le gâteau, pose les bonnes questions, tout en légèreté.

A conseiller à toutes les femmes qui sont dans le doute sur la réussite de leur mariage et de leur vie de famille.  Car contrairement à son titre, Le club des infidèles ne fait pas que pousser à l'adultère.  Que du contraire...

Un lecture légère, captivante et pleine de bon sens, parfois... pas toujours, mais parfois...

 

clubinfideles

24
mai

Je le ferai pour toi - Thierry Cohen

 

« Le dimanche, on lit au lit ». (enfin vu la météo du jour, sur un transat sous parasol).

D'un côté, Daniel.  Heureux en famille.  Une femme aimée.  Deux fils.  Puis tout bascule.  A cause du fanatisme religieux.  Son fils ainé est déchiqueté dans un attentat.  Colère.  Tristesse.  Culpabilité.  Puis désir fou de vengeance qui va emmener Daniel aux portes de la folie.  Aux portes de la mort, aussi.

De l'autre côté, Jean.  Malheureux seul.  SDF alcoolique.  Lui, il attend la mort.  Comme une délivrance, sans doute. Lorsque des terroristes le kidnappent et font passer un seul message « quelle est la valeur de cet homme ? » 

Deux hommes.  Deux destins.  Deux vies.  Transformées par un événement.  A tout jamais ?

Voilà un livre au résumé bien mystérieux, qui m'a de suite intriguée.  Et j'ai bien fait.  « Je le ferai pour toi » captive dès les premières lignes et entraîne dans un mystère qui mettra du temps à se résoudre.  Dans plusieurs mystères, tout bien réfléchi.  Une sorte de thriller couplé à une quête effrénée de la vérité, la vengeance, la vie et l'amour.  Un livre qui, au-delà de son histoire déjà passionnante et de cette envie de connaître au plus vite le dénouement, fait réfléchir à l'essentiel.   Fait se poser les bonnes questions : Faut-il aimer les morts à la folie, quitte à en oublier les vivants ?  La vengeance doit-elle tout autoriser ?  La solitude est-elle la solution ?  Est-on plus forts à plusieurs ?  Sans oublier une réflexion latente sur l'absurdité des « guerres de religion », quelles qu'elles soient.

Je n'ai toujours pas lu le premier ouvrage de Thierry Cohen, qui m'attend patiemment sur ma table de nuit... clair que maintenant que j'ai terminé celui-ci, je n'ai qu'une envie : me précipiter sur « J'aurais préféré vivre ».

jeleferaipourtoi