18
oct

Joséphine - Tome 2 - Pénélope Bagieu

« Le dimanche, on lit au lit ».

Etonnamment, j'ai commencé ma lecture de Joséphine par des larmes.  Passque l'auteure dédie ce livre « à son papa, 1951-2009 ».  Ainsi, elle aussi a connu une année 2009 troublée par la salope de faucheuse.  Sale coïncidence.

Des larmes...

Mais ça n'a pas duré, fort heureusement, passque Joséphine, elle est là pour me faire rire.  Et aux éclats, pardi. 

Quel plaisir de la retrouver, toujours à la recherche de l'amour, le vrai.  Toujours complexée par ses hanches aussi larges qu'une bouteille de Chianti.  Toujours fleur bleue.  Toujours fashion victim à ses heures.  Toujours Joséphine, quoi, vous l'aurez compris.

La voilà qui s'amourache d'un homme marié.  Mauvaise idée, trèèèèèèèèès mauvaise idée.  Et c'est reparti pour un tour de mésaventures un peu Bridget Jonesiennes.  Et un peu Anaïsiennes, parfois, tant je me retrouve dans cette grande blonde qui ne me ressemble pourtant absolument pas physiquement.

Joséphine, elle a vite séché mes larmes.  Puis elle m'a mis la banane.  (Décidément, je me lance bientôt dans la poésie, clair et net, comme clarinette).  A chaque planche, c'est tellement réel, et tellement hilarant, puis, parfois, tellement criant de vérité, tellement tristement drôle.

La fin de l'ouvrage laisse supposer une suite qui n'aura rien à envier aux deux premiers tomes.  Je brûle déjà d'impatience...  elle est pour quand cette suite ?

C'est définitif, que ce soit via « Ma vie est tout à fait fascinante » ou via « Joséphine », Pénélope Bagieu, j'adore j'adhère.  Et j'en veux encore...

josephine2

4
oct

Happy sex - Zep

« Le dimanche, on lit au lit ».

Quand Zep se lance dans la BD pour adultes, on peut dire que c'est l'événement du sexe, oups, du siècle.  

Passque Zep, il est mieux connu de par son personnage de Titeuf, un gamin effronté et adorable qui fait mourir de rire le lecteur depuis pas mal d'années déjà.  Il y avait bien eu une légère allusion à la sexualité, mais enfantine toujours, avec « le guide du zizi sexuel ».  Mais cela s'adressait aux mômes, même si ça peut toujours servir aux adultes, hein...

Avec Happy sex, c'est de la BD vraiment pour adulte, absolument pour adulte, même si, bien souvent, avec le trait qui caractérise le dessinateur, j'ai eu l'impression de voir Titeuf adulte, très déroutant... surtout que les héros sont bien souvent à poil, of course.

Cette BD est une totale réussite, car elle parvient à conjuguer sexualité sans tabou avec humour fou, sans oublier un zeste de tendresse et quelques incursions de l'enfance ou des sex toys.  Je suis persuadée que tout un chacun se retrouvera dans certaines scènes qui feraient rougir même une tomate bien mûre. 

Attention ! Rire garanti durant plus de soixante pages, passque, comme Zep le précise, cet album se veut un aphrodisiaque du  rire.   Pari gagné.

Des BD pour adultes de Zep, on en veut encore, je vous le dis !

Allez, une petite bande annonce pour vous mettre l'eau à la bouche.

 

20
sep

Midlife club

"Le dimanche, on lit au lit..."

Mais ce dimanche, vous ne pourrez le faire que si vous disposez d'un laptop (pour ceusses qui parlent que le vrai français, dont je fais partie, c'est un PC portaaaaap').

Ce dimanche, j'ai envie de faire un peu de promo pour Midlife club, un roman à lire chaque semaine, par épisode, sur le net.  Sympathique idée, apparemment une première.  Diantre, pourquoi n'y ai-je pas pensé avant.  J'aime d'autant plus l'idée que les personnages ne sont pas âgés de 23 ans au plus, mais bel et bien des quarantenaires en pleine crise...

Le pitch : Midlife Club ou la grande remise en question du milieu de vie. Crise de la quarantaine, démon de midi, deuxième adolescence ou crise d'identité. Qu'importe le nom, vous avez envie de tout balancer, envie de ne plus voir les mêmes bobines, ras le bol de vos ados. Vous devez apprendre à vivre avec des rides, des cheveux blancs, ou des fesses molles (pour les plus malchanceuses, les trois). On vous appelle Madame et vous écrivez vos sms sans faute. Vous êtes comme Clarisse, Val, Joane, Marina ou Sasha. Elles sont vos soeurs, vos amies, vos ennemies. Elles vont vous faire rire et vous toucher. Moquez-vous, égratignez-les ou admirez-les. Elles s'en sortent comme elles peuvent. Comme vous.

Ça promet non ?  En tout cas, moi j'ai aimé ces premiers épisodes, et j'ai envie de découvrir la suite.  Passqu'un roman gratuit et rigolo, imagé en plus, c'est tout de même un fameux bon plan.

Alors bonne lecture...  Petit conseil : imprimer au fur et à mesure de la lecture, c'est plus aisé, plus agréable, et puis en fin de compte, ça donnera un vrai roman sur papier !

A découvrir ici.

midlife

13
sep

Jusqu'au dernier - Nicci French

"Le dimanche, on lit au lit".

Je vous en ai parlé récemment, et je suis toujours dans ma série Nicci French.

Je viens de terminer son dernier, enfin leur dernier, puisque les ouvrages sont écrits à quatre mains, intitulé "jusqu'au dernier", et j'en tremble encore...

Le pitch : Astrid mène une vie sans histoires entre son job de coursière et la grande maison qu'elle partage à Londres avec plusieurs autres personnes, pour certains des amis de longue date. Jusqu'au jour où, sur son vélo, elle se fait renverser par une voisine. Plus de peur que de mal... sauf que la voisine est retrouvée le lendemain, battue à mort. Puis c'est le tour d'une cliente chez qui Astrid devait aller chercher un colis, et qu'elle découvre sans vie, sauvagement assassinée. Coïncidence ? La police n'y croit guère. Pour Astrid et ses six colocataires c'est le début du cauchemar, surtout lorsque le, tueur frappe à nouveau, cette fois-ci au coeur du petit cercle d'amis. Mais sont-ils vraiment si proches que ça ? Lentement, l'amitié se transforme en méfiance, l'amour en haine, et chacun se demande : qui sera le prochain sur la liste ?

Ce que j'adore chez cet auteur, enfin ces auteurs, c'est cette capacité à changer totalement de style en fonction des ouvrages.  Ici encore, une histoire qui n'a rien à envier aux précédentes, qui plonge dans l'angoisse et la suspicion.  La nouveauté du genre : l'histoire est d'abord vue par Astrid... puis par le tueur, sans que l'on sache qui il est.  Génial !  Découvrir ainsi les deux points de vue, réaliser à quel point les apparences sont trompeuses...

A ne pas livre si vous vivez en colocation, sous peine de terreurs nocturnes... Dans tous les autres cas, si vous aimez les thrillers, testez Nicci French, pour avoir lui la quasi totalité des ouvrages parus en moins d'un mois, je peux vous dire que la lassitude ne s'installe pas.  Et puis ce qui est cool, c'est qu'ils sont quasi tous en poche, donc pas chers.  Moi j'ai du bol, j'en ai trouvé un sur brocante, on m'a prêté les autres, et ce petit dernier m'a été envoyé gracieusement.  Thanks a lot pour ces moments de bonheur, et de terreur.

jusquaudernier

 

6
sep

Lottie Biggs n’est presque pas cinglée - Hayley Long

"Le dimanche, on lit au lit".

Quand j'ai vu ce petit livre aussi acidulé qu'un bonbon, et joliment illustré par Pénélope Bagieu (qu'on reconnaît bien sûr à cent kilomètres), j'ai cru à de la chick lit.  Puis j'ai découvert qu'il s'agissait d'une collection « pour les filles »... jeunesse.

Ben quoi, la jeunesse, c'est dans la tête.

Et j'en ai eu illico confirmation, car j'ai adoré ce livre.

Déjà, il est présenté de façon toute originale, avec des dessins par ci par là.  Et puis Lottie Biggs, elle est vachement attachante.  Et sa meilleure amie aussi.  Et le gars qui est fou d'elle aussi.

Et puis, ce que j'aime dans ce livre, c'est que ça commence tout léger, tout pétillant, tout adolescent, pour aborder ensuite, l'air de rien, un problème de société qui pend au nez de tous : les troubles bi-polaires (alias la maniaco-dépression, comme on disait quand j'étais, moi-même, ado).

Vraiment l'air de rien, sans tomber dans le mélo, ni le dramatique, et à fortiori encore moins le mélodramatique (ah ah ah).  Preuve en est que les livres jeunesse peuvent parler de choses difficiles, sur un ton à mourir de rire.  Et ça c'est cool pour la jeunesse, dont je ne fais malheureusement plus partie (mais ça n'empêche que j'aime lire les livres jeunesse, na).

L'histoire, en bref, est celle de Lottie Biggs, vous l'aurez compris, une ado un peu fofolle, qui nous conte sa vie somme toute banale, faite d'école, d'un job dans un magasin de chaussures, de parents divorcés et d'une meilleure amie qui, ô malheur, se met à sortir avec le mec qui la faisait craquer, elle (Lottie, donc).  Alors, petit à petit, elle pète un câble, la Lottie Biggs, même si elle n'est presque pas cinglée.

Drôle et prenant.

A offrir absolument à vos adolescentes, elles m'en diront des nouvelles !  En plus, ça sonne comme ce que j'appelle une « belle édition » (savoir pas un poche), c'est beau comme une belle édition, mais c'est presque au prix d'un poche : 10 euros.

En plus, cherry on the cake, y'a une suite, déjà sortie en anglais, pas encore en français, mais j'imagine que ça ne saurait tarder, chouette chouette chouette. (sortie du premier ce 16 septembre)

 

lottiebiggs