22
nov

Comment se débarrasser d’un vampire amoureux - Beth Fantaskey

« Le dimanche, on lit au lit ».

Je suis allée me balader en ville hier, notamment dans les librairies.  Et j'ai pu voir à quelle point l'opportunisme « surfons sur la vague vampire » bat son plein.  Dingue.  Des livres de tous formats, de toutes couleurs, de tous types.  De la romance, mais également des guides pratiques.  Des guides pratiques !  Je n'ai pas investigué, mais comment peut-on écrire un guide pratique sur les vampires ?  Sérieusement ?  « Comment devenir un vampire végétarien en dix leçons sans peine », « Comment séduire un vampire sans se faire mordre », « Comment rencontrer un vampire de type Edward et s'en faire aimer ».  Chais pas, mais ça me fait rire...

Quoi qu'il en soit, le phénomène est inévitable, donc j'ai décidé de ne pas l'éviter.

Et après ma cuisante déception lors du visionnage de Twilight tentation ce mercredi, je me suis consolée en me plongeant dans la lecture de « Comment se débarrasser d'un vampire amoureux ». 

J'étais malgré tout un peu sceptique (pas comme la fosse, ah ah ah), craignant à la fois une histoire niaise et un copier-coller de Twilight.

Et bien j'ai le plaisir de vous dire : que nenni.

Ce livre est une totale réussite.  A part le thème « vampire », rien à voir avec Twilight, mais captivant dans son genre, soit la chick lit version émotion, nappé d'un peu de sang, of course.

Le pitch : Jessica a été adoptée en Roumanie peu après sa naissance, dans des conditions dont elle ignore presque tout.  Elle entre en terminale et se veut être une adolescente normale.  C'est compter sans l'arriver de Lucius, qui débarque de Roumanie avec la ferme intention de la séduire, puis de l'épouser, comme l'ont prévu leurs ancêtres à leur naissance.  Des ancêtres vampires... tout comme eux.  Jessica ne croit absolument pas à cette version de son passé, et décide d'ignorer totalement Lucius.  Mais jusqu'à quand ?

Dès la première phrase, ce roman donne envie d'en savoir plus.  Il fait beaucoup rire.  Mais il touche également.  Bien sûr, le côté « vampire » est présent, mais pas gênant, même pour celles qui craignent l'hémoglobine, il sert surtout de prétexte à asseoir une histoire bien ficelée et captivante du début à la fin.

A lire, croyez-moi !

vampireamoureux

11
nov

Les carnets d’Agnès - Agnès Abécassis

« Le mercredi, quand c'est férié, on lit au lit ».

Agnès Abécassis, on la connaît comme auteure de romans, dont les deux derniers, Toubib or not toubib et Chouette, une ride, dévorés par bibi récemment, et évoqués sur ce blog.  De bonnes tranches de rire avec ces histoires à la « chick lit ».  J'adore j'adhère.

Et bien, figurez-vous qu'en plus d'être une écrivaine talentueuse, elle est aussi dessinatrice (la #@!!!!grrrrrrr$$$!!!!! - meuh nan chuis pas jalouse, pas du tout, mais c'est tout de même trop injuste ces gens qui ont tous les talents réunis, mais chuis pas jalouse je vous dis, passqu'en plus elle est jolie et super sympa, croyez-moi, c'est pas juste, mais chuis pas jalouse je vous le promets).

Dans ses carnets, Agnès évoque tout ce qui fait de nous des femmes : nos sacs, nos rides (oui, les miennes, mais les vôtres aussi), nos rencontres amoureuses (foireuses), nos zenfants (là, juste les vôtres, mais ça m'a tout de même fait rire aux éclats), nos ex, nos rêves et notre cellulite...  Elle a vraiment tout compris ! Non seulement ça fait rire, mais en plus ça rassure vachement de voir que, finalement, toutes les femmes se ressemblent. Et elle restitue tout ça en 64 planches bourrées d'humour et de vérités, à déguster sans modération, ça fait pas grossir, et c'est tant mieux.  Petit coup de cœur pour la planche de la page 15, qui parle du bon vieux temps, qui est le même pour l'auteure que pour moi, vu nos âges similaires, et qui m'a fait me souvenir de cette colle qui sentait bon l'amande, raaaaaaaaaaaa, même que j'en avais oublié l'existence, c'était trop cool le bon vieux temps qu'est mort et qui reviendra pas.

Et la bonne nouvelle du jour, sur la couverture, il est marqué « premier carnet », c'est donc qu'il y en aura donc, trop coooooooooooooool.

Au fait, Les carnets d'Agnès seront dans toutes les librairies demain. 

 

 

carnets

11
nov

Loup, y es-tu ? - Janine Boissard

« Le mercredi, quand c'est férié, on lit au lit ».

Janine Boissard, si vous connaissez un peu ce blog pour l'avoir parcouru, c'est l'auteure de ma jeunesse : L'esprit de famille, Croisière, Une femme en blanc, Belle grand-mère et plus récemment La Chaloupe... elle est la reine de la saga familiale ou amicale.  Des sagas qui prennent aux tripes, qui émeuvent et qui font rire.  Bref, des sagas qui touchent.  Sans parler, of course, des romans uniques, mon préféré étant Histoire d'amour, à dévorer sans modération... quoique L'amour, Béatrice, est superbe aussi.  Bref, il faut tous les lire, que puis-je vous dire d'autre ?

Loup, y es-tu ? ne déroge pas à la règle qui veut que tous les romans de Janine Boissard débordent d'amour et d'émotion.  Mais ici, s'y ajoute le suspens, et ce ne fut pas sans me déplaire.

L'histoire...

Manon a 28 ans et elle vit seule.  Un soir, alors qu'elle s'apprête à s'offrir une soirée de célibataire en compagnie de plats asiatiques, elle trouve sur son palier un petit gamin aux yeux bleus, muni d'un message « sauvez-le ».  Bien sûr, elle va le sauver.  Mais elle veut comprendre pourquoi elle.  En replongeant dans son passé douloureux, avec l'aide de ses amis, elle va comprendre.  Comprendre, agir, aimer.

Croyez-moi, voilà un roman qui tient en haleine du début à la fin. Sans être un thriller, bien sûr, mais en instaurant une intrigue qui donne envie de lire une page de plus, puis encore une page de plus, puis encore une petite page... au point qu'on ne peut s'en défaire avant la fin.  Il réserve quelques surprises, dont une scène à la fois hot et tendre dont vous me direz des nouvelles.

En un seul mot, ou plutôt en cinq : du très bon Janine Boissard.

 

loup

25
oct

L’élégance du maigrichon - Pascal Fioretto

« Le dimanche, on lit au lit ».

« L'élégance du maigrichon ».  Ce titre vous rappelle quelque chose mais vous ne parvenez pas à dire quoi ?  Et si je vous cite le titre d'un autre ouvrage du même auteur, « Et si c'était niais », ça vous parle plus ?

J'ai bien sûr vu dans les vitrines ce fameux livres « Et si c'était niais », mais je ne l'ai pas lu, malgré la curiosité qui me titillait.

Alors, quand l'opportunité m'a été offerte de découvrir « L'élégance du maigrichon », ma curiosité s'est à nouveau réveillée.

Savoir écrire de bons romans n'est pas donné à tout le monde, c'est clair.  Mais savoir, comme Pascal Fioretto, se glisser dans la peau d'écrivains célèbres pour pasticher leur style, me semble encore bien plus difficile.  Dans « Et si c'était niais », s'étaient rejoints plein d'écrivains : Denis-Henri Lévy, Christine Anxiot, Fred Wargas, Marc Levis, Mélanie Notlong, Pascal Servan, Bernard Werbeux, Jean d'Ormissemon (de la française Académie), Jean-Christophe Rangé, Frédéric Beisbéger et Anna Galvauda.  Ici, ce sont Christian Pignol, Katherine Plancol, Zig Larsen, Patrick Modiamo, Muriel Burbery, Eric-Manuel Schmit, Philippe Sollers, Guillaume Muzo et Philippe Delerme qui nous proposent un échantillon de leurs œuvres.

Avec un fil rouge en trame de fond, L'élégance du maigrichon se veut un recueil de nouvelles pastichant les auteurs « en vogue » du moment.  Et il n'est point besoin de les connaître ou de les avoir lus pour comprendre leurs failles, et en rire.  Même de ceux que j'aime, que j'adule, comme Guillaume Musso. 

Je n'ai pas lu la majorité des pastichés, et si leur plume ressemble de près ou de loin à celle sans doute un tantinet exagérée de Pascal Fioretto, ce livre me permet en tout cas de faire un savant choix dans mes prochaines lectures... et de savoir qui je ne veux ABSOLUMENT pas lire dans les cent prochaines années (devinez qui...) et ceux sur les livres desquels je vais me ruer ... car j'ai, en lisant cet ouvrage, eu une folle envie de lire enfin Katherine Pancol.  Comme quoi, les pastiches donnent, en plus des fou-rires, des envies de lire.

Que demander de plus ?

elegancemaigrichon

18
oct

Joséphine - Tome 2 - Pénélope Bagieu

« Le dimanche, on lit au lit ».

Etonnamment, j'ai commencé ma lecture de Joséphine par des larmes.  Passque l'auteure dédie ce livre « à son papa, 1951-2009 ».  Ainsi, elle aussi a connu une année 2009 troublée par la salope de faucheuse.  Sale coïncidence.

Des larmes...

Mais ça n'a pas duré, fort heureusement, passque Joséphine, elle est là pour me faire rire.  Et aux éclats, pardi. 

Quel plaisir de la retrouver, toujours à la recherche de l'amour, le vrai.  Toujours complexée par ses hanches aussi larges qu'une bouteille de Chianti.  Toujours fleur bleue.  Toujours fashion victim à ses heures.  Toujours Joséphine, quoi, vous l'aurez compris.

La voilà qui s'amourache d'un homme marié.  Mauvaise idée, trèèèèèèèèès mauvaise idée.  Et c'est reparti pour un tour de mésaventures un peu Bridget Jonesiennes.  Et un peu Anaïsiennes, parfois, tant je me retrouve dans cette grande blonde qui ne me ressemble pourtant absolument pas physiquement.

Joséphine, elle a vite séché mes larmes.  Puis elle m'a mis la banane.  (Décidément, je me lance bientôt dans la poésie, clair et net, comme clarinette).  A chaque planche, c'est tellement réel, et tellement hilarant, puis, parfois, tellement criant de vérité, tellement tristement drôle.

La fin de l'ouvrage laisse supposer une suite qui n'aura rien à envier aux deux premiers tomes.  Je brûle déjà d'impatience...  elle est pour quand cette suite ?

C'est définitif, que ce soit via « Ma vie est tout à fait fascinante » ou via « Joséphine », Pénélope Bagieu, j'adore j'adhère.  Et j'en veux encore...

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