2
mai

L’horoscope des amoureuses – Mélanie Dagréo

« Le dimanche, on lit au lit »

Je vous vois hein, inutile de vous cacher, en train de rire à gorge déployée en découvrant qu'Anaïs (soit moi) a en sa possession « L'horoscope des amoureuses », elle qui ne l'est pas amoureuse.

D'abord, keske vous en savez que je suis pas amoureuse, hein ?  Vous pensez que je vous dis tout tout tout ?  J'ai dit « amoureuse », pas « aimée », qu'il n'y ait pas de méprise.

Et puis, je vous rassure, j'ai checké que cet horoscope s'adressait aussi aux célibataires.  Voilà, ça va, on arrête de se marrer ?

Tchu.

Donc, cet horoscope, il va de juin à mai, voilà pourquoi il sort maintenant, quelle logique.  Une sorte d'horoscope de l'été, mais qui dure toute une année.  Y'a juste un petit stuut que j'ai remarqué, l'auteure donne des infos sympas sur les fleurs, par décan, mais sans préciser les dates exactes desdits décans.  Bon, on est censé les connaître, mais tout de même, ça n'aurait pas été inutile, passque moi j'ai dû vérifier mon décan sur internet, j'hésite toujours entre premier et second...

Grâce à cet horoscope et à Mélanie Dagréo, son auteure, fille de Didier Colin, excusez du peu, j'ai donc appris que :

- J'étais simple (dans le bon sens du terme hein, non mais), naïve (euh, dans le bon sens du terme ?) et franche, aspirant juste à aimer et à l'être (ça c'est clair). 

- Je suis adepte du corps à corps un peu sportif (euh, en ce moment, avec mon dos, mes genoux, mes maux d'estomac et mes cors aux pieds, bof bof bof, le missionnaire me suffira amplement). 

- Ma recette aphrodisiaque est le pain d'épices au gingembre et au chocolat.  Et y'a même la recette.  Qui c'est qui veut me la fabriquer, ma recette aphrodisiaque ?  Un grand brun ténébreux ?

- Je devrai attendre février 2011 pour lancer mes flèches amoureuses.  Attendre, toujours attendre, marre d'attendre.

- Je réaliserai mes rêves.  Je plairai. J'attirerai.  J'accomplirai des choses.  Je pourrai être amoureuse de moi-même.  Et ça, ça me plait, passque je sais que pour être aimée, il faut s'aimer soi-même.  Je ne cesse de le répéter (je l'ai encore répété récemment d'ailleurs), mais je ne parviens pas à l'appliquer à ma petite personne, ne m'estimant pas « aimable » dans le sens « lovable » (comme bankable, mais version amour quoi).  C'est là que vous pouvez un peu pleurer dans les chaumières si vous le souhaitez.  Donc, si je parviens enfin à m'aimer, peut-être parviendrai-je ensuite à être aimée ?  Zen pensez quoi ?

- Un grand chambardement va se produite dans ma vie l'été prochain... Rhaaaaaaaaa, angoisse, c'est dans un mois, ou presque, l'été.  Alors, ce chambardement, vous avez une idée ?  Fermeture du blog ?  Déménagement ?  Mariage ? Best seller (encore faut-il que je l'écrive d'ici là) ?... Mystère et boule de gomme.

- J'aurai confiance en moi.  Ça c'est l'info du siècle hein... ça existe, avoir confiance en soi ?

- Je pourrais faire une rencontre sans que personne ne le sache.  Un homme marié ?  Des candidats ?

- J'aurai une meilleure amie plus âgée que moi et adorable.  Des candidates ?

Bref, en lisant mon avenir de juin 2010 à mai 2011, je découvre que ma vie va être formidable.  Voire encore mieux que formidable : formidouble.

Alors je n'ai qu'une chose à dire : vivement le mois prochain.

Et si tout ça ne se réalise pas, foi d'Anaïs, je lui écrirai, à Mélanie, et ça va barder...

Passque moi, maintenant, mon horoscope, ben j'y crois hein.

 

horsocope

2
mai

Une journée de plus – Fabio Volo

« Le dimanche, on lit au lit »

Parfois, dans la vie (en l'occurrence, dans la boîte aux lettres), on a de jolies surprises.  J'ai donc découvert ma surprise un matin de la semaine dernière : Une journée de plus, de Fabio Volo.  Auteur et titre inconnus pour moi, je l'avoue.  Un livre que je n'aurais sans doute pas lu si je ne l'avais reçu, je l'avoue, ignorant tout de son auteur.  Mais un résumé qui m'a illico mis l'eau à la bouche.

« Giacomo rencontre la fille du tramway un matin d'hiver, alors qu'il se rend dans sa petite imprimerie. Pendant deux mois, il la croise tous les jours sur cette même ligne. Il ne lui parle pas, non, il n'ose pas. Il se contente de l'observer discrètement.
Un matin, elle prend les devants et lui propose d'aller boire un café. Giacomo exulte, mais cette euphorie est de courte durée car la jeune femme lui annonce qu'elle part s'installer à New York. Ils viennent d'effectuer leur dernier voyage ensemble. Et son départ ne tarde pas à laisser un grand vide dans l'existence de Giacomo. N'y tenant plus, il décide de la rejoindre. Michela est sous le charme et pour que la magie continue d'opérer, elle lui propose un petit jeu, des fiançailles « à durée déterminée ». Neuf jours, le temps du séjour de Giacomo, pendant lesquels ils seront libres de s'aimer et de donner cours à toutes leurs envies sans peur de l'engagement. Le soir du neuvième jour, ils se sépareront... »

Une journée de plus n'est pas qu'une histoire d'amour.  C'est aussi l'occasion de plonger dans la tête d'un mec.  Un mec qui nous livre, brut de décoffrage, ce qu'il pense des femmes, celle qui l'a mis au monde, celles qui ont traversé son existence, et puis, celle qui chamboule son cœur chaque jour dans le tramway.  Celle qui va partager neuf jours de son existence.  Neuf petites journées. 

Dans ce livre, j'ai découvert les pensées secrètes d'un homme. 

J'ai découvert que je ne suis pas la seule à ne pas savoir siffler.  A n'avoir jamais su siffler.  Parfois, ça me désole de ne pas savoir siffler.

J'ai découvert qu'un sex toy s'appelle, à Madrid, un « consolador »... et j'adore. 

J'ai découvert que nos héros écoutaient « Cheek to cheek » (heaven, I'm in heaven...), titre que j'aurais zappé il y a une semaine encore (passque je pensais que la chanson s'appelait heaven), mais qui m'a fait, là, sur le coup, sourire, vu ma recherche faite récemment sur ce titre, titre qui restera donc, pour moi, à jamais, celui de « Une journée de plus ».  Si ça, c'est pas le destin...

Et puis j'ai découvert la valeur des secrets, le poids des secrets. 

J'ai découvert la valeur du sac magique, aussi.  (Ces deux sujets m'ont inspiré des billets, si ça, c'est pas du bonheur). 

Et j'ai découvert que la vie pouvait être magique parfois.

Alors, moi, je le dis et le redis : oui, parfois, dans la vie (en l'occurrence, dans la boîte aux lettres), on a de jolies surprises.

unejournéedeplus

    

2
mai

Fluide glamour est née récemment, et c’est une fille (d’où le née, of course)

« Le dimanche, on lit au lit » (et à mon avis, en découvrant Fluide Glamour, vous ne ferez pas qu'y lire, au lit...)

Fluide glacial, tout le monde connait, c'est un peu comme si ça faisait partie du PAF version lecture, comment ksa s'appelle, le PAF version lecture ?  C'est déjà un grand gamin, Fluide glacial.

Sa petite sœur, Fluide glamour, est née ce 22 avril 201.  La mère et l'enfant se portent bien, merci.  Toute rose, comme une fille se doit de l'être, elle est toute mignonne, toute sexy et toute souriante, mais ne vous y trompez pas, c'est dans la veine « fluide », soit sex, sex et encore sex.  Et humour, humour et encore humour, of course.

On y retrouve un soupçon de Pénélope Bagieu, une tranche de Margaux Mottin, et une bonne louche de ces péchés mignons tellement... mignons.  Plus des tas d'autres illustrateurs et auteurs, qui nous font partager leurs délires.  Et y'a même un poster... avec une nana au recto, un mec au verso.  Comme ça, tout le monde est content.

Comment vous résumer Fluide glamour ?

Un peu déjanté

Beaucoup glamour

Passionnément hot

A la folie drôle

Pas du tout censuré

Personnellement, je craque pour les 25 zizis et les 25 paires de loches présentées en pages 66 et 67.  Ils sont tellement criants de vérité... rho, si, je vous jure, c'est à voir.  Et ça permet de faire son shopping.  Personnellement, je les préconiserais pour les sites de rencontres sur le net : « Monsieur zizi de type numéros 5 et 13 recherche nana dotées de nichons 5 et 17 pour vie heureuse ».

Pour la petite histoire, Fluide Glamour est interdit de diffusion en suisse, à cause d'un dessin jugé comme étant à caractère zoophile.  J'avoue avoir trouvé ce dessin un peu limite, j'avoue qu'il ne m'a pas trop fait rire (les goûts et les couleurs hein... surtout en matière d'humour), mais bon, c'est du dessin, c'est de l'humour quoi... je ne pensais pas que les Suisses étaient si prudes.

Et y'a même un blog

fluideglamour

2
mai

Happy girls – Zep

« Le dimanche, on lit au lit » (surtout quand ça caille).

« Il s'appelle Robert et n'a qu'une seule idée en tête : les filles ! Qu'elles soient brunes ou blondes, rousses ou décolorées, s'appellent Stéphanie ou Lucie, soient maigres ou enveloppées, mutines ou capricieuses, elles le rendent toutes dingue... Mais ce grand ado n'est ni très doué ni très chanceux. Et il apprendra à ses dépens que les filles, ça n'a rien de simple ! »

Il s'appelle Robert... mais son nom de famille, c'est pas Bidochon, hein, qu'on se le dise, rien à voir, même si j'adore aussi les Bidochon. 

Dans Happy sex, Zep parlait sexe (oh ben ça alors, on l'aurait pas deviné)... et c'était à mourir de rire.  Dans Happy girls, il remonte dans le passé pour retourner dans l'adolescence et la découverte des ... filles.  Les techniques de drague de son héros, directement inspirées de sa propre existence (pourtant, quand j'ai découvert sa belle gueule d'amour, à Zep, franchement, je me suis demandé comment il avait pu ramer une seule seconde pour emballer les filles), sont démentiellement drôles, car tellement vraies.

Oui, bon, moi je suis une fille, donc celle qui (ne) se faisait (pas) draguer par des ados boutonneux découvrant leur libido, pas celle qui (ne) draguait (pas) à la sortie de l'école, mais je me suis régalée de ces tribulations masculino-adolescentes.  Parce que ce n'est, en fin de compte, que la version « mec » de ce que j'ai vécu, surtout en matière de fantasmes qui ne mènent à rien et d'espoirs vains (drame de mon existence).  Souvenirs souvenirs...

Une bonne tranche de rire à offrir ou à s'offrir.  Si vous avez un ado, offrez-lui Happy girls, il comprendra qu'il n'est pas seul à se pâmer devant l'inaccessible étoile (merci Brel)... ensuite, plus tard, après ses dix-huit printemps de barque ou de jardinage (rame, barque, rateau, jardinage, vous piger ?) il pourra lire Happy sex, qui lui fera reprendre espoir en l'avenir, mais si mais si.

C'est désormais indéniable, que ce soit pour les mômes ou pour les adultes, Zep, c'est que du bonheur.  Il est beau, il est talentueux... mais est-il célibataire ? Rho, ça va, je peux me renseigner hein, ça n'engage à rien.

Sortir prévue le 19 mai, c'est tout bientôt pleurez pas (dit celle qui l'a déjà lu, nananère).

Et en septembre sortira Happy rock, j'ignore encore de quoi ça parlera, j'imagine de musique (rha, que je suis perspicace) mais ça ne peut qu'être encore et encore drôlissime.

A noter cependant, cet album est la réédition de « Filles électriques », déjà paru... à ne pas racheter donc, si vous l'aviez déjà...

happy girls

happgirlsprintemps

happygirlscheveu

25
avr

Tricheuses – Anna Godbersen

« Le dimanche... on lit au lit... ou sur un transat s'il fait plein soleil ». (Et quand l'orage gronde, on rentre à l'abri.)

Quand on lit une suite, il y a toujours un risque de déception.  Quand on lit la suite d'une suite, le risque est encore plus gros.  J'appréhendais donc un peu.  Un tout petit peu, mais un peu tout de même.

J'ai lu Rebelles et j'ai adoré.

J'ai lu Rumeurs, le tome 2, et j'ai adoré.

J'ai lu Tricheuses, le tome 3, qui vient de sortir, et j'ai adoré.

Rien ne change... et c'est tant mieux.

Mais je dirais même que j'ai un chouia préféré ce troisième volet au second.  Siiii, c'est possip' !

Voilà une saga historique... mais moderne, tellement moderne... et qui se passe en 1900.  Contradictoire ?  Pas tellement.  A cette époque, les femmes doivent se marier.  Jeunes.  Et faire un bon mariage, savoir avec un homme riche et de bonne famille.  A cette époque, les femmes ont juste le droit de se taire (ce qui est malheureusement encore le cas à notre époque, dans certains pays ou dans certaines familles...).  A cette époque, on ne couche pas Madame, et si on couche, on est foutu, surtout si cela se sait.  Surtout s'il en résulte un bébé.  A cette époque, si une femme entend la voix d'un homme qui la fait frémir, elle n'a pas droit de tourner la tête, elle se doit d'attendre qu'il arrive à sa hauteur. A cette époque, il faut plusieurs jours pour aller de New-York jusqu'en Floride. A cette époque, rien ne doit filtrer des amours clandestines ou des trahisons secrètes.  Une époque différente, et pourtant tellement similaire à la nôtre.

C'est sans doute ce que j'aime dans cette épopée new-yorkaise : pouvoir découvrir la vie comme elle était il y a plus de cent ans (prononcez cen-t-ans et non cent-z-ans, par pitié) et réaliser à quel point tout a changé et à quel point rien n'a changé...  Vous me suivez ?  En lisant ce livre, au soleil, comme toujours, je pensais sans cesse à Gossip Girl.  Gossip Girl se passe de nos jours, la saga Rebelles en 1900.  Mais les intrigues, les méchancetés, les garces, les dragueurs impénitents, et les amoureux fous... c'est du pareil au même.  Et c'est si bon.

Je ne vous livrerai pas le résumé du troisième volet, et je vous déconseille d'aller le lire sur Amazon, car il révèle trop de choses des deux premiers, malheureusement (ce qui bousillerait toute l'intrigue si à ce jour vous n'avez rien lu encore).  Sachez juste que, dans ces trois volumes, vous découvrirez Elisabeth, une jeune fille bien comme il faut qui commet une seule et unique petite erreur : tomber raide dingue d'un garçon d'écurie, Will, m'enfin, ma Bonne Dame.  Cela va chambouler sa vie.  Vous découvrirez Diana, sa jeune sœur, folle amoureuse d'Henry, malheureusement promis à Elisabeth.  Cela va chambouler sa vie.  Vous découvrirez Penelope, l'amie d'Elisabeth et pourtant la pire des garces, qui a des vues sur Henry, par amour ou par intérêt, ça se discute.  Cela va chambouler sa vie.  Vous découvrirez Carolina, ancienne femme de chambre qui fera tout pour devenir une Lady.  Cela va chambouler sa vie.  Et vous découvrirez leurs parents, qui ne sont pas en reste quand il s'agit de manipuler, de faire taire ou de parvenir à ses fins, coûte que coûte.  De chambouler des vies, en d'autres termes.  Le pire dans tout ça ?  C'est qu'avec la fin rocambolesque de ce troisième tome, un quatrième ne peut qu'être attendu.  Seule question : il est pour quand, passque moi, j'attends ?

tricheuses