2
mai

Une journée de plus – Fabio Volo

« Le dimanche, on lit au lit »

Parfois, dans la vie (en l'occurrence, dans la boîte aux lettres), on a de jolies surprises.  J'ai donc découvert ma surprise un matin de la semaine dernière : Une journée de plus, de Fabio Volo.  Auteur et titre inconnus pour moi, je l'avoue.  Un livre que je n'aurais sans doute pas lu si je ne l'avais reçu, je l'avoue, ignorant tout de son auteur.  Mais un résumé qui m'a illico mis l'eau à la bouche.

« Giacomo rencontre la fille du tramway un matin d'hiver, alors qu'il se rend dans sa petite imprimerie. Pendant deux mois, il la croise tous les jours sur cette même ligne. Il ne lui parle pas, non, il n'ose pas. Il se contente de l'observer discrètement.
Un matin, elle prend les devants et lui propose d'aller boire un café. Giacomo exulte, mais cette euphorie est de courte durée car la jeune femme lui annonce qu'elle part s'installer à New York. Ils viennent d'effectuer leur dernier voyage ensemble. Et son départ ne tarde pas à laisser un grand vide dans l'existence de Giacomo. N'y tenant plus, il décide de la rejoindre. Michela est sous le charme et pour que la magie continue d'opérer, elle lui propose un petit jeu, des fiançailles « à durée déterminée ». Neuf jours, le temps du séjour de Giacomo, pendant lesquels ils seront libres de s'aimer et de donner cours à toutes leurs envies sans peur de l'engagement. Le soir du neuvième jour, ils se sépareront... »

Une journée de plus n'est pas qu'une histoire d'amour.  C'est aussi l'occasion de plonger dans la tête d'un mec.  Un mec qui nous livre, brut de décoffrage, ce qu'il pense des femmes, celle qui l'a mis au monde, celles qui ont traversé son existence, et puis, celle qui chamboule son cœur chaque jour dans le tramway.  Celle qui va partager neuf jours de son existence.  Neuf petites journées. 

Dans ce livre, j'ai découvert les pensées secrètes d'un homme. 

J'ai découvert que je ne suis pas la seule à ne pas savoir siffler.  A n'avoir jamais su siffler.  Parfois, ça me désole de ne pas savoir siffler.

J'ai découvert qu'un sex toy s'appelle, à Madrid, un « consolador »... et j'adore. 

J'ai découvert que nos héros écoutaient « Cheek to cheek » (heaven, I'm in heaven...), titre que j'aurais zappé il y a une semaine encore (passque je pensais que la chanson s'appelait heaven), mais qui m'a fait, là, sur le coup, sourire, vu ma recherche faite récemment sur ce titre, titre qui restera donc, pour moi, à jamais, celui de « Une journée de plus ».  Si ça, c'est pas le destin...

Et puis j'ai découvert la valeur des secrets, le poids des secrets. 

J'ai découvert la valeur du sac magique, aussi.  (Ces deux sujets m'ont inspiré des billets, si ça, c'est pas du bonheur). 

Et j'ai découvert que la vie pouvait être magique parfois.

Alors, moi, je le dis et le redis : oui, parfois, dans la vie (en l'occurrence, dans la boîte aux lettres), on a de jolies surprises.

unejournéedeplus

    

2
mai

Fluide glamour est née récemment, et c’est une fille (d’où le née, of course)

« Le dimanche, on lit au lit » (et à mon avis, en découvrant Fluide Glamour, vous ne ferez pas qu'y lire, au lit...)

Fluide glacial, tout le monde connait, c'est un peu comme si ça faisait partie du PAF version lecture, comment ksa s'appelle, le PAF version lecture ?  C'est déjà un grand gamin, Fluide glacial.

Sa petite sœur, Fluide glamour, est née ce 22 avril 201.  La mère et l'enfant se portent bien, merci.  Toute rose, comme une fille se doit de l'être, elle est toute mignonne, toute sexy et toute souriante, mais ne vous y trompez pas, c'est dans la veine « fluide », soit sex, sex et encore sex.  Et humour, humour et encore humour, of course.

On y retrouve un soupçon de Pénélope Bagieu, une tranche de Margaux Mottin, et une bonne louche de ces péchés mignons tellement... mignons.  Plus des tas d'autres illustrateurs et auteurs, qui nous font partager leurs délires.  Et y'a même un poster... avec une nana au recto, un mec au verso.  Comme ça, tout le monde est content.

Comment vous résumer Fluide glamour ?

Un peu déjanté

Beaucoup glamour

Passionnément hot

A la folie drôle

Pas du tout censuré

Personnellement, je craque pour les 25 zizis et les 25 paires de loches présentées en pages 66 et 67.  Ils sont tellement criants de vérité... rho, si, je vous jure, c'est à voir.  Et ça permet de faire son shopping.  Personnellement, je les préconiserais pour les sites de rencontres sur le net : « Monsieur zizi de type numéros 5 et 13 recherche nana dotées de nichons 5 et 17 pour vie heureuse ».

Pour la petite histoire, Fluide Glamour est interdit de diffusion en suisse, à cause d'un dessin jugé comme étant à caractère zoophile.  J'avoue avoir trouvé ce dessin un peu limite, j'avoue qu'il ne m'a pas trop fait rire (les goûts et les couleurs hein... surtout en matière d'humour), mais bon, c'est du dessin, c'est de l'humour quoi... je ne pensais pas que les Suisses étaient si prudes.

Et y'a même un blog

fluideglamour

2
mai

Happy girls – Zep

« Le dimanche, on lit au lit » (surtout quand ça caille).

« Il s'appelle Robert et n'a qu'une seule idée en tête : les filles ! Qu'elles soient brunes ou blondes, rousses ou décolorées, s'appellent Stéphanie ou Lucie, soient maigres ou enveloppées, mutines ou capricieuses, elles le rendent toutes dingue... Mais ce grand ado n'est ni très doué ni très chanceux. Et il apprendra à ses dépens que les filles, ça n'a rien de simple ! »

Il s'appelle Robert... mais son nom de famille, c'est pas Bidochon, hein, qu'on se le dise, rien à voir, même si j'adore aussi les Bidochon. 

Dans Happy sex, Zep parlait sexe (oh ben ça alors, on l'aurait pas deviné)... et c'était à mourir de rire.  Dans Happy girls, il remonte dans le passé pour retourner dans l'adolescence et la découverte des ... filles.  Les techniques de drague de son héros, directement inspirées de sa propre existence (pourtant, quand j'ai découvert sa belle gueule d'amour, à Zep, franchement, je me suis demandé comment il avait pu ramer une seule seconde pour emballer les filles), sont démentiellement drôles, car tellement vraies.

Oui, bon, moi je suis une fille, donc celle qui (ne) se faisait (pas) draguer par des ados boutonneux découvrant leur libido, pas celle qui (ne) draguait (pas) à la sortie de l'école, mais je me suis régalée de ces tribulations masculino-adolescentes.  Parce que ce n'est, en fin de compte, que la version « mec » de ce que j'ai vécu, surtout en matière de fantasmes qui ne mènent à rien et d'espoirs vains (drame de mon existence).  Souvenirs souvenirs...

Une bonne tranche de rire à offrir ou à s'offrir.  Si vous avez un ado, offrez-lui Happy girls, il comprendra qu'il n'est pas seul à se pâmer devant l'inaccessible étoile (merci Brel)... ensuite, plus tard, après ses dix-huit printemps de barque ou de jardinage (rame, barque, rateau, jardinage, vous piger ?) il pourra lire Happy sex, qui lui fera reprendre espoir en l'avenir, mais si mais si.

C'est désormais indéniable, que ce soit pour les mômes ou pour les adultes, Zep, c'est que du bonheur.  Il est beau, il est talentueux... mais est-il célibataire ? Rho, ça va, je peux me renseigner hein, ça n'engage à rien.

Sortir prévue le 19 mai, c'est tout bientôt pleurez pas (dit celle qui l'a déjà lu, nananère).

Et en septembre sortira Happy rock, j'ignore encore de quoi ça parlera, j'imagine de musique (rha, que je suis perspicace) mais ça ne peut qu'être encore et encore drôlissime.

A noter cependant, cet album est la réédition de « Filles électriques », déjà paru... à ne pas racheter donc, si vous l'aviez déjà...

happy girls

happgirlsprintemps

happygirlscheveu

25
avr

Tricheuses – Anna Godbersen

« Le dimanche... on lit au lit... ou sur un transat s'il fait plein soleil ». (Et quand l'orage gronde, on rentre à l'abri.)

Quand on lit une suite, il y a toujours un risque de déception.  Quand on lit la suite d'une suite, le risque est encore plus gros.  J'appréhendais donc un peu.  Un tout petit peu, mais un peu tout de même.

J'ai lu Rebelles et j'ai adoré.

J'ai lu Rumeurs, le tome 2, et j'ai adoré.

J'ai lu Tricheuses, le tome 3, qui vient de sortir, et j'ai adoré.

Rien ne change... et c'est tant mieux.

Mais je dirais même que j'ai un chouia préféré ce troisième volet au second.  Siiii, c'est possip' !

Voilà une saga historique... mais moderne, tellement moderne... et qui se passe en 1900.  Contradictoire ?  Pas tellement.  A cette époque, les femmes doivent se marier.  Jeunes.  Et faire un bon mariage, savoir avec un homme riche et de bonne famille.  A cette époque, les femmes ont juste le droit de se taire (ce qui est malheureusement encore le cas à notre époque, dans certains pays ou dans certaines familles...).  A cette époque, on ne couche pas Madame, et si on couche, on est foutu, surtout si cela se sait.  Surtout s'il en résulte un bébé.  A cette époque, si une femme entend la voix d'un homme qui la fait frémir, elle n'a pas droit de tourner la tête, elle se doit d'attendre qu'il arrive à sa hauteur. A cette époque, il faut plusieurs jours pour aller de New-York jusqu'en Floride. A cette époque, rien ne doit filtrer des amours clandestines ou des trahisons secrètes.  Une époque différente, et pourtant tellement similaire à la nôtre.

C'est sans doute ce que j'aime dans cette épopée new-yorkaise : pouvoir découvrir la vie comme elle était il y a plus de cent ans (prononcez cen-t-ans et non cent-z-ans, par pitié) et réaliser à quel point tout a changé et à quel point rien n'a changé...  Vous me suivez ?  En lisant ce livre, au soleil, comme toujours, je pensais sans cesse à Gossip Girl.  Gossip Girl se passe de nos jours, la saga Rebelles en 1900.  Mais les intrigues, les méchancetés, les garces, les dragueurs impénitents, et les amoureux fous... c'est du pareil au même.  Et c'est si bon.

Je ne vous livrerai pas le résumé du troisième volet, et je vous déconseille d'aller le lire sur Amazon, car il révèle trop de choses des deux premiers, malheureusement (ce qui bousillerait toute l'intrigue si à ce jour vous n'avez rien lu encore).  Sachez juste que, dans ces trois volumes, vous découvrirez Elisabeth, une jeune fille bien comme il faut qui commet une seule et unique petite erreur : tomber raide dingue d'un garçon d'écurie, Will, m'enfin, ma Bonne Dame.  Cela va chambouler sa vie.  Vous découvrirez Diana, sa jeune sœur, folle amoureuse d'Henry, malheureusement promis à Elisabeth.  Cela va chambouler sa vie.  Vous découvrirez Penelope, l'amie d'Elisabeth et pourtant la pire des garces, qui a des vues sur Henry, par amour ou par intérêt, ça se discute.  Cela va chambouler sa vie.  Vous découvrirez Carolina, ancienne femme de chambre qui fera tout pour devenir une Lady.  Cela va chambouler sa vie.  Et vous découvrirez leurs parents, qui ne sont pas en reste quand il s'agit de manipuler, de faire taire ou de parvenir à ses fins, coûte que coûte.  De chambouler des vies, en d'autres termes.  Le pire dans tout ça ?  C'est qu'avec la fin rocambolesque de ce troisième tome, un quatrième ne peut qu'être attendu.  Seule question : il est pour quand, passque moi, j'attends ?

tricheuses

 

25
avr

Hush hush – Becca Fitzpatrick

« Le dimanche... on lit au lit... ou sur un transat s'il fait plein soleil ». (Dingue hein tout ce que j'ai lu cette semaine, et c'est pas fini...)

On m'avait dit te pose pas trop de questions tu sais petit c'est la vie qui t'répond que c'était LE roman de l'année, THE book of the year, EL libro del año (purée, chuis polyglotte hein).  D'ailleurs c'est un best seller, vendu dans trente pays, des mois avant sa parution.  Mais bon, tout ça n'est pas gage de qualité hein, et puis c'est pas pour ça que j'aime un livre, moi, instantanément.  Y'a des best seller dont je n'ai que faire, genre Da vinci code, qui me tente autant qu'une assiette de tête pressée (j'ignore pourquoi cet exemple me vient, mais sachez que je hais la tête pressée).

D'ailleurs, je me dois de vous dire qu'une fois lu le résumé, j'étais très très dubitative :

« Dans la ville brumeuse de Portland, Nora tente de mener une vie ordinaire depuis la mort violente de son père. Lors d'un cours de biologie, elle fait la connaissance de Patch. Il est séduisant, mystérieux, toutes les filles en sont folles, mais Nora est perplexe. Comment Patch peut-il en savoir autant sur son compte ? Pourquoi est-il toujours sur sa route quand elle cherche à l'éviter ? Sans le savoir, Nora se retrouve au beau milieu d'un combat séculaire agitant des êtres dont elle ne soupçonnait même pas l'existence. Et en tombant amoureuse de Patch, elle va découvrir que la passion peut être fatale. » 

Car ce résumé, il me faisait drôlement penser à une histoire dont j'ignorais tout alors qu'elle avait déjà fait le tour du monde (trois guerres de retard, Anaïs), découverte au cinéma par une jolie journée froide d'hiver, en compagnie de ma filleule qui m'y avait traînée de force, un film que je pensais devoir regarder en détournant la tête, peu avide de trucs d'horreur que je suis, un film qui m'a filé des frissons dingues, des frissons d'ado et qui m'a donné l'envie de me ruer, dès le lendemain, en librairie, pour acquérir les quatre tomes qui en étaient à l'origine, ce que j'ai fait, of course.  Un film dont la suite m'a vachement déçue. Ça va, vous avez pigé ?  Je parle de Twilight, of course.  Ah ben si : une ville brumeuse, une rupture familiale, une ado un peu solitaire, un nouvel élève étrange et totalement attirant, toujours là quand il le faut et quand il ne le faut pas, qui semble avoir des pouvoirs non humains...  Faut pas chercher plus loin.  Y'a même le cours de science qui favorise la rencontre entre nos héros...

Donc je me suis dit « mais c'est quoi cet ersatz de Twilight version anges ? » 

Puis j'ai lu.  Quand j'ai commencé, il était 13 heures.  Jeudi.  Un peu de soleil.  Un bon transat tout neuf, un coussin moelleux, un plaid bien chaud, un rat bien collant.

Durant les premières pages, ma sensation était toujours là.  Et je me disais « oui, bon, joliment écrit, histoire sympa, ça donne envie d'en savoir plus, mais de l'ersatz my dear, de l'ersatz ».

Et puis, tout doucement, innocemment, l'air de rien, sans que je m'en rende compte, Nora et Patch sont entrés dans mon existence.  Vraiment l'air de rien.  Ni vu ni connu.

Et j'ai plus su m'arrêter de lire.  Juste une pause pipi.  Une pause boisson.  Une pause grignotage.  Et vu qu'on sait boire et manger en lisant, vous aurez compris comment j'ai agi.  Y'a que pour les pauses pipi que je me séparais de mon Hush hush.

Comment vous dire ?  Je ne sais...  Moi-même, je ne comprends pas comment je me suis retrouvée, d'un coup d'un seul, dans une frénésie de lecture qui rendait impossible l'idée même d'arrêter, pour aller mater une série télé en streaming, manger mon steak qui m'attendait dans le frigo, bosser un peu ou aller voir les œufs de cygnes, toujours pas éclos.  C'était tout bonnement impossible.

A 19 heures donc (enfin dans ces eaux là), j'avais lu la toute dernière page de Hush hush.   Tout lu d'une traite. J'avais tremblé pour Nora, j'avais eu des papillons dans le ventre en imaginant Patch, j'avais ... enfin non, ça, je ne peux vous le dire, intrigue oblige.

Sachant que, dans Hush hush, les anges (et ce ne sont pas tous des anges, croyez-le...) ont le pouvoir de pénétrer les pensées des humains et de les manipuler (les pensées, ce qui manipule par conséquent les humains, c'est clair et net), je me demande si cet ouvrage n'est pas doté de la même capacité, pénétrer la pensée du lecteur pour le rendre totalement accro. Je ne vois que ça comme explication, outre, bien sûr, un scénario bien ficelé et une histoire comme je les aime, couplant aventure, passion et phénomènes étranges.  C'est sans doute Patch, notre ange adoré mais pas toujours adorable, qui a ce pouvoir, même s'il faut lire Patch comme un diminutif de « Patchwork ».  Moi je dirais Patch comme ce petit autocollant qu'on se colle quelque part sur la peau, et dont on devient ensuite totalement et inévitablement accro.

Et maintenant, je tremble d'effroi à l'idée que je vais devoir attendre pour lire la suite...  Mon petit doigt me dit cependant qu'un film ne devrait pas tarder à voir le jour (même si là, je risque d'être déçue, car Patch et Nora, ils sont dans ma tête, et les voir incarnés, ça va pas me plaire).

PS : en plus, la couv', elle est divine...

 

hush hush