24
mai

Vivre autrement : 30 habitats insolites en France - Stéphanie Caumont et, Franck Fouquet

« Le lundi, quand c'est férié, on lit au lit ».

Il est des livres qui emmènent en voyage.  Sans bouger.  Il est 20h30, ce dimanche, je reviens d'une journée bonheur (récit d'ici peu).  Je mange un petit truc, boit quelques gorgées, puis je me jette sur mon transat, après avoir installé, sur ma terrasse, mes quatre superbes achats (photos d'ici peu).  Le matelas est moelleux, la soirée s'annonce chaude.

Et, confortablement installée, je découvre « Vivre autrement... ».

Un ouvrage rempli de magnifiques photos, qui propose de découvrir un tas d'endroits insolites et superbes où passer une ou plusieurs nuits en France.  Pas un guide touristique, que nenni.  Et fort heureusement.  Même si, à la fin de l'ouvrage, se trouvent un tas d'infos utiles pour organiser son prochain séjour insolite (je veeeeeeeeeeeux) ou pour devenir propriétaire d'un habitat insolite, en France, ou même en Belgique (merci les auteurs, j'aime cette idée d'avoir inclus mon pays, par petites touches).  Pas un guide touristique, donc, un guide photographique.  Mais pas seulement.  Car les témoignages des propriétaires de ces chambres d'hôtes racontent comment ils ont eu le coup de foudre : rêve de toujours ou hasard de la vie.  Passionnant.  Enfin, outre les témoignages et les photos, de nombreux textes expliquent l'histoire de ces habitats, par-delà les siècles.  Passionnant je vous dis.  J'ai même appris que, par le passé, les pigeons étaient recherchés pour la « culture » de leurs fientes.  Oups, ben ça alors.

Que sont-ils, ces habitats insolites, me demandez-vous de vos petits yeux avides et curieux (oui, les yeux, ça parle) ?

En vrac et dans le désordre : des péniches, des roulottes, des grottes, des bergeries, des cabanes dans les arbres, des igloos, des moulins, des églises, des gares, des pigeonniers, des phares, des gares...  le tout superbement rénové et aménagé.

Moi, ça me fait rêver.

Ça me fait voyager, bien lovée sur mon transat.

Ça me fait fantasmer.

Alors, dans ces moments là, toujours sur mon transat, des étoiles plein les yeux (mais pas encore plein le ciel, merci les jours qui allongent), j'ai un rêve (I have a dream). Découvrir ces endroits en compagnie de l'homme de ma vie.  Le jour où il décidera enfin de se manifester.   Ce livre rend romantique.  Ce livre donne envie de voyager, là, de suite, de partir, sans réfléchir, à la découverte de ces lieux plein sde charme.  Ce livre donne envie de beaucoup beaucoup de choses... croyez-moi...

Ma conclusion donc, après avoir parcouru ce superbe ouvrage en long et en large : le prochain qui me fait un discours sur l'utilité des grands zoiseaux de métal, sur les statistiques qui prouvent que ces oiseaux sont le moyen de transport le plus sûr, sur l'intérêt de parcourir le monde entier, et bien je le frappe à grands coups de « Vivre autrement : 30 habitats insolites en France ».  Et le livre compte 178 pages, ça va faire maaaaaaaaaaaal.  Passque, je l'ai toujours su, il n'y a pas besoin d'aller loin pour découvrir des endroits géniaux.  Vraiment pas loin.  Et si le soleil est de la partie, ben c'est le paradis, tout simplement.

Mon paradis.

 

 

PS : Franck Fouquet est auteur de nombreux ouvrages photographiques tous plus variés et beaux les uns que les autres, à découvrir sur son site.  (J'ai cherché à vous présenter quelques photos de Vivre autrement, en vain, dommage, vraiment dommage...)

vivreautrement

 

23
mai

Maudit karma – David Safier

« Le dimanche, en été, on lit sur son transat ».

Dans la série : un livre par jour, en forme toujours, épisode 3.  Lu en un jour, samedi.

J'ai rendez-vous avec le soleil et j'emporte Maudit karma, bouquin dont une amie m'a dit tant de bien.  D'après elle, c'est à mourir de rire.

Et c'est clair que cette histoire d'une jeune femme (dont j'ai oublié le nom, encore plus grave, vu qu'au moment où j'écris ce billet, j'ai fini le livre depuis moins de deux heures) qui, ayant mené une vie merdique (adultère, négligence de sa fillette, ambition démesurée), se retrouve, paf, en guise de punition, réincarnée en fourmi, qui devra améliorer son karma pour s'en sortir et remonter l'échelle des réincarnations, ça me paraissait déjà drôle.

Restait à voir si le livre serait à la hauteur de mes espérances.

Et il le fut.

Mieux encore.

En plus d'être drôle, il est émouvant.  Et en cadeau bonus, il agit comme une « fable », moralisatrice sans l'être (enfin sans ce côté morale de curé quoi).  Mais qui fait réfléchir : au sens de la vie, à ce qu'on fait de bien sur terre, à ce qui nous arriverait si la mort surgissait, paf : paradis ou réincarnation en fourmi ?

J'ai ri tout au long de l'ouvrage, et j'ai même versé ma petite larme.

Et ce qui m'a fait le plus rire, c'est d'apprendre que, d'après l'auteur, les dictateurs, donc les êtres plus vils et sadiques que notre héroïne, of course, se réincarnent en bactérieq intestinales.

Clair que maintenant, j'aurai toujours cette pensée en moi à l'avenir, quand j'aurai quelques couacs intestinaux : « Hitler, c'est toi ? »

A lire, vous allez adorer (en plus, il est sorti en poche, donc pas cheeeeeer), car voilà encore un livre à dévorer d'une traite, comme une pizza tomates fraîches scampis.  Rhaaaa, j'ai faim.

maudit karma

 

23
mai

Plus fort que le doute – Nicci French

« Le dimanche, en été, on lit sur son transat ».

Dans la série : un livre par jour, en forme toujours, épisode 2.  Lu en un jour, jeudi.

Dois-je encore vous présenter Nicci French, cet auteur qui en fait est un couple d'auteurs ?  Si vous suivez ce blog depuis un an, vous savez que, l'été dernier, j'ai dévoré l'intégralité de ses livres, enfin de leurs livres, comment dois-je le dire ?  Et vous savez que j'ai adoré.

Donc je brûlais d'impatience de découvrir « Plus fort que le doute », vous l'imaginez bien, d'autant que le résumé me bottait autant que des Pataugas : L'héroïne, dont j'ai oublié le prénom, c'est dingue, alors que j'ai lu cet ouvrage jeudi, perd son mari dans un accident de voiture.  Drame.  Mais drame encore plus dramatique qu'il n'était pas seul dans le véhicule.  Il était avec une inconnue, rapidement cataloguée comme sa maîtresse par les enquêteurs, qui concluent à un accident.  Et basta.  Mais pas basta pour la veuve, qui ne peut y croire, et décide de mener sa propre enquête.

Je dois dire que j'ai eu la sensation d'entrer plus difficilement dans l'histoire que pour les autres Nicci French, un peu comme si l'intrigue peinait à s'installer.  Et, durant les cinquante premières pages, je me disais « bon, ça va avancer ou quoi ? »  Et puis c'est parti sur les chapeaux de roue, au point qu'il m'a été impossible de terminer ma journée sans terminer le livre, c'était ainsi.  Je l'ai donc terminé à 22 heures, dans mon lit, après en avoir lu 90 % sur mon transat. Mais après 21 heures, ça commençait à cailler ferme, au point que j'ai dû me faire une « bouillotte noyaux de cerises » tant mes pieds étaient glacés (ah si j'avais un mec au corps bien chaud).  Devoir utiliser une bouillotte fin mai, faut le faire hein.  Ou alors, c'était l'angoisse qui me glaçait le sang, je ne sais pas...

Voilà donc encore un livre à dévorer d'une traite, comme un hamburger bien coulant.  Rhaaaa, j'ai faim.

 

plusfortqueledoute

23
mai

Intuitions – Rachel Ward

« Le dimanche, en été, on lit sur son transat ».

Dans la série : un livre par jour, en forme toujours, épisode 1.  Lu en un jour, mercredi.

Intuitions, je l'ai découvert sur Facebook.  Et le résumé m'a scotchée, au point que j'ai voulu le lire de toute urgence.  Et je l'ai lu de toute urgence : à peine reçu, directement entamé ; à peine entamé, déjà terminé.  Impossible à lâcher !

Le résumé ?

« Depuis son plus jeune âge, Jem voit des nombres flotter au-dessus des personnes qu'elle croise. C'est le jour où sa mère décède qu'elle en comprend la signification : il s'agit de la date de leur mort. Ce don maudit la pousse à se couper du monde. Jusqu'au jour où elle rencontre Spider... Alors qu'ils partent ensemble à la grande roue de Londres, un phénomène étrange se produit : pourquoi tous les passants ont-ils le même nombre au-dessus de la tête ? Pris de panique, Jem et son ami prennent la fuite. Ils seront les seuls survivants de l'attentat qui va suivre, mais aussi les seuls suspects traqués par la police une fois leur identité révélée par les caméras de surveillance. Mais comment Jem peut-elle expliquer au commun des mortels les raisons de sa fugue, et surtout, comment ignorer la terrible vérité qu'elle peut lire en Spider ? »

Comme je me répandais, au bureau, sur l'intérêt que je portais à ce livre, que je voulais lire d'urgence urgence urgence, quelqu'un m'a dit « brrr, c'est sordide ».  Ah bon, oui, peut-être un peu, mais pas tant que ça.  Passque si Jem (ouf, ici, le résumé me rappelle le prénom, que j'avais bien sûr oublié, j'ai lu l'ouvrage mercredi, ça date déjà) voit clairement la date de la mort des gens, force est de constater que oui, nous portons bien, chacun, telle une épée de Damoclès (même pire, car elle tombera à coup sûr, cette épée), la date de notre mort sur notre tête.  Fort heureusement, nous ne les voyons pas, ni pour nous ni pour autrui, sinon la vie deviendrait vite un enfer.  Et c'est l'enfer de Jem qui est passionnant.  Un enfer dont elle n'a jamais pu parler, jusqu'à ce que Spider surgisse dans sa vie.

J'ignore si je suis la seule lectrice à avoir ressenti cela, mais outre l'histoire, totalement captivante et touchante, ce livre fait réfléchir à l'existence, qui peut basculer du jour au lendemain.  A l'enfer que ce serait de connaître la date de notre mort.  A la certitude que oui, nous allons mourir.  Sordide, comme me disait ma collègue ?  Non.  Pas du tout.  Captivant.  Moi, ça m'a captivée.  Et touchant.  Ça m'a touchée. 

Et je n'attends qu'une chose : la suite qui sortira prochainement (bon, ça me saoule grave, cette manie actuelle de ne plus jamais proposer un roman qui a une véritable fin à la fin, cette manie de tout écrire en deux, trois ou quatre épisodes, cette manie de devoir attendre, toujours attendre, mais quand on aime, on en redemande, alors je ferai comme tout le monde : j'attendrai, mais keske ça va être long...)

Voilà donc un livre à dévorer d'une traite, comme un durum plein de sauce à l'ail.  Rhaaaa, j'ai faim.

PS : en plus, je trouve la couverture sublime.

 

intuitions

16
mai

Le journal de Carrie – Candace Bushnell

« Le dimanche, on lit au lit ».  Enfin là, j'ai tenté de lire sur mon transat, mais ce ne fut pas une mince affaire, vu que le soleil jouait à cache-cache et que je passais systématiquement de l'état « chaleur suffocante » (je sais, je supporte mal la chaleur) à l'état « glaçon surgelé » (je sais, pléonasme).

Vous allez être étonnés, mais je n'ai jamais rien lu de Candace Bushnell.  Rien de rien.  Bien sûr, j'ai vu deux fois Sex & the City, j'ai tous les coffrets, mais j'ignore tout de la version livre.

Alors, « Le journal de Carrie », relatant les années d'adolescence de l'héroïne de la série culte, ne pouvait que m'intriguer.  Qui n'a jamais rêvé de découvrir les années cachées d'un personnage clé d'un bouquin, qu'il s'agisse de sa jeunesse ou de son avenir insoupçonné ?  Ben moi, j'en ai rêvé.  Sensation étrange d'être une petite souris qui pénètre dans les secrets les plus cachés d'un livre... les plus inavoués.

C'est donc avec impatience et curiosité (nan, ce n'est pas un vilain défaut), que j'ai plongé dans « Le journal de Carrie » et que j'ai découvert l'année de ses 17 ans.  Ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre, voilà pour résumer.  Bien sûr, elle aime déjà la mode.  Bien sûr, elle rêve de devenir écrivain.  Bien sûr, elle hésite entre deux mecs. Bien sûr...  Mais ses amies ne sont pas celles de New-York, of course.  Elles sont autres.  Différentes.  En fin de compte, l'adolescence de Carrie Bradshaw pourrait être l'adolescence de n'importe quelle américaine, sans doute, mais c'est celle de Carrie Bradshaw, et c'est ce qui fait tout le charme de l'ouvrage, outre le fait qu'il soit très agréable à lire, vachement distrayant, drôle et doté de ce petit soupçon de romantisme tellement bienvenu.  Et puis j'ai adoré découvrir ces premières années, celles qui la mèneront à croquer la (grosse) pomme. Une lecture idéale sur un transat, enfin quand le soleil y met du sien...

Je n'ai pas encore totalement terminé l'ouvrage (il me reste une petite centaine de pages), je sais, j'ai fait ma fade cette semaine, mais c'est la faute au soleil qui a fait grève, le vilain, je le dis et le répète.  Pas encore terminé, mais je suis déjà impatiente de découvrir la suite, qui mènera Carrie à découvrir New-York.  Elle sort quand cette suite ?  Je hais les livres où il y a une suite, attendre toujours attendre...

Et en attendant, justement, je me demande si je ne vais pas m'offrir « Sex & the city », le livre, the first one.  Et puis, j'irai voir le second film, le 1er juin, tant qu'à faire.

 

 

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