23
mai

Maudit karma – David Safier

« Le dimanche, en été, on lit sur son transat ».

Dans la série : un livre par jour, en forme toujours, épisode 3.  Lu en un jour, samedi.

J'ai rendez-vous avec le soleil et j'emporte Maudit karma, bouquin dont une amie m'a dit tant de bien.  D'après elle, c'est à mourir de rire.

Et c'est clair que cette histoire d'une jeune femme (dont j'ai oublié le nom, encore plus grave, vu qu'au moment où j'écris ce billet, j'ai fini le livre depuis moins de deux heures) qui, ayant mené une vie merdique (adultère, négligence de sa fillette, ambition démesurée), se retrouve, paf, en guise de punition, réincarnée en fourmi, qui devra améliorer son karma pour s'en sortir et remonter l'échelle des réincarnations, ça me paraissait déjà drôle.

Restait à voir si le livre serait à la hauteur de mes espérances.

Et il le fut.

Mieux encore.

En plus d'être drôle, il est émouvant.  Et en cadeau bonus, il agit comme une « fable », moralisatrice sans l'être (enfin sans ce côté morale de curé quoi).  Mais qui fait réfléchir : au sens de la vie, à ce qu'on fait de bien sur terre, à ce qui nous arriverait si la mort surgissait, paf : paradis ou réincarnation en fourmi ?

J'ai ri tout au long de l'ouvrage, et j'ai même versé ma petite larme.

Et ce qui m'a fait le plus rire, c'est d'apprendre que, d'après l'auteur, les dictateurs, donc les êtres plus vils et sadiques que notre héroïne, of course, se réincarnent en bactérieq intestinales.

Clair que maintenant, j'aurai toujours cette pensée en moi à l'avenir, quand j'aurai quelques couacs intestinaux : « Hitler, c'est toi ? »

A lire, vous allez adorer (en plus, il est sorti en poche, donc pas cheeeeeer), car voilà encore un livre à dévorer d'une traite, comme une pizza tomates fraîches scampis.  Rhaaaa, j'ai faim.

maudit karma

 

23
mai

Plus fort que le doute – Nicci French

« Le dimanche, en été, on lit sur son transat ».

Dans la série : un livre par jour, en forme toujours, épisode 2.  Lu en un jour, jeudi.

Dois-je encore vous présenter Nicci French, cet auteur qui en fait est un couple d'auteurs ?  Si vous suivez ce blog depuis un an, vous savez que, l'été dernier, j'ai dévoré l'intégralité de ses livres, enfin de leurs livres, comment dois-je le dire ?  Et vous savez que j'ai adoré.

Donc je brûlais d'impatience de découvrir « Plus fort que le doute », vous l'imaginez bien, d'autant que le résumé me bottait autant que des Pataugas : L'héroïne, dont j'ai oublié le prénom, c'est dingue, alors que j'ai lu cet ouvrage jeudi, perd son mari dans un accident de voiture.  Drame.  Mais drame encore plus dramatique qu'il n'était pas seul dans le véhicule.  Il était avec une inconnue, rapidement cataloguée comme sa maîtresse par les enquêteurs, qui concluent à un accident.  Et basta.  Mais pas basta pour la veuve, qui ne peut y croire, et décide de mener sa propre enquête.

Je dois dire que j'ai eu la sensation d'entrer plus difficilement dans l'histoire que pour les autres Nicci French, un peu comme si l'intrigue peinait à s'installer.  Et, durant les cinquante premières pages, je me disais « bon, ça va avancer ou quoi ? »  Et puis c'est parti sur les chapeaux de roue, au point qu'il m'a été impossible de terminer ma journée sans terminer le livre, c'était ainsi.  Je l'ai donc terminé à 22 heures, dans mon lit, après en avoir lu 90 % sur mon transat. Mais après 21 heures, ça commençait à cailler ferme, au point que j'ai dû me faire une « bouillotte noyaux de cerises » tant mes pieds étaient glacés (ah si j'avais un mec au corps bien chaud).  Devoir utiliser une bouillotte fin mai, faut le faire hein.  Ou alors, c'était l'angoisse qui me glaçait le sang, je ne sais pas...

Voilà donc encore un livre à dévorer d'une traite, comme un hamburger bien coulant.  Rhaaaa, j'ai faim.

 

plusfortqueledoute

23
mai

Intuitions – Rachel Ward

« Le dimanche, en été, on lit sur son transat ».

Dans la série : un livre par jour, en forme toujours, épisode 1.  Lu en un jour, mercredi.

Intuitions, je l'ai découvert sur Facebook.  Et le résumé m'a scotchée, au point que j'ai voulu le lire de toute urgence.  Et je l'ai lu de toute urgence : à peine reçu, directement entamé ; à peine entamé, déjà terminé.  Impossible à lâcher !

Le résumé ?

« Depuis son plus jeune âge, Jem voit des nombres flotter au-dessus des personnes qu'elle croise. C'est le jour où sa mère décède qu'elle en comprend la signification : il s'agit de la date de leur mort. Ce don maudit la pousse à se couper du monde. Jusqu'au jour où elle rencontre Spider... Alors qu'ils partent ensemble à la grande roue de Londres, un phénomène étrange se produit : pourquoi tous les passants ont-ils le même nombre au-dessus de la tête ? Pris de panique, Jem et son ami prennent la fuite. Ils seront les seuls survivants de l'attentat qui va suivre, mais aussi les seuls suspects traqués par la police une fois leur identité révélée par les caméras de surveillance. Mais comment Jem peut-elle expliquer au commun des mortels les raisons de sa fugue, et surtout, comment ignorer la terrible vérité qu'elle peut lire en Spider ? »

Comme je me répandais, au bureau, sur l'intérêt que je portais à ce livre, que je voulais lire d'urgence urgence urgence, quelqu'un m'a dit « brrr, c'est sordide ».  Ah bon, oui, peut-être un peu, mais pas tant que ça.  Passque si Jem (ouf, ici, le résumé me rappelle le prénom, que j'avais bien sûr oublié, j'ai lu l'ouvrage mercredi, ça date déjà) voit clairement la date de la mort des gens, force est de constater que oui, nous portons bien, chacun, telle une épée de Damoclès (même pire, car elle tombera à coup sûr, cette épée), la date de notre mort sur notre tête.  Fort heureusement, nous ne les voyons pas, ni pour nous ni pour autrui, sinon la vie deviendrait vite un enfer.  Et c'est l'enfer de Jem qui est passionnant.  Un enfer dont elle n'a jamais pu parler, jusqu'à ce que Spider surgisse dans sa vie.

J'ignore si je suis la seule lectrice à avoir ressenti cela, mais outre l'histoire, totalement captivante et touchante, ce livre fait réfléchir à l'existence, qui peut basculer du jour au lendemain.  A l'enfer que ce serait de connaître la date de notre mort.  A la certitude que oui, nous allons mourir.  Sordide, comme me disait ma collègue ?  Non.  Pas du tout.  Captivant.  Moi, ça m'a captivée.  Et touchant.  Ça m'a touchée. 

Et je n'attends qu'une chose : la suite qui sortira prochainement (bon, ça me saoule grave, cette manie actuelle de ne plus jamais proposer un roman qui a une véritable fin à la fin, cette manie de tout écrire en deux, trois ou quatre épisodes, cette manie de devoir attendre, toujours attendre, mais quand on aime, on en redemande, alors je ferai comme tout le monde : j'attendrai, mais keske ça va être long...)

Voilà donc un livre à dévorer d'une traite, comme un durum plein de sauce à l'ail.  Rhaaaa, j'ai faim.

PS : en plus, je trouve la couverture sublime.

 

intuitions

16
mai

Le journal de Carrie – Candace Bushnell

« Le dimanche, on lit au lit ».  Enfin là, j'ai tenté de lire sur mon transat, mais ce ne fut pas une mince affaire, vu que le soleil jouait à cache-cache et que je passais systématiquement de l'état « chaleur suffocante » (je sais, je supporte mal la chaleur) à l'état « glaçon surgelé » (je sais, pléonasme).

Vous allez être étonnés, mais je n'ai jamais rien lu de Candace Bushnell.  Rien de rien.  Bien sûr, j'ai vu deux fois Sex & the City, j'ai tous les coffrets, mais j'ignore tout de la version livre.

Alors, « Le journal de Carrie », relatant les années d'adolescence de l'héroïne de la série culte, ne pouvait que m'intriguer.  Qui n'a jamais rêvé de découvrir les années cachées d'un personnage clé d'un bouquin, qu'il s'agisse de sa jeunesse ou de son avenir insoupçonné ?  Ben moi, j'en ai rêvé.  Sensation étrange d'être une petite souris qui pénètre dans les secrets les plus cachés d'un livre... les plus inavoués.

C'est donc avec impatience et curiosité (nan, ce n'est pas un vilain défaut), que j'ai plongé dans « Le journal de Carrie » et que j'ai découvert l'année de ses 17 ans.  Ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre, voilà pour résumer.  Bien sûr, elle aime déjà la mode.  Bien sûr, elle rêve de devenir écrivain.  Bien sûr, elle hésite entre deux mecs. Bien sûr...  Mais ses amies ne sont pas celles de New-York, of course.  Elles sont autres.  Différentes.  En fin de compte, l'adolescence de Carrie Bradshaw pourrait être l'adolescence de n'importe quelle américaine, sans doute, mais c'est celle de Carrie Bradshaw, et c'est ce qui fait tout le charme de l'ouvrage, outre le fait qu'il soit très agréable à lire, vachement distrayant, drôle et doté de ce petit soupçon de romantisme tellement bienvenu.  Et puis j'ai adoré découvrir ces premières années, celles qui la mèneront à croquer la (grosse) pomme. Une lecture idéale sur un transat, enfin quand le soleil y met du sien...

Je n'ai pas encore totalement terminé l'ouvrage (il me reste une petite centaine de pages), je sais, j'ai fait ma fade cette semaine, mais c'est la faute au soleil qui a fait grève, le vilain, je le dis et le répète.  Pas encore terminé, mais je suis déjà impatiente de découvrir la suite, qui mènera Carrie à découvrir New-York.  Elle sort quand cette suite ?  Je hais les livres où il y a une suite, attendre toujours attendre...

Et en attendant, justement, je me demande si je ne vais pas m'offrir « Sex & the city », le livre, the first one.  Et puis, j'irai voir le second film, le 1er juin, tant qu'à faire.

 

 

journaldecarrie

9
mai

L’année en pente douce – Melanie Gidéon

« Le dimanche on lit au lit ».

C'est la seconde surprise de ma boîte aux lettres, après « Un jour de plus ».  Un titre et une auteure dont j'ignorais tout.  La quatrième de couverture, je vous l'avoue, ne me tente guère.  Moi, si la première ligne (enfin le premier paragraphe) de la quatrième me lasse, j'abandonne.  Et là, ça me lasse.  J'aime pas le premier paragraphe.  Mais j'aime le titre.  Et j'aime la petite phrase qui accompagne la présentation « votre vie tourne en rond ».  Comme la mienne, bien souvent, tourne en effet en rond, voire pire, en carré (une vie qui tourne en carré, c'est quoi ?  Ben une vie qui tourne pas rond, pardi).  Alors j'ai lu.

J'ai lu l'histoire de Melanie.  Car ce n'est pas un roman : l'auteure nous raconte une année de son existence, à faire le point, plonger dans son passer, imaginer son avenir, et analyser son présent.  Ecrit comme ça, ça fait vraiment introspection psychologico-chiante.  Ben que nenni...

Melanie nous livre avec humour et tendresse des tranches de vie dans lesquelles toute femme pourra se retrouver (et pleurer, ou rire, c'est selon, voire pleurer de rire) : le mari qui s'offre un camping car et décide d'y emmener toute la famille (alors qu'il n'y a pas de WC dans l'engin, non mais), la panne de courant qui coupe son monde du confort habituel (angoisse angoisse), la conception d'un déguisement pour le fiston, le départ du chien familial pour le paradis canin (et là, sortez votre mouchoir, même moi qui n'aime pas trop les clebs, j'avais quasi envie de foncer au refuge pour en sauver un d'une mort certaine),  la séance de dédicaces avec personne personne personne (ça, j'ai connu, alors j'ai adoooré ce passage), les amies divorcées qui commencent une nouvelle vie faite de sorties nocturnes et tente de vous y entraîner, vous qui n'allez plus jamais au dodo après 21 heures.  Et puis la vie, tout simplement.  Une vie toute simple, faite d'amour.  Une année de vie d'une californienne comme vous et moi (oui, bon, la Californie, c'est loin, mais finalement, on est toutes pareilles).

C'est souvent à mourir de rire, tandis que l'on sent, là, au fond, bien caché mais pourtant tellement perceptible, la question existentielle par laquelle nous passons toutes (et tous ?) : keske j'ai fait de ma (fichue) vie jusqu'à présent ?  Question subsidiaire : ressemble-t-elle à mes rêves d'enfant ?

Une très jolie découverte que cette auteure, que je vous conseille.  Un vrai remonte-moral que ce petit bouquin jaune.

 

lanneeenpentedouce