13
jui

No more sex in the city - Hephzibah Anderson

« Le dimanche, on lit au lit ».

Une couverture glamour, un titre qui rappelle (et pas que vaguement) une célébrissime série télé et une auteure au prénom imprononçable : voilà de quoi titiller la curiosité Anaïssienne, que diable.

Je me lance donc dans « No more sex in the city » avec la perspective d'un livre délirant sur une année de chasteté.  Car c'est bien de cela dont il s'agit : Hephzibah, déçue de ses dernières relations, décide de passer une année sans sexe.

Le pitch « Le coeur brisé par une énième aventure sans lendemain, Hephzibah a décidé d'abandonner l'amour physique. En différant la découverte sexuelle, elle espère trouver, enfin, celui qui l'aimera vraiment. Durant toute une année, elle a rencontré des hommes, fantasmé et espéré. Elle a dragué, flirté et embrassé. Sans jamais aller plus loin. Dans une société où la sexualité est considérée comme un must, cette jeune journaliste a délibérément choisi un chemin difficile... No more sex in the city est le récit, mois par mois, de son expérience, de ses passions chastes et de ses aventures passées. Et surtout, au-delà de sa quête d'amour et de sens, cette trentenaire nous livre une réflexion moderne et juste sur ce que signifie vraiment le sexe aujourd'hui. »

Le récit m'a immédiatement surprise, car il est bien plus « intellectualisé » que je n'imaginais de prime abord.  Moi je m'attendais à une lecture légère, pleine d'anecdotes croustillantes et humoristiques, un truc délirant sur l'absence de sexe et ses conséquences au quotidien.

Et bien que nenni.

Bien sûr, l'auteure nous raconte ses rencontres, les réactions face à l'annonce de l'abstinence à venir et leurs conséquences, ses joies et ses déceptions, ses coups de cœur et ses coups de gueule, mais plus que tout, elle se plonge dans une profonde introspection, tant pour elle-même que pour la lectrice.  Elle cherche à comprendre la place actuelle du sexe dans notre société, les raisons qui font que l'abstinence sonne, pour la plupart, comme une tare.  Elle se penche sur cette fameuse obligation de résultats mais aussi de moyens, en matière de sexe (waw, c'est joliment dit ça, et c'est pas d'Hepzibah, mais bien de moi, comme chuis fière).

Bref, c'est plein de bon sens et ça amène vraiment à se poser les bonnes questions.  Ça me rappelle un de mes ex à qui j'avais annoncé « rien avant le sixième rendez-vous », suite à une discussion que j'avais eue avec une collègue sur l'importance de d'abord se connaître intellectuellement avant de se lancer dans la connaissance physique, ce qui nécessitait, d'après un ouvrage qu'elle avait lu, cinq rendez-vous au minimum sans sexe (quoique cinq rendez-vous pour se connaître intellectuellement, c'est vraiment peu), et qui avait failli s'étrangler de stupeur et de désespoir... c'est une autre histoire, que je vous conterais peut-être un jour.

L'ouvrage est donc, comme je le disais, plein de bon sens et de réflexions personnelles de l'auteure, qui ne peuvent que mener la lectrice à s'interroger sur son propre rapport au sexe.  Hepzibah a cependant la chance, que n'ont pas toutes les femmes (en tout cas que moi, je n'ai pas), d'avoir à ses pieds mille prétendants, ou presque.  Ce qui facilite la réflexion, au fur et à mesure de ses diverses relations avec la gent masculine.  Ce qui facilite, également, le récit, passqu'une année de chasteté sans aucun homme à disposition, que l'on passe à l'acte ou pas avec eux, ça ne remplira pas les pages d'un bouquin hein... que nenni (bis).

Finalement, après lecture, je me dis que c'est peut-être un concept que je devrais mettre en pratique : une année de chasteté (qui a dit « ben, tu le fais déjà, non, Anaïs ? », que je le frappe avec mon énooooorme sex toy). 

A lire si vous en avez marre de servir de coup d'un soir, si le sexe vous empêche d'avoir de « vraies » relations, si vous vous interrogez sur l'usage que vous en faites et ses conséquences sur votre existence et votre image de vous. 

Mais, contrairement à sa couverture et à son titre, « No sex in the city » n'est pas une petite lecture estivale, mais bien une réflexion intense sur le sens de la vie (sexuelle) et de l'amour.  Une lecture qui nécessite une concentration pour le moins aussi intense, je vous aurai prévenues...

 

  nomoresex

13
jui

Le Petit Prince – Joann Sfar

« Le dimanche, on lit au lit ».  (Mais là, c'est jeudi que j'ai lu au lit).

Je vous avoue que j'étais un peu dubitative lorsque j'ai découvert cette édition toute particulière du Petit Prince.  On a beau dire, on s'attache à ses versions originales, quand on a mon âge, ma bonne Dame.  Moi, j'ai le livre avec les aquarelles de l'auteur.  Pas le grand format, dommage, le petit, folio.  Et j'ai le CD lu par Gérard Philippe, pas la nouvelle version qu'on a ensuite trouvée dans le commerce (pourtant lue par une jolie voix, genre Pierre Arditi, je pense, mais pas sûre).  Le Petit Prince, c'est mon enfance, ça doit le rester.  Un peu comme si le Petit Nicolas changeait de tête, quoi.

J'étais donc dubitative.

Et pourtant, j'ai dévoré ce Petit Prince (on dirait que je parle d'un biscuit de Lu, sur ce coup-là) en un peu plus d'une demi-heure, un matin d'insomnie, entre 5h45 et 6h30.  Et j'arrêtais pas de regarder l'heure pour être sûre de pouvoir le finir avant d'être contrainte de me glisser sous ma douche.

Parce qu'après le premier effet de surprise, je dois dire que j'ai aimé.

Somme toute, c'est assez original de retrouver les paroles et les histoires qu'on aime tant, illustrées d'une façon totalement différente.  Et ce petit bonhomme avec ses si grands yeux bleus, et ben, je l'avoue, je m'y suis attachée.

Durant toute la lecture, j'entendais Gérard Philippe me parler.  Bizarre.  Et j'entendais le Petit Prince.  A croire que j'ai écouté ce disque (quand j'étais môme, un 33 tours, of course) des centaines de fois, pour me souvenir autant des intonations du Petit Prince, de sa rose, du Renard...  Et je l'entendais à chaque page, ce CD.  Envoûtée, que j'étais.

Pour tout vous dire, pour tout vous avouer, à la fin, ben j'ai pleuré.  Débile, vu que je la connais, la fin.  Mais j'ai pleuré.  Va comprendre...  Emotion du matin ?  Petite bouille craquante aux grands yeux bleus ?

Bon, clair que mon cœur battra toujours un peu plus pour la version originale, avec le texte et les aquarelles d'Antoine de Saint-Exupéry.  Mais cette version en BD m'a touchée, et si elle peut toucher des enfants peu tentés par la version livre, qui connaîtront ainsi cette superbe histoire intemporelle, c'est tant mieux.

Pour ma part, cette BD va aller rejoindre ma version folio, et ils vivront heureux ensemble et auront beaucoup de... euh, de quoi ?

lepetitprince

A découvrir ici.  (Code RENARD si vous voulez la réduc' de 10 %)

Ou ici :

7
jui

L’affaire Amanda (Invisible) - Stella Lennon

« Le dimanche, on lit au lit ».

Voilà un roman rose comme un marshmallow.  Et il est aussi délicieux qu'un marshmallow.

Si vous avez une fille ado, je vous conseille de le lui offrir pour ses vacances, elle ne pourra qu'adorer.

Je vous vois d'ici ricaner « mais comment Anaïs, et surtout pourquoi, lit-elle des bouquins pour ados ? »

Rhhooooo, ça va hein.  Twilight, c'est pas pour ados, une fois ?

Et puis, moi, vous le savez, je suis une grande ado, qui adoooore Gossip Girl, Beverly Hills new version et les Frères Scott.

Alors, vous comprenez maintenant pourquoi j'ai adoré L'affaire Amanda ?

Le pitch ? 

« Amanda a disparu ! C'est ce qu'annonce le proviseur du lycée Endeavor High à Callie, Nia et Hal. Chacun de ces trois élèves, qui se connaissent à peine, croyait être le seul à entretenir une relation privilégiée avec Amanda, c'est ce qu'elle leur a dit. Pourquoi leur a-t-elle menti ? Suivant un fil qu'elle semble avoir tissé à leur intention, Callie, Hal et Nia découvrent des indices troublants... Et les recherches se compliquent à cause des élements contradictoires dont ils disposent : Amanda n'a pas raconté la même chose à tout le monde. Callie, Hal et Nia vont tout tenter pour retrouver leur camarade, et surtout, savoir qui elle est vraiment...

Ce petit bouquin tout rose regroupe tout ce qu'on aime dans un livre :

D'abord le mystère : Amanda a disparu, c'est mystérieux à souhait.  Et y'a plein d'autres mystères tout au long du livre, of course.

Ensuite, la remise en question : cette disparition va pousser Callie à s'interroger sur ses choix de vie, ses amitiés, ses amours.

Ensuite bis, l'amitié : celle qui va naître, bien malgré eux, entre Callie, Nia et Hal...

Et puis, enfin, l'amour : très peu, mais il est là, et bien là.

En résumé, de quoi passer un super moment, avec une enquête bien ficelée et une histoire captivante.  Pas de dénouement en dernière page, car une suite est à venir.  Et bien sûr, je n'attends que ça, passque rester ainsi sur sa faim, c'est dramatiquement dramatique.  Rien vu sur la sortie de cette suite, damned, va falloir attendre... et moi j'aime pas attendre, en Schtroumpfette grognonne que je suis, mais tant pis, faudra...

Au fait, le livre sort ce 10 juin, et en cerise sur le gâteau, y'a un site web www.laffaireamanda.fr, qui grouille d'infos sympas et permet une réelle interactivité avec un forum (vide actuellement, logique, le livre sort le 10 je vous dis) et tout et tout (et même d'être publié dans le prochain tome, ça c'est cool).  Parfait pour vos ados (et aussi pour les grandes ados comme moi, CQFD). 

 

affaireamanda

24
mai

Vivre autrement : 30 habitats insolites en France - Stéphanie Caumont et, Franck Fouquet

« Le lundi, quand c'est férié, on lit au lit ».

Il est des livres qui emmènent en voyage.  Sans bouger.  Il est 20h30, ce dimanche, je reviens d'une journée bonheur (récit d'ici peu).  Je mange un petit truc, boit quelques gorgées, puis je me jette sur mon transat, après avoir installé, sur ma terrasse, mes quatre superbes achats (photos d'ici peu).  Le matelas est moelleux, la soirée s'annonce chaude.

Et, confortablement installée, je découvre « Vivre autrement... ».

Un ouvrage rempli de magnifiques photos, qui propose de découvrir un tas d'endroits insolites et superbes où passer une ou plusieurs nuits en France.  Pas un guide touristique, que nenni.  Et fort heureusement.  Même si, à la fin de l'ouvrage, se trouvent un tas d'infos utiles pour organiser son prochain séjour insolite (je veeeeeeeeeeeux) ou pour devenir propriétaire d'un habitat insolite, en France, ou même en Belgique (merci les auteurs, j'aime cette idée d'avoir inclus mon pays, par petites touches).  Pas un guide touristique, donc, un guide photographique.  Mais pas seulement.  Car les témoignages des propriétaires de ces chambres d'hôtes racontent comment ils ont eu le coup de foudre : rêve de toujours ou hasard de la vie.  Passionnant.  Enfin, outre les témoignages et les photos, de nombreux textes expliquent l'histoire de ces habitats, par-delà les siècles.  Passionnant je vous dis.  J'ai même appris que, par le passé, les pigeons étaient recherchés pour la « culture » de leurs fientes.  Oups, ben ça alors.

Que sont-ils, ces habitats insolites, me demandez-vous de vos petits yeux avides et curieux (oui, les yeux, ça parle) ?

En vrac et dans le désordre : des péniches, des roulottes, des grottes, des bergeries, des cabanes dans les arbres, des igloos, des moulins, des églises, des gares, des pigeonniers, des phares, des gares...  le tout superbement rénové et aménagé.

Moi, ça me fait rêver.

Ça me fait voyager, bien lovée sur mon transat.

Ça me fait fantasmer.

Alors, dans ces moments là, toujours sur mon transat, des étoiles plein les yeux (mais pas encore plein le ciel, merci les jours qui allongent), j'ai un rêve (I have a dream). Découvrir ces endroits en compagnie de l'homme de ma vie.  Le jour où il décidera enfin de se manifester.   Ce livre rend romantique.  Ce livre donne envie de voyager, là, de suite, de partir, sans réfléchir, à la découverte de ces lieux plein sde charme.  Ce livre donne envie de beaucoup beaucoup de choses... croyez-moi...

Ma conclusion donc, après avoir parcouru ce superbe ouvrage en long et en large : le prochain qui me fait un discours sur l'utilité des grands zoiseaux de métal, sur les statistiques qui prouvent que ces oiseaux sont le moyen de transport le plus sûr, sur l'intérêt de parcourir le monde entier, et bien je le frappe à grands coups de « Vivre autrement : 30 habitats insolites en France ».  Et le livre compte 178 pages, ça va faire maaaaaaaaaaaal.  Passque, je l'ai toujours su, il n'y a pas besoin d'aller loin pour découvrir des endroits géniaux.  Vraiment pas loin.  Et si le soleil est de la partie, ben c'est le paradis, tout simplement.

Mon paradis.

 

 

PS : Franck Fouquet est auteur de nombreux ouvrages photographiques tous plus variés et beaux les uns que les autres, à découvrir sur son site.  (J'ai cherché à vous présenter quelques photos de Vivre autrement, en vain, dommage, vraiment dommage...)

vivreautrement

 

23
mai

Maudit karma – David Safier

« Le dimanche, en été, on lit sur son transat ».

Dans la série : un livre par jour, en forme toujours, épisode 3.  Lu en un jour, samedi.

J'ai rendez-vous avec le soleil et j'emporte Maudit karma, bouquin dont une amie m'a dit tant de bien.  D'après elle, c'est à mourir de rire.

Et c'est clair que cette histoire d'une jeune femme (dont j'ai oublié le nom, encore plus grave, vu qu'au moment où j'écris ce billet, j'ai fini le livre depuis moins de deux heures) qui, ayant mené une vie merdique (adultère, négligence de sa fillette, ambition démesurée), se retrouve, paf, en guise de punition, réincarnée en fourmi, qui devra améliorer son karma pour s'en sortir et remonter l'échelle des réincarnations, ça me paraissait déjà drôle.

Restait à voir si le livre serait à la hauteur de mes espérances.

Et il le fut.

Mieux encore.

En plus d'être drôle, il est émouvant.  Et en cadeau bonus, il agit comme une « fable », moralisatrice sans l'être (enfin sans ce côté morale de curé quoi).  Mais qui fait réfléchir : au sens de la vie, à ce qu'on fait de bien sur terre, à ce qui nous arriverait si la mort surgissait, paf : paradis ou réincarnation en fourmi ?

J'ai ri tout au long de l'ouvrage, et j'ai même versé ma petite larme.

Et ce qui m'a fait le plus rire, c'est d'apprendre que, d'après l'auteur, les dictateurs, donc les êtres plus vils et sadiques que notre héroïne, of course, se réincarnent en bactérieq intestinales.

Clair que maintenant, j'aurai toujours cette pensée en moi à l'avenir, quand j'aurai quelques couacs intestinaux : « Hitler, c'est toi ? »

A lire, vous allez adorer (en plus, il est sorti en poche, donc pas cheeeeeer), car voilà encore un livre à dévorer d'une traite, comme une pizza tomates fraîches scampis.  Rhaaaa, j'ai faim.

maudit karma