14
jui

Ah si j’étais goy ! – Catherine Fuhg

« Le dimanche, on lit au lit » (bon là on est mercredi, mais y’avait grève chez skynet depuis dimanche)

Il est rare que je n’aime pas un livre que je décide de lire.  Tout d’abord, car je les choisis.  Cela parait d’une logique implacable, of course, mais c’est tout de même important.  Avec les années, je me connais, et je connais, à priori, les livres qui me conviendront, me séduiront, me plairont, me détendront, me feront rêver et tutti quanti.  Ensuite, car même si j’aime un peu moins que je n’aurais imaginé, je trouve souvent des bons côtés à un ouvrage.  Sans doute car, pour en avoir écrit trois, même s’il ne s’agit pas de romans, je sais le temps passé à écrire un livre, je sais l’investissement que cela représente, en temps et en énergie, je sais qu’on y met ses tripes et sa volonté, je sais qu’un livre, c’est le bébé de l’auteur.  Et en sachant ça, je me résous difficilement à critiquer un livre.  De quel droit pourrais-je critiquer ?

Donc je ne critique pas.  Ou très peu.  Ou légèrement.  Avec la volonté de ne pas blesser, sachant de plus que je n’ai pas la science infuse et que ce n’est pas passque je n’aime pas un ouvrage qu’il est nul, cela va de soi.

Et je n’ai rien à reprocher à « Ah si j’étais goy ».  C’est très bien écrit.  Drôle.  Vivant.  Décalé, parfois.  Juste, souvent.  Une bonne analyse du monde juifs et de ses coutumes, enfin du moins je l’imagine, n’étant pas juive.  Le personnage est attachant et marrant, et toute mère de famille, juive ou pas, devrait s’y retrouver.  On ne s’ennuie pas une seule seconde.

Mais, contre toute attente, je n’ai pas aimé.  Je ne suis pas parvenue à rentrer dans l’histoire.  Je me suis ennuyée.

Et je ne parviens pas à comprendre pourquoi.  J’ai tenté à plusieurs reprises de reprendre ma lecture, en vain.  Alors j’ai abandonné.  Sans avoir compris les raisons qui font que je n’ai pas réussi à aimer « Ah si j’étais goy ».  Peut-être car je ne suis pas juive.  Peut-être car je ne suis pas mère de famille.  Je l’ignore…  Je retenterai peut-être un jour, car je déteste abandonner un ouvrage en cours de lecture, d’autant que celui-ci est piquant et joyeux, et qu’il est doté d’une très jolie couverture.  Donc je retenterai, un jour, c’est certain.  Mais en attendant, je l’ai pieusement rangé dans ma bibliothèque.

(PS c'est définitif je hais skynet, les images sont minuscules et même ps moyen d'insérer un code html pour les liens amazon, on revient à l'âge de pierre ma parole...)

Cliquez sur le timbre poste pour tenter d'ouvrir la page amazon, ça vous ouvrira le widget sur lequel cliquer, c'est d'une simplicité digne de l'homme des cavernes je vous dis :)

 

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4
jui

Toutes des pénélopes ! - Lisa Klimt

"Le dimanche, on lit au lit".

Vous connaissez bien sûr toutes l'histoire de Pénélope, qui attendant son Ulysse de mari en tissant, tissant, tissant et tissant encore.  

Bon, ça, très peu pour moi.  Enfin ça dépend... disons qu'attendre mon mari désespérément, que nenni.  Par contre attendre des mois que l'hommedemaviequil'ignore réalise qu'il m'aime, là, je suis championne.  Mais je me soigne, le dernier en date, j'ai pigé très rapidement que c'était vain (snif snif snif).

Donc, notre héroïne du jour, j'ai nommé Stéphanie, est une Pénélope en puissance.  Elle attend désespérément le bon vouloir de son homme, trop occupée par son job et qui sait quoi d'autre... genre blondes à forte poitrine peut-être...  Et elle attend elle attend elle attend (comme le chantait Axel Red).  Comble de tout, elle bosse pour une maison d'édition nommée Olympus (ça ne s'invente pas).  Vous avez remarqué comme toutes les héroïnes de chick lit bossent dans l'édition, la presse ou la mode ?  Moi, je bosse dans un bureau qui, malgré l'air conditionné bien utile en ce moment, est aussi glamour qu'une espadrille à demi rongée par un bouledogue français, c'est dire.  Enfin soit, c'est la dure réalité de ma vie.

Mais on n'est pas là pour parler de ma vie, je sais, on est là pour parler de Pénélope, oups non, de Stéphanie, qui vit l'existence de Pénélope.  Et ce qui semblait l'amuser un temps, elle qui se passionne pour la mythologie et a l'habitude de comparer ses collègues et amis aux dieux de l'Olympe (et d'ailleurs peut-être, chais pas trop, chuis pas spécialiste en mythologie moi), va finir par la lasser, la désespérer, la saouler grave de chez grave.  Même si elle compense sa solitude par des séries télé à gogo (tiens ça me rappelle quelqu'un), quand y'en a marre, y'en a marre... d'autant qu'un événement va venir bouleverser sa vie...

Voilà un roman hyper drôle, à lire sur le sable.  Même si je ne me suis pas reconnue dans toutes les facettes de personnage, je n'ai pu que m'y attacher, car son attente et sa tristesse n'ont d'égales que son humour et sa vivacité.  Sans oublier le chien, Télémaque, que l'on a la fois envie de jeter par la fenêtre et d'embrasser fougueusement... comme le mec de Stéphanie tiens, si je puis me permettre de comparer, quoique le mec de Stéphanie, j'opterais catégoriquement pour la fenêtre. Que du bonheur que ce livre à mettre en toutes les mains, chaque femme ayant un jour attendu quelque chose d'un homme sur cette planète, hein oui, avouez avouez avouez...

 

toutesdespenelopes

20
jui

Le dernier Marc Lévy : le voleur d'ombres

Failli l'acheter il y a deux-trois jours, mais le rapport prix / pages (savoir quasi 24 euros pour même pas 250 pages, écrites bien grand), m'a freinée...

L'une de vous l'aurait acheté, lu, aimé ?

Il vaut le coup ou pas ?

J'avoue que j'ai pas trop aimé "Le premier jour", pas lu "la première nuit", alors j'hésite, même si l'histoire me tente un peu plus (bien qu'elle soit vachement nébuleuse).

Vos avis m'intéresseraient avant que je me décide à dépenser un bras pour cet ouvrage... Merciiiiiiiiiiii

20
jui

Sois un homme, papa – Janine Boissard

Quand Janine Boissard sort un roman, je suis toujours à la fête, car je sais (dans le sens de savoir, au plus profond de mon neurone, de mon cœur et de mes tripes) que je vais aimer.

Et ce n'est pas encore aujourd'hui que je vous conterai « l'exception qui confirme la règle ».

Passque « Sois un homme, papa », j'ai aimé.  Adoré.  Comme d'hab quoi, rien de neuf sous le soleil (enfin sous la grisaille à l'heure où j'écris ces lignes).

J'ai aimé à Jean-Rémi, homme écrasé par sa vie de couple, dans laquelle il n'a plus sa place.

J'ai été émue par Cédric, son aîné, écorché vif, en pleine souffrance adolescente.

Je me suis attachée à Tom, celui du milieu, qui tente de maintenir un équilibre familial tellement précaire.

J'ai ri en découvrant la petite dernière, Coline, qui, plongée dans l'innocence de l'enfance, ignore tout de ce qui se trame.

Et puis tous les autres, en filigrane mais pourtant si importants : papy, mamy, Gwenaëlle, et tous ceux dont le prénom m'échappe (aucune mémoire des prénoms moi)... sans oublier la mère, l'épouse, rôle « secondaire » qui va tout faire basculer.  Secondaire car j'ai également zappé son prénom, primordial car noyau de l'histoire.

Et puis j'ai espéré, que l'amour, le grand, le vrai, pointe le bout de son nez pour mettre un peu d'ordre dans tout ça...  Non mais !

Une mini-saga familiale (car en un seul volume) émouvante (j'y suis bien sûr allée de ma petite larme).  L'histoire d'une famille comme les autres, de vies comme les autres, mais uniques pour ceux qui la vivent.  Des drames, de l'aventure, de l'amour, un peu de mer et de sable, des arbres aussi... voilà les autres personnages de ce petit dernier de Janine Boissard.

Ah, décidément, voilà plus de vingt ans que je l'aime, Janine, et ça continue encore et encore, c'est que le début d'accord d'accord...  Alors pour toutes ces heures de lecture, depuis ma prime adolescence, moi je dis, merci Janine.

 

soisunhomme

19
jui

La citation du jour

"La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas" (Pessoa).

Comme c'est vrai...

Je m'en vais donc me plonger, pour vous en parler demain, dans Anna Gavalda et dans Janine Boissard.

A demain...