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jui

Le plus bel endroit du monde est ici – Francesc Miralles & Care Santos

“Le dimanche, on lit au lit”. - Illu de Petit Bordel

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Je vous disais donc, dans le billet qui précède, deux livres.

Deux livres courts.  Qui se lisent d’une traite.

Deux livres dont le thème est la mort.  Le deuil.

Second livre.  Le plus bel endroit du monde est ici.

Joli titre.

193 pages.  Gros caractères.  193 pages qui racontent l’histoire d’Iris, dont les parents viennent de décéder dans un accident de voiture.  Elle sombre peu à peu (naaaan, je jure, c’est pas un copier coller par erreur, c’est bien le même début d’histoire que pour A travers le passé), elle sombre donc, disais-je, jusqu’à ce que le hasard le mette face à un café dont la devanture attire son attention.  Son nom : le plus bel endroit du monde est ici.  L’endroit est bien étrange et va l’emmener dans une épopée surnaturelle

Le résumé est donc similaire à celui d’A travers le passé, mais l’histoire est totalement différente.  Totalement.

Le plus bel endroit du monde est ici est magique.  Un conte.  A placer entre L’alchimiste et Le petit prince, même si écrit de façon totalement différente.  Une fable moderne sur la vie, l’amour, l’importance du moment présent.  Ecrit de façon toute simple mais plein de messages incroyables et tellement vrais.  A découvrir impérativement dès le 9 septembre (navrée les petits amis, il ne sortira pas avant, faudra patienter jusque là, mais ruez-vous dessus dès sa sortie, vous m’en direz des nouvelles).  Je l’ai lu d’une traite, trop vite, j’en aurais bien dégusté une tranche supplémentaire.

Pour une raison que je ne peux vous expliquer sous peine d’être internée immédiatement et bourrée de médicaments voire d’électrochocs, j’ai entrepris de recopier une page du livre, au hasard.  Totalement au hasard.  Mais comme on dit, y’a pas de hasard, alors en ouvrant sur une page au hasard (j’insiste), je suis tombée sur la page contant l’histoire d’un perroquet et de sa jeune propriétaire.  Une belle histoire, qui m’avait touchée durant la lecture, symbole de cet ouvrage hors du commun.

Vu que je l’avais recopiée (enfin dactylographiée), je vous la livre, elle est toute simple, peut-être prévisible, mais tellement jolie…

L’héroïne est une fillette prénommée Béatrice, orpheline de mère et dont le père n’était jamais à la maison parce qu’il travaillait.  Après la mort de son épouse, il devint distant et négligea sa fille, qui devint en grandissant une gamine triste et solitaire.  A l’école, on la surnommait « Bizartrice », parce qu’elle ne voulait jamais jouer aux mêmes jeux que ses camarades.

Chaque matin, elle prenait son petit déjeuner en silence près de son papa, qui après avoir regardé le journal télévisé partait en courant au bureau.  Il travaillait si tard que lorsqu’il rentrait, Béatrice dormait déjà.

La petite se demandait si son père l’aimait ou si elle était arrivée au monde par hasard.  Elle ne lui pardonnait pas de ne jamais l’étreindre, lui faire des bisous, lui dire des mots gentils.  Il se montrait très réservé comme elle, et ne se préoccupait que du quotidien, savoir si elle avait fait ses devoirs ou si elle avait bien pris son goûter.

Les journées de Béatrice se ressemblaient toutes, jusqu’au matin où un perroquet vint se percher sur les cordes à linge qui donnaient sur sa chambre.  L’oiseau s’introduisit dans la maison et la fillette supplia son père de la laisser le garder.

Aussi froid que prévenant, le père se hâta d’acheter une cage et autorisa la petite à installer l’oiseau dans sa chambre.  Le perroquet commença à répéter les mots qu’elle lui apprenait chaque soir en rentrant de l’école.

Un jour, pourtant, le perroquet fit une chose insolite.  Quand Béatrice s’éveilla de bon matin, il lui dit : « Je t’aime ! »  La fillette en fut très étonnée et s’imagina qu’il avait entendu cette phrase dans une série télévisée qu’il voyait par la fenêtre, chez le voisin.

Le lendemain matin, quand le perroquet lui répéta « je t’aime ! », elle n’en crut pas ses oreilles car elle était certaine de ne pas lui avoir appris ces mots-là.

Le troisième matin où l’oiseau lui dit « Je t’aime ! », Béatrice décida de mener son enquête.  Elle ne comprenait pas pourquoi il ne lui déclarait son amour que le matin, alors que le reste de la journée il se contentait de répéter ce qu’elle lui avait elle-même enseigné.

Ce matin-là, avant que son père ne parte au bureau, Béatrice courut lui raconter ce mystère au cas où il aurait eu une explication à lui proposer.  Pour toute réponse, l’homme faillit s’étrangler et se dépêcha de quitter la maison, sa sacoche à la main.

Soudain, Béatrice comprit et fondit en larmes, des larmes de bonheur. Elle comprit que le perroquet répétait chaque matin ce qu’il entendait le soir, quand son père venait la voir dans sa chambre pendant qu’elle dormait.


25
jui

A travers le passé (ou L’effaceur de temps) – Laurent Coos

“Le dimanche, on lit au lit”.

Drôle de hasard ce week-end.  Deux livres piochés dans mon stock.  Par hasard.  Totalement par hasard.

Deux livres courts.  Qui se lisent d’une traite.

Deux livres dont le thème est la mort.  Le deuil.

Premier livre.  A travers le passé.

A travers le passé est un livre publié à compte d’auteur, du moins je le pense, au vu de ce que j’ai découvert sur la maison d’édition (Les éditions Paulo-Ramand).  Un livre qui m’a été prêté.

L’auteur est belge et a vécu non à Namur, de quoi titiller ma curiosité.

120 pages qui racontent l’histoire de Nathan, dont l’épouse vient de décéder dans un accident de voiture.  Il sombre peu à peu jusqu’à ce que le hasard le mette face à une photo familiale, laquelle se révèle bien étrange et va l’emmener dans une épopée surnaturelle.

Bon, j’avoue que certaines choses m’ont passablement énervée durant ma lecture, choses qui me laissent penser que cette maison d’édition fait un travail de crotte et ne checke rien de ce qu’elle édite (couac de concordances de temps, nombreuses fautes d’orthographe, de ponctuation, mots manquants, césures en plein milieu d’une ligne…).  Rho, je sais combien il est difficile de ne laisser subsister aucune faute, puisque j’en trouve dans chaque livre lu, puisque j’en fais moi aussi pas mal sur ce blog (mais bon, c’est un blog, pas un livre) et puisque j’ai failli mourir de honte en en trouvant plusieurs dans la célib’attitude (dont une sur la quatrième de couv’, faute que je n’avais même pas commise et qui fut ajoutée par mon éditeur, faut le faire tout de même), mais y’a des limites, et là ça sent la non relecture à plein nez et l’édition à compte d’auteur mal gérée.  Et ça m’a horripilée.

Mais à part ça, l’histoire est originale et a le mérite d’accrocher très rapidement, puisque j’ai tout lu d’une traite ce matin.  Vous me direz, 120 pages c’est pas la bible non plus.  D’accord, mais 120 pages d’un livre soporifique, c’est long.   Et là, ce ne fut pas long.  Ça se lit vite, limite trop vite.

J’ai bien aimé, même si j’avais envie, parfois, de raturer les pages de toutes mes remarques orthographiques et « ponctuationniques ».  Ce n’est pas THE livre de ma vie, mais c’était agréable à lire.

Si vous aimez les histoires surnaturelles, sur fond de mort, réjouissez-vous : Laurent Coos est prolifique, il a écrit des tas et des tas d’ouvrages qui m’ont l’air bien mystérieux…

Le site de l’auteur : http://laurentcoos.centerblog.net/

Sur son site justement, il propose des vidéos de présentation.  Sympa. Sauf que la première que je regarde, première ligne, « si vous pourriez remonter le temps ».  Siiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiic. C’est nin possible de lire ça hein, my god, j’en suis toute retournée.

Continuant malgré tout à regarder la vidéo, je découvre que l’histoire de ce livre, dénommé L’effaceur de temps, est celle de A travers le passé.  Bizarre autant qu’étrange… Ce livre a donc deux titres… enfin je le suppose, car aucun résumé réel n’est disponible nulle part, étrangement… ce qui pourrait pousser un lecteur distrait à racheter l’ouvrage, ignorant qu’il s’agit du même.  Bof bof bof, vraiment nébuleux comme entourloupe... soyez vigilants si ce livre vous intéresse.

(pas de lien Amazon, les liens pour acheter sont sur le site de l'auteur).

25
jui

Les yeux jaunes des crocodiles – La valse lente des tortues – Katherine Pancol

“Le dimanche, on lit au lit”.

Et voilà, je m’y suis enfin mise, à la lecture de ces livres aux titres tellement étranges qu’ils ne me tentaient nullement, jusqu’à ce que le succès public finisse par me titiller.

Je les ai achetés l’été dernier, ou dans le genre.  Et ils ont pris la poussière quelques mois.  Ne voyez pas là un gage de désintérêt, que nenni, juste que j’ai tellement de livres en attente… de quoi créer une bibliothèque.

Alors… verdict ?

Verdict.

La perspective d’avoir 750 pages à lire après les 650 du premier volume était réjouissante.  Sachant pertinemment que je déteste terminer un livre, il m’était plus agréable de lire le premier en voyant le second m’attendre sur le coin d’un meuble.  Agréable de savoir que les personnages me suivraient durant tant et tant de pages.

J’ai adoré Les yeux jaunes des crocodiles.  On le décrit comme un roman de gare, j’ignore en fait ce qu’il faut entendre par là.  Mais j’ai adoré cette saga familiale réunissant des personnages aussi différents qu’attachants.  L’histoire captive et le fait que l’héroïne écrive elle-même un roman m’a vraiment plu.  On s’attache, c’est indéniable.  Bon, c’est pas un truc qui sort du lot hein, c’est pas le chef d’œuvre du siècle, qui marquera les générations futures, mais c’est une chouette histoire, des chouettes personnages, et voilà.  Un chouette moment à passer en tête à tête avec le livre.  Tout ça est très chouette.

Quant j’ai ensuite entamé La valse lente des tortues, j’ai vu disparaître, au fil des pages, des rapaces qui m’avaient accompagnée (je parle des « chouette » qui précèdent, of course).   Il m’a fallu du temps pour comprendre qu’on basculait dans autre chose.  Ce qui sidère, c’est que Katherine Pancol parvient, avec les mêmes personnages, de première part à écrire une histoire familiale, une étude de caractères et de personnages attachants, puis d’autre part, toujours avec les mêmes personnages, à nous pondre un thriller.

Je l’avoue, j’ai préféré le premier, même si la seconde partie du deuxième m’a bien plu, malgré ses invraisemblances.  Mais ce livre m’a semblé trop long, par moments, voire soporifique.  Et un peu beaucoup trop tiré par les cheveux.  Insérer une intrigue policière, why not, mais tout de même, une intrigue policière + une machination de sorcellerie + une réincarnation dans un bébé bizarre et dont l’intérêt m’échappe pour l’intrigue + des morts à tous les coins de rue + des revenants pas morts finalement + des méchants pas beaux en veux-tu en voilà, ça fait beaucoup beaucoup.

Si je les relirais ?  Oui oui oui, malgré ma petite déception du second.

Si je vous conseillerais de les lire ?  Oui oui oui… mais surtout le premier… évidemment, ensuite, vous aurez envie de lire le second, et vous me donnerez votre avis à vous rien qu’à vous.

Si je lirais le troisième, maintenant, savoir « Les hamsters de la place de l’Ange sont dépressifs » « Les écureuils de Central park sont tristes le lundi », qui est sorti récemment ? Je me tâte… Vous l’avez lu, vous ????

22
jui

Test

ça maaaaaaaaaaaaaaaaarche, I am a genius... voilà à quoi j'ai pensé cette nuit, insérer mon widget à la manière d'une vidéo, comme pour youtube et la miss cheveux lisses d'hier... bon ben voilà, je reste sur skynet, tous mes soucis sont réglés, que du bonheur yessssssssss

Et l'autre bonheur c'est que je vous publie, dès tout à l'heure quand je suis habillée lavée nourrie (je me lève à peine, voulu finir La valse lente des tortues ce matin), ma nouvelle parue dans le Summer Flair 2009, par épisodes hein, vu qu'elle est longue.  Keskon dit à Anaïs ?

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jui

Test amazon

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ça ne marche pas grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr je vais jeter mon pc par la fenêtre grrrrrrrrr