29
aoû

Les bidochons n’arrêtent pas le progrès – Binet

 

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« Le dimanche, on lit au lit ».

Les Bidochons ont vingt ans numéros… et ils n’ont pas pris une ride !  Je ne dis pas qu’ils n’en ont pas, des rides, Mister and Miss Bidochon, que du contraire, sont ridés, cernés, vieux, moches et replets, mais depuis leur « naissance » sur papier, ben ils continuent à me dérider, au sens figuré du terme (passqu’au sens propre, snif snif et re-snif, les rides envahissent ma vie comme les mouches mon été). 

Les Bidochon m’ont fait rire au numéro 1, ils me font toujours autant rire au numéro 20. 

Ce qui me sidère, c’est que Bidochon est devenu un mot du dictionnaire, ou presque.  Qui ne s’est jamais exclamé « mais my god, ce sont des Bidochon ces gens-là » ?  Qui n’a jamais pratiqué l’autodérision en osant avouer « purée, je suis une vraie Bidochon moi aujourd’hui (et pas qu’aujourd’hui d’ailleurs) » ?

Et c’est ça que j’adore, c’est que les Bidochon, avec tous leurs défauts, leurs travers, leurs sales habitudes et leur vie banale mais pleine de douce folie, c’est vous, c’est moi, c’est nous.  Siiii, siiii, c’est vous c’est moi, c’est nous.  Vous êtes toujours glamour ?  Vous ignorez ce qu’est un pet ou un rot ?  Au lit, c’est toujours le pied intégral ?  Vous résistez aux nouvelles technologies ?  Le gras, le flasque, le mou, la cellulite et toutes ces choses ultra sexy n’ont jamais fait partie de votre vie ? Vous boudez les gadgets chers, inutiles et loufoques ?  Vos vacances sont toujours idéales et dignes des people des magazines ?  Vous avez répondu non à une des questions qui précèdent… ben vous êtes un Bidochon qui s’ignore (ou qui feint de s’ignorer).

Dans ce numéro 20, Monsieur Bidochon devient fan de gadgets tous plus improbables les uns que les autres : la fausse cheminée qui produit de l’air froid en été, le poivrier lumineux qui se transforme en lampe de poche quand la lampe de poche ne fonctionne plus, le cric gonflable, l’oreiller anti-rides (rhooo, ça m’intéresse ça, on le trouve où l’oreiller anti-rides ?)… et j’en passe.

Mais vous énumérer tous ces objets ne servira à rien… car c’est découvrir leur quotidien au sein de la vie des Bidochon qui est drôlissime.

Pour ma part, je me suis poilée durant toute la lecture, trop rapide, bien trop rapide.

Pour leurs vingt numéros, moi j’aimerais que les Bidochon sortent en encyclopédie, passque les Bidochon, c’est d’utilité publique, je vous le dis : ça rassure, ça fait rire, ça dédramatise, c’est moi, c’est vous, c’est nous.

Découvrez ici tous les albums Bidochon

22
aoû

Alchimie – Beth Fantaskey

J’ignore si cette romancière écrit sous son vrai nom, mais si c’est le cas, c’est dingue comme elle était prédisposée à ce genre d’ouvrage : « Fantas » comme fantastique et « key » comme la clé qui ouvre des portes…  Enfin ça m’a de suite fait penser à ça.  Elle était donc faite pour écrire de la bit-lit.  Comment, vous connaissez pas la bit-lit ?  Twilight est à la bit-lit (littérature morsure, enfin un truc du genre) ce que Bridget Jones est à la chick-lit (littérature pour poulettes), vous comprendre là maintenant ?

Beth Fantaskey m’avait enchantée avec « Comment se débarrasser d’un vampire amoureux », à la fois drôle comme un roman de chick lit, mystérieux et angoissant comme un thriller. En cerise sur le gâteau, une scène vampiresque d’un érotisme fou fou fou.  Si, je vous jure, j’en étais toute retournée.

Elle nous revient avec une toute autre histoire, celle de deux ados dont les noms sont, eux aussi, prédestinés Tristan Hyde et Jill Jekel.  Ben oui quoi, comme Docteur Jekyll et Mister Hyde.  Et c’est bien de ça dont il est question, depuis que le père de Jill a été assassiné étrangement.  Dans une boîte conservée dans un coffre, il préservait des informations ultra secrètes sur la façon de se transformer en Mister Hyde.  Lorsque Tristan Hyde lui propose de continuer les recherches, Jill ignore qu’il est le descendant de ce monstre…

Bon, évidemment, c’est un tantinet tiré par les cheveux.  Mais bon, Twilight aussi hein, passque les vampires, je vais vous peiner, mais ça n’existe pas…

Je vous avoue que j’ai eu un peu plus de mal à entrer dans Alchimie, par rapport à Comment se débarrasser d’un vampire amoureux, qui m’avait illico captivée, mais ce livre est distrayant et très plaisant à lire au soleil (la nuit, surtout si pleine lune, tant qu’à faire, j’ai évité).  Je l’ai dévoré en l’espace de quelques bains de soleil (si, si, y’a eu du soleil récemment) et je vous le conseille si vous aimez les histoires d’ado plongé dans le fantastique, car finalement, c’est plutôt de chik-bit-lit dont il s’agit, de la littérature pour poulettes avides de grands frissons, qu’on se le dise…

15
aoû

La beauté du mal – Rebecca James

Katherine s’appelait précédemment Katie.  Elle a changé de nom, de passé et de vie après le drame affreux qui a bousillé son existence : sa petite sœur a été assassinée sous ses yeux.  La culpabilité la ronge et elle s’est mise en hibernation, ne s’autorisant plus à être heureuse, jusqu’à ce qu’Alice, la fille la plus populaire du lycée, l’entraîne dans son pays des merveilles (oui, bon, c’était facile…).  Mais Alice cache aussi un secret.  Est-elle si merveilleuse qu’elle en a l’air ?

Voilà un roman totalement génial, car il rassemble à merveille (ah ah ah, décidément, j’aime ce mot en ce moment) divers éléments qui captivent le lecteur (en l’occurrence la lectrice, alias bibi) et capturent son attention (en l’occurrence mon attention) : une histoire d’amitié entre des ados, de l’amour parfois, de l’angoisse toujours et du mystère en permanence.

Etonnamment (et là c’est un tout mini spoiler, c’est pas mon genre, mais il est tout mini tout mini je vous rassure), dès la première page, on apprend qu’une des protagonistes est décédée.  Déstabilisant, mais intrigant. Et le ton est donné.  L’auteur, une australienne dont c’est le premier roman (réussi), prend ensuite un malin plaisir à nous transporter du présent au passé, puis dans un passé encore plus lointain.  Et dans la beauté du mal, le présent, c’est déjà l’avenir, tandis que le passé se conjugue au présent.  Etrange, mais finement joué.  Rebecca James aime faire monter l’angoisse, tout en calmant le jeu avec des moments de vie simples, joyeux, voire amoureux.

J’ai lu La beauté du mal ce mardi.  Sur mon transat.  Sans m’arrêter, passqu’un livre comme celui-là, ben on en est accro dès la première ligne.  Depuis lors, je prie dieu et tous les saints pour ne jamais croiser une Alice qui tenterait de m’entraîner dans ses merveilles crapuleuses… ou ses crapuleries merveilleuses.

Si tous les prochains romans de Rebecca James sont du même ordre, je les réserve déjà en librairie, je vous le dis.

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10
aoû

Le mot clé du jour (Jessie - Stephen King)

Un seul mot clé, mais de taille :

ligotée mmmmmmmmmh : je te conseille de lire Jessie, de Stephen King… tu reverras peut-être ton extase…

Avez-vous lu ce livre extraordinaire, j’en parlais justement avec Mostek pas plus tard que samedi, lui conseillant de le lire de toute urgence, et ce mot clé m’y fait repenser.

Un livre incroyable.

King a le don de décrire la souffrance de façon telle qu’on la ressent.  Je me souviens avoir lu Misery dans le train, quand je faisais les navettes Namur-Bruxelles.  Et j’avais la nausée en lisant la description de la souffrance, mais une véritable nausée.

Jessie est de la même trempe… à découvrir !

8
aoû

Les âmes vagabondes - Stephenie Meyer

"Le dimanche on lit au lit".

Résumé : la terre est envahie.  L'humanité est en danger.  Nors corps restent les mêmes, mais nos esprits sont contrôlés.  Melanie Stryder vient d'être capturée.  Elle refuse cependant de laisser place à l'être qui tente de la posséder.  Quelque part, caché dans le désert, il y a un homme qu'elle ne peut pas oublier.  L'amour pourra-t-il la sauver ?

Automne 2008.  Je reçois ce livre.  J'en lis le résumé.  Et jeme demande ce que je vais bien pouvoir faire de ça.  Les trucs surnaturels, science-fictionneux et étranges, pas mon truc.  A part ET, of course.  Mais pour le reste, j'aime pô.

Je remise ce livre dans un coin de ma bibliothèque.

Décembre 2008.  Je découvre Twilight, le film.  Je cours en librairie m'acheter toute la saga.

 

Janvier 2009.  Mon oeil tombe sur Les âmes vagabondes et le nom de l'auteur me rappelle vaguement quelque chose.  Tiiiiiiiiiiiiilt, Stephenie Meyer, l'auteur de Twilight.

Regain d'intérêt, je sors le livre de ma bibliothèque.

Manque de temps, peur de ne pas aimer cette énorme brique, autres ouvrages prioritaires... divers facteurs qui font qu'il reste sur un coin de meuble, même s'il me fait de l'oeil (ah ah ah, notez l'humour fou, vu la couverture du livre).

Juillet 2010.  Encore un petit clin d'oeil du livre.  Je le prends en main, relis le résumé.  Non, franchement, pas mon truc les invasions d'esprits des choses non identifiables.  Et puis 600 pages.  Et puis c'est écrit tout petit.  Et puis y'a pas d'image (nan, je rigole, j'ai passé l'âge des livres avec images, à part les Pénélope Bagieu ou les Miss Bean).

Août 2010.  Je me décide enfin.

Sans doute attirée par un petit paragraphe qui n'avait jusqu'alors pas éveillé mon attention, une petite phrase en haut de la quatrième "Le vrai talent de Stephenie Meyer, c'est de parvenir à écrire un roman fantastique à la manière d'une grande histoire d'amour" (Time Magazine).

Et je lis.

Quasi d'une traite.  100 pages.  Puis 150 de plus.  Puis, enfin, hier, 350 pages.  Jusqu'au mot fin.

Et depuis hier je me dis que si j'étais décédée entre l'automne 2008 et aujourd'hui, j'aurais loupé ça.  Ce superbe livre.  J'aurais pu décéder, certains l'ont fait.  Ça aurait été bien dommage ma bonne Dame.

Car en effet, c'est une grande histoire d'amour.  Entre deux humains.  Mais pas que ça.  Un amour surnaturel aussi, entre humains et âmes.  Et finalement j'aime ça, moi, le surnaturel, le fantastique, les aliens et toute leur clique.  Et en plus d'être une histoire d'amour, c'est un thriller.  Keske j'ai angoissé.  Keske j'ai eu peur pour eux, tout le temps.  Ça doit être ça, un livre réussi, quand on s'attache tant aux personnages qu'on pleure lorsqu'un drame survient, qu'on stresse pour leur vie, qu'on aime lorsqu'ils sont amoureux, qu'on a chaud quand ils ont chaud, faim quand ils ont faim et froid quand ils ont froid.

Pari gagné, maintenant Anaïs aime Les âmes vagabondes.  Anaïs adooore Les âmes vagabondes.

Juste un détail, je me serais passée de l'épilogue, pas vous ?

Autre détail, va y avoir une suite ?  Allez quoi...