22
aoû

Alchimie – Beth Fantaskey

J’ignore si cette romancière écrit sous son vrai nom, mais si c’est le cas, c’est dingue comme elle était prédisposée à ce genre d’ouvrage : « Fantas » comme fantastique et « key » comme la clé qui ouvre des portes…  Enfin ça m’a de suite fait penser à ça.  Elle était donc faite pour écrire de la bit-lit.  Comment, vous connaissez pas la bit-lit ?  Twilight est à la bit-lit (littérature morsure, enfin un truc du genre) ce que Bridget Jones est à la chick-lit (littérature pour poulettes), vous comprendre là maintenant ?

Beth Fantaskey m’avait enchantée avec « Comment se débarrasser d’un vampire amoureux », à la fois drôle comme un roman de chick lit, mystérieux et angoissant comme un thriller. En cerise sur le gâteau, une scène vampiresque d’un érotisme fou fou fou.  Si, je vous jure, j’en étais toute retournée.

Elle nous revient avec une toute autre histoire, celle de deux ados dont les noms sont, eux aussi, prédestinés Tristan Hyde et Jill Jekel.  Ben oui quoi, comme Docteur Jekyll et Mister Hyde.  Et c’est bien de ça dont il est question, depuis que le père de Jill a été assassiné étrangement.  Dans une boîte conservée dans un coffre, il préservait des informations ultra secrètes sur la façon de se transformer en Mister Hyde.  Lorsque Tristan Hyde lui propose de continuer les recherches, Jill ignore qu’il est le descendant de ce monstre…

Bon, évidemment, c’est un tantinet tiré par les cheveux.  Mais bon, Twilight aussi hein, passque les vampires, je vais vous peiner, mais ça n’existe pas…

Je vous avoue que j’ai eu un peu plus de mal à entrer dans Alchimie, par rapport à Comment se débarrasser d’un vampire amoureux, qui m’avait illico captivée, mais ce livre est distrayant et très plaisant à lire au soleil (la nuit, surtout si pleine lune, tant qu’à faire, j’ai évité).  Je l’ai dévoré en l’espace de quelques bains de soleil (si, si, y’a eu du soleil récemment) et je vous le conseille si vous aimez les histoires d’ado plongé dans le fantastique, car finalement, c’est plutôt de chik-bit-lit dont il s’agit, de la littérature pour poulettes avides de grands frissons, qu’on se le dise…

15
aoû

La beauté du mal – Rebecca James

Katherine s’appelait précédemment Katie.  Elle a changé de nom, de passé et de vie après le drame affreux qui a bousillé son existence : sa petite sœur a été assassinée sous ses yeux.  La culpabilité la ronge et elle s’est mise en hibernation, ne s’autorisant plus à être heureuse, jusqu’à ce qu’Alice, la fille la plus populaire du lycée, l’entraîne dans son pays des merveilles (oui, bon, c’était facile…).  Mais Alice cache aussi un secret.  Est-elle si merveilleuse qu’elle en a l’air ?

Voilà un roman totalement génial, car il rassemble à merveille (ah ah ah, décidément, j’aime ce mot en ce moment) divers éléments qui captivent le lecteur (en l’occurrence la lectrice, alias bibi) et capturent son attention (en l’occurrence mon attention) : une histoire d’amitié entre des ados, de l’amour parfois, de l’angoisse toujours et du mystère en permanence.

Etonnamment (et là c’est un tout mini spoiler, c’est pas mon genre, mais il est tout mini tout mini je vous rassure), dès la première page, on apprend qu’une des protagonistes est décédée.  Déstabilisant, mais intrigant. Et le ton est donné.  L’auteur, une australienne dont c’est le premier roman (réussi), prend ensuite un malin plaisir à nous transporter du présent au passé, puis dans un passé encore plus lointain.  Et dans la beauté du mal, le présent, c’est déjà l’avenir, tandis que le passé se conjugue au présent.  Etrange, mais finement joué.  Rebecca James aime faire monter l’angoisse, tout en calmant le jeu avec des moments de vie simples, joyeux, voire amoureux.

J’ai lu La beauté du mal ce mardi.  Sur mon transat.  Sans m’arrêter, passqu’un livre comme celui-là, ben on en est accro dès la première ligne.  Depuis lors, je prie dieu et tous les saints pour ne jamais croiser une Alice qui tenterait de m’entraîner dans ses merveilles crapuleuses… ou ses crapuleries merveilleuses.

Si tous les prochains romans de Rebecca James sont du même ordre, je les réserve déjà en librairie, je vous le dis.

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10
aoû

Le mot clé du jour (Jessie - Stephen King)

Un seul mot clé, mais de taille :

ligotée mmmmmmmmmh : je te conseille de lire Jessie, de Stephen King… tu reverras peut-être ton extase…

Avez-vous lu ce livre extraordinaire, j’en parlais justement avec Mostek pas plus tard que samedi, lui conseillant de le lire de toute urgence, et ce mot clé m’y fait repenser.

Un livre incroyable.

King a le don de décrire la souffrance de façon telle qu’on la ressent.  Je me souviens avoir lu Misery dans le train, quand je faisais les navettes Namur-Bruxelles.  Et j’avais la nausée en lisant la description de la souffrance, mais une véritable nausée.

Jessie est de la même trempe… à découvrir !

8
aoû

Les âmes vagabondes - Stephenie Meyer

"Le dimanche on lit au lit".

Résumé : la terre est envahie.  L'humanité est en danger.  Nors corps restent les mêmes, mais nos esprits sont contrôlés.  Melanie Stryder vient d'être capturée.  Elle refuse cependant de laisser place à l'être qui tente de la posséder.  Quelque part, caché dans le désert, il y a un homme qu'elle ne peut pas oublier.  L'amour pourra-t-il la sauver ?

Automne 2008.  Je reçois ce livre.  J'en lis le résumé.  Et jeme demande ce que je vais bien pouvoir faire de ça.  Les trucs surnaturels, science-fictionneux et étranges, pas mon truc.  A part ET, of course.  Mais pour le reste, j'aime pô.

Je remise ce livre dans un coin de ma bibliothèque.

Décembre 2008.  Je découvre Twilight, le film.  Je cours en librairie m'acheter toute la saga.

 

Janvier 2009.  Mon oeil tombe sur Les âmes vagabondes et le nom de l'auteur me rappelle vaguement quelque chose.  Tiiiiiiiiiiiiilt, Stephenie Meyer, l'auteur de Twilight.

Regain d'intérêt, je sors le livre de ma bibliothèque.

Manque de temps, peur de ne pas aimer cette énorme brique, autres ouvrages prioritaires... divers facteurs qui font qu'il reste sur un coin de meuble, même s'il me fait de l'oeil (ah ah ah, notez l'humour fou, vu la couverture du livre).

Juillet 2010.  Encore un petit clin d'oeil du livre.  Je le prends en main, relis le résumé.  Non, franchement, pas mon truc les invasions d'esprits des choses non identifiables.  Et puis 600 pages.  Et puis c'est écrit tout petit.  Et puis y'a pas d'image (nan, je rigole, j'ai passé l'âge des livres avec images, à part les Pénélope Bagieu ou les Miss Bean).

Août 2010.  Je me décide enfin.

Sans doute attirée par un petit paragraphe qui n'avait jusqu'alors pas éveillé mon attention, une petite phrase en haut de la quatrième "Le vrai talent de Stephenie Meyer, c'est de parvenir à écrire un roman fantastique à la manière d'une grande histoire d'amour" (Time Magazine).

Et je lis.

Quasi d'une traite.  100 pages.  Puis 150 de plus.  Puis, enfin, hier, 350 pages.  Jusqu'au mot fin.

Et depuis hier je me dis que si j'étais décédée entre l'automne 2008 et aujourd'hui, j'aurais loupé ça.  Ce superbe livre.  J'aurais pu décéder, certains l'ont fait.  Ça aurait été bien dommage ma bonne Dame.

Car en effet, c'est une grande histoire d'amour.  Entre deux humains.  Mais pas que ça.  Un amour surnaturel aussi, entre humains et âmes.  Et finalement j'aime ça, moi, le surnaturel, le fantastique, les aliens et toute leur clique.  Et en plus d'être une histoire d'amour, c'est un thriller.  Keske j'ai angoissé.  Keske j'ai eu peur pour eux, tout le temps.  Ça doit être ça, un livre réussi, quand on s'attache tant aux personnages qu'on pleure lorsqu'un drame survient, qu'on stresse pour leur vie, qu'on aime lorsqu'ils sont amoureux, qu'on a chaud quand ils ont chaud, faim quand ils ont faim et froid quand ils ont froid.

Pari gagné, maintenant Anaïs aime Les âmes vagabondes.  Anaïs adooore Les âmes vagabondes.

Juste un détail, je me serais passée de l'épilogue, pas vous ?

Autre détail, va y avoir une suite ?  Allez quoi...

1
aoû

Tant qu'il y aura des chats... dans une famille - Frédérique Hébrard et Louis Velle

"Le dimanche, on lit au lit".

Ce livre m'attend depuis des semaines.

On me l'a prêté et, comme d'habitude, je tarde à lire les livres qu'on me prête, par peur de les abîmer.  Tellement peur que je ne les emporte pas dans le bus, ni nulle part, comme je le fais avec les miens.  Tellement peur que je ne les ouvre pas totalement, pour éviter de les croquer.  Tellement peur qu'en fin de compte, je n'ose jamais les lire, je les lis avec retard, je les rends avec retard... et plus personne ne me prête de livre...

J'ai même envisagé, le matin de la lecture, de le rendre, en parfait état, sans l'avoir lu, en disant "merci beaucoup, c'était vraiment un beau livre".  Mais je ne suis pas une menteuse.  Et puis un rayon de soleil m'a traînée dehors, avec "Tant qu'il y aura des chats... dans une famille", et je l'ai lu.  D'une traite.  Mon dieu comme j'ai bien fait, mon dieu comme il eût été dommage de ne pas découvrir ce petit bijou.

Bien sûr, il faut aimer les chats.  Cela va soi.  Quoique... et si c'était aussi un ouvrage à offrir à leurs détracteurs, ceusses qui pensent que les chats n'aiment personne, se contentant du gîte et du couvert... ?

Bien sûr, quand on lit des histoires de chats, on pleure.  Parce que le chat a une espérance de vie environ quatre fois moins élevée que l'espérance de vie humaine.  Alors, dans les histoires de chats, les chats meurent.  Et moi je pleure.  Bien sûr.

Les auteurs, qui ont la plume simple, émouvante et captivante, livrent ici une partie de leur existence, à travers celles de leurs chats.  En découvrant leurs chats, ainsi que ceux de leurs proches et amis, chats aux prénoms que j'ai déjà oubliés, sacrebleu (y'avait du Tybert - et non Tibère, du Chantier, du Pélardon, de la Câline, mais j'en oublie tant), mais aux caractères que je ne peux oublier (celui qui serre la main du facteur, celle qui se prend pour une femme, celui qui même âgé monte deux volées d'escalier, celui qui se fait aimer par autrui, celui qui ronronne pour consoler...), je découvre la vie de Frédéric Hébrard et Louis Velle.

Et je découvre que La demoiselle d'Avignon, Le Château des oliviers, c'est eux.  Ainsi que tant d'autres livres.  Je découvre une vie que l'on voudrait tous, faite d'amour, d'une jolie maison, d'enfants, de petits-enfants, de livres, de films, de tournages, de bons moments, d'amour, surtout d'amour.  Et puis la célébrité.  Mais qu'importe la célébrité, les chats s'en moquent, et le lecteur aussi.  Seul l'amour importe.  Et il est là, bel et bien là.  

Et puis, au détour d'une page, flash back.  Finette.  Remo Forlani.  Ce livre que j'ai découvert il y a déjà un fameux bail et qui a valu le nom de Finette à ma première chatte, la mienne, à moi rien qu'à moi.  Emotion.  Ma Finette, disparue un beau jour, ou plutôt un mauvais jour.  Boule d'amour et de ronrons.  Retrouvée, des années après, à l'état de squelette, tombée derrière des piles de bois.  

Et puis, au détour d'une autre page, humour.  Un chat dénommé Le chat.  Une petite chatte dénommée La souris.  Ça me rappelle vaguement une petite blogueuse qui partage sa vie avec un chat à queue de rat, au surnom logique de Le rat.  Une petite blogueuse qui n'est (presque) pas une menteuse.

Et puis, encore au détour d'une page, une petite Anaïs.  Qui a fait frémir toute la famille et dont le destin sera à tout jamais lié aux félins.

Ce livre était fait pour moi, merci rayon de soleil qui m'a fait le lire et ne point mentir.  Merci à la personne qui me l'a prêté, si elle passait par hasard par ici...

Et puis, si, après avoir lu "Tant qu'il y aura des chats... dans une famille", lire des histoires de chats vous titille encore, ruez-vous sur Les chats de hasard d'Anny Duperey, totalement envoûtant également.  Larmes au programme également.  Et puis, si le mal persiste, ruez-vous sur Pour l'amour de Finette, qui m'a, sans doute, un jour, donné cet amour inconditionnel des félins...

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