27
avr

Avant toi – Jojo Moyes

« Le dimanche on lit au lit ».

"Avant toi" sera sans doute mon coup de cœur de 2014, même si nous ne sommes pas encore en mai.

Et un fameux coup de cœur, le genre de livre qui t’accroche dès la quatrième page (ouais, je me dois d’être honnête, j’ai dû relire les trois premières, car j’avais l’esprit ailleurs, et j’avais mal suivi le fil de l’histoire), et quand elle t’accroche, elle ne te lâche plus, elle fait que tu lis sur le pont du bateau (croisière, encore et toujours), dans ta cabine, dans les toilettes de ta cabine, bref à chaque moment libre entre les obligations du voyage telles excursions, balades, massages, cocktails et repas (et je dis sciemment « obligations », car j’ai connu deux ou trois moments, vers la fin de l’ouvrage, où m’en séparer était un déchirement, même pour aller vaquer à des occupations somme toute génialissimes).

Je ne connaissais pas Jojo Moyes, et n’ai qu’une envie : lire tous ses livres. Malheureusement, très peu sont encore traduits, sacrebleu.

Mais ça parle de quoi, me direz-vous, ce livre que j’encense depuis 13 lignes ?

Le pitch : Lou est une fille ordinaire qui mène une vie monotone dans un trou paumé de l'Angleterre dont elle n'est jamais sortie. Quand elle se retrouve au chômage, elle accepte un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. Malgré l'accueil glacial qu'il lui réserve, Lou va découvrir en lui un jeune homme exceptionnel, brillant dans les affaires, accro aux sensations fortes et voyageur invétéré. Mais depuis l'accident qui l'a rendu tétraplégique, Will veut mettre fin à ses jours. Lou n'a que quelques mois pour le faire changer d'avis.

Très vite, Lou devient votre meilleure amie, vous devez Lou, vous ressentez Lou, vous vivez la vie de Lou, sa rencontre avec Will, la vie étrange qu’ils vont mener, lui désabusé par l’existence, elle désabusée par ce rustre dont elle doit s’occuper, puis cet apprivoisement, lent, très lent, mais si touchant, comme cet ouvrage qui m’a fait passer du rire aux larmes, et quelles larmes, les gros sanglots bruyants, toujours dans la cabine du bateau, avec nez rouge et yeux gonflés pour aller ensuite au repas de gala…

Si vous avez envie de vibrer cet été, je ne peux que vous conseiller cette lecture…

En plus, il est en format poche, donc pas cher ma bonne Dame.

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27
avr

Troubles – Florian Lafani – Gautier Renault

« Le dimanche on lit au lit ».

Troubles est un thriller en série proposé en ebook sur Amazon, à l’origine, et qui sortira bientôt en format broché.  Je l’ai découvert en ebook, histoire de partir en croisière avec une bonne lecture en perspective, jugez plutôt :

« Six otages filmés par webcam.

Des millions de votants sur Facebook.

À vous de choisir qui restera en vie. »

J’ai de suite accroché à ce mini résumé, et une fois sur la route des vacances, je me suis plongée dans la lecture…

Et j’ai été un chouia déçue.

L’intrigue est bien ficelée, elle emmène son lecteur aux quatre coins du monde, ou presque.

La lecture s’interrompt difficilement, tant on a envie de savoir.

Et pourtant…

La faute aux nombreuses fautes peut-être, qui ont tendance à me hérisser quand c’est à ce point, voire à me déconcentrer (j’espère que la version livre sera relue aux fins de les supprimer).

La faute aux nombreux personnages et au fait que mon cerveau, lorsqu’une intrigue en comporte plus de quatre, s’y perd totalement. Heureusement, s’agissant à l’origine de sept épisode, chaque résume les précédents, ce qui m’a bien aidée.

La faute à la fin, que j’ai eu vraiment du mal à comprendre, peut-être. Mon cerveau, peut-être, encore, mais cette fin, ben ça ne l’a pas fait, c’est retombé comme un soufflé mal cuit. Je m’attendais à un truc grandiose, et ben non ma bonne Dame.

J’ai du mal à expliquer pourquoi je n’ai pas accroché, mais c’est un fait, je n’ai pas accroché, contrairement à de nombreux lecteurs, au vu des avis sur Amazon.

Comme quoi, les goûts et les couleurs…

Si vous voulez vous faire une opinion,

c'est par ici

mais sachez que l’intégrale sort bientôt, en kindle ou en livre de poche, ce qui vous évitera de devoir acquérir les sept épisodes.

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4
avr

Central Park – Guillaume Musso

Cette fois encore Guillaume m’a grugée !

Je n’ai rien vu venir…

Shame on me, moi qui lis en général chaque livre de Guillaume (oh ben oui, à force de le lire, c’est un peu comme si je le connaissais, j’ai même écrit une nouvelle sur une fan hystérique persuadée qu’il l’aimait, qui vire en drame, vous vous en doutez), donc en général je les lis en deux jours, mais là il m’en aura fallu quatre, bronchite oblige (lire avec la fièvre, le nez qui coule, les poumons qui se prennent pour un pinson, ça le faisait vraiment pas).

Et je n’ai rien vu venir, rien soupçonné.

Dès la première page, j’ai été emportée par ce thriller surnaturel : elle était à Paris la veille, lui à Dublin, ils se réveillent menottés l’un à l’autre, au cœur de Central Park.

Comme auraient dit Les inconnus « mais kessepastil mais kessepastil mais kesskisepasse ? »

Bien malin qui pourrait le deviner… de fausse piste en fausse piste, me voilà entraînée dans un thriller palpitant, vers un final que je n’avais jamais imaginé, chapeau. Un final qui m’a fait verser de grosses larmes, de fin d’angoisse, de fin de livre, de séparation d’avec ces personnages au passé trouble, auxquels je m’étais attachée, au long de ces près de 400 pages.

Encore une réussite que ce nouveau titre de Guillaume Musso, mais j’avoue que je n’en doutais pas un seul instant, quand on aime, c’est pour la vie… Si vous aimez les précédents ouvrages de Guillaume, plongez dans cette faille spatiale, presque spatio-temporelle (j’adore ce mot, j’en rêve, de plonger un jour dans une faille spatio-temporelle) sans aucune hésitation, vous m’en direz des nouvelles…

Même mon toutnu a adoré…

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1
avr

Schroder - Amity Gaige

Un titre imprononçable pour un livre que je qualifierais de « hors du commun », dans le bon sens du terme.

L’histoire semble banale, de prime abord : une rencontre, l’amour, un mariage, une naissance, puis la dégringolade vers le divorce, la garde partagée, les tensions, les rancoeurs, le déchirement, jusqu’au drame.

Son originalité vient du fait qu’elle est contée par Erik Schroder, comme une confession, comme une tentative peutêtre vaine d’expliquer comment et pourquoi il en est arrivé là, à sa femme, enfin son ex-femme, au tribunal aussi, et puis à nous, lecteurs.

Il nous conte son enfance, en Allemagne puis en Amérique, son changement de nom, arrivé un peu par hasard, dont il n’a su se dépétrer ensuite, le début du mensonge, sa rencontre avec Laura et puis la lente descente vers la solitude, jusqu’à la fuite, jusqu’au road movie dans lequel il tient le mauvais rôle, celui du méchant.

Un méchant que l’auteure parvient cependant à rendre attachant, faisant naître l’empathie, le souhait qu’il s’en sorte, qu’il revienne à la raison, que tout ça ne soit plus qu’un mauvais souvenir, une petite erreur de parcours.

Talent donc, de cette auteure, qui rend son « méchant » plutôt gentil, qui nous propulse de l’autre côté des faits, pas celui qu’on lit dans les journaux, froid, précis, sans détails, mais celui que vivent les protagonistes.

On l’aime, Erik Schroder, malgré tout. Je l’ai aimé, moi.

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2
mar

Après la fin – Barbara Abel

« Le dimanche, on lit au lit ».

(NB si vous envisagez de lire les deux tomes de cette histoire, ne lisez pas cette chronique, elle révèle l'intrigue du premier)

De Barbara Abel, j’ai lu, et aimé, La brûlure du chocolat. Mais j’ignorais qu’elle était maîtresse dans l’art du suspens et de la montée de l’angoisse…

Je l’ai découvert avec Après la fin.

Dès la première page, la tension est palpable entre Tiphaine et Sylvain, lesquels élèvent Milo, dont ils sont tuteurs depuis « les événements », comme ils les appellent. La mort accidentelle de leur fils. Le suicide du père de Milo. Et le déménagement dans la maison du drame, voisine de la leur.

Depuis lors, le statu quo règne, mélange d’indifférence et de méfiance entre les protagonistes.

Jusqu’à ce qu’une nouvelle voisine vienne s’installer avec ses deux enfants, dans leur ancienne maison.

Je peux vous dire que ce livre m’a scotchée de la première à la dernière page. Page 79, j’ai cru comprendre, page 93, j’ai encore cru comprendre. Mais le final a dépassé tous mes espoirs, tous les plans machiavéliques que j’avais échafaudés entre les protagonistes.  Car le plan de Barbara Abel était plus machiavélique encore…

Ça fait un bail que je n’avais plus été captivée par un si bon thriller, au point de ne plus savoir interrompre ma lecture, de l’emporter dans mon bain (vive les vrais livres qui ne risquent rien, à proximité de l’eau, ou presque), dans le bus, sur mon canapé.

J’ai découvert après lecture qu’il s’agissait de la suite de « Derrière la haine », ce que j’ignorais. Avoir lu ce premier volet n’est cependant pas indispensable… même si maintenant je meurs d’envie de le lire, sachant cependant qu'il a perdu son charme puisque la fin en est dévoilée au début de Après la fin, drame dramatiquement dramatique (décidément, j’arrête pas de lire des suites sans avoir lu le premier, bigre, déjà le même coup avec Le petit mensonge de Dieu).

Si vous avez envie d’un bon moment de détente… enfin détente, entendons-nous bien, avec de la chair de poule, des poils hérissés et un cœur qui bat de plus en plus vite jusqu’à la dernière page, vous avez trouvé le livre adéquat.

Après la fin

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