6
nov

Cendrillon à Hollywood - Elena Klein

 

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"Le samedi on lit au lit".

Je ne pouvais pas laisser passer ces 6 et 7 novembre sans évoquer la sortie de Cendrillon à Hollywood d'Elena Klein, livre dont je suis éditrice avec 314 autres personnes.

Non seulement Elena est une auteure adorable, d'une simplicité rare et d'une gentillesse tout aussi rare, avec qui j'ai pu échanger quelques mails bien sympas.  Sa gentillesse est légendaire.

En plus, Cendrillon à Hollywood est un livre pétillant et drôle, à mettre entre toutes les mains.

J'ai eu le plaisir de le recevoir en avant-première, avec une cholie dédicace, et de "Plonger tête la première dans les (més)aventures d'Inès Valente, petite frenchie qui plaque tout pour vivre son rêve américain à Los Angeles, cité des anges... où rodent pourtant démons en tous genres !" (c'est l'accroche que j'avais proposée lors d'un concours, sélectionnée avec quatre autres et soumies au vote des internautes, mais j'ai pas gagné, sniiiiiiiiiiiif).

Inès Valente... drôle non ?

Je ne peux que vous le conseiller, ce livre drôle comme tout, d'autant que c'est le premier livre édité par les internautes, le moment est historique ma bonne dame.

J'espère prochainement pouvoir vous publier ici une chtite interview d'Elena...

Ah oui, aussi, last but not least, happy birtdhay Elena !

Tout en bas, la vidéo réalisée par une des éditrices, adorables et big fan d'Elena, pour son anniversaire.  Tiens, pour info, moi c'est le 5 décembre mon annif, des fois qu'un fan voudrait me faire une vidéo.  Ooooh ça va hein, je peux rêver, faut bien que je me console de pas être sur Wikipédia alors que Paul le poulpe y est...  Tchu, je viens de vérifier, Elena n'y est pas, sacrebleu.

Et le moment historique du passage à 20.000 eur de mises, vécu par bibi en direct live un dimanche soir, je m'en souviens comme si c'était hier, excitée comme un vibromasseur à l'approche de piles, que j'étais !

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6
nov

Chroniques d’une prof qui en saigne – Princesse Soso

« Le dimanche on lit au lit… mais le samedi aussi ! »

Je vous avouerais qu’au début de la lecture de ce livre, j’ai eu quelques difficultés à accrocher.  Très bien écrit, très drôle, rien à redire, mais un peu décousu et poussé à l’extrême dans l’humour.  Trop d’humour tue l’humour, parfois.

Puis, d’un coup d’un seul, sans prévenir, de façon presque déséquilibrée, le livre bascule dans un discours revendicatif d’une prof pas encore désabusée, mais presque, dont les propos pourraient sembler parfois à la limite du choquant.  Mais ce n’est que réalité.

Et puis, enfin, tout s’est équilibré dans ma tête, entre mes petits neurones d’ancienne élève bien comme il faut. Tout a coulé de source. Ce n’est pas drôle à la limite de la caricature, ma petite Anaïs, c’est la réalité. La juste réalité.  La simple réalité.  Qui claque au visage.  Qui choque.  Qui débecte.  Et qui fait rire. Ce n’est pas un désespoir qui s’exprime, c’est la réalité.  Rien que la réalité.  Toute la réalité.  Et ce cocktail détonnant donne un cocktail explosif à mourir de rire.  C’est drôle, c’est grinçant, c’est stupéfiant, et c’est parfois tellement pathétique de voir où va le monde scolaire, ma bonne dame, qu’on n’a qu’une solution : en rire (comme disait l’autre, je m’efforce de rire de tout, afin d’éviter d’en pleurer).

Y’a du très très bon dans ce livre, notamment les deux lectures possibles des notes dans le carnet des élèves, qui m’ont presque fait me rouler par terre tant je m’esclaffais, mais me suis abstiendue, vu que j’étais dans le bus, et que ça fait mauvais genre de se rouler par terre dans un bus croyez-moi.  Morceaux choisis :  Brianna ne se donne pas les moyens de progresser (lire : Brianna est une grosse feignasse), Prescillia ne s’investit pas dans sa scolarité (lire : il serait temps qu’elle lâche son eye-liner violet), Melinda doit adopter une attitude décente (lire : il n’existe pas de BEP strip-teaseuse, Melinda devrait éviter d’avoir sa langue collée au larynx des garçons), Jordan rend copie blanche sur copie blanche (lire : Merci, enfin du boulot en moins, continue).  Et j’en passe… 

Très bon aussi, les petits noms dont s’affublent les meilleures amies : M’zumelle ou M’gwinasse (pour la best best friend), M’tampax (pour la friend bouche-trou), M’clitOO ou M’truie (pour la simple copine)… ça ne s’invente pas, et ça fait rire ou frémir, c’est selon.  Moi ça me ferait plutôt frémir, mais soit.

En parlant de noms, ou plutôt de prénoms, ceux des élèves sont aussi trop de la balle parfois.  Pas besoin de vous donner d’exemples, devinez…  Directement inspirés des séries télé américaines, of course.

Et puis je m’en voudrais de ne pas mentionner l’épisode de la réunion des parents, ou « comment le prof a la définitive et vomitive confirmation que, non, vraiment, les chiens ne font pas des chats ».  C’est normal si je me tape la cuisse en émettant un rire gras à chaque paragraphe ?

Je pensais, de plus en plus, à tort, que je devenais une vieille rombière et que la jeunesse actuelle m’insupportait, moi et moi seule.  Que le côté pourri gâté des ados qui se veulent adultes à onze ans au lieu de rester dans leurs Barbies et leurs Légos n’insupportait que moi.  Que les parents en totale démission, plus préoccupés par les crédits qu’ils souscrivent pour s’offrir le dernier cri en matière d’écran ou de GSM que par l’éducation de leurs sept chiards n’insupportaient que moi.  Que ceusses qui disent que les enseignants sont des feignasses qui glandent pour des milliards d’euros et des milliards de jours de congé n’insupportaient que moi (ben qu’ils aillent faire prof, ceusses-là, rira bien qui rira le dernier).  Que l’orthographe écœurante et le langage SMS des djeuns n’insupportaient que moi.  Que ces gosses pas choupi pour deux euros qui, plus tard, feront comme papa et maman, savoir chômach’ ou CPAS, n’insupportaient que moi.  Que les gamines sapées comme des Pretty Woman en puissance (version début du film bien sûr) qui, en l’espace de sept jours, passent quatorze fois, sur leur Facebook, du statut en couple au statut célibataire, n’insupportaient que moi. 

Et bien non, ça insupporte aussi l’auteure, et ça, ça m’a vraiment m’a mis du baume au cœur.

En cherry on the clafoutis, j’ai appris un nouveau verbe en lisant « Chroniques d’une prof qui en saigne ».  Languedeputer.  J’adore j’adopte.  Et j’ai déjà réussi à le replacer dans la foulée, au bureau, meilleur endroit pour languedeputer en chœur, isnt’t it Princesse Soso ?

Et comme tous ces élèves dont l’auteure nous parle avec tant d’humour, qu’elle aime ou qu’elle hait de tous ses neurones, qu’elle voudrait aider ou exterminer à grands coups de compas, en fonction du moment, finissent toujours par devenir des clients de là oùsque je bosse… je me demande si je vais pas enfin concrétiser ce à quoi je pense depuis plusieurs mois et créer, moi aussi, mes chroniques professionnelles.  Passqu’il y a de quoi raconter croyez-moi.  J’ai déjà rempli, petit à petit, des pages et des pages Word pleines de mes clients, de leur QI, de leurs revendications, de leurs humeurs et de leurs plans drague.  Un jour, peut-être, vous ferais-je partager ça… 

En attendant, lisez les Chroniques d’une prof qui en saigne, vous vous y reconnaîtrez sans doute… le tout est de savoir si vous vous reconnaîtrez dans le rôle A. de la prof… B. des parents… ou C.  des élèves… 

Si vous avez tapé B. ou C. quittez ce blog immédiatement.

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24
oct

Stiletto blues à Hollywood - Lauren Weisberger

"Le dimanche, on lit au lit".

A-t-on idée d'avoir un nom de famille pareil quand on écrit des livres ?  Imprononçable.  Irretenable.

Soit, je pardonne à Lauren, passqu'elle a écrit Le diable s'habille en Prada, que j'ai lu après avoir vu le film, et ce fut une réussite.  Et puis maintenant, passqu'elle a écrit Stiletto blues à Hollywood, tout aussi bon (mais dis-moi Lauren, t'as des pourcent sur les marques que tu mets dans tes titres, ça m'intéresse...).

Brooke est mariée à Julian et c'est l'amour fou fou fou.  Elle croit en son cher époux, talentueux musicien encore méconnu, et le soutient depuis toujours.  Alors, quand il est enfin repéré, qu'il se produit sur scène, que le succès est immédiat, qu'il sort un album et entame une tournée, ben elle est ravie.  Sincèrement ravie.  Mais elle ignorait ce que ce succès soudain sous-entendait : les groupies, les absences, les rumeurs dans la presse people, la solitude, elle réalise combien sa vie va changer, et combien elle n'est plus si sûre d'aimer ça.

Voilà mon pitch.

Passque le pitch d'Amazon, ben il raconte tout, limite jusqu'à l'avant-dernière page.  J'ai jamais compris cette tendance à tout dévoiler dans un résumé.  Peut-être parce que "résumé" n'est pas le bon terme, il induit justement un résumé, fin inclue, ou presque.  Mais là, c'en est trop, et je vous déconseille d'aller le lire.  Le résumé Amazon.  Car le livre, je vous conseille de le lire, il est parfait pour l'automne qui se profile à l'horizon.  Drôle, plein de rêves ... puis plein de désillusions.  Piquant à souhait.  Et nappé d'une bonne dose d'amour.  J'ai adoré, limite encore plus que Le diable s'habille en Prada, c'est dire.  Un livre parfait pour le kit anti-déprime dont je vous parlais hier.

Sortie le 4 novembre, juste un peu de patience encore...

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17
oct

L'échappée belle - Anna Gavalda

« Le dimanche, on lit au lit ».

J'ai commencé L'échappée belle dans une salle d'attente.  Ce tout petit livre me semblait totalement adéquat pour attendre, agréable, facile à lire et pas trop lourd dans mon cabas de grand-mère qui s'ignore mais plus trop vu les rides et le gras qui l'ont adoptée.

On en a beaucoup parlé, de cette réédition, et la couverture, ainsi que le titre, me tentaient énormément.  Le prix me tentait moins : 10 eur pour vraiment pas beaucoup de pages, il faut l'admettre.

Mais j'ai tant aimé Ensemble c'est tout, que ça valait bien le coup de risquer 10 eur. Et après tout, on a quoi dans cette vie pour 10 eur ?  Deux places de cinéma (voire une en fonction des régions), un menu avec dessert au Quick, un livre de poche + une rawète, une petite culotte même pas jolie, un petit mini rikiki bouquet de fleurs.  Alors, hein, j'ai décidé de faire un truc fou et totalement déjanté : m'offrir L'échappée belle.

Et keske je n'ai pas regretté.  Keske j'ai adoré.  Keske j'aurais voulu que ça dure 900 pages, cette mini-aventure familiale, à la fois retrouvailles touchantes, petit périple, moments de folie(s) et phase de remise en question.  Et puis cet humour distillé à grosses doses mais sans jamais lasser, mais keske je l'aime cet humour.  C'est léger et pétillant. Touchant et émouvant.  Que du bonheur.

Et chais pas pourquoi, en lisant L’échappée belle, dans cette salle d’attente bruyante, je me suis virtuellement téléportée à la mer.  Peut-être car pour moi, aller à la mer, c’est m’échapper (belle)… Alors, j’ai griffonné des idées pleines d’iode et de mouettes carrément dans mon livre, car j’avais pas de papier sous la main.  J’aime pas abîmer les livres, corner leurs pages ou écrire dedans, mais c’était pour la bonne cause… et puis, cette écriture sur la première page de L’échappée belle, ben ça restera pour moi le souvenir de cette lecture dans cette salle d’attente devenue pour quelques instants une plage de sable fin. 

 

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10
oct

Patch pour dompter belle-maman – Patch pour un futur après une rupture

La collection Patch, je l’adore depuis le début.  Passqu’elle est pleine de couleurs, même à l’intérieur.  Passqu’on y trouve des citations vraiment sympas.  Passqu’elle est toute carrée.  Passqu’elle regorge de bons trucs, de listes, de témoignages, bref plein de lecture amusante et bien utile.  Et puis passqu’elle est illustrée, et pas seulement sur la couv, ce qui est assez rare (mes livres à moi, sont illustrés que sur la couv’, et sont pas en couleurs inside, je reviens, je vais pleurer, bouhouhouhouhou, me revoilà).  Avant, c’était Pénélope Bagieu qui s’y collait.  Elle a été remplacée par Diglee, et c’est tout aussi mimi (et ça rime, j’adooore faire des poèmes l’air de rien, vous le savez bien).

Les deux petits derniers de cette collection sont, somme toute, complémentaires :

Le premier ne m’est pas vraiment utile, en tout cas pour l’instant.  Héééé, ça n’a pas que des inconvénients hein, de pas avoir de mec.  Mais pour celles qui sont amoureuses heureuses, y’a le revers de la médaille, j’ai nommé la belle-mère.  Si elle est comme celle de Cendrillon, ben Patch pour dompter belle-maman vous sera indispensable pour mieux la comprendre, mieux vous en occuper et mieux l’aimer – non, il ne s’agit pas d’un guide à acheter lors de l’achat de votre petit hamster…  Et si vraiment elle est insupportable, belle-maman, y’a peut-être des conseils pour vous en débarrasser en douceur, chais pas moi, la mort-aux-rats, la corde à linge, la cave ?  Nan, je rigole, j’extrapole, il va de soi que ce guide ne donne pas ce genre de conseils, quoique... 

Le deuxième est intimement lié au premier.  Car une fois belle-maman exterminée (oui, bon, j’extrapole encooore, je sais que le premier guide sert à en faire votre alliée, pas à la rayer de la carte, mais j’aime extrapoler, et puis quand je parle d’exterminer, je veux dire virtuellement of course), vous aurez son fils sur le dos. Et avec un peu de malchance, il vous larguera comme une vieille socquette.  C’est là que Patch pour un futur après une rupture intervient, en big méga pansement qui fait rire et vous aidera à tenir le coup sans pleurer 24 heures sur 24, à tirer profit de votre destin déprimant et puis à retrouver l’amour, le vrai, le grand, le boooooooo.

Bonne lecture !

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