13
mar

Lire et crocheter, mais pas ensemble - Epic de Conor Kostick - carrés crochet d'Anaïs Valente

"Le dimanche, parfois, on ne fait pas que lire au lit..."

Cette semaine, j'ai lu Epic de Conor Kostick.

Epic est un roman "jeunesse", comme on dit, mais après tout, la jeunesse, c'est jusqu'à quel âge ?

Un roman de science-fiction, soit pas vraiment mon genre, mais le pitch m'a immédiatement donné envie de le découvrir : nous sommes sur une planète inconnue actuellement, en l'an 3000 et des poussières, du moins le crois-je.  Une planète colonisée par les survivants d'une terrible guerre mondiale comme il pourrait s'en produire chaque jour sur notre petite terre.  La violence a réduit la terre à néant.  Alors, ces colons ont souhaité en bannir toute forme pour l'avenir.  Les conflits se règlent désormais sur Epic, un jeu de rôle qui détermine la classe sociale de chacun, en fonction de sa capacité à jouer intelligemment... en théorie.

Une société qui semble idyllique : pas de violence, un jeu pour régler ses conflits.

Mais dès les premières pages, je me suis dit "c'est quoi cette dictature à la noix ?"

Et je n'avais pas tort de le penser, puisque, page 94, j'ai pu retrouver ce terme : dictature.  Yesss, Anaïs, t'avais tout pigé. 

Et sur cette planète en apparence calme, certains ne sont plus d'accord.  Ils ont compris que le pouvoir reste aux mains d'un petit nombre et qu'il va falloir user d'une nouvelle stratégie sur Epic pour faire enfin changer les choses.  Non sans danger.

Rha que voilà un livre à offrir à vos ados, chères mamans, chers papas.  Une critique osée du réel et du virtuel, deux mondes qui parfois s'entrecroisent ou se nuisent.  Un livre à lire ensuite vous-même, passqu'il recèle un paquet de messages vachement utiles, même en 2011, surtout en 2011...  Et nul besoin d'aimer ou de piger quoi que ce soit aux jeux pour aimer Epic, foi d'Anaïs même plus cap de jouer à Pacman.

 

Et puis, je vous le disais, le dimanche on ne fait pas que lire au lit.  Au lit, on crochète aussi.

La semaine dernière, j'ai eu la joie de renouer avec le crochet, moi qui avais pris un tel plaisir à faire des fleurs, souvenez-vous, y'a quelques mois déjà.

L'atelier du jour m'a permis d'apprendre à faire des carrés.  Passque les fleurs, j'en ai fait plein... mais je sais pas quoi en faire à part les mettre sur un chapeau pour papier WC, mouahahah.

Tandis qu'avec des carrés, on sait faire plein plein plein de choses :

- un couvre-lit qui sera prêt en 2054

- un coussin, kitchisé à souhait si je mets, sur mes carrés, les fleurs déjà réalisées, yessss

- un manteau pour chienchien à sa mémère

- une protection d'accoudoirs pour mon nouveau canapé

- un string

- un mouchoir dans lequel on se mouche pas because les trous, donc servant juste à attirer un chevalier servant par sa chute sur un chemin (enfin un trottoir en l'occurrence)

Ah si je savais dessiner, je vous ferais un petit topo de ce que mon imagination débridée me met sur le neurone.

Et si je ne fais rien de mes carrés, peu importe, ils iront rejoindre la grande écharpe que j'ai tricotée et customisée de fleurs, mais jamais mise car elle est trop épaisse, me couvre le visage et gratte pire qu'une famille nombreuse de puces.  L'essentiel c'est de participer, et puis grâce à ces activités manuelles, je vais lancer un nouveau régime, que j'intitulerai "qui active ses menottes point ne grignotte".  Essayez, vous verrez, ça marche, mieux que l'hyperprotéine, le multiananas ou le weight watcher.

D'autres idées de ce que je vais bien pouvoir faire de mes carrés de crochet ?

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6
mar

Impardonnable

C'est l'histoire d'une jeune femme qui en rencontre une autre.  Rien de très original.  Banal même.

Entre elles nait une amitié qui semble à toute épreuve.  Superbe amitié faite de complicité, de confidences et de rires.  Elles se complètent.  Elles semblent s'être connues depuis toujours.  Presque des soeurs siamoises.  Une amitié comme on en fait peu de nos jours.  Comme on n'en fait plus.

Mais, imperceptiblement, des changements se produisent.  Tout petits, d'abord.  Invisibles.  Puis, de plus en plus étranges.  La nouvelle amie se mue en un être manipulateur.  Machiavélique.  Perturbé.  Dont les agissements deviennent impardonnables.  Dangereux, peut-être...

Est-il ou pas trop tard pour changer la donne ?

 

...

 

Ce récit n'est pas ma vie.   

Ce récit, c'est "le dimanche, on lit au lit".

Ce récit, c'est celui d'Alice, embrigadée par l'amitié malsaine de Gretchen.

Au point que, lorsqu'Alice se retrouve au chevet de Gretchen, dans une chambre d'hôpital, plaquelle est longée dans un profond coma, elle n'a qu'un désir : qu'elle ne se réveille jamais.

La question est : comment en sont-elles arrivées là ?

Et bien les petits amis, vous le découvrirez en lisant Impardonnable de Lucy Dawson.  A la fois livre tout coloré plein de peps et thriller féminin.  Accrochez-vous, vous n'êtes pas au bout de vos surprises...

impardonnable,lucy dawson,fleuve noir

27
fév

Revivre – Guy Corneau

« Le dimanche, on lit au lit ».

Aujourd’hui est un jour exceptionnel.  Car aujourd’hui je vais vous parler d’un livre que je n’ai pas lu…

Guy Corneau, je connais depuis quinze ans.  Même pas sûre d’avoir lu un de ses livres, mais je connais.

Cet homme est hyper charismatique, je me le disais encore en tombant par hasard sur une interview de lui sur Sans chichis tour récemment.

Puis je suis tombée sur une interview dans un magazine.

Alors, à force, ça m’a donné envie de découvrir « Revivre », même si je suis pas sûre que lire les aventures d’un homme, quand bien même fût il beau, qui survit à un cancer stade 4 soit une super idée pour moi, hypocondriaque et angoissée par le cancer que je suis.  Mais d’un autre côté, ça peut aider à appréhender la maladie, de découvrir comment il l’a surmontée.

Bref, j’étais dubitative.  Intriguée.  Curieuse.

Et l’occasion m’a été donnée de feuilleter « Revivre » l’autre jour.  J’attendais une amie dans une librairie, j’ai donc pu lire les deux premières pages bien à mon aise.  Intéressant.

Puis mon amie est arrivée, petit repas, grande papote, super délire au rayon maillots, au revoir au revoir, bisou bisou, et je pars chez une autre amie.

En chemin, je croise la route d’une autre librairie, j’y entre, et je fonce à nouveau sur « Revivre ».  C’est dire si j’ai vraiment envie de l’acheter, ce bouquin.

Je le feuillette alors à nouveau et le hasard me fait lire un paragraphe où Guy Corneau explique avoir reçu la visite d’un ami psyjesaisplusquoi, adepte des méthodes de jesaisplusqui et du Docteur Hamer, créateur de La nouvelle médecine germanique.

Je referme alors « Revivre » et je m’enfuis.

Songeant au fait que deux jours plus tôt, je parlais de cet ouvrage, de l’interview TV que j’avais entendue, de celle que j’avais lue, vantant les mérites de cet homme qui parvient à goupiller la médecine traditionnelle et les médecines alternatives, sans pousser ses adeptes à bouder la première, pas comme ce fameux Docteur Hamer, responsable de morts atroces.  

Passque j’avais vu cette émission où des familles de victimes témoignaient de l’enfer vécu par leurs proches, atteints de cancer, qui ont tout stoppé pour suivre les théories du Docteur Hamer, sans jamais douter, jusqu’à la mort.  Une émission bouleversante.

Et puis le Docteur Hamer, je connais son nom depuis vingt ans déjà, un médecin namurois ayant vanté ses mérites à un de mes proches angoissé par la perspective du crabe qui guettait.  J’ai dû tenir ses livres en main, un jour.  Et je réalise combien, face à la peur de la maladie, on peut se réfugier dans tout ce qui nous est offert, parce que seul l’espoir peut encore aider.  Finalement, le crabe n’est pas venu et le Docteur Hamer fut rangé dans une bibliothèque…

Mais tout de même, on était à ça d’y croire.

Donc je n’ai pas acheté « Revivre ».

Et je ne l’ai, par conséquent, pas lu.  Parce que si c’est une version moderne des théories fumeuses du Docteur Hamer, j’hésite vraiment de chez vraiment…

Vos avis ?  Vous l’avez lu ?  Disséqué ?  Analysé ?

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20
fév

La foire du livre et les bonheurs du jour

"Le dimanche on lit au lit... ou bien on va à la foire du livre de Bruxelles."

Ici le rrrrat.  La bipède a été à la foirrrre du livre de Bruxelles hier.

Et vous, vous prévoyez de vous y rendre ?

Elle me demande de vous rrrrelayer ses bonheurs du jourrrr :

- vu aucune starrrr de l'écriture, mais elle s'en moque

- un sms adorrrrable d'une amie, le genre qui fait chaud au coeurrrr

- des heures à papoter avec une autre amie, une journée qui fait chaud au coeurrrr

- la découverte des Editions du Rrrrat (joli nom, très bien choisi, qui sonne purrrfectement, oups, lapsus, parfaitement) et de son auteur André-Pierre Diriken, super sympa, super cool, super chouette, qui prend la chouette initiative d'offrir des exemplaires d'un de ses ouvrages, L'oreille coupée... exemplaires mal coupés, donc parrrés pour le rebut.  Mais pour éviter cette morrrrt atrrrroce, André-Pierre les offres à des lecteurs.  Heureuse idée, qui permet de découvrir les aventures de Cawèlêr, un matou bien déluré.  Heureuse idée, qui fait chaud au coeurrrr.  A découvrir ici.

Brrref, si vous allez à la foire du livre de Bruxelles aujourd'hui ou demain, allez dans le salon du fond fond fond (les petites marionnettes), découvrez le mini stand des éditions du Rrrrat, recevez L'oreille coupée (titre bien choisi pour des exemplaires mal coupés, heureux hasard) et découvrez cet auteur belge bien sympathique...

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14
fév

Prête-moi ta vie pour t'écrire là-haut - Françoise Dorin

"Le dimanche, on lit au lit". (et on publie lundi because soucis techniques chez skynet)

Un titre étrange pour un ouvrage hors normes.  Un titre qui fait fredonner "Au clair de la lune" bien sûr.

Un ouvrage que j'avais envie de lire, car dialogue tendre et drôle entre une fille et son père disparu.  Son père se trouvant "là-haut".

Pas un dialogue déprimant sur la mort, que nenni.  Une façon originale de raconter sa vie, tout simplement.  Une vie qui commence il y a deux siècles, excusez du peu. 

En alternant dialogues avec son père et flash-back sur sa vie, Françoise Dorin nous fait découvrir un homme passionné et passionnant.  Passionné par le violon, puis par les chansons, puis par l'amour de sa vie... passionné par la vie, tout simplement.  Une passion, notamment artistique, qui doit sans doute être génétique.

Hormis le récit de la vie professionnelle couronnée de succès de Monsieur Dorin, c'est le récit de la guerre, la grande guerre, qui m'a littéralement scotchée.  Avec les tranchées, la peur, le froid, la faim, et cette trêve de Noël devenue célèbre il y a quelques années, via le cinéma.

Un livre hors normes, je vous le disais, car au travers d'une seule vie, j'ai pu en découvrir plusieurs...