10
avr

L'appel de l'ange - Guillaume Musso

"Le dimanche, on lit au lit".

Avril, c'est le mois des jonquilles, des soirées qui rallongent, des premiers bains de soleil, de la perspective des fraises, des premiers barbecues et du dernier né de Guillaume Musso.

Chaque année, en avril, je l'attends, tel un messie.

Et je n'ai bien sûr pas fait exception à la règle cette année, d'autant que le pitch de L'appel de l'ange me faisait saliver pire qu'un escargot namurois : un échange de portables dans un aéroport.  Ils ne se connaissent pas.  Ils vont apprendre à se connaître en analysant avec avidité le contenu du portable de l'autre.  Un point commun les réunit.  Sa découverte pourrait s'avérer plus dangereuse que prévu...

Cocktail détonnant pour ce nouveau Musso, que de toutes façons je ne pouvais qu'aimer.  Vous allez me dire que ça manque alors de peps, de lire un livre que je suis certaine d'aimer ?  Je vous répondrai que c'est comme chausser des pompes dont on partage la vie depuis plusieurs années, c'est la garantie d'un confort absolu.  Avec en bonus l'effet de surprise, puisque j'ignore encore l'histoire du livre quand je le commence.  Un peu comme si mes pompes super confortables changeaient de look chaque jour, ô surprise intense et hautement... surprenante.  Confort donc, mais étonnement en sus à chaque page.

Cocktail détonnant donc, puisque, outre la romance savamment distillée, comme à l'accoutumée, le suspens, lui, va grandissant, transformant petit à petit l'histoire en un thriller dont on ne peut arrêter la lecture.  Outre le mystère et l'amour, vlà que l'angoisse est au rendez-vous.   

Et je peux vous dire qu'au moment de ce coup de fil qui a interrompu ma lecture, que j'avais l'intention de réaliser d'une traite, savoir en une après-midi au soleil, j'ai été tentée de balancer mon téléphone en rue pour ne pas devoir décrocher... et puis sait-on jamais qu'un bel inconnu serait passé par là et l'aurait ramassé...

J'ai pourtant décroché, adieu lecture, adieu bel inconnu, et n'ai pu terminer L'appel de l'ange que le lendemain... ce qui fut un réel supplice.

Et voilà, l'événement d'avril (enfin de mars, vu que la sortie officielle a eu lieu le 31 mars) est déjà terminé et, comme chaque fois, je me sens tristounette, le manque est déjà là...  Et dire qu'il faudra attendre une année entière pour le suivant...

6
avr

Blonde... mais pas moi...

On discutait des nouvelles sorties livres (moi je suis sur le dernier Musso, troooop boooooo), notamment la suite de Hush hush, et celle d'Intuitions (je vais me régaaaaler).  Et vu que je me souviendais plus du nom des éditeurs, elle me dit "Broché".  Hein ? 

Et voilà, une minute blonde, et pour une fois, pas moi.

Vlà qu'elle pensait depuis toujours que Broché était un éditeur.

Et quel éditeur, vu le nombre de livres qu'il propose...

On a bien ri.

Preuve en image que Broché n'est pas le seul éditeur... y'a aussi Relié :)))))))))))))

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3
avr

Le théorème de Cupidon - Agnès Abécassis

"Le dimanche, on lit au lit".

J'ai toujours aimé les livres d'Agnès Abécassis.

Mais là les petits amis, et surtout les petites amies, car c'est plutôt au genre féminin que s'adressent les livres d'Agnès (quoique les mecs pourraient en prendre de la graine), je peux vous dire que Le théorème de Cupidon, j'aime pas.  Pour la bonne et simple raison que j'adoooooooooooooooore.

Je l'ai dévoré plus rapidement que le Cheese Delice, ce hamburger du Quick qui n'aura fait qu'une brève apparition dans le menu OK, mais dont Mostek et mon on est folles... Même que j'ai sondé les serveuses qui m'ont confirmé que personne ne le commandait, donc on a dû en faire notre deuil, car il reviendra sans doute jamais jamais.

Bon, chuis pas là pour parler Cheese Delice je sais.

Bref, dévoré illico presto, ce captivant roman écrit "comme à quatre mains".

Déjà ça, j'adore, les livres à quatre mains qui parfois donnent les deux versions de la situation, parfois enchaînent les scènes vues par l'un, puis par l'autre.  J'adore ("j'adore" sera mon mot préféré de ce billet, je le sens).

Et puis c'est hyper drôle et hyper romantique à la fois, l'histoire d'Adélaïde et de Philéas, qui se connaissent sans se connaître, qui loupent leurs rencontres successives, faisant naître un suspense qui n'est, bien sûr, que provisoire, passque bon, hein, les histoires d'amour finissent toujours bien, en général... (ah bon c'est pas ça ?)

Bref, j'ai totalement adoré ce livre, adoré de chez adoré.  (Tchu, faut que je diversifie mon vocabulaire, synonymes de adorer : déifier, glorifier, honorer, rendre un culte, révérer, sacraliser, vénérer, chérir, exalter, fétichiser, idolâtrer.

De par son histoire que j'aime d'amour, de par ses personnages attachants que j'aime d'amour bis (si des clones de Philéas existent, j'en veux bien un pour moi), de par l'humour distillé un peu partout que j'aime d'amour ter, de par l'histoire que j'aime d'amour quater et que je veux vivre la même là tout de suite.

Mais aussi passque Agnès Abécassis parle de mes amis/ennemis d'enfance Heckle et Jeckle, et passqu'elle cite Kramer contre Kramer (Billy "il nous faut des céréales", Ted "d'accord, quelle couleur ?" quééééééé souvenir), et puis passqu'elle cite aussi Quand Harry rencontre Sally, que je cite moi aussi en ce 30 mars, sur Planète célibataire, jour où je termine ce pétillant ouvrage, quéééé hasard dingue), passqu'elle écrit "je ne suis pas près d'accepter" et pas "je ne suis pas prête d'accepter" et puis aussi passqu'elle cite Ce que pensent les hommes (« Si un mec fait comme s’il s’en fout de toi, c’est qu’il s’en fout de toi ! » - yessssssssss, c'est prévu en méditation du 26 septembre, quééééééé destin fou) et passque tout ça tout ça, ben ça vaut son pesant d'or...

En résumé : j'adooooooooooore.  Je déifie, je glorifie, j'honore, je rends un culte, je révère, je sacralise, je vénère, je chéris, j'exalte, je fétichise, j'idolâtre.

 

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27
mar

Glacé - Bernard Minier

"Le dimanche, on lit sur son transat au soleil".

Même si Bernard Minier a gagné plusieurs concours de nouvelles, Glacé est son tout premier roman. 

Et quel roman !

Le lecteur est entraîné dans un univers virginal et froid : les Pyrénées.  Un cheval y a été retrouvé mort.  Décapité.  Et accroché à une falaise.  Servaz, flic d'une quarantaine d'années, est chargé de cette enquête pas comme les autres.

Non loin de là, Diane, jeune psychologue, vient d'intégrer un centre psychiatrique de haute sécurité, non sans une certaine appréhension.

En apparences, deux histoires sans lien.  Sauf qu'un cheval tué de cette façon semble être l'oeuvre d'un fou.  Et des fous, y'en a plein l'hôpital...  Et des morts, va y en avoir...

Voilà un thriller parfaitement goupillé, dans lequel plusieurs histoires s'imbriquent lentement mais sûrement. L'angoisse monte petite à petit pour arriver à son paroxisme en fin d'ouvrage.  Les personnages se révèlent les uns après les autres.  A plusieurs reprises, j'ai cru avoir trouvé l'assassin, j'en étais sûre.  Mais Bernard Minier est un filou, et avec Glacé, on va de surprise en surprise.

J'ai lu ce roman au soleil, profitant de ces jolies journées printanières actuelles.  Mais malgré la chaleur ambiante, il est clair que Glacé s'est avéré... glaçant.

Si vous aimez les bons romans policiers bien angoissants bien menés bien écrits, vous savez ce qu'il vous reste à faire.  Bonne lecture !

Question subsidiaire : notre ami Servaz va-t-il continuer à nous ravir lors de prochaines enquêtes ?

 

20
mar

Ils diront d’elle – Fanny Brucker

“Le dimanche, on lit au lit”.

Estelle n’assiste plus aux réveillons de famille depuis des années.  Depuis qu’elle a quitté Paris pour le bord de mer.  Depuis qu’elle s’y est réfugiée dans un cocon d’amour avec Vanessa.  N’en déplaise aux villageois.

Cette année est pourtant différente : Estelle se retrouve envahie par une solitude à la limite du supportable, qui va la faire remettre tout en question.

Ce roman tout en sensibilité ne peut laisser indifférent, à cause de la souffrance d’Estelle, son repli sur elle-même, son enfance difficile entre un père adultérin et une mère abandonnée qui s’est accrochée à elle comme une naufragée à sa bouée, le désespoir qui planait au sein de sa famille que les ainés avaient fuie, sa propre fuite qui a suivi et qui était sans doute sa seule façon de pouvoir enfin respirer.

L’émotion est palpable.  La mélancolie aussi.  Le poids de la vie.  De la famille.  Du passé.  Son influence sur le vécu à venir.

Un joli roman, à ne cependant pas lire si votre moral n’est pas au super beau fixe, car il pourrait laisser des traces indélébiles et vous plonger dans l’amertume.