6
avr

Blonde... mais pas moi...

On discutait des nouvelles sorties livres (moi je suis sur le dernier Musso, troooop boooooo), notamment la suite de Hush hush, et celle d'Intuitions (je vais me régaaaaler).  Et vu que je me souviendais plus du nom des éditeurs, elle me dit "Broché".  Hein ? 

Et voilà, une minute blonde, et pour une fois, pas moi.

Vlà qu'elle pensait depuis toujours que Broché était un éditeur.

Et quel éditeur, vu le nombre de livres qu'il propose...

On a bien ri.

Preuve en image que Broché n'est pas le seul éditeur... y'a aussi Relié :)))))))))))))

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3
avr

Le théorème de Cupidon - Agnès Abécassis

"Le dimanche, on lit au lit".

J'ai toujours aimé les livres d'Agnès Abécassis.

Mais là les petits amis, et surtout les petites amies, car c'est plutôt au genre féminin que s'adressent les livres d'Agnès (quoique les mecs pourraient en prendre de la graine), je peux vous dire que Le théorème de Cupidon, j'aime pas.  Pour la bonne et simple raison que j'adoooooooooooooooore.

Je l'ai dévoré plus rapidement que le Cheese Delice, ce hamburger du Quick qui n'aura fait qu'une brève apparition dans le menu OK, mais dont Mostek et mon on est folles... Même que j'ai sondé les serveuses qui m'ont confirmé que personne ne le commandait, donc on a dû en faire notre deuil, car il reviendra sans doute jamais jamais.

Bon, chuis pas là pour parler Cheese Delice je sais.

Bref, dévoré illico presto, ce captivant roman écrit "comme à quatre mains".

Déjà ça, j'adore, les livres à quatre mains qui parfois donnent les deux versions de la situation, parfois enchaînent les scènes vues par l'un, puis par l'autre.  J'adore ("j'adore" sera mon mot préféré de ce billet, je le sens).

Et puis c'est hyper drôle et hyper romantique à la fois, l'histoire d'Adélaïde et de Philéas, qui se connaissent sans se connaître, qui loupent leurs rencontres successives, faisant naître un suspense qui n'est, bien sûr, que provisoire, passque bon, hein, les histoires d'amour finissent toujours bien, en général... (ah bon c'est pas ça ?)

Bref, j'ai totalement adoré ce livre, adoré de chez adoré.  (Tchu, faut que je diversifie mon vocabulaire, synonymes de adorer : déifier, glorifier, honorer, rendre un culte, révérer, sacraliser, vénérer, chérir, exalter, fétichiser, idolâtrer.

De par son histoire que j'aime d'amour, de par ses personnages attachants que j'aime d'amour bis (si des clones de Philéas existent, j'en veux bien un pour moi), de par l'humour distillé un peu partout que j'aime d'amour ter, de par l'histoire que j'aime d'amour quater et que je veux vivre la même là tout de suite.

Mais aussi passque Agnès Abécassis parle de mes amis/ennemis d'enfance Heckle et Jeckle, et passqu'elle cite Kramer contre Kramer (Billy "il nous faut des céréales", Ted "d'accord, quelle couleur ?" quééééééé souvenir), et puis passqu'elle cite aussi Quand Harry rencontre Sally, que je cite moi aussi en ce 30 mars, sur Planète célibataire, jour où je termine ce pétillant ouvrage, quéééé hasard dingue), passqu'elle écrit "je ne suis pas près d'accepter" et pas "je ne suis pas prête d'accepter" et puis aussi passqu'elle cite Ce que pensent les hommes (« Si un mec fait comme s’il s’en fout de toi, c’est qu’il s’en fout de toi ! » - yessssssssss, c'est prévu en méditation du 26 septembre, quééééééé destin fou) et passque tout ça tout ça, ben ça vaut son pesant d'or...

En résumé : j'adooooooooooore.  Je déifie, je glorifie, j'honore, je rends un culte, je révère, je sacralise, je vénère, je chéris, j'exalte, je fétichise, j'idolâtre.

 

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27
mar

Glacé - Bernard Minier

"Le dimanche, on lit sur son transat au soleil".

Même si Bernard Minier a gagné plusieurs concours de nouvelles, Glacé est son tout premier roman. 

Et quel roman !

Le lecteur est entraîné dans un univers virginal et froid : les Pyrénées.  Un cheval y a été retrouvé mort.  Décapité.  Et accroché à une falaise.  Servaz, flic d'une quarantaine d'années, est chargé de cette enquête pas comme les autres.

Non loin de là, Diane, jeune psychologue, vient d'intégrer un centre psychiatrique de haute sécurité, non sans une certaine appréhension.

En apparences, deux histoires sans lien.  Sauf qu'un cheval tué de cette façon semble être l'oeuvre d'un fou.  Et des fous, y'en a plein l'hôpital...  Et des morts, va y en avoir...

Voilà un thriller parfaitement goupillé, dans lequel plusieurs histoires s'imbriquent lentement mais sûrement. L'angoisse monte petite à petit pour arriver à son paroxisme en fin d'ouvrage.  Les personnages se révèlent les uns après les autres.  A plusieurs reprises, j'ai cru avoir trouvé l'assassin, j'en étais sûre.  Mais Bernard Minier est un filou, et avec Glacé, on va de surprise en surprise.

J'ai lu ce roman au soleil, profitant de ces jolies journées printanières actuelles.  Mais malgré la chaleur ambiante, il est clair que Glacé s'est avéré... glaçant.

Si vous aimez les bons romans policiers bien angoissants bien menés bien écrits, vous savez ce qu'il vous reste à faire.  Bonne lecture !

Question subsidiaire : notre ami Servaz va-t-il continuer à nous ravir lors de prochaines enquêtes ?

 

20
mar

Ils diront d’elle – Fanny Brucker

“Le dimanche, on lit au lit”.

Estelle n’assiste plus aux réveillons de famille depuis des années.  Depuis qu’elle a quitté Paris pour le bord de mer.  Depuis qu’elle s’y est réfugiée dans un cocon d’amour avec Vanessa.  N’en déplaise aux villageois.

Cette année est pourtant différente : Estelle se retrouve envahie par une solitude à la limite du supportable, qui va la faire remettre tout en question.

Ce roman tout en sensibilité ne peut laisser indifférent, à cause de la souffrance d’Estelle, son repli sur elle-même, son enfance difficile entre un père adultérin et une mère abandonnée qui s’est accrochée à elle comme une naufragée à sa bouée, le désespoir qui planait au sein de sa famille que les ainés avaient fuie, sa propre fuite qui a suivi et qui était sans doute sa seule façon de pouvoir enfin respirer.

L’émotion est palpable.  La mélancolie aussi.  Le poids de la vie.  De la famille.  Du passé.  Son influence sur le vécu à venir.

Un joli roman, à ne cependant pas lire si votre moral n’est pas au super beau fixe, car il pourrait laisser des traces indélébiles et vous plonger dans l’amertume.

13
mar

Lire et crocheter, mais pas ensemble - Epic de Conor Kostick - carrés crochet d'Anaïs Valente

"Le dimanche, parfois, on ne fait pas que lire au lit..."

Cette semaine, j'ai lu Epic de Conor Kostick.

Epic est un roman "jeunesse", comme on dit, mais après tout, la jeunesse, c'est jusqu'à quel âge ?

Un roman de science-fiction, soit pas vraiment mon genre, mais le pitch m'a immédiatement donné envie de le découvrir : nous sommes sur une planète inconnue actuellement, en l'an 3000 et des poussières, du moins le crois-je.  Une planète colonisée par les survivants d'une terrible guerre mondiale comme il pourrait s'en produire chaque jour sur notre petite terre.  La violence a réduit la terre à néant.  Alors, ces colons ont souhaité en bannir toute forme pour l'avenir.  Les conflits se règlent désormais sur Epic, un jeu de rôle qui détermine la classe sociale de chacun, en fonction de sa capacité à jouer intelligemment... en théorie.

Une société qui semble idyllique : pas de violence, un jeu pour régler ses conflits.

Mais dès les premières pages, je me suis dit "c'est quoi cette dictature à la noix ?"

Et je n'avais pas tort de le penser, puisque, page 94, j'ai pu retrouver ce terme : dictature.  Yesss, Anaïs, t'avais tout pigé. 

Et sur cette planète en apparence calme, certains ne sont plus d'accord.  Ils ont compris que le pouvoir reste aux mains d'un petit nombre et qu'il va falloir user d'une nouvelle stratégie sur Epic pour faire enfin changer les choses.  Non sans danger.

Rha que voilà un livre à offrir à vos ados, chères mamans, chers papas.  Une critique osée du réel et du virtuel, deux mondes qui parfois s'entrecroisent ou se nuisent.  Un livre à lire ensuite vous-même, passqu'il recèle un paquet de messages vachement utiles, même en 2011, surtout en 2011...  Et nul besoin d'aimer ou de piger quoi que ce soit aux jeux pour aimer Epic, foi d'Anaïs même plus cap de jouer à Pacman.

 

Et puis, je vous le disais, le dimanche on ne fait pas que lire au lit.  Au lit, on crochète aussi.

La semaine dernière, j'ai eu la joie de renouer avec le crochet, moi qui avais pris un tel plaisir à faire des fleurs, souvenez-vous, y'a quelques mois déjà.

L'atelier du jour m'a permis d'apprendre à faire des carrés.  Passque les fleurs, j'en ai fait plein... mais je sais pas quoi en faire à part les mettre sur un chapeau pour papier WC, mouahahah.

Tandis qu'avec des carrés, on sait faire plein plein plein de choses :

- un couvre-lit qui sera prêt en 2054

- un coussin, kitchisé à souhait si je mets, sur mes carrés, les fleurs déjà réalisées, yessss

- un manteau pour chienchien à sa mémère

- une protection d'accoudoirs pour mon nouveau canapé

- un string

- un mouchoir dans lequel on se mouche pas because les trous, donc servant juste à attirer un chevalier servant par sa chute sur un chemin (enfin un trottoir en l'occurrence)

Ah si je savais dessiner, je vous ferais un petit topo de ce que mon imagination débridée me met sur le neurone.

Et si je ne fais rien de mes carrés, peu importe, ils iront rejoindre la grande écharpe que j'ai tricotée et customisée de fleurs, mais jamais mise car elle est trop épaisse, me couvre le visage et gratte pire qu'une famille nombreuse de puces.  L'essentiel c'est de participer, et puis grâce à ces activités manuelles, je vais lancer un nouveau régime, que j'intitulerai "qui active ses menottes point ne grignotte".  Essayez, vous verrez, ça marche, mieux que l'hyperprotéine, le multiananas ou le weight watcher.

D'autres idées de ce que je vais bien pouvoir faire de mes carrés de crochet ?

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