24
avr

Vénéneuses - Anna Godbersen

"Le dimanche, on lit au lit, et chaque jour, avec l'été précoce, on lit sur le transat".

(attention, si vous n'avez pas lu les trois premiers tomes, ce billet pourrait vous révéler quelque peu leur intrigue)

Rhaaaaaaaaaaaaa, quel bonheur intense d'enfin pouvoir lire ce quatrième et dernier volet de la saga d'Anna Godbersen, cette saga aux couvertures qui font rêver, après avoir découvert, au fil des années, Rebelles, Rumeurs et Tricheuses.  Quel bonheur de savoir que le dénouement final aura lieu, que je saurai tout tout tout... passque bon, hein, Rebelles est sorti en 2008... ça fait long, une telle attente.

Je retrouve donc avec une joie intense Elizabeth, enceinte de l'un, mariée à l'autre, qui tente de se créer un bonheur tout relatif, Diana et Henry, toujours fous amoureux malgré le mariage forcé de ce dernier avec la vilaine Pénélope, laquelle va enfin découvrir ce que le mot "désillusion" signifie

Diana, le coeur brisé, court le monde à l'aventure mais ne peut oublier Henry. Carolina, l'ex-femme de chambre, est devenue une icône de la société mondaine. Penelope, enfin au bras d'Henry qu'elle convoitait tant, perd la tête pour les beaux yeux d'un prince. Alors qu'elles se croyaient à l'abri, de nouveaux scandales éclaboussent leurs belles robes. Cette fois, les vénéneuses risquent de se brûler les ailes à jamais...  Et puis Carolina, enfin sortie de sa condition sociale modeste, après tant d'efforts.  Leurs vies vont à nouveau être totalement chamboulées, bouleversées, transformées, et, comme le dit si bien le résumé de l'ouvrage : "Alors qu'elles se croyaient à l'abri, de nouveaux scandales éclaboussent leurs belles robes. Cette fois, les vénéneuses risquent de se brûler les ailes à jamais..."

Voilà un dernier ouvrage d'une saga aussi captivant que les trois premiers, avec cet avantage qu'il offre enfin une "end" aux histoires de protagonistes auxquelles je me suis finalement vachement attachée, au fil des ans.  Pas toujours une "happy end", mais ça, l'auteure m'y a bien souvent habituée... mais une "end".  Pas toujours celle dont j'avais rêvé pour Elisabeth et Diana, voire Carolina et Pénélope, mais une "end".

J'ai adoré cette saga, qui réussit le pari de nous offrir de la romance et de l'aventure tout en nous permettant de découvrir comment les femmes vivaient au début du 20e siècle.  Paradis.  Enfer.  Un peu des deux, en fait.

Si vous ignorez tout de ces ouvrages, je vous conseille de lire les quatre d'affilée, d'autant que les deux premiers sont déjà dispos en poche, si c'est pas du bonheur ça, je vous le demande, keske c'est !

24
avr

N'ayez pas peur, nous sommes là - Janine Boissard

"Le dimanche, on lit au lit, et chaque jour, avec l'été précoce, on lit sur le transat".

Pour cette nouvelle aventure, Janine Boissard, célèbre auteure notamment de L'esprit de famille, qui a marqué mon adolescence, de Croisière, qui a marqué ma croisière dans les îles grecques et d'Une femme en blanc, qui a marqué le monde de la télévision, nous emmène dans le monde des pompiers, avec Ninon, mère célibataire qui a fait une croix sur les hommes et se dévoue entièrement à sa profession, qu'elle exerce avec son meilleur ami.

Quelle joie de retrouver ce qui fait la force des romans de Janine Boissard : l'émotion.  Avec, bien sûr, un zeste d'action, un soupçon de rires et quelques larmes versées.

Un tout joli roman, qui se lit avec un plaisir infini, dont l'histoire coule comme une rivière en été (ouh que c'est bateau cette expression, mais elle s'est imposée à moi, que puis-je y faire ma bonne Dame ?).

Un petit regret, pour ma part : un événement de l'histoire que je n'ai pas aimé, car trop précipité, trop peu crédible à mon goût.  Crédible, il l'aurait été, d'après moi, il y a deux cents ans, mais pas ici, pas avec Ninon, pas en 2011.  Mais c'est mon avis à moi rien qu'à moi... et puis hein, chacun écrit ses histoires comme il les rêve, c'est bien connu.  Hormis ce petit regret, un bon moment de plaisir durant toute la lecture.

10
avr

Cuisine et correspondance - Andréa Israel et Marcy Garfinkel

"Le dimanche, on lit au lit".

C'est l'histoire d'un livre publié à compte d'auteur qui a connu un tel succès qu'un éditeur, un vrai, est ensuite passé par là.

C'est l'histoire de deux amies qui renouent après des années de silence.  Elles s'aiment, mais ne se comprennent pas, tout comme elles ne se sont pas comprises durant ces années sans se revoir.  Rien n'a changé.

C'est l'histoire de deux jeunes filles totalement différentes l'une de l'autre qui deviennent amies à travers des recettes qu'elles s'envoient, que l'on découvre à travers leurs écrits et ce qu'elles aiment manger.  Que l'on voit grandir, murir, s'éloigner, se rapprocher, partager leurs rêves, leurs peurs, leurs conflits, leurs guerres.  Que l'on sent s'éloigner, aussi, jusqu'au clash final, quelques années plus tard.

C'est l'histoire de deux femmes qui veulent comprendre pourquoi leur amitié n'a pas tenu.  Qui veulent enfin s'expliquer, au risque de souffrir encore plus.

C'est l'histoire d'une amitié, envers et contre tout, malgré les secrets, malgré les souffrances.

C'est une histoire totalement émouvante.

C'est une histoire totalement gourmande, aussi.

C'est une histoire que je vous conseille, car elle remue les tripes, et je ne parle pas ici d'une recette de cuisine, mais bien de les vôtres, de tripes, qui ne resteront pas indifférentes à une telle histoire.

Ensuite, une fois l'émotion passée, il vous restera 82 recettes à tester.

C'est pas du bonheur, ça, ma bonne Dame ?

10
avr

Morning glory - Diana Peterfreund

"Le dimanche, on lit au lit".


Quand j'ai découvert que ce roman était écrit par la scénariste du Diable s'habille en Prada, je ne me suis pas dit "cooooooool, garantie d'un super bon livre".  Je me suis dit "angoooooooooooooisse, un livre écrit par une scénariste, keske ça va donner ça ?"

Passque j'ai lu, quand j'étais bien plus jeune que maintenant, La boum.  Vu le film, of course, mais lu le livre.  Ou plutôt le scénario, car c'est bien de ça dont il s'agissait, une nulle retranscription du scénario.  Jamais lecture ne m'a semblée plus nulle (hormis bien sûr, les abominations que j'ai dû ingurgiter pour l'école, genre La princesse de Clèves ou Le noeud de vipères).

J'ai donc commencé ma lecture pleine d'appréhension, imaginant revivre la même expérience.

Fort heureusement, il n'en fut rien, car Morning glory est un chouette livre qui se déguste avec un plaisir certain.  Le pitch rappelle un peu Le diable s'habille en Prada, même si nous quittons le monde du magazine de mode pour celui de la télévision.  Mais ici, notre héroïne, Becky, se retrouve propulsée à la tête d'une émission matinale qui doit être regardée par... euh... deux téléspectateurs, ou plutôt -trices et dont les animateurs semblent désabusés.  Elle va devoir redoubler d'effort pour remotiver ses troupes, malgré un budget riquiqui et un manque d'enthousiasme totalement contagieux au sein de la chaîne de télévision qui l'emploie, manque d'enthousiasme partagé par le nouvel animateur qu'elle va recruter, Mike, à côté duquel un ours mal léché fait office de bisounours.  

Bourré d'humour, savamment saupoudré d'amour, Morning glory se lit (trop) rapidement et donne la banane pour plusieurs jours... ainsi que l'envie folle d'aller découvrir le film, qui vient de sortir, passque je suis sûre qu'Harrisson Ford sera parfait en Mike l'ours mal léché...  C'est vrai, d'habitude je préfère voir un film PUIS lire le livre, mais ici je ferai exception... et, promis, je reviendrai vous en parler.

10
avr

L'appel de l'ange - Guillaume Musso

"Le dimanche, on lit au lit".

Avril, c'est le mois des jonquilles, des soirées qui rallongent, des premiers bains de soleil, de la perspective des fraises, des premiers barbecues et du dernier né de Guillaume Musso.

Chaque année, en avril, je l'attends, tel un messie.

Et je n'ai bien sûr pas fait exception à la règle cette année, d'autant que le pitch de L'appel de l'ange me faisait saliver pire qu'un escargot namurois : un échange de portables dans un aéroport.  Ils ne se connaissent pas.  Ils vont apprendre à se connaître en analysant avec avidité le contenu du portable de l'autre.  Un point commun les réunit.  Sa découverte pourrait s'avérer plus dangereuse que prévu...

Cocktail détonnant pour ce nouveau Musso, que de toutes façons je ne pouvais qu'aimer.  Vous allez me dire que ça manque alors de peps, de lire un livre que je suis certaine d'aimer ?  Je vous répondrai que c'est comme chausser des pompes dont on partage la vie depuis plusieurs années, c'est la garantie d'un confort absolu.  Avec en bonus l'effet de surprise, puisque j'ignore encore l'histoire du livre quand je le commence.  Un peu comme si mes pompes super confortables changeaient de look chaque jour, ô surprise intense et hautement... surprenante.  Confort donc, mais étonnement en sus à chaque page.

Cocktail détonnant donc, puisque, outre la romance savamment distillée, comme à l'accoutumée, le suspens, lui, va grandissant, transformant petit à petit l'histoire en un thriller dont on ne peut arrêter la lecture.  Outre le mystère et l'amour, vlà que l'angoisse est au rendez-vous.   

Et je peux vous dire qu'au moment de ce coup de fil qui a interrompu ma lecture, que j'avais l'intention de réaliser d'une traite, savoir en une après-midi au soleil, j'ai été tentée de balancer mon téléphone en rue pour ne pas devoir décrocher... et puis sait-on jamais qu'un bel inconnu serait passé par là et l'aurait ramassé...

J'ai pourtant décroché, adieu lecture, adieu bel inconnu, et n'ai pu terminer L'appel de l'ange que le lendemain... ce qui fut un réel supplice.

Et voilà, l'événement d'avril (enfin de mars, vu que la sortie officielle a eu lieu le 31 mars) est déjà terminé et, comme chaque fois, je me sens tristounette, le manque est déjà là...  Et dire qu'il faudra attendre une année entière pour le suivant...