24
avr

So ! Londres - So ! Paris

"Le dimanche, on lit au lit, et chaque jour, avec l'été précoce, on lit sur le transat".

Il y a quelques semaines déjà, une de mes collègues était surexcitée, que dis-je, survoltée, à l'idée de partir en week-end à Londres.  Dieu que j'aurais aimé être à sa place.

Tous les matins de la semaine précédant son départ, donc, elle arrivait au bureau, sourire banane, oeil pétillant et me répétait à quel point elle était excitée.

Alors, je lui chantais : "I'm so excited, and I just can't hide it..."

Rituel immuable durant toute une semaine que cette chanson, qui nous mettait de bonne humeur dès le matin, ce qui n'est pas toujours gagné quand on commence une journée de taf, je vous le dis...

Sa seule déception était de n'avoir pu réserver une table dans le resto de Jamie Oliver, cet anglais qui a révolutionné les cantines et dont Mostek m'avait fait découvrir le talent lorsque ses émissions passaient en Gelbique.  Ah ben ça, on réserve pas chez Jamie Oliver une semaine à l'avance, qu'on se le dise.

Mais nous continuions à chanter, chaque matin, rituel immuable pré-voyage-à-Londres.

La veille de son départ, la joie fut encore plus intense, car j'avais reçu, ô heureux hasard postal So ! Londres (mais également So ! Paris).

Quelle meilleure opportunité de tester ce petit guide So ! pratique que de le lui confier pour son séjour ?

Entre "I'm so excited" et "and I just can't hide it", je lui ai donc prêté So ! Londres, qu'elle a immédiatement ouvert pour y tomber, ô vilain hasard, sur la page parlant du resto de Jamie Oliver.  Juré craché gerbé, j'invente pas, elle pourra vous le confirmer.  Et la boucle était bouclée.

So ! Londres a dès lors déjà fait son premier voyage à Londres, pour le plus grand bonheur de ma collègue adorée.  Quant à So ! Paris, j'attends impatiemment mon prochain séjour pour, moi aussi, profiter de ces guides hyper bien conçus, foisonnant d'infos indispensables et qui proposent, vive le monde moderne, également des infos complémentaires disponibles via les GSM (oui, bon, pour moi c'est rapé, vu que j'ai qu'un vieux GSM de l'an dernier, ce qui, en 2011, équivaut au siècle dernier).

Disponibles en So ! Londres, So ! Paris, So ! Berlin, et tout bientôt en So ! Marseille, So ! New-York (bouhouhouhou, je veux zaller à New-York, bordel de Dieu) et So ! Bruxelles/Anvers.  A quand So ! Namur, ma bonne Dame ?

 

24
avr

Crescendo (Hush hush 2) - Becca Fitzpatrick

"Le dimanche, on lit au lit, et chaque jour, avec l'été précoce, on lit sur le transat".

Je l'attendais impatiemment, cette suite de Hush hush, dont le vous avais parlé l'an dernier.  Après les vampires, voilà que les anges envahissaient nos vies... et pas n'importe quels anges : des anges déchus.

Ben j'ai pas été déçue.  Déjà, la couverture est aussi jolie que celle de Hush hush, qui est totalement sublimissime.

Joie intense, donc, de retrouver Nora, folle amoureuse de son ange (devenu gardien) de Patch, avec qui elle entame une relation captivante.  Pourtant, lorsqu'elle lui avoue, dans son élan, son amour fou pour lui, il reste de glace et devient, ensuite, de plus en plus étrange.  Entre Patch et son attitude bizarre qui la fait douter, Vee le meilleur ami de ce dernier, qui drague sa meilleure amie à elle, et Scott, étonnamment ressurgi du passé de Nora pour des raisons aussi obscures que palpitantes, il semble que son existence soit en train de basculer de "histoire d'amour toujours" à "enquête policière à risque".  Va-t-elle enfin découvrir pourquoi son père a été sauvagement assassiné il y a quelques mois ?

Suite totalement réussie de Hush hush, voilà un roman encore plus dynamique que son premier tome, plus angoissant aussi, mais plus complexe... pour le petit cerveau que je suis.  J'y ai parfois perdu mon latin entre les divers types d'anges qui squattent la planète de Nora. Mais ce cocktail d'amour, de doutes, de stress et de danger est détonnant. Captivante lecture, je vous le dis et redis... un tantinet gâchée par la certitude que ce deuxième tome n'est pas le dernier, et qu'il faudra, encore et toujours, attendre pour connaître la suite.  Tchu, j'aime pô ça.

24
avr

Vénéneuses - Anna Godbersen

"Le dimanche, on lit au lit, et chaque jour, avec l'été précoce, on lit sur le transat".

(attention, si vous n'avez pas lu les trois premiers tomes, ce billet pourrait vous révéler quelque peu leur intrigue)

Rhaaaaaaaaaaaaa, quel bonheur intense d'enfin pouvoir lire ce quatrième et dernier volet de la saga d'Anna Godbersen, cette saga aux couvertures qui font rêver, après avoir découvert, au fil des années, Rebelles, Rumeurs et Tricheuses.  Quel bonheur de savoir que le dénouement final aura lieu, que je saurai tout tout tout... passque bon, hein, Rebelles est sorti en 2008... ça fait long, une telle attente.

Je retrouve donc avec une joie intense Elizabeth, enceinte de l'un, mariée à l'autre, qui tente de se créer un bonheur tout relatif, Diana et Henry, toujours fous amoureux malgré le mariage forcé de ce dernier avec la vilaine Pénélope, laquelle va enfin découvrir ce que le mot "désillusion" signifie

Diana, le coeur brisé, court le monde à l'aventure mais ne peut oublier Henry. Carolina, l'ex-femme de chambre, est devenue une icône de la société mondaine. Penelope, enfin au bras d'Henry qu'elle convoitait tant, perd la tête pour les beaux yeux d'un prince. Alors qu'elles se croyaient à l'abri, de nouveaux scandales éclaboussent leurs belles robes. Cette fois, les vénéneuses risquent de se brûler les ailes à jamais...  Et puis Carolina, enfin sortie de sa condition sociale modeste, après tant d'efforts.  Leurs vies vont à nouveau être totalement chamboulées, bouleversées, transformées, et, comme le dit si bien le résumé de l'ouvrage : "Alors qu'elles se croyaient à l'abri, de nouveaux scandales éclaboussent leurs belles robes. Cette fois, les vénéneuses risquent de se brûler les ailes à jamais..."

Voilà un dernier ouvrage d'une saga aussi captivant que les trois premiers, avec cet avantage qu'il offre enfin une "end" aux histoires de protagonistes auxquelles je me suis finalement vachement attachée, au fil des ans.  Pas toujours une "happy end", mais ça, l'auteure m'y a bien souvent habituée... mais une "end".  Pas toujours celle dont j'avais rêvé pour Elisabeth et Diana, voire Carolina et Pénélope, mais une "end".

J'ai adoré cette saga, qui réussit le pari de nous offrir de la romance et de l'aventure tout en nous permettant de découvrir comment les femmes vivaient au début du 20e siècle.  Paradis.  Enfer.  Un peu des deux, en fait.

Si vous ignorez tout de ces ouvrages, je vous conseille de lire les quatre d'affilée, d'autant que les deux premiers sont déjà dispos en poche, si c'est pas du bonheur ça, je vous le demande, keske c'est !

24
avr

N'ayez pas peur, nous sommes là - Janine Boissard

"Le dimanche, on lit au lit, et chaque jour, avec l'été précoce, on lit sur le transat".

Pour cette nouvelle aventure, Janine Boissard, célèbre auteure notamment de L'esprit de famille, qui a marqué mon adolescence, de Croisière, qui a marqué ma croisière dans les îles grecques et d'Une femme en blanc, qui a marqué le monde de la télévision, nous emmène dans le monde des pompiers, avec Ninon, mère célibataire qui a fait une croix sur les hommes et se dévoue entièrement à sa profession, qu'elle exerce avec son meilleur ami.

Quelle joie de retrouver ce qui fait la force des romans de Janine Boissard : l'émotion.  Avec, bien sûr, un zeste d'action, un soupçon de rires et quelques larmes versées.

Un tout joli roman, qui se lit avec un plaisir infini, dont l'histoire coule comme une rivière en été (ouh que c'est bateau cette expression, mais elle s'est imposée à moi, que puis-je y faire ma bonne Dame ?).

Un petit regret, pour ma part : un événement de l'histoire que je n'ai pas aimé, car trop précipité, trop peu crédible à mon goût.  Crédible, il l'aurait été, d'après moi, il y a deux cents ans, mais pas ici, pas avec Ninon, pas en 2011.  Mais c'est mon avis à moi rien qu'à moi... et puis hein, chacun écrit ses histoires comme il les rêve, c'est bien connu.  Hormis ce petit regret, un bon moment de plaisir durant toute la lecture.

10
avr

Cuisine et correspondance - Andréa Israel et Marcy Garfinkel

"Le dimanche, on lit au lit".

C'est l'histoire d'un livre publié à compte d'auteur qui a connu un tel succès qu'un éditeur, un vrai, est ensuite passé par là.

C'est l'histoire de deux amies qui renouent après des années de silence.  Elles s'aiment, mais ne se comprennent pas, tout comme elles ne se sont pas comprises durant ces années sans se revoir.  Rien n'a changé.

C'est l'histoire de deux jeunes filles totalement différentes l'une de l'autre qui deviennent amies à travers des recettes qu'elles s'envoient, que l'on découvre à travers leurs écrits et ce qu'elles aiment manger.  Que l'on voit grandir, murir, s'éloigner, se rapprocher, partager leurs rêves, leurs peurs, leurs conflits, leurs guerres.  Que l'on sent s'éloigner, aussi, jusqu'au clash final, quelques années plus tard.

C'est l'histoire de deux femmes qui veulent comprendre pourquoi leur amitié n'a pas tenu.  Qui veulent enfin s'expliquer, au risque de souffrir encore plus.

C'est l'histoire d'une amitié, envers et contre tout, malgré les secrets, malgré les souffrances.

C'est une histoire totalement émouvante.

C'est une histoire totalement gourmande, aussi.

C'est une histoire que je vous conseille, car elle remue les tripes, et je ne parle pas ici d'une recette de cuisine, mais bien de les vôtres, de tripes, qui ne resteront pas indifférentes à une telle histoire.

Ensuite, une fois l'émotion passée, il vous restera 82 recettes à tester.

C'est pas du bonheur, ça, ma bonne Dame ?