22
mai

Intuitions - tome 2 - chaos - Rachel Ward

"Le dimanche, on lit au lit".

J'ai quitté Jem en 2010 (cf cette chronique livre).  Jem qui a le don de voir des nombres au-dessus des personnes dont elle croise le regard.  Des nombres étant la date de leur mort.  Jem qui a prédit un attentat à la London Eye et a été accusée d'en être l'instigatrice.  Jem qui a transmis son don à son fils, Adam.  Cadeau empoisonné.  Fabuleux roman.

Je retrouve Adam en 2026.  Bien des choses ont changé sur terre.  Et pas en bien.  Adam est contraint de revenir à Londres avec sa grand-mère, qui l'a élevé à la mort de Jem.  Il y croise Sarah, terrorisée par cette rencontre.  Car Adam, elle le voit en rêve depuis des mois.  Ou plutôt en cauchemar.  Adam, lui, découvre un phénomène effrayant : la majorité des londoniens arborent un chiffre mystérieux : 01012027.

Sarah et Adam ne se sont pas rencontrés par hasard.  Mais comment vont-ils faire pour changer le destin ?

"Waw" est le premier mot qui m'est venu en tête à la lecture de ce second tome.  Quand on a adoré un premier tome, on a toujours un peu peur d'être déçu.  Et bien ce ne fut pas le cas.  L'auteure a réussi, après l'effet de surprise de son premier roman, à maintenir, sinon à accroître, la tension, dans le second, qui se transforme petit à petit en thriller époustouflant et pour le moins angoissant.

Cerise sur le gâteau, la couverture du second ouvrage est tout aussi jolie que celle du premier.

Un livre dévoré en quelques heures.  Maintenant, reste à attendre le troisième et dernier tome.  Les paris sont ouverts, après le violet, après l'orange, quelle sera la couleur du dernier volet de cette saga ?  Je dirais vert, et vous ?  Bon, pour le résultat, faudra attendre.  Attendre, toujours attendre, monde littéraire cruel.

22
mai

L'enfant aux cailloux - Sophie Loubière

"Le dimanche, on lit au lit".

Madame Préau est une voisine comme on ne les aime pas.  Pour de multiples raisons que je vous laisse le plaisir de découvrir durant votre lecture.  Après une longue convalescence, elle réintègre ses pénates et découvre qu'elle a de nouveaux voisins.  Des voisins qu'elle n'aime pas et qu'elle soupçonne rapidement de maltraiter l'un de leurs enfants.  Un seul.  Sur trois.  Mais Madame Préau est paranoïaque à ses heures.  Alors, lorsqu'elle contacte les services sociaux et la police, ce n'est pas qu'on lui rit au nez, mais c'est tout comme.  Personne ne la croit, cette vieille paranoïaque que tout dérange et qui dérange tout le monde à tout bout de champ.  Sa paranoïa va-t-elle s'avérer dangereuse pour autrui, voire pour elle-même ?

A travers le quotidien de Madame Préau, quasiment à huis clos, Sophie Loubière m'a entraînée dans les mystères de l'existence et du passé de cette vieille femme attachante et insupportable à la fois.  Dans la vie de son fils, également, qui l'aime et la déteste, en fonction du moment.  Et puis dans celle de sa belle-fille.  Et de son petit-fils.  Dans leur passé commun, fait de rancoeurs et d'amour.  Elle m'a entraînée, également, dans une histoire à la fois palpitante et angoissante, mais également, et surtout dans une enquête empreinte 'une bonne dose de psychologie, parfaitement distillée.  Une dose qui m'a fait suspecter tout le monde, tour à tour.

Captivant.  Et émouvant également.  Avec un final en apothéose, croyez-moi.

Voilà le premier polar de Sophie Loubière paru chez Fleuve Noir... et je vous prie de croire que j'espère que ce n'est pas le dernier.

15
mai

Le chaperon rouge

"Le dimanche, on lit au lit, surtout quand ça caille".

Je connaissais les vampires.  Je connaissais les anges.  Je connaissais les loups garous.  Et je connaissais Le petit chaperon rouge, of course, mère-grand, comme tu as de grandes dents, c'est pour mieux te manger mon enfant.

Mais j'ignorais que le loup du chaperon rouge était en fait un loup garou... du moins dans cette version revisitée du conte de mon enfance.  Une version plus noire, plus mystérieuse, mais plus captivante, sans doute.  Une version où le monde de Valérie, notre chaperon du jour, se situe au sein d'un petit village terrorisé par un loup depuis la nuit des temps, et qui ignore que le pire reste à venir.  Une version qui est en fait à la base un film de la réalisatrice de Twilight, dont ce livre est le complément.  Bon, j'ai bossé à l'envers, vu que j'ai lu le livre et que maintenant, il me faut voir le film, tant ma curiosité est aiguisée.

Un livre aussi étrange que la texture de sa couverture, totalement addictive une fois qu'on la touche, je vous l'assure.

8
mai

Longtemps, j'ai rêvé d'un dimanche pareil...

longtemps j'ai rêvé d'elle,thierry cohen

 

"Le dimanche, on lit à l'ombre d'un parasol." (Longtemps, j'ai rêvé d'elle - Thierry Cohen)

Ce matin, j'ai décidé de ne pas bosser.  Le septième jour, Dieu se reposa.  Ben moi aussi.  J'ai bossé six jours, bien bossé, depuis lundi, sur un nouveau projet que j'ai, alors, ce dimanche, repos intégral.

Je me suis donc préparé à une journée lecture transat.  J'ai pressé deux oranges.  J'ai disposé deux croissants sur une assiette.  J'ai ouvert un yaourt non light à la noix de coco.  J'ai versé du lait de soja au cacao dans ma tasse.  J'ai disposé mon coussin sur mon transat.  J'ai ouvert mon parasol.  Et j'ai emporté Longtemps, j'ai rêvé d'elle avec moi.

Je me suis installée.  J'ai regardé le ciel bien bleu.  J'ai regardé la couverture inspirante.  Et j'ai ressenti en moi comme un sentiment de bonheur.  Sentiment rare, en moi, qui connais mal le bonheur.  Et là, le bonheur était là, presque émouvant.  J'ignore pourquoi.  Perspective de la lecture.  Conséquences du soleil.  Effets secondaires de l'inactivité après six jours de boulot acharné ?  Je l'ignore, mais je l'ai ressenti, le bonheur.  Fugace, très fugace, ça n'a duré qu'un bref instant, mais c'était cool, ce bref instant.

Soit.

Que vous dire de ce livre ?  Comment ne pas trop en dire alors que j'ai envie de tout vous dire ?

Ce livre est avant tout l'histoire de deux solitudes.  

Celle de Lior, qui ne veut plus avoir affaire aux hommes.  Trop de souffrances.  Elle s'est construit une vie bien rangée, dans laquelle elle prétend être heureuse.

Celle de Jonas, qui attend le seul amour de sa vie, qu'il n'a encore croisé qu'en rêve.  Trop d'espérances.  Il a un jour écrit un roman, sous le pseudonyme de Raphaël, puis plus rien.  Il n'est pas heureux.

C'est également l'histoire de deux amours.

Celle entre Lior et Jonas, le libraire et sa cliente.  Jonas reconnaît en elle celle qu'il attendait.  Elle est aveuglée par ses peurs.  Il veut qu'elle l'aime pour ce qu'il est.

Celle entre Lior et Raphaël, l'auteur et sa lectrice.  Elle se reconnaît dans son roman.  Elle croit l'aimer.  Il se refuse à lui avouer que Raphaël et Jonas ne sont qu'un seul homme.  

Autour d'eux gravitent des personnages, leurs souffrances, leurs rêves, leurs envies, mais aussi leurs desseins à l'égard de leurs amis qu'ils veulent rendre heureux...  Y parviendront-ils ?

Bien sûr, j'ai braillé comme un veau durant une bonne partie de la lecture.  Parce que Lior pourrait être moi.  Parce que je ne serais pas contre un Jonas dans ma vie.  Et puis pour plein d'autres raisons qui font brailler comme un veau, mais je vous laisse la joie de les découvrir vous-mêmes, ces raisons.  C'est mieux, non ?

Ce livre est un livre qui raconte sa propre histoire. Un livre dans le livre.  Ce livre est également une ôde aux livres et au pouvoir qu'ils ont sur les êtres.  Et après lecture, je ne peux que vous le confirmer.  Les livres ont un pouvoir.  Je le sais depuis longtemps, en fait.  Depuis que j'ai lu L'écume des jours.  J'avais douze ans.  Un bail.  En lisant Longtemps, j'ai rêvé d'elle, je me suis interrogée sur mon "roman lumière" à moi, celui censé, d'après Thierry Cohen, guider ma vie.  Lequel serait-ce ?  Difficile à dire.  Mais à l'instant où j'écris ce billet, c'est indéniable, mon roman lumière, c'est Longtemps, j'ai rêvé d'elle...  Dans ce livre, j'ai trouvé tant de bouts de textes que j'aurais pu écrire si j'avais le talent de l'auteur, tant de bouts de moi que vraiment, non, ce ne peut être un hasard...  

PS : avez-vous remarqué le petit objet dans le ciel ?

 

8
mai

Maigrir pour les nuls - Michel et Sybille Montignac

"Le dimanche, on MAIGRIT au lit".

Restons dans le régime, puisque c'est dans l'air du temps et de saison, avec ce choli soleil.  Enfin moi, je ne suis pas adepte des régimes, déjà je n'y parviens pas, et puis je ne trouve pas ça sain, je pense qu'adopter une bonne hygiène de vie est préférable à s'affamer.  Bien sûr, je n'adopte pas de bonne hygiène de vie, j'essaie mais c'est tellement difficile tout ça... Disons donc qu'en théorie, je trouve qu'adopter une bonne hygiène de vie est préférable à s'affamer.

Cette brique rédigée par Michel et Sybille Montignac va donc m'aider à appréhender cette méthode dont j'ignore tout et à perdre du poids sans me priver, c'est pas du bonheur ça ?  Avec, en cadeau bonux, un petit livre de recettes express contenant 50 recettes en moins de 15 minutes... je me demande si je vais pas commencer par tester les recettes express, ce sera plus simple pour la piètre cuisinière que je suis.  Ensuite, je me plongerai dans Maigrir pour les nuls et j'apprendrai à adopter une nouvelle hygiène de vie.

Bon, je ne la fais pas longue, vu le beau temps, petit déjeuner jus d'oranges frais et croissants à la confiture, puis barbecue m'attendent.

Mais promis, demain, je m'y mets.