20
aoû

Un mythe s'effondre : je ne périrai pas dévorée par mon berger allemand

En bonne célibattante Bridget Jonesienne, je me suis préparée psychologiquement à être dévorée par mon berger allemand le jour où je mourrai, chez moi, seule et abandonnée de tous (pleurons dans les chaumières).  Ce qui évitera finalement de coûteuses funérailles à mes héritiers éloignés.

Et voici ce que je lis, ce matin, confortablement installée sur mon transat :

"Depuis qu'elle étant dans la police, Annabel ne comptait plus les cas où les animaux domestiques avaient fait du cadavre de leur maître un repas orgiaque.  Les chats en particulier, ils n'attendent pas que la viande refroidisse". (In Tenebris - Maxime Chattam).

Glups, vais-je devoir remplacer mes projets d'acquisition d'un berger allemand par l'adoption d'un chartreux ou d'un sphynx ?

7
aoû

Mes recettes de vacances – Valérie Duclos

« Le dimanche on lit au lit ».

En l’occurrence, c’est hier, savoir samedi, que j’ai lu, et pas au lit, vu que j’ai saisi ce tout petit ouvrage tout pas cher (premier bon point) et tout plein de recettes suite à une folle envie de me faire une lasagne et un tiramisu. 

Alors, j’ai fouillé et j’ai trouvé une recette estivale de lasagnes.  Second bon point de l’ouvrage : les recettes sont classées par saison, sympa.  Troisième bon point : elles sont faciles, ce qui est bien sûr indispensable vu mes qualités médiocres à ce niveau.  Et j’ai trouvé la lasagne à l’agneau et à l’aubergine.  Pour le tiramisu, y’avait aussi une recette, mais j’ai décidé de réitérer celle que ma collègue m’a fournie, autant ne pas troubler mes habitudes de cuisinière du dimanche.

J’ai donc foncé au supermarché faire mon petit shopping lasagnes et tiramisu, avec, pour une fois, ma liste de courses, pour rien oublié.

Bien sûr, j’ai oublié des trucs.

Comme le gruyère à mettre sur la lasagne, en plus de la mozzarella, ce qui fait que ma lasagne était bof, totalement sèche sur le dessus, la dernière couche de pâtes à lasagnes étant immangeables.  Snif, un échec que cette lasagne, clair et net.  Pas because of la recette, because of my negligence.

Par contre, petite anecdote rigolote : dans la liste d’ingrédients de « Mes recettes de vacances », oignons, ail, lasagnes, viande hachée, sauce tomate, aubergine (que je remplace par courgette), mozzarella… et tomates fraîches.  Je n’en mets jamais dans la lasagne, me contentant de bocaux.  Mais là je décide de bien faire les choses et j’achète les quatre tomates recommandées.

Une fois de retour chez moi, j’ai eu beau relire trois fois la recette, aucune trace de ces tomates.

J’ai donc fait sans. Et je me retrouve avec plein de tomates.  Pas grave, me ferai une omelette. Et une tomate mozza.  Et une crèpe farcie tomate jambon.

Mais tout de même, sur les 140 recettes, il a fallu que je choisisse celle contenant une chtite erreur.  Combien de chance de tomber sur une recettes avec un couac, hein, dites-le moi ? Quand je vous dis que mon destin est de ne pas cuisiner, mais de rencontrer un charmant homme qui adorera me préparer de bons petits plats, tandis que je ferai son repassage.

 

1
aoû

Ce souar à la Retebef

Enfin sur La une, comme on doit l'appeler désormais (tchu, c'te manie de changer les noms des chaînes, ça me saoule) :

Ensemble c'est tout

A voir et à revoir, mmhhhhhh.

J'en avais parlé ici.

Et j'avais parlé du bouquin ici.

Que du bonheur que tout ça, alors moi, perso, même si je l'ai vu vingt fois et que je l'ai en DVD, ben je le materai à nouveau ce soir, passqu'on a beau dire, les DVD c'est bien, mais voir un film quand il passe, ben c'est encore mieux, me demandez pas pourquoi, c'est ainsi.

Et sinon, du beau film à me conseiller en ce moment, ou du beau livre ?  Passque comme le Renard, en ce moment, "je m'ennuie donc un peu*"...

ensemble_cest_tout.jpg

 

*Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m'ennuie donc un peu. Mais, si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde ! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé...

31
jui

Le voleur d’ombres – Marc Levy

« Le dimanche, on lit au lit. »

Vous trouvez que j’ai une guerre, ou plutôt une année, de retard, dans mes lectures ?

Vous avez raison.

J’ai pourtant déjà lu « L’étrange voyage de Monsieur Daldry » dès sa sortie, vu que je me l’étais offert en cadeau (na), mais pour « Le voleur d’ombres », j’ai tant tardé à l’acheter, me décidant en avril, que j’ai opté pour l’attente de la sortie en poche, y’a pas de petite économie ma bonne dame.

Et durant un dimanche plein de soleil (ça fait déjà quelques semaines, vous vous en doutez), j’ai transaté, un verre de coca light à portée de main, et je me suis vautrée avec volupté dans le voleur d’ombres… bougeant mon transat au fur et à mesure de l’arrivée du soleil pour en profiter un peu, vu que, de grand matin, il faisait frisquounet.  Marrant, en vous écrivant cela, je réalise que mon comportement était celui de quelqu’un fuyant l’ombre… comme si, inconsciemment, le titre du livre me faisait réagir.  Psychologie à deux balles ?  Ben oui…

Bon, revenons à nos ombres.

The pitch « Et si l'adulte que vous êtes devenu rencontrait l'enfant que vous étiez ? Enfant, il vole les ombres de ceux qu'il croise... et chacune de ces ombres lui confie un secret. Malgré lui, il entend les rêves, les espoirs et les chagrins de deux qu'il aime. Que faire de cet étrange pouvoir... ? Quelques années plus tard, le « voleur d'ombres » est devenu étudiant en médecine... Est-il encore capable de deviner ce qui pourrait rentre heureux ses proches, comme Sophie avec laquelle il étudie la médecine, ou Luc, son meilleur ami, qui voudrait changer de vie ? Et lui, sait-il où le bonheur l'attend ? Amour d'une mère. Inoubliable premier amour. Amour qui s'achève... Amitié longue comme la vie... Le voleur d'ombres est une histoire d'amour au pluriel. »

Autant vous le dire tout de go, Le voleur d’ombres fait partie de mon top 5 de Marc Levy, dans lequel se trouvent Et si c’était vrai, Vous revoir et Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites.  Je sais, ça fait un top 4, mais je ne parviens pas à me décider pour mon cinquième favori…

Parce qu’il est doté de cette petite touche de fantastique qui anime, sans abuser.

Parce qu’il est gorgé d’amour, sans écoeurer.

Parce qu’il est empreint de rêve, sans déborder dans la guimauve.

Et parce que voilà quoi, j’ai adoré, j’ai ri, j’ai vibré et j’ai pleuré, cocktail d’émotions diverses qui rendent un dimanche de lecture absolument fabuleusement génialement extra.

Et puis aussi parce que j’ai eu, durant la lecture, l’impression que Marc Levy offrait une partie de lui dans son livre, plus encore que dans les autres.  Une simple impression hein, peut-être pas la vérité.  Mais ce rôle si important donné au père, que j’avais découvert déjà dans le sublime « Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites », un père absent, mort ou omniprésent, mais un père sans lequel l’histoire ne serait pas totalement réussie, m’a laissé dans le neurone une impression étrange que ce n’était pas un pur hasard de la part de l’auteur, ô que non.

Une réussite que je vous conseille de découvrir rapido presto si, comme moi, vous avez une ou deux guerres de retard.

3
jui

En scène, les audacieuses ! – Tonie Behar

« Le dimanche, on lit sur son transat ».

De Tonie Behar, j’ai tout lu : son premier roman, hyper émouvant, La sieste c’est ce qu’elle fait de mieux (comme moi) ; son second roman, hyper drôle, Coups bas et talons hauts (pas comme moi, du moins pour les talons hauts) ; et maintenant son troisième roman, En scène, les audacieuses !, l’occasion de découvrir de plus près le monde musical, ses travers, ses fourberies, sa survie depuis la crise et ses histoires d’amour qui se font et se défont.

Voilà un roman qui rassemble tout ce que j’aime pour un bon moment de lecture détente.  Un grosse dose d’amour qui dure toujours.  Un soupçon d’infidélités.  Une larme de tristesse.  (Admirez ma façon d’associer soupçon et infidélités et larme à tristesse, hey, quel talent hein). 

Tonie Behar nous entraîne dans plusieurs histoires.

Celle de Nelly, talentueuse chanteuse qui s’ignore, complexée par son surpoids mais rêvant de devenir une star et d’être aimée, de son paternel et d’un homme, accessoirement.

Celle de Déborah, directrice de label d’une maison de disques, traumatisée par son passé amoureux tumultueux et par son avenir incertain dans le monde musical, qui rêve, tout au fond d’elle-même, d’être aimée, également.

Celles des personnages secondaires, bien présents eux aussi, Ness.U, chanteur à succès, Sven, futur chanteur à succès, Mona, la tendre maman de Nelly… et tous les autres.

Plusieurs heures de lecture-plaisir garanties avec ce roman estival à déguster sans modération au bord de la piscine de votre futur lieu de villégiature…