30
oct

L'art de réaliser ses rêves - Rachel Colas

"Le dimanche, on lit au lit".

Rachel Colas est une auteure namuroise que j'ai connue grâce à mon blog, merci le blog.

Son troisième livre est sorti en septembre dernier, et je le tiens en main depuis une heure déjà (ou seulement), et je peux vous dire qu'il est trop trop beau, avec une couverture pleine de fraîcheur et de peps, du mauve, du rose, du turquoise, tout ce que j'aime.

L'art de réaliser ses rêves propose une méthode inédite pour que nos rêves deviennent réalité "Nous avons tous des rêves, des plus simples aux plus inaccessibles, et il n'y a pas d'âge pour les réaliser".  Na.

Outre les conseils utiles dispensés par cet ouvrage, vous y trouverez un jeu de 52 cartes à utiliser pour des exercices visant à répondre aux interrogations rencontrées tout au cours de notre existence.

Pour ma part, j'ai déjà réalisé quelques rêves dans ma vie, il m'en reste cependant plein à réaliser, et je m'y mets de ce pas... je vous en parlerai peut-être... un jour !

16
oct

Petit guide des transports à l'usage du trentenaire amoureux – Manu Causse

« Le dimanche, on lit au lit ».

Je vous le disais l’autre jour, les nouvelles ont le vent en poupe, et c’est tant mieux.

Dans ce livre, c’est le si long titre qui a titillé ma curiosité, vous l’imaginez bien.  Etait-ce un véritable guide à utiliser dans le bus ?  Un roman sur une histoire d’amour entre trentenaires ?

Que nenni, un recueil de nouvelles, tout simplement.

Quand je l’ai feuilleté rapidement, j’ai été effrayée par la densité des pages, contenant peu de dialogues, et j’ai eu peur de m’endormir durant la lecture.  Moi, il me faut de la lecture vivante, ma bonne Dame.

Et j’ai été agréablement surprise, car malgré l’absence de dialogues, ce recueil, en majorité écrit à la première personne, regorge d’humour, de bons mots et de tranches de vie qui n’ennuient pas un seul instant.  Une sorte de recueil d’états d’âme au masculin.  A découvrir !

PS : ne vous fiez pas au résumé Amazon, ils ont fumé la moquette là-bas, et ont mis des infos relatives à un autre titre, un autre auteur… bonjour le professionnalisme.

 

16
oct

Humaine – Rebecca Maizel

« Le dimanche, on lit au lit ».

Une couverture superbe (j’aime les yeux sur les couvertures) et une histoire de vampires à l’encontre de ce qu’on lit d’habitude : il n’en fallait pas plus pour me donner une folle envie de dévorer Humaine.

Le pitch : Je te libère... Je te libère, Lenah Beaudonte. Garde espoir et sois libre... Ce sont les derniers mots dont je me souviens. Avant eux, j'étais la vampire la plus belle et la plus cruelle de tous les temps. Maintenant, je suis une jeune fille de seize ans, je veux sentir le soleil sur ma peau et ce que c'est qu'être amoureuse. Je veux savoir ce que ça fait de redevenir humaine.

Keske je vous disais ?  D’habitude, on nous sert des histoires de vampires dont les humains tombent raides dingues.  D’habitude, les vampires sont de beaux mâles au regard troublant et les humaines de pures jeunes filles innocentes.  D’habitude, les jeunes filles amoureuses de leur suceur de sang rêvent de les rejoindre dans l’immortalité.  Ben ici, c’est tout le contraire.  Le vampire est une vampire, déjà.  Puis son rêve à elle est de devenir humaine.  Et une fois humaine, elle va découvrir les joies de la vie « normale ».  Ah ben ça va nous changer.  Et c’est assez original, dans les yeux de Lenah, de réaliser à quel point notre condition de petite humaine d’un classicisme lassant est parfois bien plus agréable que d’être obligée de vivre la nuit, d’être dénuée de sentiment, de n’avoir dans la vie qu’un seul aliment : le sang, et de laisser des cadavres blêmes partout où l’on passe.

Si j’ai totalement adhéré à la première partie du livre, j’avoue avoir eu plus de mal à la seconde partie, un tantinet moins originale.  Mais il est clair que ce livre plein de mystères et d’amour plaira à toute fan de vampires et autres êtres surnaturels qui se serait un peu lassée d’Edward Cullen (prononcez Edwooooord), malgré son prochain retour…

D’autant que, je l’ai découvert par hasard dans les remerciements, Humaine est le premier volet d’une trilogie…

 

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27
sep

Hold up - Jean-Claude Kella

« Le dimanche, on lit au lit ».

Ce qui rend Hold up passionnant, c’est tout d’abord qu’il a été écrit par un ancien… euh, bandit ?  Voyou ?  Quel est le terme adéquat, je l’ignore.  Mais il a vécu « le milieu », de l’intérieur, il a agi illégalement, il l’a payé en prison.  Une certaine sensibilité semble dès lors acquise.

Ensuite, et surtout, c’est que ce casse célèbre qu’est celui de la Banque de France de 1992 est raconté par deux des protagonistes : l’otage et le cambrioleur.  Original.  Touchant. Passionnant.  Un duo de témoignages donc, à l’allure d’un thriller angoissant qui, petit à petit, emplit le lecteur d’une empathie incroyable.  Incroyable, car cette empathie se manifeste pour les deux côtés de la barrière.  Je prie pour que l’otage s’en sorte dans drame, mais je prie également pour que le cambrioleur réussisse son coup.  Une sorte de syndrome de Stockholm, quoi…

Et, en fin de lecture, je ne peux empêcher les larmes devant un tel gâchis humain.

Un ouvrage captivant donc, je l’ai déjà dit, qui se lit d’une traite, à la manière d’un roman policier.

J’ai remarqué deux choses qui m’ont bien fait rire dans ce livre :

Page 62 « son incroyable maîtrise de la langue française, qu’il avait appris lors d’un séjour à la prison… ».  ApprisE, très cher, apprisE.  Marrant de faire une faute en parlant de maîtrise de la langue française, non ?

Page 115 : l’un des protagonistes se souvient du discours entendu lors de son entretien d’embauche des années plus tôt « … sont devenus indépendants du pouvoir politique en 1994 ».  Oups, anachronisme très cher, anachronisme.  Des années plus tôt avant l’action, soit 1992, il est impossible de parler de 1994 comme étant un fait passé.

27
sep

De cœur inconnu – Charlotte Valandrey (avec Jean Arcelin)

« Le dimanche, on lit au lit ».

Et on publie le mardi, because travaux at home, pas téléphone, pas internet, vive l'âge de pierre.

Je vous l’avais dit après l’avoir découverte dans 7 à 8 l’autre dimanche, racontant son incroyable histoire d’amour : je voulais lire « De cœur inconnu », alors que, regrets, je n’avais pas lu « De sang et d’amour ».  Qu’importe, l’histoire de Charlotte Valandrey ne peut que toucher, surtout quand elle s’apparente à un roman de Guillaume Musso, ce n’est pas moi qui le dis, c’est sa pote Lili, mais je l’ai pensé immédiatement en l’entendant à la TV, cette histoire rocambolesque.

Je vous l’avais dit, je l’ai fait : j’ai lu De cœur inconnu.  Et cette plongée dans la tranche de vie de Charlotte m’a captivée du début à la fin.

Charlotte a tout vécu déjà, à à peine 40 ans : la gloire alors qu’elle était encore toute jeune, la passion amoureuse qui lui laisse en cadeau la contamination par le VIH, l’oubli de la profession, une petite fille, son « bébé de l’an 2000 », le cœur mourant qu’il faut remplacer en urgence, les infarctus, la solitude aussi.

Alors je m’attendais à un livre un tantinet tristounet…

Et bien que nenni, Charlotte est pleine d’un humour fou qui se ressent dans chacune de ses phrases.

Outre le récit des années qui ont suivi la parution de son premier ouvrage, c’est cette histoire à la Musso qui captive.  Cette lettre qu’elle reçoit, anonyme, en caractères d’imprimerie, sur papier luxueux, et qui commence par « je connais le cœur qui bat en vous, je l’aimais… », qui la lance dans une quête effrénée afin de comprendre le pourquoi de ces cauchemars d’accident de voiture qui peuplent ses nuits et le pourquoi de ce goût soudain pour la tarte au citron meringuée engloutie sans la meringue.  Avec son amie Lili, alias Miss Marple, avec son psy, avec un voyant séduisant et avec la profession médicale, elle va tenter d’en savoir plus.

Un livre triple effet, donc : témoignage, enquête et romance.  Le tout saupoudré du zeste d’humour que j’évoquais plus haut.  Sans oublier une émotion, toujours contenue, jamais larmoyante, mais bel et bien présente.

Pour ma part, j’ai profité d’une de ces journées d’été indien qui nous est actuellement offerte pour m’avachir sur un transat, au soleil, et commencer ce livre.  Je n’ai plus quitté mon transat avant la dernière page. 

Quelques heures dans la vie de Charlotte Valandrey, qui m’ont donné une seule envie : me ruer sur D’amour et de sang.

Et lui écrire, aussi, comme tant d’autres.  Pour lui dire quoi ?  Je ne sais pas trop.  Que j’ai, moi aussi, le physique d’une grenouille, en tout cas, ça nous fait un fameux point commun.  Que je n’admirerai pas son courage, puisqu’elle estime ne pas en avoir, mais tout de même.  Que j’espère que ce sera adapté à l’écran, comme son premier ouvrage, passqu’il le vaut bien et passque ce sera so romantic, et puis passqu’elle aime tant la caméra, Charlotte.  Quant au reste, cela sera entre elle et moi…