1
avr

Ce parfait ciel bleu - Xavier de Moulins

« Le dimanche, on lit au lit ».

J’ignorais tout de Xavier de Moulins jusqu’à recevoir Ce parfait ciel bleu, suite d’Un cœur à prendre.

Je vous avoue que j’étais fortement dubitative, d’une car je déteste lire une suite sans avoir lu la première partie, ce qui est d’une logique implacable, de deux car la quatrième de couverture ne disait pas grand-chose de l’histoire.  Mais le titre me tentait, et ce livre tout bleu, à la couverture étrange, faite de nuages et de rocking chair, m’intriguait.

Et je n’ai pas été déçue, finalement.

Je qualifierais Ce parfait ciel bleu de road movie existentiel.  Un tout petit road movie, pas une traversée de l’Amérique, non, un road movie familial, cosy, cocoon, mais un road movie aux conséquences prépondérantes. 

Antoine est fraîchement divorcé (c’est ce qui lui arrivait dans Un cœur à prendre, apparemment, diable comme je veux lire ce livre, maintenant) et déjà recasé, sauf que son cœur est toujours dans le passé, vers Alice, qu’il semble avoir délaissée jusqu’à lui-même l’être, oh regrets.  Mouna, sa grand-mère, vit en maison de retraite.  Elle a des difficultés à faire face à son grand âge et à sa mort prochaine, inéluctable, et va l’entrainer sur les traces de son passé, afin qu’il n’ait plus peur de l’avenir.  Elle a peur de la mort, il a peur de vivre.  Ensemble, ils vont se retrouver face à la mer, face à face aussi, durant une fugue nostalgique de 48 heures.

Brrrrr, dit comme ça, ça sonne comme un livre chiant au possible, philosophico-prise de tête.  Mais que nenni, c’est un livre à la fois léger et facile à lire, mais plein de messages et de sujets de réflexion, comme ça, ni vu ni connu, au fil de cette lecture parfois drôle et cynique, parfois tristounette et angoissante, toujours touchante.  Ça se lit d’une traite et on se retrouve à la dernière page sans l’avoir réalisé, des images et des idées plein la tête.

Une superbe découverte, qui met en lumière la relation que l’on peut avoir avec ses grands-parents, somme toute parfois tellement superficielle, alors qu’on a tant à apprendre d’eux, qui met en lumière la difficulté d’avancer dans l’existence aussi, et puis la peur de la mort, et la peur de la vie, paradoxales mais tellement réelles au quotidiens. 

Je vous ai extrait quelques petites phrases clé :

« Cette route est riche d’enseignements : je veux arrêter d’avoir mal quand je regarde en arrière, d’avoir peur quand je regarde en avant ».

« (…) il faut que tu arrêtes de marcher en crabe.  En crabe ? Un œil devant, un œil derrière. La meilleure façon de ne pas avancer. (…) Mouna a peur de mourir et moi j’ai peur de vivre. »

« J’ai l’impression d’avoir, peut-être un peu trop tard, trouvé un trésor en poussant la porte de la résidence des Lilas, ouvert l’accès qui me faisait défaut jusqu’ici, celui de l’héritage et de la transmission ».

Rien qu’avec ces trois extraits, y’a de quoi méditer…

PS : comme on me l'a signalé gentiment, j'ai fortement "lapsussé" au sujet du titre du premier ouvrage, qui n'est pas Un coeur à prendre mais Un coup à prendre.  Moi j'aimais bien l'idée d'Un coeur à prendre :)

 

25
mar

L’amour en danger (Charlotte Douglas) – Noces à hauts risques (Kerry Connor)

 « Le dimanche, on lit au lit ».

Et on reste dans l’angoisse, mais bien plus légère, avec la lecture Harlequin que j’ai choisie ce mois-ci, savoir la collection black rose, étonnamment illustrée par une rose… verte, savoir la collection policière d’Harlequin.

Pour faire original, j’ai décidé de lire d’abord le second titre, Noces à hauts risques, qui raconte l’histoire d’Audrey, forcée de collaborer avec un grand ami de son oncle, lequel vient d’être assassiné.  Un grand ami, bien sûr, antipathique à souhait, ne voulant rien avoir à faire avec elle… mais contraint et forcé d’obtempérer, vu le danger qui les menace tous les deux.

Et bien je dois vous dire que c’est une très bonne surprise et que j’ai dévoré cette histoire en moins de temps qu’il ne faut pour vous l’écrire, grâce à cette bonne intrigue, même si le final est un peu gros et si je l’aurais écrit autrement, moi (on engage, chez Harlequin ?).  J’ai été prise dans cette enquête, menée avec brio par ce couple atypique, enquête saupoudrée, bien sûr, de la naissance d’une passion dévorante.  Car un Harlequin, fut-il policier, ne serait pas un Harlequin sans montée de désir, non mais.

Et en parlant de montée de désir, elle s’accentuera le mois prochain, puisque mon choix s’est porté sur la collection érotique.  Rien que ça !  Patience patience, je devrais recevoir mon livre d’ici peu.

Et pour les fans de Kindle :

25
mar

Hanna était seule à la maison – Carin Gerhardsen

« Le dimanche, on lit au lit ».

Journée angoisse en ce dimanche, avec Hannah était seule à la maison, où plusieurs destins se croisent et s’entrecroisent :

Une jeune fille est retrouvée morte sur un ferry.

Un nourrisson est retrouvé près d’un cadavre de femme.

Et Hanna, trois ans, est toute seule chez elle.  Totalement seule.

Entre ces personnages, un lien, ténu mais prépondérant.  Un lien que l’on découvre au fur et à mesure de la lecture, au fur et à mesure que l’angoisse monte, que les enquêtes avancent, ou stagnent, c’est selon...

Un thriller captivant, plein de personnages aux noms étranges, faisant penser à des meubles à monter, dus à la nationalité de l’auteure, suédoise.   J’ai eu un peu de mal avec tous ces personnages, moi qui ne parviens à suivre une intrigue que lorsqu’il y en a moins de trois (le tueur, la victime, le flic), mais à part ce petit souci qui m’est propre, ce livre est vachement bien ficelé et difficile à lâcher avant de connaître, enfin, le fin mot de l’histoire…

Une auteure que je ne connaissais pas, à découvrir impérativement.

Et pour les fans de Kindle :

11
mar

L’épopée du perroquet – Kerry Reichs

« Le dimanche, on lit au lit ».

En fait, je lis rarement le dimanche, à part quand il fait délicieux, mais sur mon transat et pas au lit. 

Je ne lis pas au lit en hiver, passqu’il fait trop froid dans ma chaumière.

En hiver, je lis surtout dans le bus, une demi-heure le matin, une demi-heure le soir, et le tour est joué.

Et en été, là, je lis énormément, dès que le soleil pointe le bout de son nez.

Tout ça pour vous dire que, cette semaine, j’ai changé mes bonnes habitudes, car vendredi soir, il était inconcevable pour moi d’attendre lundi pour terminer l’épopée du perroquet.  Bien sûr, tous les livres que je lis, je les ai choisis, donc à priori, je vais aimer.  Et, quasiment toujours, sauf faute dans mon choix, j’aime.

Mais l’épopée du perroquet, j’ai plus qu’aimé, voilà tout.  Au point que j’ai passé toute ma soirée de vendredi à le terminer, dans un silence religieux.  C’est dire si c’était quasi une question de vie ou de mort : je DEVAIS terminer l’épopée du perroquet.  Ce qui fut fait vers 22h30.  Dans un silence religieux, je vous disais.  Pas de TV, pas de musique, rien que moi et Maeve.

Maeve est cette jeune fille un peu paumée, fan de chaussettes montantes bien colorées, dont la meilleure amie est décédée d’une longue et pénible maladie, comme on dit, ce qui l’a un tantinet traumatisée, au point qu’elle ne sait plus que faire de sa propre existence.

Alors, lorsqu’elle perd son job et que ses parents lui font comprendre que trop is te veel, elle prend son perroquet Victor sous le bras, monte dans sa vieille guimbarde et part pour Hollywood, où, cela va de soi, la gloire intersidérale l’attend.

Sauf qu’en chemin, sa tuture tombe malade, et la voilà coincée dans un trou perdu de l’Arizona, dénommé Coin-Perdu, ça ne s’invente pas.  Contrainte et forcée, elle s’installe, le temps de bosser un peu et de trouver les fonds nécessaires à la réparation.

Mais la vie réserve parfois de jolies surprises, et sa pause dans Coin-Perdu va lui apporter bien plus qu’elle ne l’aurait imaginé.

Voilà un livre comme je les adore, vous l’aurez compris, dont la recette est parfaite à mon goût.  Beaucoup d’humour en guise d’apéritif, de l’aventure en entrée, des révélations et du plus « sérieux » en plat principal et de l’amitié, de l’amour, du sexe et tutti quanti en dessert.  Bref, un livre à la fois drôle, touchant, meugnon tout plein, qui m’a mis la banane, m’a fait pleurer, m’a touchée et m’a fait réfléchir sur le sens de ma propre existence.

Un road-movie extraordinaire, qui me donnerait presque envie de faire mes valises… Coin-Perdu, en Gelbique, c’est où ?

 

4
mar

Coffret Haribo

 

“Le vendredi, on cuisine du sucré”

Quand j’ai découvert ce coffret, mes glandes salivaires se sont mises en branle à la vitesse VV’ et je me suis dit « waaaaaaaaaaaaaw, je fais pouvoir faire des oursons gelifiés, le bonheur, l’orgasme gustatif en vue, le bonheur le bonheur le bonheur ».

Puis j’ai reçu mon coffret, et ce fut la désillusion totale.

Les deux moules, pour faire des oursons et des crocodiles, sont super mimi, mais point de recette pour faire des bonbons.  Que croyais-tu Anaïs, qu’Haribo allait te livrer ses recettes secrètes ?  Que nenni, la seule recette pour ces moules sont des recettes au chocolat, d’une simplicité rare « faire fondre, remplissez les moules, faites refroidir ».  Bon, faut surveiller la température du chocolat, et pour ce faire, avoir un thermomètre de cuisine, ce que je n’ai bien sûr pas. 

Mais, après avoir pestellé sur ma déception, j’ai tout de même découvert les recettes proposées par ce coffret, qui, après lecture, ne permettent pas de fabriquer ses propres bonbons, sinon ce serait la faillite pour Haribo, mais de faire de bonnes choses AVEC des bonbons Haribo, et il me faut avouer que ça m’a mis l’eau à la bouche, toutes ces recettes aux chamallows (mousse au chocolat blanc, pancake, brownies, pommes d’amour) et aux fraises tagada (îles flottantes, cupcakes, milkshakes, sorbet), sans oublier diverses recettes avec d’autres bonbons et mes fameux ours et crocodiles en chocolat.

J’ai donc testé cette recette, simplisssime, mais pas facile finalement, car le chocolat refroidit et durcit vite, des bulles se forment et déforment les ours, tandis que mes crocodiles se sont cassés avant que je ne trouve le truc pour les démouler sans désagrément.

Néanmoins, je me suis bien amusée, et ça peut être sympa à faire avec des enfants.

Mes ours sont au chocolat au lait, mes croco au chocolat blanc à la fraise.  Je n’ai pas goûté, mais ceusses à qui je les ai offerts m’ont dit qu’ils étaient bons (sincérité ou hypocrisie, je mise sur la première proposition, ne doutant jamais de mon talent en matière de cuisine).

Quelques photos…

 

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