9
avr

7 ans après… - Guillaume Musso

« Le lundi, quand c’est férié, on lit au lit ».

Avril, mois des jonquilles, des œufs de Pâques et du dernier né de Guillaume Musso.

Le pitch :

Artiste bohème au tempérament de feu, Nikki fait irruption dans la vie sage et bien rangée de Sebastian. Tout les oppose, mais ils s’aiment passionnément. Bientôt, ils se marient et donnent naissance à des jumeaux : Camille et Jeremy.
Pourtant, le mariage tourne court : reproches, tromperies, mépris ; la haine remplace peu à peu l’amour. Au terme d’un divorce orageux, chacun obtient la garde d’un des enfants : Sebastian éduque sa fille avec une grande rigueur alors que Nikki pardonne facilement à son fils ses écarts de conduite.
Les années passent. Chacun a refait sa vie, très loin de l’autre. Jusqu’au jour où Jeremy disparaît mystérieusement. Fugue ? Kidnapping ? Pour sauver ce qu’elle a de plus cher, Nikki n’a d’autre choix que de se tourner vers son ex-mari qu’elle n’a pas revu depuis sept ans. Contraints d’unir leurs forces, Nikki et Sebastian s’engagent alors dans une course-poursuite, retrouvant une intimité qu’ils croyaient perdue à jamais.

Des rues de Paris au coeur de la jungle amazonienne
Un thriller implacable brillamment construit
Un couple inoubliable pris dans un engrenage infernal

Même si, depuis plusieurs livres, si pas depuis le tout premier, de plus en plus, je sentais en Guillaume Musso ce goût pour l’action et les mystères, les enquêtes et l’angoisse allant crescendo, j’étais un tantinet anxieuse de découvrir, dans son interview de présentation de « 7 ans après… » qu’il avait totalement abandonné l’idée d’insérer du fantastique dans ses romans.  Tiens, c’est vrai, dans son dernier, L’appel de l’ange, point de fantastique, je ne l’avais pas remarqué, sans doute troublée par le mot « ange » contenu dans le titre, symbole absolu de fantastique. Et puis il y avait cet échange de GSM, qui conférait à l’histoire ce côté fantastique et troublant.  La fille de papier n’était pas en reste au niveau du fantastique, avec un personnage de livre s’incarnant, pouf, comme ça.

Donc, je m’interrogeais sur « 7 ans après… »

Allais-je aimer ?

Vous ne serez pas étonnés d’apprendre que, oui, j’ai aimé, cela va de soi, même s’il est clair que ce nouveau Musso est plus dans le style thriller familial qu’épopée au pays dont on ne revient jamais… quoique, en parlant de pays dont on ne revient jamais, justement, mais chuuuut, je ne voudrais pas déflorer l’intrigue.

Dès les premières pages, les balises sont placées : un père un tantinet obsessionnel, une mère bohème, deux jumeaux qu’ils se sont partagés, non une semaine sur deux comme on pourrait l’imaginer logiquement, mais chacun le sien.  Et basta, vogue la vie.  Sauf que la vie cesse de voguer lorsque Jeremy, l’un des deux petiots, devenus, depuis le divorce, adolescents, disparaît, pouf, d’un coup d’un seul, obligeant les parents à se lancer à sa recherche.

A côté de cette course épuisante à travers le monde pour retrouver leur fils, en filigrane, on sent également cette course à la recherche de ce qui a fait foirer ce couple qui s’est pourtant tant aimé, contraint et forcé, vu les circonstances, de partager son temps, ses angoisses et ses espoirs, dans un seul but : retrouver le gamin égaré.  Et tout cela n’ira pas sans mal, croyez-le bien, parce que le guêpier dans lequel il s’est fourré réserve bien des surprises… inattendues.  Oui, bon, une surprise est en général inattendues, mais c’est pour insister, quoi, pour que vous compreniez que l’effet de surprise est au rendez-vous.  Moi, vu mon intelligence suprême, j’avais capté une partie, mais juste une partie.

J’ai juste deux petits regrets, terminant ma lecture à l’instant :

- que certaines phrases en anglais ou portugais n’aient pas été traduites, alors que d’autres le sont, moi je comprends l’anglais et un chouia l’espagnol, parfois similaire au portugais, mais un lecteur n’ayant même pas les bases de « yes », « no » ou « good morning » risque de louper quelques phrases

- que le personnage de Constance n’ait pas été plus fouillé, j’aurais aimé une petite allusion finale, juste une allusion…

Et puis, vu mon intelligence toujours suprême, j’ai repéré deux chtites fautes dans le livre, alors, Guillaume, j’imagine qu’en récompense, je gagne le droit de lire tes cent prochains romans en avant-première, non ?  Non ?  NON ?  Allez quoi… Allez quoi, juste pour moi, promis, je ne le dirai à personne, comme ce bon vieil Harlan…

Pour résumer, si vous aimez le mystère, l’aventure, l’angoisse qui va grandissant au fil des pages, l’amour aussi, la tendresse parfois, bref du Musso vrai de vrai, il est temps de vous  précipiter sur « 7 ans après… ».

Et puis, en cerise sur le clafoutis, j'ai découvert cette jolie tradition, dont j'ignorais tout, moi qui adore pourtant Paris, celle du pont des Arts et de ses cadenas d'amour.  Puis j'ai fait provision d'endroits parisiens que je veux découvrir, là, de suite, des volontaires pour m'accompagner ?  Puis on y parle même de mon animal exotique préféré, que je ne découvrirai jamais, vu que je ne monte jamais dans les grands oiseaux de métal... un Ipod pourrait-il m'aider à surmonter cela, faut que je demande à Nikki...

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(photos 2 et 3 : http://plumeetruban.blogspot.com)

4
avr

Entre Guillaume et Marc, vous avez choisi

Et je vous avoue que votre choix rencontre le mien, car, si je meurs d'envie de découvrir ces deux ouvrages, cela va de soi, mon coeur penche pour celui de Guillaume, c'est pas pour rien que j'ai écrit une nouvelle qui ne parle que de lui, de lui et encore de lui... vous ne vous souvenez pas ?  Ah ben non, je ne l'ai jamais publiée, elle est top secrète de la mort qui tue la vie, n'insistez pas, vous ne la lirez pas, du moins pas tout de suite.

Alors que Sept ans après sort officiellement demain, j'ai entamé ma lecture ce jour, je sais, je suis d'un sadisme implacable avec vous.

Mais pour vous faire patienter jusque demain, ou jusqu'à la parution de ma chronique, je vous propose la présentation vidéo du roman et une chtite interview de Guillaume Musso.

Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, demain est également le jour de la sortie de son avant-dernier roman en livre de poche. Que du bonheur je vous dis.  Enjoy.

 

 

Votre nouveau roman s’ouvre sur une citation d’Alfred Hitchcock. Le « maître du suspense » anglo-américain a-t-il été une de vos sources d’inspiration pour ce livre ?

Guillaume Musso : À l’origine de l’écriture de Sept ans après…, il y a en effet l’envie de jouer avec les codes du suspense en élaborant une histoire distillant certaines obsessions hitchcockiennes. « Mon héros, disait Hitchcock, est un homme ordinaire à qui il arrive des choses étranges. » D’où l’idée de partir de ce couple de New-Yorkais, Nikki et Sebastian, divorcés depuis sept ans après s’être passionnément aimés, et de les confronter à la disparition mystérieuse de leur fils. En commençant à enquêter sur ce que tous deux pensent d’abord n’être qu’une banale fugue d’adolescent, ils vont se faire happer par une situation qui les dépasse.

Brutalement, cette histoire qui avait débuté comme une chronique familiale bascule dans le thriller lorsqu’ils se retrouvent accusés de meurtre. Fugitifs malgré eux, Nikki et Sebastian vont peu à peu se rendre compte que la disparition de leur fils n’est que la partie visible d'un engrenage infernal aux ramifications inattendues.

 

Si la thématique et la structure de l’histoire sont clairement celles du thriller, le ton du roman incorpore de nombreuses touches d’humour…

G. M. : C’est vrai, notamment au détour de joutes verbales dans lesquelles se lance ce couple qui s’aime encore sans jamais se le dire. Dans un roman à suspense, l’humour permet aussi de ménager des pauses dans le crescendo de la tension pour ne pas être artificiellement sur la corde raide pendant quatre cents pages.

Là encore, les modèles indépassables sont pour moi les couples hitchcockiens : que l’on songe par exemple à la complicité entre James Stewart et Grace Kelly dans Fenêtre sur cour ou à l’alchimie glamour unissant Cary Grant à Eva Marie Saint dans La Mort aux trousses.

 

Justement, en parlant de couple, votre roman peut aussi se lire comme une « comédie du remariage » contemporaine.

G. M. : C’est en effet une autre de mes références revendiquées. Depuis longtemps, je suis un grand admirateur de la screwball comedy hollywoodienne : ces films américains sortis dans les années 30 et 40 – souvent d’ailleurs avec Cary Grant et Katharine Hepburn – qui posèrent les bases de la comédie romantique. J’en aime le rythme soutenu, les répliques pleines d’esprit et le renversement de rôles au sein du couple qui fait du personnage féminin l’élément moteur de l’action. Parmi ces films, mes préférés sont effectivement les « comédies du remariage » dont les exemples les plus connus sont His Girl Friday d’Howard Hawks et The Philadelphia Story de Leo McCarey. Ces films mettent en scène un couple séparé ou divorcé qui, pendant toute la durée de l’action, va vivre un parcours initiatique, une sorte de « jeu du chat et de la souris » qui lui donnera la possibilité de se retrouver.

C’est exactement ce qui arrive à mes héros, Nikki et Sebastian. Après un divorce houleux et traumatisant, chacun avait bien pris soin de reconstruire sa vie le plus loin possible de l’autre, mais lorsque leur fils disparaît, ils n’ont plus d’autre choix que de collaborer et d’unir leurs forces, retrouvant malgré eux une intimité qu’ils avaient tout fait pour oublier.

Je trouve cette thématique des retrouvailles beaucoup plus riche et complexe que les comédies romantiques formatées qui mettent habituellement en scène un homme et une femme au début de leur histoire d’amour lorsque tout est encore neuf et beau. Ici, le couple a déjà un passé commun et chacun connaît les forces et les faiblesses de l’autre. Dès lors, l’intrigue devient presque un prétexte pour créer des situations qui vont permettre à ce couple de renaître de ses cendres, de se réinventer et de trouver un nouvel équilibre.

 

L’action du roman est très resserrée. Pendant quelques jours, vos personnages sont plongés dans des univers, dont ils ne maîtrisent pas les codes : les bas-fonds de Brooklyn, le Paris interlope, Rio, la forêt amazonienne… Pourquoi un tel choix ?

G. M. : Parce que l’omniprésence du danger et de l’inconnu va jouer pour mes deux héros comme un révélateur de personnalité. Nikki a du cran. C’est une femme guerrière, combative et physique alors que Sebastian est un homme plus pondéré, plus cérébral et beaucoup moins doué pour l’action.

Cet antagonisme et les conflits qu’il génère me permettent, au début du roman, de mettre en scène des oppositions marquées, ce qui est toujours intéressant en termes d’efficacité des dialogues et de présentation des personnages. Puis, au fur et à mesure que l’intrigue avance et que le danger se fait plus fort, chacun va se remettre en question et accomplir une sorte de trajectoire accélérée qui ouvrira la voie à un rapprochement et à une complémentarité, condition sine qua non pour le couple d’avoir une chance de retrouver son fils.

 

Vous avez été en 2011 le romancier français le plus lu et vous connaissez le succès depuis 2004. Le titre de votre dernier roman, Sept ans après…, sonne justement comme un rappel de votre premier succès, Et après…. Faut-il y voir une volonté de mesurer le chemin accompli ?

G. M. : Un simple clin d’œil tout au plus. Il est vrai que Sept ans après… a été écrit en grande partie pendant l’année 2011, soit 7 ans après le succès de Et après... Il est vrai aussi que ces années auront été intenses, vécues à la fois dans le bouillonnement créatif et les rencontres avec les lecteurs en France et à l’étranger.

Mais ma nature me porte à toujours me projeter vers l’avenir, d’autant plus qu’il n’y a chez moi aucune lassitude dans l’écriture. J’y prends au contraire de plus en plus de plaisir et je sais désormais que j’écrirai encore pendant des années. D’abord parce que j’ai de nombreuses idées de roman « en réserve » et ensuite parce que je suis impatient d’explorer de nouveaux territoires de création. À une époque saturée d’écrans, de zappings et de technologie, j’aime l’idée que de simples mots posés sur le papier puissent provoquer du rêve, de la peur, des émotions...

 

Depuis trois romans, vous avez abandonné la dimension surnaturelle qui imprégnait vos premiers livres pour une veine plus policière. Est-ce un renoncement définitif ?

G. M. : En ce moment, il est vrai que mon genre de prédilection est le roman à suspense, car il permet de concilier le plaisir de lecture avec la possibilité de traiter – de façon peut-être plus mature qu’avec le surnaturel – de certains thèmes qui me sont chers : la famille, le couple, les transformations du monde, les dérèglements de l’humain. Mais mon grand plaisir reste de mélanger les genres. C’est, je crois, ce qui fait mon originalité : jouer avec les codes et revisiter certains thèmes en essayant de les traiter de manière novatrice. Je fais aussi très attention à ce que mon écriture ne devienne pas mécanique. Plutôt mourir que d’écrire deux fois le même livre, car le plaisir de l’écriture tient aussi à celui de savoir innover et de parvenir à se surprendre soi-même.

 

Justement, au fil des années, votre méthode d’écriture a-t-elle changé ?

G. M. : Comme un artisan, disons que je maîtrise beaucoup plus mon savoir-faire. Mes histoires ont des intrigues plus denses et mes personnages sont plus nuancés. Ce qui n’a pas changé, c’est mon attachement à ce que mes romans procurent un plaisir de lecture et offrent un vrai moment d’évasion. Ma priorité reste donc le côté addictif de l’histoire, la volonté d’adopter une narration moderne qui entraîne le lecteur dans mon univers.

Cela dit, le processus de création reste toujours très mystérieux : une étincelle, des flashs qui fusent, des idées qui s’imbriquent et s’agrègent pour, petit à petit, former la trame d’une histoire…

Concernant l’écriture proprement dite, le genre qui est le mien m’impose de mettre en place une ossature solide et d’être vigilant à la cohérence de l’intrigue, mais je me lance désormais beaucoup plus rapidement dans la rédaction. Je me laisse guider par le déroulement de l’histoire et je me fais davantage confiance pour trouver des solutions en cas de blocage. Beaucoup de rebondissements s’imposent dorénavant pendant la rédaction du roman.

Cette spontanéité et cette assurance sont relativement nouvelles chez moi. Si elles impliquent une plus grande incertitude, elles ont aussi quelque chose de plus instinctif et pour tout dire, de plus jubilatoire !

 

3
avr

Le dilemme du jour

Gros gros gros dilemme, voilà ce que j'ai sur mon meuble, qui m'attend, mais la question du jour est : lequel lire en premier, de ces deux tentations extrêmes...

Mes petits chéris, je vous laisse le choix... et je suivrai vos instructions, ô mes gourous du blog.

A vos souris, il est temps de voter !

 

 

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1
avr

Là où j’irai – Gayle Forman

« Le dimanche, on lit au lit ».

Il y a quasi pile trois ans, j’avais découvert Si je reste (à lire ici : http://le-celibat-ne-passera-pas-par-moi.skynetblogs.be/a...), j’avais adoré, même si par la suite bon nombre d’étudiantes m’avaient confondue avec Wikipédia, comme si toutes les écoles leur avaient demandé de rédiger un exposé, sacrebleu.

Et j’avais répondu à la question « Y aura-t-il une suite », « Non je ne pense pas, cela n’aurait aucun sens ».

Comme je me trompais.

Je viens de lire, d’une traite, enfin, la suite de Si je reste, intitulée Là où j’irai.  J’ai un méga retard, je sais, ce livre étant sorti il y a un bail emphytéotique déjà.  Mais que voulez-vous, mon stock de livres à lire pourrait combler mes soirées jusqu’à la pension (la retraire, pour les frenchies).

Donc, je l’ai lu d’une traite, et ce fut un immense plaisir de retrouver Mia, mais surtout Adam, puisque cette fois l’intrigue tourne plus autour de lui qu’autour de son amoureuse… euh de son ex amoureuse, je veux dire, puisque nous le retrouvons, ce cher Adam, riche, célèbre, rockeur adulé, mais largué par Mia, peu de temps après sa sortie du coma.

Keskisépassé donc pour qu’ils en arrivent là ?

C’est ce qu’il va tenter de comprendre lorsque, par hasard, il découvre Mia sur une affiche de concert.  Il la retrouve alors, elle le retrouve, et durant quelques heures, une nuit, ils vont revivre le passé, analyser, décortiquer.  Elle va enfin s’expliquer.  Il va enfin s’exprimer.

Je viens de comprendre, là, en rédigeant cette critique, pourquoi j’avais tant attendu avant de lire Là où j’irai : j’avais peur d’être déçue. Après la somme d’émotions découvertes dans Si je reste, allais-je pouvoir ressentir la même chose dans cette suite à laquelle je ne m’attendais pas ?

Et bien oui oui oui, trois fois oui !  Oh que oui !

Qu’ajouter après tous ces « oui » ?  Et bien rien…

(juste une chose : purée, 5,80 eur sur Amazon, dire que je l'ai payé 7,05 chez Club, c'est terminé d'acheter mes livres en Gelbique, je viens de m'offrir le dernier Levy, yessssssssssssssss, 19,95 sur Amazon, quasi 24 chez Club, il est temps que cette arnaque à la belge cesse enfin !!)

 

1
avr

Une vie en plus – Janine Boissard

« Le dimanche, on lit au lit ».

Bonheur intense pour moi de retrouver Janine Boissard, année après année.  La couverture est superbe, d’un rouge chalereux avec cette petite elfe humaine qui laisse présager une lecture agréable et peut-être surnaturelle…

Bon, surnaturelle, que nenni, mais agréable, comme d’habitude.

Adeline a tout pour être heureuse, comme le dit l’expression classique, un mari, trois enfants, une jolie maison, un boulot bien lucratif et plein plein de sous, ce qui est la seule chose qui m’a légèrement exaspérée, tout cet argent, cette vie de luxe, ces logements de vacances en bord de mer ou à la montagne, bref une vie qui n’est somme toute pas celle de la majorité des lectrices, je pense, ce qui pourrait instaurer une légère distance avec le personnage…

Fort heureusement, Janine Boissard sait y faire pour la rendre proche de nous, Adeline, malgré mon appréhension, lorsqu’elle décide de plaquer son boulot pour se consacrer un peu plus à sa vie de famille, au grand dam de ses enfants, qui n’en ont que faire d’avoir une mère à la maison, non mais. 

A la maison, elle n’aura pas le temps d’y rester, happée qu’elle est immédiatement par la rencontre de Mathis, un musicien qui va la transporter dans son rêve d’adolescence, jamais exaucé.  Va-t-il lui permettre de le réaliser enfin ?  Cette avalanche d’émotions et de sensations va-t-elle mettre en danger le bel équilibre d’Adeline et de sa famille ? Une vie en plus, mais de l’amour en moins ?

Point de mauvaise surprise, donc, avec ce nouveau roman, familial, amusant, touchant, plein de jolies choses, comme toujours quoi, que vous dire d’autre, c’est du Janine Boissard, de L’esprit de famille version 2012, qui m’a donné envie de relire, une fois encore, L’esprit de famille, L’avenir de Bernadette, Claire et le Bonheur, Moi Pauline, Cécile la poison et Cécile et le bonheur, et paf, je vous cite tout ça sans copion, sans wikipedia, sans amazon, sans babelio, juste de mémoire… et de cœur ! 

Je ferais bien une petite page amazon pour elle tiens, allez je tente… oui, bon, pas fameux le résultat...