22
avr

Le journal de Bridget Jones – Helen Fielding

"Le dimanche, on repense à ses lectures passées".

 Début de siècle ou par là (et oui ma bonne dame, ça fait un bail).

Je me revois, affalée sur mon lit gorgé de soleil, dans mon ancien appartement, toute jeune encore (rha, ça ne nous rajeunit pas ma bonne dame), célibattante dans l’âme et dans la vie réelle, découvrant Bridget et sa vie rythmée par sa consommation de cigarettes et d’alcool.

J’avais acheté ce bouquin, première édition, auteure encore inconnue dans le monde francophone, attirée par le mot « journal » du titre, un style que j’ai toujours adoré, depuis Les cornichons au chocolat.

Et je ne fus pas déçue par ce livre dans lequel je me suis, par moments, retrouvée, par moment seulement, passque moi je ne fume pas, je bois rarement, et je n’ai jamais croisé un mec en pull à tête de renne.

A cette époque, la chick lit n’existait pas, puisque Bridget Jones en est sans doute la première illustration, ou du moins la première célèbre et populaire.  Une réussite que cette bouffée d’humour, mais également d’états d’âme hypra drôles de pathétisme absolu… dans lequel toute célibataire se retrouvera… parfois.

Caricatural sans doute, parfois, aussi, mais on s’en moque, pourvu qu’on ait la banane durant la lecture.

Ce livre a ouvert la voie à tous les romans chick lit qui ont suivi, parfois avec brio, parfois d’une qualité médiocre.

22
avr

Ecrire pour les nuls – Gilles Guilleron

"Le dimanche on lit au lit".

Enfin ici, c'est plutôt à son bureau qu'on lit, et tous les jours de la semaine, avec ce livre qui se révèle une véritable bible pour ceux qui aiment écrire, ou qui aiment bien écrire.

400 pages avec rien que de l'utile, pour rendre l'art de l'écriture agréable :

Un historique de l'écriture, la phrase et sa création, le pourquoi du comment on veut écrire, un mode d'emploi en fonction de votre situation, votre âge, votre job, vos envies, des trucs pour évaluer votre style et pour affronter tous les écueils qui vous guettent, l'importance des dictionnaires (j'approuve), un rappel de la grammaire et de la ponctuation, la gestion du clavier d'ordinateur, l'art de la lecture, des ateliers d'écriture pour devenir encore meilleur, des témoignages, des conseils, des modèles de prises de note, de récits, de discours, de pièces, de vers, des exercices de micro-fiction et encore plein plein plein de choses.

Une mine d'infos, je vous le disais, à mettre entre toutes les mains de qui a envie de se lancer dans l'écriture, quelle qu'elle soit, pour le quotidien, la vie professionnelle ou les loisirs.  Je sens que ça va m'inspirer pas mal de trucs…

19
avr

La citation du jour

Il me semble que nous avons atteint le point où nos expériences, nos souvenirs, nos vies entières, en fait, ne sont réelles que si on les publie en ligne.

(la vie romantique d'Alice B., Melanie Gideon, que je suis en train de lire depuis hier, j'adore trop - ne vous précipitez pas en librairie, il ne sort que le 10 mai, je vous en reparlerai)

15
avr

Silence – Becca Fitzpatrick

« Le dimanche, on lit au lit ».

Second livre de mon quatuor, terminé ce matin…

Quel plaisir de découvrir cette troisième couverture, toujours aussi sublime que les deux premières.  On a beau dire, une couverture, c’est important pour un livre, même si le contenu l’est tout autant.  La beauté intérieure, ok, mais un joli emballage, je ne dis pas non.

Quel plaisir également de retrouver Nora et Patch.  Quel déplaisir, cependant, d’avoir dû attendre si longtemps leur retour, ce qui brouille fortement les pistes : mais qui est qui déjà ?  déchu ?  archange ?  humain ?  néphil ?  Et c’est quoi déjà un déchu ou un néphil ?

Fort heureusement, cette difficulté est gommée grâce à l’amnésie de Nora, qui tombe à point nommé, permettant au lecteur, en même temps que son héroïne, de retrouver, petit à petit la mémoire, avant d’être entraîné dans un tourbillon d’aventures, où l’action ne laisse place que parcimonieusement à l’amour, mais un amour comme on en rêverait toute.  Intrigues et trahisons sont au programme de cet ouvrage, avec des personnages plus machiavéliques les uns que les autres.  Je ne vous en dirai pas plus, pour ne pas nuire au suspens, tout en vous suggérant, bien sûr, si vous n’avez pas encore lu cette saga, de dévorer les trois tomes coup sur coup, ce sera plus aisé pour la compréhension.

Je pensais ce volet le dernier, je découvre que cette trilogie est en réalité une quadrilogie (diantre, pas moyen de placer duologie, du coup) et que la suite laisse présager encore plus d’action et d’angoisse.  Reste donc à attendre, encore attendre, toujours attendre…

 

15
avr

Starters – Lissa Price

« Le dimanche, on lit au lit ».

Grâce à Starters, je peux me vanter d’être (légèrement) moins inculturée, passque j’ai appris deux nouveaux mots :

Dystopie et duologie.

Dystopie désigne tous ces romans anticipatifs, comme je les aurais appelés, fort à la mode actuellement et dont je suis, étonnamment, devenue aussi friande que des macarons ou des lasagnes Farniente.  Mais la dystopie n’est pas que de l’anticipatif, voyons voir ce que nous propose wikipedia : récit de fiction peignant une société imaginaire organisée de telle façon qu'elle empêche ses membres d'atteindre le bonheur et contre l'avènement de laquelle l'auteur entend mettre en garde le lecteur.  Bref, de l’anticipatif négatif quoi, et sans trop de science-fiction, l’essentiel étant de se concentrer sur l’évolution des êtres humains dans une société chamboulée et non sur celle des technologies.  Rien de bien neuf, le film Soleil vert, sorti dans les années 70 et rediffusé récemment à la TV, décrivait déjà une dystopie (bingo, Wikipédia le cite également, chuis géniale).  Mais j’avoue que j’ignorais l’existence de ce mot avant la lecture du résumé de Starters.

Duologie désigne… une trilogie quand il n’y en a que deux.  Moi je pensais qu’on disait bilogie (et non biologie).  Ben non, c’est duologie.  Duologie, trilogie, quadrilogie… aussi à la mode que les dystopies, c’est clair et net comme clarinette.  A croire que j’avais lu que des trilogies, car je ne m’étais jamais interrogée sur les bi/duologies.

Maintenant que vous me savez plus culturée, vous savez également que je me suis plongée tête la première dans le premier volet de cette duologie dystopique, enfin si dystopique se dit.

Et j’ai dévoré ce roman à la couverture sublime, puisque, l’ayant commencé avec trois autres livres, comme je vous le disais hier matin, ben je l’ai finalement terminé d’une traite, durant ma journée d’hier, trop avide de connaître la fin pour m’arrêter, une fois l’action bien entamée.

Et l’action, ben elle s’entame dès les premières pages, lorsqu’apparaît Callie, 16 ans, qui squatte un immeuble désaffecté en compagne de son petit frère et de Michaël, un camarade de classe, du moins lorsqu’ils avaient une vie normale, faite d’école, de famille, de sorties et de fringues, avant la guerre des spores, qui n’a laissé comme survivants que les très jeunes et les très âgés.

Les très âgés, Enders, ont le pouvoir et l’argent.  Les très jeunes, Starters, n’ont plus que leur jeunesse, que les Enders leur envient, au point d’avoir conçu la Banque des corps, laquelle permet à Callie de louer son corps à une vieille femme avide d’une tranche de jeunesse et d’évasion, contre une grosse somme d’argent, leur permettant de s’en sortir un peu mieux.

Sauf que la vieille dame fomente un plan inattendu, lequel n’inclut en rien sorties, sports et autres amusements de la jeunesse.  Que nenni.  Son plan est machiavélique et Callie va devoir tout mettre en œuvre pour sauver sa peau.

Un véritable thriller, sur fond de critique d’une société dans laquelle la vie n’a plus d’importance, seule la jeunesse en ayant, une jeunesse qui, au lieu d’être préservée au mieux, est anéantie par l’avidité du plus grand nombre.  Avec une fin… inattendue.  Qui dérange.  Et laisse présager un tome deux bien alléchant.

Au-delà d’un livre pour jeunes adultes (suis-je encore, à mon grand âge, reprise dans cette catégorie, j’en doute ?) à l’écriture vive mais au ton léger, malgré le thème difficile, voici un livre qui prête, mine de rien, à réflexion sur cette quête effrénée de l’éternelle jeunesse, d’ores et déjà présente dans notre société, après la quête de l’immortalité évoquée dans la saga Twilight.  Passque bon, hein, si on avait la possibilité de rester jeune et de ne jamais décéder, ne la saisirions-nous pas, quel qu’en soit le prix ?

J’ai aimé, et j’attends impatiemment la suite de cette duologie (ah, j’ai pu encore le replacer).  Attendre, encore attendre, toujours attendre…