17
jui

Cocktail Club – Madeleine Wickham alias Sophie Kinsella

« Le dimanche, on lit au lit ».

Madeleine Wickham est Sophie Kinsella.  La star des Accro du shopping, ces livres à mourir de rire tant toute femme peut s’y retrouver.  Mais si mais si, on a tous eu cette folie shopping à un moment ou à un autre.  Enfin soit, Madeleine Wickham est Sophie Kinsella.  Mais avant d’être Sophie, elle était Madeleine.  J’ignore pourquoi elle a changé de nom en cours de carrière, mais cela nous permet de découvrir ainsi ses premières œuvres.

Dans Cocktail club, on retrouve la plume de Sophie Kinsella, plongée dans l’humour et la féminité.  Mais pas seulement, et c’est ce qui fait que ce livre m’a beaucoup touchée, en plus de m’amuser.  Si c’est pas du bonheur ça, je vous le demande, keskesè.

Cocktail club, c’est un cocktail fait de trois femmes, très différentes, mais liées par une amitié indéfectible, trois femmes qui bossent dans la même boîte, celle d’un magazine :

Maggie est mariée, heureuse, enceinte.  Dans quelques jours, Lucia pointera le bout de son nez.  Elle a donc quitté Londres pour un manoir à la campagne, et ne reprendra pas son poste de rédac’chef après son congé de maternité.  Elle va découvrir les « joies » du baby blues, elle qui se veut parfaite à tout prix.

Roxanne n’a jamais révélé le nom de l’homme marié avec qui elle a une grande histoire d’amour depuis maintenant six ans.  Elle n’espère plus qu’il quitte sa femme, quoique…  Malheureuse ?  Heureuse ?  Elle ne sait plus trop.

Enfin, Candice, au passé complexe, vit seule et porte très bien son prénom, à une lettre près : Candide lui irait mieux.  Si candide que, pour réparer les erreurs du passé, elle va se lier d’amitié avec une ancienne camarade de classe, qu’elle va aider par tous les moyens possibles.

Trois amies liées depuis des années, que les épreuves du quotidien pourraient bien séparer…

Voilà mon chtit résumé de ce bouquin plein de peps et de joie, mais également de tout ce qui fait la complexité de la vie et des relations.   

J’ai adoré les Sophie Kinsella.  J’avais déjà lu un Madeleine Wickham, dont la fin m’avait déçue, trop courte, trop abrupte, sensation subjective qu’elle était inadéquate.  Cocktail club me réconcilie définitivement avec Madeleine, tant l’histoire de Candice, Maggie et Roxane m’a à la fois amusée, charmée et touchée. 

17
jui

Un avion sans elle – Michel Bussi

« Le dimanche, on lit au lit ».

En commençant Un avion sans elle, je me suis demandé, moi qui déteste les grands oiseaux de métal, si c’était vraiment une si bonne idée que de lire un livre dont les premières pages commencent par un crash aérien.

Parce que c’est bien de cela dont il s’agit dans Un avion sans elle.  Un avion qui se crashe.  Un seul survivant : un bébé, éjecté par miracle, frigorifié mais vivant.  Sauf que dans cet avion, il y avait deux bébés.  Et que les familles des quatre parents se déchirent cette petite fille, surnommée Libellule, dont ils revendiquent tous l’appartenance.  Nous sommes en 1980, les test ADN n’existent pas encore.

Dix-huit ans plus tard, Libellule est désormais majeure.  Un détective privé qui menait l’enquête depuis le crash est soudainement assassiné.  Et toute la vérité va enfin exploser, dans une quête effrénée menée par son frère, celui que le tribunal lui a désigné.  Et puis par sa sœur aussi, celle qui ne l’est plus depuis dix-huit ans, et qui en est devenue folle. 

Une quête angoissante qui emmène le lecteur, en l’occurrence la lectrice, à travers la France, afin que tous sachent enfin qui est Libellule.  Un thriller palpitant, mais pas seulement.  Un livre sur l’amour aussi, sur ses dérives, sur ce qu’il fait faire aux gens.  Sur l’argent et son pouvoir.  Et également sur la personnalité et sur le rôle de l’inné et de l’acquis dans sa conception.

Un livre captivant.  Et je comprends aisément pourquoi il a reçu le prix Maisons de la presse.

Je n’avais jamais lu Michel Bussi à ce jour, j’ai adoré.

 

27
mai

Oublier son passé – Karin Alvtegen

« Le dimanche, on lit au lit ».

Voilà un roman dans lequel les apparences sont très très trompeuses…

Helena a tout quitté pour venir avec son mari et sa fille à la campagne, là où elle passait les étés de son enfance, afin d’ouvrir un hôtel.  Trois ans plus tard, c’est son époux qui la quitte.  En apparences, elle est forte et déterminée.  En apparences…

Emilie est la fille de ce couple qui s’est récemment déchiré.  Elle a choisi de rester avec sa mère, malgré la distance qui les sépare petit à petit.  En apparences, elle a bien digéré le divorce de ses parents.  En apparences…

Verner est un vieil homme excentrique et solitaire, reclus dans une maison sans confort.  En apparences, un ours mal léché.  En apparences…

Anna-Karin vit seule et c’est très bien comme ça, car elle seule sait ce qui est bien pour elle, mais également pour autrui.  En apparences, elle a trouvé son équilibre, malgré ses intolérances manifestes.  En apparences…

Anders est un homme d’affaires ayant fait fortune puis ayant fait le choix de l’inactivité.  Le hasard le pousse devant la porte de l’hôtel d’Helena, qui ignore tout de sa vie réelle.  En apparences, il est zen et a réussi.  En apparences…

L’arrivée d’Anders va faire souffler un vent nouveau au sein de cette petite communauté.  Un vent nouveau mais porteur de souvenirs et de souffrances issues du passé, qu’il est enfin temps de régler.

Cette rencontre improbable d’Helena et d’Anders va-t-elle changer la donne ?

Un roman tout en finesse et en douceur, couplé à une analyse psychologique intelligente des personnages, qui mêle souffrances issues du passé, confessions sur un présent douloureux et espoir en un avenir meilleur.

Une révélation pour moi que cette auteure d’un pays que je connaissais surtout pour ses meubles en kit.  Mon second roman suédois, en quelques mois, et chaque fois une très jolie surprise.

 

Une petite phrase résume vachement bien le message de ce roman : Rares sont ceux qui comprennent que nous choisissons nous-mêmes de tourner au vinaigre ou de devenir un grand cru.

 

27
mai

Nouveau départ pour Charity Jones – Susan Mallery

« Le dimanche, on lit au lit ».

Nouveau départ pour Charity Jones fait partie d’une série « rencontres à Fool’s Gold », du nom de la petite ville accueillant le personnage principal, Charity Jones, vous l’aurez deviné.  Cela laisse donc supposer, en toute logique, une suite à la vie de Fool’s Gold.

J’ai beaucoup de mal à dire si j’ai aimé ou pas cet ouvrage.  Etonnant, d’habitude, j’aime, ou j’aime pas, aussi simple que ça.

Mais là, je ne parviens pas à me décider.

La lecture est fluide, rapide, agréable.  Charity est sympathique et j’ai très rapidement eu envie de savoir ce qui allait advenir d’elle dans cette ville qui l’a recrutée dans un but bien précis : lutter contre la pénurie de mâles.  Bien sûr, il y en a quelques uns, de mâles, notamment Josh, star déchue du cyclisme, homme à femmes, dont le charme fait des ravages auprès de la gent féminine.  Charity a beau lutter, elle craque, elle aussi.  Et puis Robert, en apparences bien sous tous rapports, le mari idéal.  Mais il ne lui plaît pas.

Bon, une histoire simple, dont le dénouement est prévisible, mais why not.

Mais je reste dubitative, malgré le plaisir que j’ai eu à lire Nouveau départ pour Charity Jones.

Alors, je vais me prêter à ce petit jeu parfois utile, déterminer le positif et le négatif :

Positif :

- comme je le disais, lecture agréable, bon moment de détente

- quelques intrigues intéressantes : pourquoi Charity est-elle si seule ?  pourquoi a-t-elle été recrutée par Marsha, le maire ?  pourquoi Josh a-t-il abandonné la compétition ?

- une histoire qui donne envie d’amour

Négatif :

- les intrigues manquent de profondeur, certaines étant juste évoquées, comme ce personnage gravement malade qui apparaît puis disparaît presqu’aussitôt, sans qu’on sache ce qu’il advient de lui (à voir si la suite en reparlera, mais ça laisse sur sa faim)

- les problèmes se résolvent trop rapidement, ok, c’est du Harlequin, mais y’a des limites et là, je trouve qu’elles sont dépassées

- le coup de foudre de Charity pour Josh est risible, et ce qu’elle ressent est totalement exagéré dans les descriptions qui en sont faites, répétées à qui mieux mieux (ça va, on a pigé, il la fait frissonner et elle rêve qu’il lui fasse l’amour, là, de suite, mais elle veut résister – pas besoin de le dire quinze fois).

- le but premier de la venue de Charity, repeupler la ville avec des mâles, passe vite au second plan, et c’est dommage

En conclusion, une base intéressante, des personnages attachants et qu’on a envie de voir évoluer encore, mais beaucoup trop d’histoires qui se téléscopent et de problèmes qui se règlent avec une baguette trop magique pour être crédible, au détriment de l’analyse des personnages et d’une profondeur des intrigues.

Dommage.  Néanmoins, je serais curieuse de lire la suite, afin de voir s’il s’agit juste d’un péché de « premier tome ».

 

 

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21
mai

Si c'était à refaire – Marc Lévy

"Le dimanche, on lit au lit".

J'ai un big méga retard de la mort qui tue pour vous parler du dernier Marc Lévy, je vous prie de m'en excuser chers lecteurs adorés.  Pas d'excuse, difficile de vous faire croire que c'est because le grand soleil.  C'est juste because ma grande flemmardise. 

Et pourtant, je l'ai aimé, le petit dernier de Marc Lévy, qui mêle avec brio une percée dans le surnaturel et une enquête policière qui a par parfois des relents de quête existentielle.  Notre héros du jour, Andrew, subit une agression quelques jours après son mariage.  Un coup de poignard dans le dos, au sens propre... mais sans doute au sens figuré également, va savoir.  Et lorsqu'il reprend conscience, le voilà propulsé deux mois plus tôt.  Il se souvient de tout et n'a qu'une solution pour échapper à sa mort prochaine (ou passée, c'est selon) : mener l'enquête pour savoir qui lui en voulait à ce point.

Et à ce niveau, il a le choix, un collègue jaloux, une jeune épouse avec laquelle il n'a pas toujours été sympa, des personnes malmenées par ses articles de presse.  Qui d'autre encore ?

Il n'a que deux mois, soixante jours, pas un de plus, pour découvrir qui veut sa mort… sinon, il mourra… une seconde fois !  Une plongée dans son passé… qui est aussi son avenir et qui va le mener de New York à Buenos aires.

Une enquête à couper le souffle, dont le final, m'a totalement estomaquée, tant je ne l'avais pas senti venir.

Chapeau Marc Lévy, qui parvient toujours à me scotcher, année après année.