20
aoû

Visions – Lisa Jackson

"Le dimanche, on lit au lit".

Pour ce second ouvrage, j'ai ressenti totalement l'inverse de ce que j'ai vécu pour Cœurs-brisés.com, dont je parlais dans un précédent billet : j'ai adoré la lecture dès la première page… mais j'ai détesté la fin.

Pas de bol.

Et de me demander s'il vaut mieux être déçue de la fin d'un livre plutôt que de son début…

Dommage, car, hormis cette fin qui m'a complètement parue bâclée, ce thriller Arlequin est génial.

Il raconte quelques semaines de la vie d'Olivia Benchet, qui habite depuis peu à La Nouvelle-Orléans.  Pas de surprise en apprenant qu'elle est sujette à de multiples visions (d'où le titre du livre), toutes plus effrayantes les unes que les autres : des femmes assassinées dans des conditions effroyables.

Un peu comme Allison Dubois l'a fait dans Medium, elle avertit la police, qui se moque allègrement d'elle et de ses divagations.  Sauf peut-être Rick Bentz, flic solitaire et bourru, qui décide, contre toute attente, de lui faire confiance, de la protéger, et d'enquêter avec son aide.  Car les visions d'Olivia se précisent : l'assassin la connaît, sait qu'elle le voit, et a décidé de se débarrasser d'elle…

Vraiment un bon petit thriller, auquel il ne manque rien : angoisse allant crescendo, gentille demoiselle solitaire en proie à un pouvoir peu enviable, flic solitaire également mais ô combien séduisant (hé, c'est Arlequin hein), intrigue vraiment bien faite et façon de présenter les choses qui provoque une addiction aussi soudaine qu'inattendue et qui a fait que j'ai dévoré le livre en aussi peu de temps qu'il ne faut pour lire le résumé, ou presque.

Sauf que la fin, la fin, la fin… que vous dire de la fin, sans vous la raconter ?  Elle est nulle la fin.  Pas nulle au niveau histoire, après tout un auteur écrit la fin qu'il veut, happy end ou pourrited end (comment skon dit pourri en anglais ?).  Mais j'ai eu la sensation que Lisa Jackson s'était dit "pffffff, ça commence à me saouler d'écrire ce livre, qu'on en finisse, deux petites pages, pas crédibles pour un sou, et basta".  Vous vous souvenez des thrillers des années 80, genre Liaison dangereuse, où la fin était du pur n'importe quoi, avec des gens qui mourraient durant des plombes, après une chtite résurrection aussi inattendue qu'improbable, des gens qui mourraient avec le sourire, en disant un truc du genre "je meurs, merci pour tout, soyez heureux, vous l'avez mérité, je vous aime, enjoy, rhaaaaaaaaaaaaa" ?  Ben la fin de Visions m'a fait penser à cela.  Autant tout le livre est crédible, autant la fin, ah non, cette fin, m'enfin Lisa, keskisépassé ?

Dommage…

20
aoû

Cœurs-brisés.com – Emma Garcia

"Le dimanche, on lit au lit".

La couverture d'un joli fuchsia l'annonce tout de go : une comédie romantique drôle et déjantée !

Je dois vous avouer que, durant les premières pages, je l'ai surtout trouvée déjantée à l'excès, et ça m'avait un chouia dissuadée de continuer la lecture des aventures de Vivienne, londonienne trentenaire abandonnée pour la troisième fois par son fiancé à la veille de leur mariage, qui crée un site web, cœurs-brisés.com, pour partager ses malheurs amoureux.  Malheurs qu'elle noie allègrement dans l'alcool, en compagnie de son meilleur ami craquant, so craquant qu'elle craque, voilà la recette de ce livre.  Trop d'humour tue l'humour, aimé-je dire, et là, durant ces premières pages, j'ai eu la sensation que trop d'humour a tué l'humour. 

J'ai ensuite repris ma lecture, après quelques jours de pause, faisant fi de ma première impression, pour finalement apprendre à connaître Vivienne, à m'y attacher et à entrer enfin dans cette histoire somme toute touchante.  Car une fois ces premières pages lues, l'humour laisse place à plus de profondeur.  Et au-delà des situations cocasses qu'elle provoque, Vivienne est simplement une femme manquant de confiance en elle suite à cette relation destructrice et qui va devoir apprendre à repérer ses ennemis et ses amis… pour y détecter l'amour.  Une femme comme vous, une femme comme moi.

Un joli premier roman, une fois ma première impression lâchée, drôle et touchant, même si l'histoire du site web cœurs-brisés.com reste, d'après moi, un accessoire qui n'apporte pas grand-chose à l'histoire, qui se suffit à elle-même.  Oui, c'est moi, blogueuse, qui dit ça, ah ah ah.

29
jui

Le sang des dauphins noirs – Elena Sender

« Le dimanche on lit au lit ».

Avec son premier roman, Intrusion, Elena Sender m’avait entraînée dans un thriller psychologique captivant et angoissant, avec, en toile de fond, la mémoire.

Pour son petit nouveau, l’intrigue est toute différente, mais l’angoisse reste la même.

Le personnage principal est à nouveau une femme, Rachel, personnage attachant que le sort n’a pas épargnée, puisqu’elle élève seul son petit bout, Sacha, lequel ne peut pas marcher, because des produits toxiques qu’elle a ingurgités sans le savoir durant sa grossesse.

Un comble pour cette employée d’une ONG qui a fait de la défense de l’environnement sa raison de vivre, après Sacha.

Lors de sa dernière mission, qui a pour but de sauver des dauphins noirs d’une tradition mortelle et sanglante, une explosion la terrasse, ainsi que quelques collègues.

Un enfant paralysé par des produits toxiques.  Des ennemis invisibles.  Une belle-mère à l’attitude de plus étrange.  Un journaliste fouineur mais gravement sexy.  Il n’en faut pas plus pour entraîner Rachel (et dans la foulée, moi, lectrice assidue), dans une enquête durant laquelle le danger est omniprésent, dans une société où le profit des multinationales prime sur la santé des êtes humains.

Une réussite, à nouveau, que ce second roman, qui mêle avec une justesse infinie un côté thriller, des personnages fouillés et une histoire identique à un salami à l’ail : vachement bien ficelée !

 

1
jui

Le dimanche on lit au lit...

... et on lit avec le joli Tshirt reçu des éditions Fleuve Noir, à qui j'envoie un big merci, je l'adore d'adoration...

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1
jui

Le voile de la trahison – Laura Caldwell

« Le dimanche, on lit sur son transat »

Et on lit un bouquin parfait pour le transat et le soleil censé l’accompagner, même s’il jouait à cache-cache en ce premier jour de juillet, le bougre : un Arlequin.  Je sais, c’est cliché, mais c’est la conception que les gens ont bien souvent des Arlequin, des lectures légères, futiles et parfaites pour les cerveaux déneuronés. 

Et pourtant, je peux vous dire que Le voile de la trahison ne comporte rien de ce qui colle également totalement au « cliché » arlequinesque : romanche caricaturale, passion folle, intrigue proche de la vie d’une amibe déprimée, et j’en passe.   

Le voile de la trahison, malgré son titre plan plan et sa couverture très bof, je le reconnais, car synonyme de femme futile en hauts talons, est un roman qui m’a totalement captivée et est sans doute le préféré de tous les Arlequin lus depuis ce début d’année, à égalité avec l’autre brique de 600 et quelques pages dévorée il y a peu, ce qui me fait conclure que plus il y a de pages, plus le livre est plus mieux, en toute logique sans doute.  J’y ai trouvé de l’amour, mais peu finalement.  J’y ai plutôt découvert les doutes sur l’amour, l’angoisse, l’enquête sur des événements hors du commun, la trahison soupçonnée ou réelle, le stress aussi, par moments, et puis une femme pleine de ressources lorsque l’adversité s’abat sur elle.  Car Izzy, avocate, voit sa vie s’effondrer lorsque son principal client, un richissime homme d’affaires, meurt d’une crise cardiaque, alors que son fiancé, conseiller financier du même homme d’affaires, disparaît soudainement, peu avant le mariage, avec une bonne partie des sous du défunt.

Oups.

Et Laura Caldwell prouve alors l’étendue son talent, dans une analyse pertinente des caractères des personnages, dans une intrigue crédible et bien ficelée et dans une histoire qui passionne du début à la fin, sans la moindre scène de sexe, siiiii je vous jure.  Un livre qui n’a pas à rougir devant d’autres policiers parus chez tel ou tel éditeur.

Et quand je lis que Le voile de la trahison est le premier d’une série de plusieurs, contant les aventures d’Izzy, ben je me réjouis (même que ça rime).

Si vous avez envie de vous lancer, une fois, rien qu’une seule, dans l’aventure Arlequin, c’est ici que je vous conseille de commencer, et c’est pas cher ma bonne Dame.  Croyez-moi, ce ne sera pas la seule fois…