20
aoû

Cœurs-brisés.com – Emma Garcia

"Le dimanche, on lit au lit".

La couverture d'un joli fuchsia l'annonce tout de go : une comédie romantique drôle et déjantée !

Je dois vous avouer que, durant les premières pages, je l'ai surtout trouvée déjantée à l'excès, et ça m'avait un chouia dissuadée de continuer la lecture des aventures de Vivienne, londonienne trentenaire abandonnée pour la troisième fois par son fiancé à la veille de leur mariage, qui crée un site web, cœurs-brisés.com, pour partager ses malheurs amoureux.  Malheurs qu'elle noie allègrement dans l'alcool, en compagnie de son meilleur ami craquant, so craquant qu'elle craque, voilà la recette de ce livre.  Trop d'humour tue l'humour, aimé-je dire, et là, durant ces premières pages, j'ai eu la sensation que trop d'humour a tué l'humour. 

J'ai ensuite repris ma lecture, après quelques jours de pause, faisant fi de ma première impression, pour finalement apprendre à connaître Vivienne, à m'y attacher et à entrer enfin dans cette histoire somme toute touchante.  Car une fois ces premières pages lues, l'humour laisse place à plus de profondeur.  Et au-delà des situations cocasses qu'elle provoque, Vivienne est simplement une femme manquant de confiance en elle suite à cette relation destructrice et qui va devoir apprendre à repérer ses ennemis et ses amis… pour y détecter l'amour.  Une femme comme vous, une femme comme moi.

Un joli premier roman, une fois ma première impression lâchée, drôle et touchant, même si l'histoire du site web cœurs-brisés.com reste, d'après moi, un accessoire qui n'apporte pas grand-chose à l'histoire, qui se suffit à elle-même.  Oui, c'est moi, blogueuse, qui dit ça, ah ah ah.

29
jui

Le sang des dauphins noirs – Elena Sender

« Le dimanche on lit au lit ».

Avec son premier roman, Intrusion, Elena Sender m’avait entraînée dans un thriller psychologique captivant et angoissant, avec, en toile de fond, la mémoire.

Pour son petit nouveau, l’intrigue est toute différente, mais l’angoisse reste la même.

Le personnage principal est à nouveau une femme, Rachel, personnage attachant que le sort n’a pas épargnée, puisqu’elle élève seul son petit bout, Sacha, lequel ne peut pas marcher, because des produits toxiques qu’elle a ingurgités sans le savoir durant sa grossesse.

Un comble pour cette employée d’une ONG qui a fait de la défense de l’environnement sa raison de vivre, après Sacha.

Lors de sa dernière mission, qui a pour but de sauver des dauphins noirs d’une tradition mortelle et sanglante, une explosion la terrasse, ainsi que quelques collègues.

Un enfant paralysé par des produits toxiques.  Des ennemis invisibles.  Une belle-mère à l’attitude de plus étrange.  Un journaliste fouineur mais gravement sexy.  Il n’en faut pas plus pour entraîner Rachel (et dans la foulée, moi, lectrice assidue), dans une enquête durant laquelle le danger est omniprésent, dans une société où le profit des multinationales prime sur la santé des êtes humains.

Une réussite, à nouveau, que ce second roman, qui mêle avec une justesse infinie un côté thriller, des personnages fouillés et une histoire identique à un salami à l’ail : vachement bien ficelée !

 

1
jui

Le dimanche on lit au lit...

... et on lit avec le joli Tshirt reçu des éditions Fleuve Noir, à qui j'envoie un big merci, je l'adore d'adoration...

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1
jui

Le voile de la trahison – Laura Caldwell

« Le dimanche, on lit sur son transat »

Et on lit un bouquin parfait pour le transat et le soleil censé l’accompagner, même s’il jouait à cache-cache en ce premier jour de juillet, le bougre : un Arlequin.  Je sais, c’est cliché, mais c’est la conception que les gens ont bien souvent des Arlequin, des lectures légères, futiles et parfaites pour les cerveaux déneuronés. 

Et pourtant, je peux vous dire que Le voile de la trahison ne comporte rien de ce qui colle également totalement au « cliché » arlequinesque : romanche caricaturale, passion folle, intrigue proche de la vie d’une amibe déprimée, et j’en passe.   

Le voile de la trahison, malgré son titre plan plan et sa couverture très bof, je le reconnais, car synonyme de femme futile en hauts talons, est un roman qui m’a totalement captivée et est sans doute le préféré de tous les Arlequin lus depuis ce début d’année, à égalité avec l’autre brique de 600 et quelques pages dévorée il y a peu, ce qui me fait conclure que plus il y a de pages, plus le livre est plus mieux, en toute logique sans doute.  J’y ai trouvé de l’amour, mais peu finalement.  J’y ai plutôt découvert les doutes sur l’amour, l’angoisse, l’enquête sur des événements hors du commun, la trahison soupçonnée ou réelle, le stress aussi, par moments, et puis une femme pleine de ressources lorsque l’adversité s’abat sur elle.  Car Izzy, avocate, voit sa vie s’effondrer lorsque son principal client, un richissime homme d’affaires, meurt d’une crise cardiaque, alors que son fiancé, conseiller financier du même homme d’affaires, disparaît soudainement, peu avant le mariage, avec une bonne partie des sous du défunt.

Oups.

Et Laura Caldwell prouve alors l’étendue son talent, dans une analyse pertinente des caractères des personnages, dans une intrigue crédible et bien ficelée et dans une histoire qui passionne du début à la fin, sans la moindre scène de sexe, siiiii je vous jure.  Un livre qui n’a pas à rougir devant d’autres policiers parus chez tel ou tel éditeur.

Et quand je lis que Le voile de la trahison est le premier d’une série de plusieurs, contant les aventures d’Izzy, ben je me réjouis (même que ça rime).

Si vous avez envie de vous lancer, une fois, rien qu’une seule, dans l’aventure Arlequin, c’est ici que je vous conseille de commencer, et c’est pas cher ma bonne Dame.  Croyez-moi, ce ne sera pas la seule fois…

 

17
jui

Cocktail Club – Madeleine Wickham alias Sophie Kinsella

« Le dimanche, on lit au lit ».

Madeleine Wickham est Sophie Kinsella.  La star des Accro du shopping, ces livres à mourir de rire tant toute femme peut s’y retrouver.  Mais si mais si, on a tous eu cette folie shopping à un moment ou à un autre.  Enfin soit, Madeleine Wickham est Sophie Kinsella.  Mais avant d’être Sophie, elle était Madeleine.  J’ignore pourquoi elle a changé de nom en cours de carrière, mais cela nous permet de découvrir ainsi ses premières œuvres.

Dans Cocktail club, on retrouve la plume de Sophie Kinsella, plongée dans l’humour et la féminité.  Mais pas seulement, et c’est ce qui fait que ce livre m’a beaucoup touchée, en plus de m’amuser.  Si c’est pas du bonheur ça, je vous le demande, keskesè.

Cocktail club, c’est un cocktail fait de trois femmes, très différentes, mais liées par une amitié indéfectible, trois femmes qui bossent dans la même boîte, celle d’un magazine :

Maggie est mariée, heureuse, enceinte.  Dans quelques jours, Lucia pointera le bout de son nez.  Elle a donc quitté Londres pour un manoir à la campagne, et ne reprendra pas son poste de rédac’chef après son congé de maternité.  Elle va découvrir les « joies » du baby blues, elle qui se veut parfaite à tout prix.

Roxanne n’a jamais révélé le nom de l’homme marié avec qui elle a une grande histoire d’amour depuis maintenant six ans.  Elle n’espère plus qu’il quitte sa femme, quoique…  Malheureuse ?  Heureuse ?  Elle ne sait plus trop.

Enfin, Candice, au passé complexe, vit seule et porte très bien son prénom, à une lettre près : Candide lui irait mieux.  Si candide que, pour réparer les erreurs du passé, elle va se lier d’amitié avec une ancienne camarade de classe, qu’elle va aider par tous les moyens possibles.

Trois amies liées depuis des années, que les épreuves du quotidien pourraient bien séparer…

Voilà mon chtit résumé de ce bouquin plein de peps et de joie, mais également de tout ce qui fait la complexité de la vie et des relations.   

J’ai adoré les Sophie Kinsella.  J’avais déjà lu un Madeleine Wickham, dont la fin m’avait déçue, trop courte, trop abrupte, sensation subjective qu’elle était inadéquate.  Cocktail club me réconcilie définitivement avec Madeleine, tant l’histoire de Candice, Maggie et Roxane m’a à la fois amusée, charmée et touchée.