18
déc

Le cercle – Bernard Minier

"Le dimanche, on lit au lit"

(mais comme on est fade, on publie le mardi).

De Bernard Minier, j'ai lu le premier ouvrage, Glacé, lequel m'avait glacée d'effroi (je sais, elle est facile), ce qui est finalement le but d'un bon thriller.  Et pour un bon thriller, c'en était un.  Je vous en parlais ici, à l'époque. 

Cette fois, l'intrigue se déroule en plein été, mais étonnamment, je n'ai pas arrêté pas de greloter durant la lecture.  J'ignore si c'est la saison qui veut ça (passqu'on est en hiver ma bonne Dame) ou s'il s'agit de réminiscences de Glacé, qui se passe en montagne, on l'on grelote, of course.

A part ce souci de concordance de température, j'ai renoué immédiatement avec notre cher Servaz (que j'imagine vieux alors qu'il a quarante ans, un petit jeune donc, un écorché vif que je consolerais bien, il doit être chou et sensible et gentil et tout et tout, sous ses airs bourrus). 

Nul besoin d'avoir vu Glacé pour aimer Le cercle, même si les deux ouvrages sont liés, par moments.  Servaz est ainsi appelé sur le lieu d'un crime crapuleux, because le fils de son ex est accusé du crime et que, tel Zorro, il va voler à son secours.  D'autant que sur la scène du crime, il retrouve un élément tout droit sorti de Glacé, un morceau de musique qui le glace d'effroi (je sais je sais, elle est facile, mais que voulez-vous, je l'aime bien celle-là).

Et l'enquête de démarrer sur les chapeaux de roue, une enquête qui s'ouvre comme une commode, avec plein plein de tiroirs dans lesquels on découvre d'autres tiroirs, avec des bribes d'histoires qui se croisent, s'entrecroisent, pour finalement s'embriquer les unes dans les autres grâce au talent de cet auteur formidable qu'est Bernard Minier.  Brrrrrrrrrrrr, je vous le disais, on sort de cette lecture glacé... non allez je me tais !

Difficile en effet de vous en dire plus, je n'aime pas en savoir trop avant de lire un ouvrage, je n'aime donc pas trop en révéler.

Je peux juste vous dire que si vous cherchez encore un cadeau à faire à un ami ou une amie fan de lecture captivante et bien angoissante, offrez-lui Le cercle, il vous en dira des nouvelles.  Et si vous n'avez pas d'ami fan de lecture captivante et bien angoissante, ben achetez-le pour vous… mais grouillez-vous, la fin du monde, c'est vendredi !

9
déc

Télé génération 80

"Le dimanche, on lit au lit".

Après avoir vu Stars 80, j'ai lu Télé génération 80, et tout comme pour Stars 80, j'ai adoré ça.

Hey, on ne se refait pas ma bonne Dame, les années 80 et moi, c'est une grande histoire d'amour, que voulez-vous.  J'aime tout des années 80, la musique, les émissions, les dessins animés, les jeux, et les souvenirs que j'en ai.  Et même si je n'aime pas, ben c'est un désamour attachant et tendre, si vous voyez ce que je veux dire (genre Scoobidoo, je ne le supporte pas, mais il fait partie de ma vie, ce chien exaspérant et ses maîtres qui le sont plus encore).

Bref, je vais pas m'étendre sur ma passion pour cette tranche de ma vie située entre 1980 et 1989, je me contenterai de vous dire un peu de quoi parle ce livre, des fois que vous seriez victimes de la même passion que moi.

Dans ce joli livre hyper bien documenté, plein de photos d'époque (rha, on ne rajeunit pas, ben eux non plus) et d'interviews, vous ne trouverez que du cultissime.  En gros et en vrac : du Dechavanne (My god, tous ces mardis nez levé vers le ciel), du Sacrée soirée (indétrônable Jean-Pierre), du Dorothée, du Zitrone, du Jacques Martin (tu vas nous chanter quoi mon petit ?), de l'Ile aux enfants et du Casimir, du Patrick Sébastien et du Patrick Sabatier (Le jeu de la vérité et surtout Avis de recherche, Patrick Sa-ba-tier – en chantant svp), du Téléthon, du Patrick Roy (ah lui, je l'aimais, sa mort avait stupéfié l'ado que j'étais alors) du Jean-Luc Lahaye - tiens, comme dans Stars 80 (débarquez-mouaaaaaaaaaaa), et j'en passe un max, parce que tout vous énumérer ne servira pas à grand-chose, car c'est un livre à feuilleter...

Donc, si comme moi vous êtes atteints de 80ite chronique et aigue, je vous conseille de dégoter cet ouvrage, de le humer (il sent bon le papier glacer), de le palper, de le parcourir pour vous imprégner de son ambiance, mais attention, le prendre en mains risque fort de provoquer chez vous une attraction irréversible et un achat pavlovien, je vous aurai prévenus.

Seul regret : que la table des matières ne soit pas alphabétique, car il est parfois malaisé de s'y retrouver (je dois être blonde inside, je sais).

9
déc

Haïti noir – collectif présenté par Edwige Danticat

"Le dimanche, on lit au lit".

De Haïti on ne sait pas grand-chose.  On la connaît mieux depuis début 2010, jour où, bien malgré elle, elle fut mise au sommet de l'actualité, fit pleurer dans les chaumières puis retomba dans l'oubli quelques mois plus tard, sans même avoir vraiment totalement bénéficié de cette affluence de dons qui a suivi le séisme.

Mais à part ça, on ne sait pas grand-chose de Haïti.

Le recueil Haïti Noir a vu le jour, du moins son projet, avant le tremblement de terre.  Il fait partie d'une collection sur plusieurs villes, le titre "noir" n'est donc nullement en lien avec la vie difficile de ce pays ni la couleur de peau de sa population.  Trois nouvelles évoquent le séisme, les autres sont simplement "noires".

Je vous avoue que j'ai eu du mal à entrer dans ces petites histoires, en partie sans doute car elles étaient très courtes, mais surtout car elles ne font pas partie du genre d'histoires qui me passionnent.  C'est ainsi, les goûts et les couleurs hein… faut pas chercher à comprendre.  Toutefois, j'ai trouvé très intéressant d'en découvrir plus, au travers de ces tranches de vie, sur "comment ça se passe là-bas", les expressions typiques, la musique, la vie quotidienne, la chaleur.  Parce que je ne sais pas grand-chose d'Haïti et que ce livre apporte un éclairage sans doute plus typique que n'importe quel ouvrage historique ou politique.

A découvrir si vous avez en vous cette même envie, si Haïti titille votre curiosité autrement que par ce qu'on en a lu dans la presse.

2
déc

Drôle de famille – Anaïs Valente

"Le dimanche, on lit au lit"

Constatant avec étonnement que quelqu'un a commandé Le savoir écrire sur Amazon, mon livre paru en 2008 mais épuisé, je vais zieuter ce qu'il en est, et je réalise avec joie qu'il est à nouveau disponible, de même que Les bons plans, ça c'est chouette.  Finalement y'a que La célib'attitude qui n'est plus dispo qu'en format Kindle, mais on s'en moque, car Célibataire et fière de l'être, lui, est dispo, et il est encore mieux car illustré par la géniale Anaïs Depommier.

Premier étonnement donc.

Second étonnement quand, dans la liste des ouvrages à mon nom, je repère Drôle de famille.  Je sais cependant qu'une autre Anaïs Valente écrit des livres elle aussi, donc ça doit être d'elle.

Puis je vois "à paraître, 22 février 2013", et l'euro tombe.  Dieu que je suis blonde, Drôle de famille, c'est mon nouveau bébé, mon petit dernier, mon petit chéri à moi, oui oui oui, ça y est, il est officiellement annoncé !

Bah, je ne vais pas vous en dire plus, si ?  Allez, un indice : ça parle de drôles de familles !  Et puis c'est pour les petits.  Et puis il y a plein de jolies images dedans, même que je les ai vues et qu'elles sont belles belles belles comme le jour !

Voilà voilà, patience patience.

Et en cadeau une petite miette exclusive :

drole de famille.jpg

 

Et pour voir tous mes livres d'un clic, c'est ici.

2
déc

La célibataire – India Desjardins et Magalie Foutrier

"Le dimanche, on lit au lit"

Quand une Française et une Canadienne collaborent sur une BD, cela donne une réussite appelée "La célibataire".  India Desjardins est auteure du Journal d'Aurélie Laflamme, dont un film a même été tiré.  Magalie Foutrier est une talentueuse illustratrice que j'avais contactée pour Planète célibataire et qui avait failli participer, oui oui oui, rien que ça, mais le manque de temps nous priva de son talent, quoique je reçus un chtit dessin que j'ai d'ailleurs gardé en souvenir…

Bref, ces deux talents se sont unis pour nous offrir une BD totalement anti-déprime qui, je cite "constitue un excellent substitut de glace".  Oh que oui, je vous le confirme, toute célibataire se retrouvera dans les tranches de vie de la Célibataire, en rira, en sera touchée, mais ne restera jamais indifférente.  Une chouette idée de cadeau à mettre sous le sapin de votre copine célibataire (ou sous le vôtre).  On en redemande, à quand le second volume ?

Allez, je vous montrer le dessin que vous n'avez jamais vu sur Planète célibataire, il vous mettra l'eau à la bouche… et quand vous dévorerez la Célibataire, vous ne prendrez pas un gramme, que du bonheur !

magalie foutrier planete.jpg