6
fév

La vie après la mort, les preuves – Jeffrey Long

"Le dimanche, on lit au lit".

Marrant, quand j'annonce que je lis un bouquin sur la vie après la mort, on me regarde toujours avec un air qui veut dire "mon dieu, comme ça doit être déprimant".  Si pas un air "mon dieu, quelle illuminée, celle-là", mais ça, je m'en moque comme de ma première tétine.

Ben moi je trouve que les livres sur la vie après la mort, ça rend joyeux.  Heureux.  Passque ce sont des expériences hyper positives, qui transforment la vie des expérienceurs, comme on les appelle.

Alors moi j'aime ça, et depuis longtemps, j'en ai déjà parlé, je lisais les livres du Docteur Moody à l'adolescence, c'est dire.  Mais non, je ne suis pas illuminée, j'ai lu, j'apprécie, j'ai envie d'y croire, ça s'arrête là.

Mais pour tout qui souhaite s'informer sur les NDE, pour tout qui s'y connait mais souhaite en savoir plus encore, je ne peux que conseiller de livre qui vient de sortir : il propose, outre une bonne entrée en matière pour tout novice, une foultitude d'informations complémentaires pour découvrir les nouvelles avancées de la science.  Passque oui, la science s'y intéresse, les sceptiques, bien sûr, mais également les ceusses qui y croient (voire qui y croivent). 

Passqu'il est bien loin le temps où tout cela était catalogué comme des divagations dignes de l'asile.  Bien loin ?  Pas tant que cela finalement, quand on voit encore le nombre d'expérienceurs qui n'osent parler de leur vécu, tant ils ont été rabroués ou priés de consulter un psy.

Ben moi, j'ai toujours eu l'impression que tout cela pouvait être réel, et la lecture de cet ouvrage n'a fait que confirmer mes croyances, parce que cette étude, la plus grande jamais réalisée, regorge d'informations dont même le plus crédule des crédules ne peut nier la véracité.

Tout cela écrit de façon abordable pour le commun des mortels, plein de témoignages, le tout repris dans des chapitres bien clair et présenté d'une façon très… vivante.  Si, si, vivante.

Je vous le conseille, on en sort, sinon convaincu, en tout cas prêt à profiter de sa vie mieux encore et à appréhender la mort, peut-être, d'une façon différente.

Acheter La vie après la mort : les preuves

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8
jan

Imprévisible Evie – Beth Ciotta

 « Le dimanche, on lit au lit ».

Autant j’étais ravie des premiers mois de cette collaboration Harlequin, autant la fin de l’année s’est révélée désastreuse et pleine de déception.  A croire que mon instinct m’a mal guidée au moment des choix d’ouvrages, puisque oui, j’avais le choix.

Et Imprévisible Evie ne faillit pas à la règle, car d’imprévisible, elle n’a rien.  Le début de l’ouvrage me semblait cependant prometteur : actrice n’ayant jamais réussi à sortir de l’anonymat, elle accepte, en dernier ressort, un job sur un bateau de croisière, bien payé et tout et tout.  Pétillant et drôle, et débit prometteur je vous dis.  Les croisières, j’adore ça, alors si y’a un zeste d’amour, j’en redemande.  Mais rapidement, ça se corse (même si la croisière a lieu loin de l’île de beauté – je sais, même pas drôle), dès qu’elle rencontre son « employeur », un bellâtre musclé et tout et tout.  Du Arlequin quoi, mais j’avoue que je ne peux plus supporter ces héroïnes qui se pâment et mouillent leur culotte (excusez-moi l’expression) dès qu’apparaît le futur homme de leur vie.  Et voilà, au vingtième « keskil est beaumuscléséduisantexcitant », ben j’ai abandonné ma lecture, ce qui m’arrive rarement mais là, non, j’en pouvais plus.

Je n’aurais peut-être pas dû, vu les critiques des autres lectrices faisant partie du cercle Harlequin, et d’Amazon, totalement dithyrambiques, mais rien à faire, Evie est trop prévisible, moi je veux de l’amour, oui, des sentiments, oui, de l’attraction, oui, du sexe, oui, mais que diable, avec un chouia de subtilité quoi !

8
jan

Steven Amsterdam – Ces choses que nous n’avons pas vues venir

« Le dimanche, on lit au lit ».

Je n’ai pas voulu lire ce roman avant le 21 décembre, faut pas pousser bobonne des fois, pas envie de cauchemarder sans cesse et qu’on doive m’interner le 21 au matin parce que je pousse des cris de détresse en voyant l’apocalypse dans chaque nuage, dans chaque brin d’herbe ou dans chaque courant d’air.

Passque c’est bien ce dont il s’agit dans Ces choses que nous n’avons pas vues venir (joli titre pour un joli livre), d’apocalypse.

De science-fiction, quoique… (mais c’est paru en Folio SF, donc actuellement, oui, encore de la science-fiction).

Moi j’aime pas la science-fiction quand elle est peuplée de robots, d’effets spéciaux, de turbo-laser, de bioman et de Capitaine Flam (ah ben si lui je l’aimais).  Mais point de tout cela dans cet ouvrage de 200 pages que j’ai lu presque d’une traite (de deux traites, en fait).

Ici, tout est suggéré, et c’est ce qui fait la force de l’ouvrage, car c’est le lecteur qui participe en fin de compte à l’histoire, en comblant les trous, en imaginant, en tentant de comprendre des choses parfois complexes (mais keskisèpassé, mais keskispass ?).  Au fil des chapitres, nous découvrons Eric, enfant, à la veille de l’an 2000, alors que son père pressent un drame et emmène sa famille dans sa fuite, puis nous le suivons, via des bonds dans le temps, durant diverses tranches de sa vie, diverses tranches de vie de la planète ravagée par un mal mystérieux, que l’on pressent dramatique, irréversible, merdique quoi.  Un cataclysme écologique dominé par la maladie, la mort, le fric et le pouvoir.    A chaque chapitre, il faut s’adapter, comprendre, enfin tenter de comprendre, et c’est ce qui fait la force de ce roman, ne pas en dire trop, faire deviner, laisser planer le doute, faire monter l’angoisse. 

L’angoisse qu’un jour cela ne soit plus de la science-fiction…

La quatrième de couv’ indique « une variation subtile, originale, drôle parfois et, paradoxalement, optimiste, sur le thème classique de l’apocalypse ».

Subtile, oui.  Originale, oui.  Drôle, parfois, oui.  Mais optimiste, là, franchement, j’ai eu du mal.  L’optimisme serait de croire que nos dirigeants vont prendre conscience que tout cela nous pend au nez, mais pour ça, je suis plutôt pessimiste moi…

21
déc

La machine à écrire la mort

« Le dimanche, on lit au lit ».

Et on publie le jour de l’apocalypse annoncée… mais toujours attendue à c’t’heure.

Quoi de mieux en effet que La machine à écrire la mort comme ouvrage à découvrir ce jour, sur les bons conseils de votre chère Anaïs ?

Le titre de cet ouvrage m’a de suite interpelée, en grosse curieuse que je suis et je me suis précipitée sur les extraits que j’avais reçus en avant-première.  Je les ai dégustés, voire dévorés, en quelques minutes à peine, captivée que j’étais.

La machine à écrire la mort est une sorte de collectif, fruit du travail de Matthew Bennardo, Ryan North et David Malki !.  Sur cette idée originale, ils ont proposé aux internautes du monde entier de s’exprimer : keske ça leur inspirait ?

Et ça les a inspirés, croyez-moi, ce qui a engendré ce recueil contenant 34 nouvelles pleine d’humour noir et d’angoisse.  A la manière de sa couverture : une tête de mort en jolies fleurs.  Et cette machine à écrire la mort, elle fait réfléchir : si elle existait, aimerais-je en faire usage et savoir comment je vais mourir, mais pas quand.  Bien sûr, elle aime se moquer, cette machine, et rien n’est bien clair dans ses prédictions.  Et puis elle bouleverse les vies, créant des classes, des privilégiés, des parias.  Comment vivre encore lorsqu'on sait tout de sa mort ?  Comment oser avaler quoi que ce soit si la machine a dit "empoisonnement" ?  Comment aimer lorsqu'elle annonce "crime passionnel" ?  Comment ?

Certaines histoires m’ont complètement scotchée, notamment la plus courte, quelques mots à peine, mais quels mots !  Waw.  Je vous en laisse la surprise…

Une idée démentielle qui a fait naître un ouvrage démentiel, dont le succès fut immédiat, et dont le deuxième tome est déjà en préparation.

Je vous le disais, le livre parfait pour ce 21 décembre 2012.  Attention cependant, si la machine vous sort son bout de papier avec y inscrit « fin du monde », méfiez-vous…

18
déc

Le cercle – Bernard Minier

"Le dimanche, on lit au lit"

(mais comme on est fade, on publie le mardi).

De Bernard Minier, j'ai lu le premier ouvrage, Glacé, lequel m'avait glacée d'effroi (je sais, elle est facile), ce qui est finalement le but d'un bon thriller.  Et pour un bon thriller, c'en était un.  Je vous en parlais ici, à l'époque. 

Cette fois, l'intrigue se déroule en plein été, mais étonnamment, je n'ai pas arrêté pas de greloter durant la lecture.  J'ignore si c'est la saison qui veut ça (passqu'on est en hiver ma bonne Dame) ou s'il s'agit de réminiscences de Glacé, qui se passe en montagne, on l'on grelote, of course.

A part ce souci de concordance de température, j'ai renoué immédiatement avec notre cher Servaz (que j'imagine vieux alors qu'il a quarante ans, un petit jeune donc, un écorché vif que je consolerais bien, il doit être chou et sensible et gentil et tout et tout, sous ses airs bourrus). 

Nul besoin d'avoir vu Glacé pour aimer Le cercle, même si les deux ouvrages sont liés, par moments.  Servaz est ainsi appelé sur le lieu d'un crime crapuleux, because le fils de son ex est accusé du crime et que, tel Zorro, il va voler à son secours.  D'autant que sur la scène du crime, il retrouve un élément tout droit sorti de Glacé, un morceau de musique qui le glace d'effroi (je sais je sais, elle est facile, mais que voulez-vous, je l'aime bien celle-là).

Et l'enquête de démarrer sur les chapeaux de roue, une enquête qui s'ouvre comme une commode, avec plein plein de tiroirs dans lesquels on découvre d'autres tiroirs, avec des bribes d'histoires qui se croisent, s'entrecroisent, pour finalement s'embriquer les unes dans les autres grâce au talent de cet auteur formidable qu'est Bernard Minier.  Brrrrrrrrrrrr, je vous le disais, on sort de cette lecture glacé... non allez je me tais !

Difficile en effet de vous en dire plus, je n'aime pas en savoir trop avant de lire un ouvrage, je n'aime donc pas trop en révéler.

Je peux juste vous dire que si vous cherchez encore un cadeau à faire à un ami ou une amie fan de lecture captivante et bien angoissante, offrez-lui Le cercle, il vous en dira des nouvelles.  Et si vous n'avez pas d'ami fan de lecture captivante et bien angoissante, ben achetez-le pour vous… mais grouillez-vous, la fin du monde, c'est vendredi !