6
mar

Demain – Guillaume Musso

"Le mardi et le mercredi, on lit sur son transat".

Et oui, j'ai passé deux après-midi avec Guillaume Musso, sous ce soleil tant attendu.  Et il n'y a qu'une seule chose plus agréable que lire du Guillaume Musso : lire du Guillaume Musso sous le soleil. 

Et une fois de plus, cette lecture fut un pur bonheur.  Ça en devient presque répétitif, cette manie que j'ai de dire chaque année que j'ai adoré le petit dernier Musso, mais c'est ainsi, je ne vais pas vous mentir et dire que j'ai aimé bof bof, voire détesté, pour varier mes chroniques Mussoesque, no way.  Bien sûr, y'a ceux que j'adore, et puis y'a ceux que je vénère.  Légère nuance.  Demain fera partie de ceux que je vénère, c'est clair (et ça rime) parce que cette idée de la faille temporelle, elle est démentiellement démentielle et ouvre les portes à tous les possibles.  C'est un de mes fantasmes, cette possibilité de retourner dans le passé, de découvrir l'avenir, d'influencer l'un ou l'autre afin d'influencer ensuite l'un ou l'autre (ça va, vous me suivez ?).

Je peux vous dire que je mourais donc d'impatience de découvrir Demain car, dès que j'ai lu le résumé, j'avais une chair de poule de malade :

"Elle est son passé...
... il est son avenir.

Emma vit à New York. À 32 ans, elle continue de chercher l homme de sa vie.
Matthew habite à Boston. Il a perdu sa femme dans un terrible accident et élève seul sa fille de quatre ans.

Ils font connaissance grâce à Internet et bientôt, leurs échanges de mails les laissent penser qu ils ont enfin droit au bonheur. Désireux de se rencontrer, ils se donnent rendez-vous dans un petit restaurant italien de Manhattan.

Le même jour à la même heure, ils poussent chacun à leur tour la porte du restaurant. Ils sont conduits à la même table et pourtant... ils ne se croiseront jamais."

La chair de poule, je vous dis.  J'ai lu sur le net que le sujet avait déjà été visité, que ça faisait penser à ce film avec (le beau) Keanu Reeves, Entre deux rives.  Si tous les thèmes déjà abordés en littérature étaient ensuite interdits, il resterait bien peu de sujets sur lesquels écrire, ma bonne Dame.

Et si le thème de départ fait en effet penser à Entre deux rives : une discussion entre deux personnes ne vivant apparemment pas à la même époque, la similitude s'arrête là.  Parce que, sans vouloir vous en dire trop, cela va de soi, une fois cette faille temporelle comprise de tous, le roman bascule, petit à petit, dans un thriller palpitant dont il est impossible de sortir avant la dernière ligne (d'ailleurs je devais aller à la banque avant 16 h, j'ai terminé ma lecture à 15h58, tant pis, impossible d'abandonner les dernières pages – finalement la banque fermait à 16h30, alleluia – anecdote dont vous vous moquez, je sais, mais voilà quoi, je digresse je digresse).  Bref un mélange de fantastique, avec des héros prisonniers de leur époque qui, par le miracle de la technologie, se trouve face à face, de romance avec des héros pour qui l'amour est prépondérant, même si lui est malheureux comme les pierres, même si elle est bouffée par sa solitude (des êtres fragiles donc, auxquels on s'attache immédiatement, tant ils sont profondément humains), et de thriller dont on sent que le dénouement sera totalement inattendu et scotchant.  Et il l'est.  Sans oublier les personnages secondaires, la meilleure amie lesbienne fofolle et le pote geek, qui apportent une touche d'humour parfois nécessaire quand l'angoisse va crescendo.

Et puis une question que Guillaume Musso pose : jusqu'où peut-on aller par amour ?

J'aurais tellement envie de partager plus encore sur cet ouvrage, de vous parler de cette histoire incroyable et captivante, de vous dire "et toi, tu t'en doutais qu'il…, tu le savais qu'elle… tu as aimé la fin, tu t'y attendais ?", mais je dois me taire, passque raconter la fin, c'est pas bien pas bien pas bien, alors je me tais.  Mais quand vous l'aurez lu, revenez me voir qu'on en discute ensemble… car vous aurez cette même envie de partager, tant ce livre est un pur bonheur. 

A lire au soleil, si vous avez cette chance.

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1
mar

Moment béni ce matin... merci Guillaume !

Dans ma boîte : Demain, ce qui me garantit dès demain (ah ah ah) du pur bonheur au lit avec Guillaume Musso.

Et dans Demain, keske je trouve, çaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa, moment de bonheur pur bis, moment de grace intense, une dédicace de Guillaume pour moi rien que pour moi, avec un tout choli compliment.

ça c'est vraiment le bonheur du jour, ça vaut bien un petit-déjeuner avec Marc Levy (note que je me mords encore les doigts jusqu'au moignon d'avoir manqué ce petit-déjeuner, mais je crois en mon destin qui me réservera d'autres jolies surprises, amen).

Merci Monsieur Musso, merci XO pour ce bonheur du jour que vous m'offrez !

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28
fév

"Toujours relativiser" – librement inspiré de Rescapé – Sam Pivnik

Depuis quelques jours, je suis plongée dans ce récit aussi horrible que passionnant, celui de Sam Pivnik, l'un des derniers rescapés d'Auschwitz encore en vie.

Avec pudeur et simplicité, il nous raconte l'horreur, l'impensable, l'inimaginable.  J'ai beaucoup vu sur l'holocauste, j'ai déjà pas mal lu également.  Il y a quelques années, un livre m'avait fait ressentir le froid, l'enfer du froid de ces juifs condamnés à l'enfer (ma mémoire défaille, pas moyen de retrouver le titre du livre).  Sam Pivnik me fait ressentir la peur, les odeurs immondes, le quotidien infernal et insupportable, que l'on n'eût pu concevoir dans une fiction, tant cela paraîtrait invraisemblable.  Mais tout cela, vous le savez, et vous allez me dire que c'est un livre de plus sur l'holocauste.  Et moi je vous dis que plus y en aura, mieux ce sera, pour que jamais cet épisode de l'histoire ne tombe dans l'oubli.

Voilà tout ce que je vous dirai sur ce livre, pas envie de faire une big critique ce soir, car j'ai autre chose à vous proposer.

Cet après-midi j'avais mon atelier d'écriture.  Et j'avais l'histoire de Sam en tête, vu que je la lis le matin, le midi, le soir… 

Thème du jour : les couleurs.  Exercice du jour, couper chacune un bout de phrase dans un magazine.  Le mien "toujours relativiser". Et puis, chacune, commencer une histoire avec son bout de phrase, puis, au signal de notre gourou de l'écriture, continuer avec le bout de phrase de notre copine de droite, puis de l'autre, et ainsi de suite.  Improvisation totale, exercice captivant de devoir intégrer ce bout de phrase, paf, comme ça.  Etre cohérente.  Ecrire quelque chose de chouette, comme ça, tout de go.

La vie, le destin, appelez ça comme vous voulez, mais les bouts que j'ai reçus s'intégraient parfaitement à mon récit, ils l'ont complété, façonné, sensation étrange qu'ils tombaient à pic. Ma main s'en souvient encore, tant je grattais comme une damnée. 

Et j'ai écrit cette histoire, librement inspirée de la vie de Sam Pivnik, totalement imprégnée de sa vie.  Pas de relecture, ni de correction.  Je vous la livre brut de décoffrage.

Et maintenant, j'ai envie de peindre quelque chose sur ce texte.  Oui passque je m'amuse à étaler des couleurs sur des toiles en ce moment, totalement régressif, j'adore.

 

(Les bouts de phrases sont en italique, pour vous permettre de les retrouver au fil de la lecture).

 

"Toujours relativiser".  Tel était son leitmotiv depuis des années. Mais comment relativiser lorsque tout s'écroule, lorsque la vie ne tient qu'à un fil, lorsque la balle du SS est en permanence à portée de pistolet, lorsque la seule couleur envisageable, hormis le noir, le gris, le noir, le noir, le noir, le noir, est le jaune, celui de cette étoile qui gangrène son  uniforme strié de blanc et de bleu sale.  "Toujours relativiser", se répétait-il le matin, sortant les cadavres de la nuit, le midi sans repas, orientant les nouveaux arrivées à droite ou à gauche, selon leur capacité à survivre ou non, critères allemands obligent.  "Toujours relativiser", se répétait-il le soir, en se couchant, épuisé par cette journée, mais finalement heureux d'être encore en vie, d'avoir reçu ses 334 calories quotidiennes, de pouvoir plonger dans ce sommeil sans rêve.

Sans rêve ?  Pas toujours.  Cette nuit, il rêva de chocolat.  Jamais on ne se lasse du chocolat.  Jamais on n'oublie le chocolat, même après huit mois de navets et de patates.  Le chocolat chaud de sa mère, qui pansait ses blessures de gamin.  Un rêve aigre-doux.  Un rêve comme une caresse.  Celle de l'enfance.  Un rêve comme une gifle.  Celle de la réalité holocaustienne.  Celle du froid, aussi, une fois la porte ouverte par le kapo hurlant "schnell schnell". 

Et une nouvelle journée sans couleurs qui commençait.  Une journée sans amitié aussi.  A Auschwitz, point d'ami.  Pas le temps.  Il avait déjà perdu sa famille.  Perdue de vue.  Perdue de vie aussi, il le sentait.  Nul besoin de s'attacher alors inutilement à quelqu'un qui risquait de disparaître, paf, d'un coup de crosse, d'un coup de feu, d'un coup de typhus.

"Secouez vos puces", hurla le kapo d'une voix agressive, le sortant de sa légère torpeur, "bande de juifs, bande de parasites immondes".  Alors il accéléra le pas vers la rampe, ne pas sortir du rang, baisser la tête, se faire le plus petit possible.  Même si, tout au fond de lui, là, dans son cœur, dans ses tripes, il était grand.  Il n'était pas ce parasite immonde.  Il était juif.  Juste juif.  Ah ben voilà, il repartait dans sa torpeur, comme si c'était le moment, alors que le train suivi de ses wagons à bestiaux puants entrait en gare.  Les chiens grondaient déjà d'impatience.  Les portes s'ouvrirent et le flot humain se déversa sur le quai.  Le tri commençait à peine qu'il la reconnut.  Nathalie était plutôt discrète, mais il la reconnut.  Nathalie, c'était les couleurs de sa vie.  Nathalie, c'était la saveur du chocolat.  Nathalie, c'était son passé, ses joies, sa vie.  Sa vie d'avant.  Sauf que Nathalie était une femme.  Sa femme.  Du moins dans ses rêves les plus fous.  Mais ici les femmes n'avaient pas leur place.  Elles étaient toutes, sans exception, destinée à la file de gauche.  Celle des vieillards, des enfants, des femmes.

Alors, il lui prit tendrement la main, s'assurant qu'aucun SS ne pût le voir, il croisa son regard et, silencieusement, tenta d'y faire glisser toute la tendresse du monde, celle qui avait dû lui manquer depuis tant d'années de souffrance et de répression. 

Il ne sut pas si elle le reconnut on non, mais il sut que, pour ses dernières minutes de vie ici bas, elle avait reçu une dose d'amour, par une simple pression de sa main.  Alors, il se dit que c'était sans doute la raison pour laquelle il avait atterri ici : Nathalie.  Qui, dans quelques instants, en aurait fini de cet enfer.  Et il pensa "nous sommes programmés pour être bons, non ?"  Non ?  Non !

"Toujours relativiser", conclut-il, poussant légèrement Nathalie vers là-bas, vers la chambre à gaz.

18
fév

Un sentiment plus fort que la peur – Marc Levy

"Le dimanche, on lit au lit".

J'ai lu récemment sur le net un commentaire qui disait, en substance, "à quoi bon faire une telle promo à un auteur qui n'en a plus besoin, alors que tant d'auteurs aimeraient qu'on parle plus d'eux".

Si je suis d'accord avec la seconde partie de ce commentaire, je ne partage pas l'opinion de l'auteur de cette phrase quant à son début, car je ne vois pas pourquoi Marc Levy n'aurait plus le droit qu'on parle de lui par le simple fait qu'il est déjà hypra célèbre en tant qu'auteur.  Alors, dans la foulée, ne parlons plus d'aucun auteur connu, d'aucun acteur, d'aucun chanteur.  Non mais sérieux ?

Bref, moi je vais en parler, na.

Je viens à peine de refermer Un sentiment plus fort que la peur, lui quasiment d'une traite (ah si je ne devais pas bosser aussi, ça faciliterait la lecture), et le sentiment que j'ai est plus fort que… non je rigole, ce serait trop facile.

Je sais depuis longtemps que Marc Levy est maître dans l'art d'entraîner son lecteur (enfin surtout sa lectrice, paraît-il), dans un univers fantastique et romantique, je sais depuis longtemps qu'il a une capacité incroyable quant il s'agit de susciter l'émotion, j'ai désormais la conviction qu'il est également parfait en auteur de thrillers dans lesquels il distille, comme pour désamorcer un chouia l'angoisse qui monte qui monte qui monte, de l'humour à chaque coin de page.  J'avoue que je n'avais pas fait attention à l'humour durant mes lectures antérieures, sacrilège, mais dans ce quatorzième roman, ça m'a sauté au nez comme un puce sur une oreille de chien : mais keskil est drôle, ce Marc Levy.  Sérieusement, je me suis bidonnée plus que de raison, car son humour est subtil, léger, caustique ou taquin (me venait "tease", faut que j'arrête les séries en VOST), et il permet de créer un lien réel entre ses personnages, une complicité bien palpable et de faire que l'on s'y attache, qu'on apprécie leurs faiblesses et leurs forces, leurs peurs et leur volonté.

Tout ça pour vous dire que cette histoire m'a captivée du premier au dernier mot, par une intrigue dans laquelle on entre immédiatement (ah clair que ça commence sur les chapeaux de roue) pour n'en sortir qu'à la toute ultime page.  Cerise sur le gâteau, c'est le retour d'Andrew Stilman, héros du treizième best seller de Marc Levy, enfin non héros n'est pas l'adjectif adéquat, car il est tout simplement humain, avec ses failles bien humaines aussi, donc le retour d'Andrew disais-je, et puis l'arrivée de l'attachante (attachiante) Suzy, avec sa volonté à toute épreuve pour atteindre le but de sa vie : faire la lumière sur la mort de sa grand-mère, accusée de trahison.

Je ne vous en dirai pas plus sur l'histoire, car j'ai moi-même regretté d'en apprendre trop par la presse, cette habitude des journalistes de donner d'ores et déjà quelques pistes, c'est insupportable.  Ce n'est pas Et si c'était vrai avec ce côté fantastico-romantique qui m'a fait craquer pour Marc Levy, ce n'est pas Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites ou Le voleur d'ombres, qui m'ont émue comme jamais et ont assis la vénération que j'ai pour cet auteur, c'est Un sentiment plus fort que la peur, qui m'a angoissée, amusée et touchée, tout cela à la fois.  Marc Levy peut tout écrire, en voilà la confirmation.

Alors, un seul sentiment après cette lecture : il revient quand, notre Andrew ?

Et en petit bonus, le récit de la rencontre entre blogueurs et Marc, à laquelle j'étais conviée mais à laquelle je ne suis pas allée, je m'en mordrai les doigts jusqu'au moignon et jusque dans mon cercueil, non d'un best seller !  Un récit découvert suite à l'échange de quelques messages avec une lectrice de Babelio, comme quoi Babelio c'est supeeeeeeeeer.

Et puis merci à Stéphanie et Robert Laffont pour cette invitation (on remet ça l'an prochain ? j'épargne déjà pour le thalys et l'hôtel six étoiles) et pour cet ouvrage qui va aller rejoindre ses petits frères dans ma bibliothèques à la lettre L (ouais, je classe mes livres par ordre alphabétique, c'est grave docteur ?)

Et un petit concours pour aller à NY rencontrer Marc, réservé qu'aux Françaises (bande de racistes va), et comme je suis gentille, si vous avez besoin d'aide pour les réponses car n'avez pas lu le livre (kwaaaaaaaaaaaa ?), un petit mail et je vous aide.

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14
fév

L'héritière de Foggy Valley – Kathleen O'Brian

"Le dimanche, on lit au lit".

Et voilà, c'est le dernier, l'aventure Harlequin s'arrête ici, après une année de lectures mensuelles.

Je vous l'avais dit, mes derniers choix m'avaient vachement déçue, trop dans le genre "oooh qu'il est beau musclé sexy je mouille rien qu'en le regardant et s'il pose son œil de velours bovin sur moi je le viole illico".  Tout ça dès la première page, non mais sérieux, faut pas pousser quoi, moi je veux de l'amour, du sentiment, mais de la retenue, et faut pas mélanger amour et attirance débile quoi.

Je misais donc gros sur ce dernier Harlequin, vous l'imaginez bien.

Et j'ai gagné le jackpot, car j'ai adoré L'héritière de Foggy Valley.

The pitch : Colby Malone ne s’est toujours pas pardonné sa conduite avec Hayley Watson. D’accord, à l’époque, il sortait à peine de l’adolescence et il rêvait d’entrer à l’université… pas de devenir père. Mais de là à sous-entendre que le bébé n’était pas de lui… Depuis, pas un jour ne passe sans qu’il se demande comment rattraper son erreur, comment retrouver Hayley dont il n’a jamais réussi à remonter la piste, après son départ précipité de Foggy Valley. Comment surtout, rencontrer cet enfant qui est le sien… Alors, forcément, il considère comme une sacrée chance le retour inattendu de Hayley. Sauf que Hayley, elle, n’est pas disposée à lui faciliter la tâche. Blessée, toujours en colère, elle ne veut entendre parler de rien. Et surtout pas de cette attirance inexplicable qui continue de les enflammer…

Bien sûr, y'a le cliché de la gentille fille maltraitée par la vie, par son père et par son ex, qu'elle revoit des années après, qu'elle n'a pas oublié, mais qu'elle ne veut plus croiser, sauf qu'elle va pas tarder à le croiser tout le temps, et que s'il pose son œil de velours bovin, ben vous connaissez le topo quoi.

Mais tout cela est amené avec la subtilité qui manquait dans mes lectures précédentes.

C'est cela oui ma bonne Dame, de la sub-ti-li-té.  C'est tout ce que je demande.  Oui, ils s'aiment encore, oui, ils veulent le nier, oui, ils luttent sans succès, mais ici ce n'est pas une histoire de "rho prends-moi là debout contre la porte entrouverte" mais plutôt de "rho pourquoi je sens ce petit papillon au fond de moi et cette envie de me lover contre lui".  Subtilité je vous dis, et puis crédibilité.

Avec tout ça, en plus, des personnages attachants, qui ont souffert, mais pas larmoyants, qui ont commis des erreurs, ce qui les rend humains.  Des personnages sans doute mignons et séduisants, mais l'auteure ne passe pas son temps à s'extasier devant la chevelure sauvage de la miss et le torse musclé du mister et ça c'est que du bonheur.

Bref, de l'Harlequin qu'on lit avec plaisir, avec grand grand plaisir, et ça m'a fait grand grand plaisir de terminer sur cette note arlequinesque bien agréable.

J'en profite pour remercier Babelio et Harlequin pour ce partenariat tout au long de ces douze mois, ce fut un grand plaisir de redécouvrir ces petits livres qui peuvent cacher de jolies pépites et des histoires touchantes, même si j'ai parfois été déçue.