3
mar

3/3/2016 : mon grand livre créatif

2029512563.jpg

Quand j’ai vu la couverture de ce livre sur mon pc j’ai aimé (devinez pourquoi) et j’ai voulu en savoir plus. Une recherche sur Amazon et je trouve…un texte de moi ! J’ai donc ce livre chez moi, le tout est de savoir où…

La critique de bibi :

Quand je reçois Mon grand livre créatif, vu mon grand âge, j’éveille mon âme d’enfant, je me mets dans ma peau de huit ans et je découvre un livre génial, et pas que pour les petits. Je repasse donc dans ma peau de vieille madame ridée (cinq) avec cheveux blancs (trois), passque même ainsi, ça va me plaire. Ce livre est un régal pour petites et grandes têtes blondes (et brunes), car il ouvre la porte à la créativité. C’est son but, vu son titre, me direz-vous, petits filous. Ouais, mais parfois le titre ne fait pas la réussite, comme l’air ne fait pas la chanson. Ici, rien qu’en feuilletant l’ouvrage, je me bidonnais grave. Sur chaque page ou double page, une situation et une invitation à réagir. Exemple qui m’a vraiment fait mourir de rire : « qu’est-ce qui fait peur dans cette caisse ? », avec photo d’une caisse vide et une invitation à dessiner son contenu. Et si le lecteur n’a pas vraiment d’idée, l’ouvrage est là pour lui faire quelques suggestions rigolotes : une araignée genre tarentule, un repas genre choux de Bruxelles ou la culotte de tante Yvonne. Fun. Même pas besoin de savoir dessiner, on peut aussi s’amuser à coller des illustrations, des mots, des feuilles d’épinard ou du foie de génisse (non là je rigole, bonjour les odeurs, pis moi j’adorais le foie de génisse étant petite). En plus de l’humour, il y a des choses plus poétiques aussi, comme dessiner des poupées russes, son humeur du jour, de jolies chaussures, décrire le contenu des livres, décorer des galets ou un nichoir à oiseaux… Bien sûr, ce livre est avant tout destiné aux enfants, et c’est indéniable, mais je me plais à imaginer une version femme, une version homme, parce que, quand je vais en ateliers d’écriture, qu’on pioche dans des photos, dans des bouts de phrases, pour s’en laisser inspirer, qu’on les colle et qu’il en ressort un texte parfois aussi inattendu que génial, finalement on ne fait rien de plus… Une jolie idée de cadeau pour les fêtes si vos petiots ont l’âme créative. Personnellement, j’y ajouterais seulement une reliure à spirale, pour faciliter le travail inside.

11
fév

1/02/2016 : il pleut paaaaaaaaaaaaaaas

Y’a comme ça des dates symboliques :

- ne parlons pas du 20 décembre, jour de mon accident, où j’avais programmé l’enregistrement du Père Noël est une ordure (le con), que je n’ai jamais vu mais qui est toujours sur mon Vocorder, histoire de ne pas oublier (ah ah ah, sait-on jamais que j’oublie)

- le 11 septembre, oui, le 11 septembre, c’était les tours jumelles, je m’en souviens comme si c’était hier, mais le 11 septembre 2015 est aussi le jour où j’ai pu quitter William-Lennox, alors le 11 janvier, un peu avant mon opération, j’ai voulu marquer le jour et j’ai sorti ma poubelle. Ouais, je vis dans une rue où on ne met pas les poubelles devant sa maison mais on les apporte à un endroit commun. Dur dur, quand on a eu un accident, heureusement je suis bien aidée mais là j’ai voulu marquer le coup : pour l’anniversaire de ma sortie, j’ai sorti ma poubelle en rolateur (voilà une fête d’anniversaire originale non ?).

- et le 1er février, c’est aujourd’hui. C’est aussi le premier jour du mois. Et désormais ça sera le premier jour où j’ai fait une balade avec mon rolateur et mes deux yeux, donc après l’opération du 15 janvier qui m’a enlevé un cache sur l’œil gauche. Je vois toujours double, ce qui rend la marche malaisée, parce que bien sûr sans cette vue double c’est finger in the nose J La phrase à retenir sera désormais : je vais mieux qu’hier et moins bien que demain. Na.

J’ai donc marché jusqu’au petit parc et me suis assise quelques minutes sur un banc. A mon retour j’ai regardé ce que contenait la boite de bookcrossing et y’avait un livre juste pour moi : L’arbre des miracles, de Bernard Werber. La couv’ est jolie, mais surtout il contient 20 petites histoires, donc c’est parfait pour mon petit cerveau.

 

A oui, j’ai aussi fait trois rangs au point mousse d’une écharpe que je vais commencer demain, car j’ai la chance d’être reçue au tricot, histoire de renouer le lien. Au fait, comment on termine une rangée de point mousse sur une écharpe, j’ai oublié. Merci.

 

Ps : le livre c’est l’arbre des possibles, pas des miracles (petit cerveau je vous dis).

443696340.jpg

13
nov

vendredi 13 : lecture de "Et elle me parla d'un érable, du sourire de l'eau et de l'éternité"

vendredi 13... j'y ai pensé cette nuit et ce matin en déjeunant je me suis souvenue que la tradition était : le vendredi 13 à 13h13 mets-toi sous la table et fais un voeu (le voeu est trouvé mais sous la table ça va être coton...)

J'ai reçu un livre, dont le nom est très long à écrire, donc, vu ma lenteur, je ne le réécrirai pas (ouiiiiiiiii, je sais, il y a des copier coller)

Je vais le lire, et je remercie Fleuve Editions d'avoir gardé confiance en moi, et mon adorable collègue qui me les apporte et avec qui j'en profite pour tailler une bavette...

IMG_0512.JPG

16
sep

Ecrit en 2012 : Des cornichons au chocolat - Stéphanie/Philippe Labro

Si je vous disais, là, tout de suite, qu’en réalité je ne suis pas une jeune (voire très jeune) belge, namuroise, brune et célibataire. Mais que je suis mariée, deux enfants, vivant avec un labrador dans une belle maison quatre façades en brique sur un terrain de dix ares (maison typiquement belge). Ou encore que je suis un mec de cinquante piges. Ou, pire, sacrilège ultime, que je suis blonde. Ou enfin, que je suis réellement, comme j’en ai été accusée, une équipe de douze personnes chargées de faire croire que mon blog est réel alors qu’Anaïs n’existe pas.

Que feriez-vous ?

Crieriez-vous au scandale ? Demanderiez-vous à être remboursés ? Quitteriez-vous mon blog à jamais ? Porteriez-vous plainte pour escroquerie ?

Et bien voilà comme je me sens. Escroquée. Grugée. Arnaquée. Trompée sur la marchandise. Avec comme un goût aigre de cornichon en bouche.

Car, je l’ai appris en 2007…. Stéphanie. Cette chère Stéphanie. Cette drôle de Stéphanie. Cette émouvante Stéphanie. Cette ado à laquelle je me suis associée, qui m’avait comprise, qui couchait sur papier mon ressenti exact. Cette ado qui avait eu le talent d’exprimer les angoisses et les rêves de tous les ados. Et qui avait été éditée. Qui m’avait fait rêver (et, pour la petite histoire, ébaucher quinze journaux intimes indignes d’être publiés un jour, même par le journal de l’école). Stéphanie, donc, qui avait écrit « des cornichons au chocolat ».

Stéphanie n’existe pas.

Stéphanie était en fait Philippe Labro. Un mec. Un adulte. Pas une ado. Pas la jolie ado de la couverture du livre.

Un homme.

Mes illusions s’effondrent.

Je suis anéantie. Stéphanie est morte. Elle n’est jamais née.

Moi je pensais lire Stéphanie l'ado, je lisais Labro l'adulte. Cela fait toute la différence. Ma vie aurait peut-être été différente si je n’avais lu le livre de « Stéphanie ». Ma vie aurait sans doute été différente. Tout bien réfléchi, je n’aurais pas lu ce livre, s’il avait été écrit par un homme. Un homme qui écrit le journal d’une ado, ça ne rime à rien. Et si je ne l’avais pas lu, je l’aurais regretté. Enfin, pas vraiment regretté, peut-on regretter une chose que l’on ne connaît pas ? Mais cela aurait été dommage, de manquer les « Cornichons au chocolat ».

Parce que les Cornichons au chocolat, c’est mon adolescence, et sans doute la vôtre, tellement bien écrite, drôle, tendre, sensible, émouvante. Et tellement vraie. Offrez-le à votre fille. Lisez-le, même si vous avez quitté votre adolescence hier… ou avant-hier.

Ce livre est devenu culte.

Alors, tout compte fait, je ne porterai pas plainte.

Il faut absolument que je relise ce livre… ABSOLUMENT...

Alors je l'ai acheté, et relu...

Et bien, il n’a même pas vieilli, ce livre. Mais pas du tout. Certains livres, certains films, vieillissent mal. Ou plutôt nous ne vieillissons pas avec eux, et en les revoyant, les relisant, quelques années plus tard, on se demande comment ils ont pu nous toucher, nous faire rire ou pleurer.

Les cornichons au chocolat, ça n’a pas vieilli.

J’ai retrouvé les émotions de l’époque. Le chat Garfunkel. L’Autre. Les parents faussement indifférents. La tristesse. Les rêves. La solitude. L’espoir. Tout ce que j’avais ressenti à l’époque, quant j’avais l’âge de Stéphanie, à quelques années près.

Et bien finalement, j’ai pris 24 ans, mais je n’ai pas changé. J’ai aimé. J’ai ressenti sa tristesse, ses rêves, sa solitude, son espoir. Que je partageais à l’époque. Que je partage encore maintenant. Et j’ai pleuré. A la fin. Comme avant.

D’ailleurs là je pleure encore. Alors je vais me moucher, si vous permettez.

cornichonlabro.jpg

20
aoû

L'écume d'écume des jours – Benoît Preteseille

écume écume des jours.jpg

L'écume des jours est mon premier souvenir de lecture « adulte », j'avais onze ans. Ce livre m'a chamboulée, tourneboulée, toutcequevousvoulezenée.

L'an dernier, j'ai vu l'adaptation cinématographique avec Audrey Tautou, que j'adore, et je me suis endormie, j'ai détesté.

Alors c'est dire si j'étais curieuse de découvrir cette « plongée » dans L'écume des jours d'un dessinateur que j'avoue ne point connaître.

Autant vous le dire tout de suite, si vous n'avez pas lu L'écume des jours, passez votre chemin, vous n'y comprendrez que dalle de chez que dalle.

Si vous aimez le roman de Vian, en lisant L'écume d'écume des jours, vous retrouverez un peu de ce qui fait le charme et l'absurdité du livre, ce qui fait qu'on l'aime d'amour. Je regrette cependant le côté monochrome des dessins (d'un orange brunasse en plus, même pas d'un joli rose ou d'un violet, quoi, couleurs que j'associe plus au roman, va savoir pourquoi, de même que le bleu), coloris unique que ne laisse pas supposer la jolie couverture colorée, et c'est ma grande déception.

Ça m'a dérangée durant la lecture, cette couleur, enfin durant la vision, car il n'y a quasi rien à lire, juste à s'imprégner de l'ambiance de ces grands dessins parfois un peu noueux, tortueux, comme l'histoire de Colin et Chloé.

En conclusion, un joli hommage à Boris Vian et son oeuvre nénupharesque, qui ne m'a pas convaincue à 100 %, mais qui, sur certaines pages, m'a rappelé les émotions ressenties durant la lecture, notamment par la présence des petites souris, et je pense que tel était le but de cet ouvrage.

Acheter L'Ecume d'Ecume des jours : D'après Boris Vian