26
sep

Vu à la télééééééééé

Hier, un téléfilm hyper mimi avec le craquaaaaaaaaaant Frédéric Diefenthal, keskil est mimi lui aussi : L'homme sans nom. Romantique et tout beau, pas d’humour français à la con comme on en voit parfois (notamment dans un téléfilm vu récemment avec une actrice français dont j’ai oublié le nom, qui a épousé un belge, puis divorcé d’ailleurs, elle jouait dans Femmes de loi vous voyez ? donc elle voulait un môme qu’elle se fait faire par un superbe brun ténébreux à œil bleu encore plus craquaaaaaaaaant que Frédéric Diefenthal mais j’ai oublié son nom, dingue comme j’ai aucune mémoire des noms, ben ce téléfilm totalement pas crédible, humour gras, hurlements à souhait, débile).  A regarder s’il repasse et que vous aimez les jolies histoires qui donnent envie de vivre la même chose. Touchant.

Paraît que samedi prochain, ça sera Bruno Wolkovitch qui va tenter de nous faire craquer, troooop mimiiii aussiiii.

Tout à l’heure l’interview de l’époux de Nathalie Courjeaut (enfin quelque chose du genre), cette femme dont le déni de grossesse a défrayé la chronique et restera dans les annales comme « l’affaire des bébés congelés », qui me confirme combien ce que j’avais écrit à l’époque, ben je le pense toujours. Touchant.

Et ce soir, Mademoiselle Drot sur France 3,  téléfilm que j’ai déjà vu à la RTBF (vive la Gelbique).  Je vous le conseille, vraiment un très joli téléfilm sur fond de guerre 40-45 et d’antisémitisme.  En plus on voit un peu cet acteur aux yeux doux comme un nounours, mhhh je l'aime aussi celui-là. Ah voilà, ça me revient : Bernard Yerlès. Touchant.

Bon, allez, juste pour le plaisir... rhaaaaaaaaa.

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14
sep

A vendre... à acheter...

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Une émission qui fait témoigner les prostituées ET leurs clients, c’est rare et ça vaut le déplacement.

Lesdits clients sortent du lot, ils sont tous deux écrivains et assument leurs désirs.  Peu représentatifs de la clientèle habituelle, à mon avis.  Dommage.

Cependant, les témoignages des professionnelles de la rue (on ne peut encore les appeler ainsi en Belgique, puisqu’en France, la loi dont j’ai oublié le nom tarabiscoté leur a interdit l’accès au trottoir, dénommé raccolage public), sont intéressants, même si à nouveau triés sur le volet :

- une belge érudite, intelligente et qui assume totalement ce choix qu’elle n’a jamais regretté (40 ans de métier), qui agit telle une mère, une infirmière, une amie, une psy, sur ses clients.  Fabuleuse, je l’ai déjà vue à la TV, je ne sais plus ni où ni quand. 

- un jeune écorché vif beau comme un dieu tombé dans la prostitution par hasard, ressorti de la prostitution par hasard quelques mois plus tard.

- deux escort girls qui « recrutent » sur le net et bossent dans des hôtels chic (sans s).

- une ancienne du Bois de Boulogne, si nostalgique qu’elle continue à y aller malgré la loi qui l’interdit et les dangers encourus (viols récurrents depuis que le Bois de Boulogne ressemble au désert de Gobie comme elle le dit si bien).

Première constatation : 1/3 des prostitués sont des hommes.  Bien sûr, on sait tous que les hommes se prostituent, mais 1/3 !  Je ne l’aurais jamais cru.

Je suis sciée également de voir que plusieurs des témoins ont écrit un livre.  Tchu moi aussi je voudrais écrire un livre.  Vous me direz "t'as déjà écrit", mais c'était du guide.  Là je veux écrire du livre, du témoignage.  De quoi pourrais-je témoigner ?  « Anaïs, histoire d’une célibataire dont le dernier orgasme remonte au 20e siècle ».  Blurp, ça me paraît peu vendeur et pas super intéressant.  Je vais investiguer pour trouver un sujet passionnant, promis.

Détail qui est sidérant également, malgré que toutes (+ un) disent ne pas en être arrivés à faire ce métier suite à un traumatisme de l’enfance, la majorité ont subi qui attouchement qui viol dans leur jeune âge.  Le lien de cause à effet semble facile à établir.  Ils le nient cependant et n’aiment pas cet amalgame.

Détail autrement frappant, les tarifs des escort girls !  De 250 à 400 eur de l’heure, voire plus.  Je suis sur le cul, sans mauvais jeu de mots.  Je vous choque en disant que ce tarif horaire me laisse rêveuse ?  Tant pis.  Je pourrais vous choquer en disant que j’admire les gains du trafic de drogue.  Je l’admets.  D’ailleurs le trafic de drogue me révulse au plus haut point.  Mais les prostituées gagnent leur vie en ne faisant rien de mal, voilà ma théorie.  Personnellement ça ne m’a jamais tentée et ne me tentera jamais.  Je peux comprendre que l’appât du gain ait un effet convaincant.   Et si elles aident les hommes à apprendre le B.A. BA du sexe, tant mieux.  Si elles aident les hommes frustrés sexuellement dans leur vie de couple à assouvir certaines pulsions, tant mieux.  Si elles servent d’épaule consolatrice pour les hommes malheureux, tant mieux. 

Je suis estomaquée par cette loi débile qui n’a rien résolu, mais qui agit juste comme un cache misère.  Ça faisait mauvais genre dans les rues ?  On l’interdit.  Elles bossent donc chez elle, en solitaires, avec les dangers que cela implique.  On s’en moque.

Moi je dis que la répression de la prostitution, c’est comme la prohibition de l’alcool, ça ne sert strictement à rien.

5
sep

A regarder, à lire… y’en aura pour tout le monde : The big C – Pretty little liars (Les menteuses)

J’ai récemment découvert deux nouvelles séries télé bien sympas.  Ne vous ruez pas sur votre Ciné télé revue, c’est en streaming, donc en VOST, donc sur PC.  Ma gratitude à Mostek qui m’a informée de ces deux nouveautés.

 

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La première s’intitule « The big C ».  Prononcez « ze big siiiii ».  Comme The big sea, ce que j’avais compris de prime abord quand Mostek m’a dit le titre.  Avant qu’elle ne confirme ou n’infirme, j’ai ensuite pensé à « The big C », avec C comme cancer. Burps.  Moi pas aimer les trucs qui parlent cancer.  Moi penser que moi être atteinte du crabe durant toute la durée des trucs qui parlent cancer.  Mais moi ai regardé.  Et moi ai aimé. 

L’héroïne de cette série est Laura Linney.  Ça ne vous dit rien ?  Pourtant, elle jouait dans Love Actually.  Celle qui rate le coche avec le beau brun dont elle est folle amoureuse, because son frère un peu trop collant… J’aime cette actrice.  Et j’aime cette série.  J’ai aimé dès la première seconde.  C’est drôle et touchant à la fois.  La miss décide de vivre une année totalement spontanée, de réaliser ses rêves, de dire ce qu’elle pense, de vivre à 100 %. C’est plein d’humour noir et d’intelligence.  Pleine de tristesse aussi, mais ce n’est pas l’essentiel.  Je sens que ça va être une sacrée leçon de vie que « The big C », tout en douceur, tout en douce, mais une leçon de vie.

 

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La seconde s’intitule « Pretty little liars », littéralement « belles petites menteuses », tiré de la série de livre éponymes dont la version française porte sobrement le nom de « Les menteuses ».  Mais figurez-vous que c’est en matant la série que j’ai fait le lien.  Si vous ne connaissez ni l’un ni l’autre, je vous conseille de commencer par la série, y’a dix épisodes actuellement.  Ensuite, passez aux livres, qui vous en apprendront davantage encore sur les héroïnes de l’histoire.  Elle sont cinq, enfin quatre, la cinquième ayant disparu.  Disparu ?  Pas tout à fait, puisqu’elle envoie des sms, des mails et laisse des petits mots à ses quatre copines… lesquelles n’ont pas vraiment la conscience tranquille.  C’est une série dans le genre « série pour ados (attardées – ça c’est pour moi vu mon âge), avec le mystère en plus.  J’adore.

Et j’adore les livres, qui fouillent encore plus les personnages.  C’est léger et captivant, totalement ce qu’il me faut.  Il en existe sept actuellement, et le huitième sort de ces jours-ci. 

Voilà, si vous aviez envie de regarder de la nouvelle série ou de lire, vous voilà servies… keskon dit ?

24
aoû

Bienvenue dans ma tribu

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J’ignore si vous avez regardé (et aimé) cette émission, mais moi oui.  Une sorte de télé-réalité durant laquelle trois familles françaises s’immergent durant trois semaines dans des contrées lointaines et perdues : en Ethiopie, en Papouasie et en Amazonie.

Une émission que j’ai trouvée passionnante car elle a le mérite de me présenter des contrées que je ne découvrirai jamais, peur des oiseaux de métal oblige.  Même si, bien sûr, Rendez-vous en terre inconnue reste ma préférée du genre, plus respectueuse, moins "clash", moins TF1 quoi...

En Papouasie.  Chez les Hulis, une tribu de guerriers.  Tout n’est pas facile, puisque la famille est immédiatement séparée, le père d’un côté, la mère et ses filles de l’autre.  Le père s’intègre rapidement.  Chez lui, en France, il est chômeur et se sent inutile.  Ici, il va réaliser à quel point il peut être heureux dans la simplicité.  Pour les femmes, l’adaptation sera plus lente, mais leur gentillesse simplifiera les choses.  Elles doivent bosser comme des dingues, car là-bas, l’homme chasse puise se repose, la femme trime toute la journée (titchu, saloperie de pays).  Gaëlle, la mère, malgré son désespoir d'être loin de son homme, s’attache rapidement aux femmes, se fait maquiller pour les cérémonies, leur apprend à profiter un petit peu plus de la vie, via une partie de jeux notamment.  Emouvant. Même les deux filles ne ménagent pas leurs efforts pour faire partie de la tribu et travaillent comme des forcenées pour aider leurs hôtes.  On les sent heureux.  Et puis le chef, comprenant la souffrance des femmes d’être séparées de leur homme, accepte de les réunir.  Une belle aventure.  Partir est un déchirement pour les français. Limite s’ils ne resteraient pas vivre là-bas, et je ne serais pas étonnée qu’ils restent en contact avec la tribu, voire y retournent un jour…

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En Amazonie.  Chez les Zaparas.  La vie est plus complexe pour cette sympathique famille, immédiatement confrontée au problème alimentaire.  Manger la chicha, un truc bizarre à base de racines prémâchée et de crachats, n’est pas ragoûtant.  Idem pour les vers à la Koh Lanta.   Et la tortue.  Mais la famille est motivée, et même la fille, qui a des difficultés d’adaptation, fait tout pour tenir le coup.  Jusqu’à manger du singe, chassé par la tribu durant des heures et ramené par son père, fier comme artaban.  Ne pas le manger serait un affront, ils le savent tous.  Le respect de leur tribu d’accueil est leur leitmotiv.  Et c’est réciproque, puisque la tribu tente de leur faciliter la tâche dès le début, par exemple en les emmenant en pirogue jusqu’à la « salle de bains », là, tout en bas.  Une aventure réussie.  Une magnifique aventure.

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En Ethiopie.  Chez les Surmas.  Ça commence très mal, puisque la famille refuse la séparation hommes / femmes.  D’emblée, l’agressivité de tous est palpable et j’ai des envies de meurtres.  Emmanuel, le père, est tellement hautain que j’en ai la nausée.  Et la famille de tout refuser : boire la bière de l’amitié, boire le sang avant la « bataille traditionnelle » intervillages (ou à tout le moins faire semblant d’y tremper ses lèvres), se maquiller la peau pour ladite bataille.  Les éthiopiens, par contre, ont accepté sans broncher de donner des œufs, pourtant destinés à devenir des poules censées les nourrir, et à manger l’omelette qui leur sera proposée.  Mais les français restent sur leur piédestal, ils sont réticents et réfractaires à tout et je me demande s’ils n’auraient pas mieux fait de regarder une émission sur l’Ethiopie à la TV, cela aurait été plus simple pour eux.  Même la mère prend un air dédaigneux pour refuser de porter une robe en peau d’animal lors d’un mariage.  Et je me surprends à lui hurler « mais rentre chez toi connasse ».  Et puis je hurle au père qui refuse de boire la bière, signe d’amitié, et toise son hôte de son air supérieur et ignoble « sale ordure, tu traumatises toute une tribu ».  Et de me demander : mais keskils sont venus foutre là si c’est pour refuser toute immersion ?  Aaaaaaaaaaaaaaaah, des claques, j’ai envie de leur foutre des claques.  En hommage, Charlotte, la mère, est rebaptisée, mais sa seule réaction est de protester en ajoutant qu’elle garderait son prénom.  Ben évidemment, mais aie conscience de l’honneur que l’on te fait, pffffffff.  Des claques.  Entendant pour la première fois leur nom de famille lors de la dernière émission, je réalise que ce sont des « redede ».  Et franchement, ben ils feraient bien d’apprendre la politesse et le respect, ces redede de mes deux.  Nadinou, tu es un saint d’avoir supporté cet immonde Emmanuel, sa pimbêche de femme Charlotte et leurs petits merdeux de gosses.  Bon, y’a juste un moment où la mère, sans doute prise de folie passagère, accepte de danser au mariage et s’intègre enfin un peu, ainsi qu’un autre moment où les femmes se montrent leurs trucs de beauté, maquillage pour les françaises, scarification pour les ethiopiennes.  Ouf, tout de même… mais tout de même… des claques je vous dis.

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Trois expériences différentes.  Deux familles pleines de bonté, qui vivent l’expérience à fond malgré les quelques difficultés, une famille qui sera restée quasi toujours spectactrice de son aventure.  Dommage.

Après tout ça, TF1 proposait l’inverse : les membres des tribus viennent vivre en France cinq jours.  Pas de bol, lors de la rediffusion du vendredi, zont zappé cette partie.  Sont nuls chez TF1.  Dommage, ça aurait été sympa à voir aussi… pauvres tribus tout de même, catapultées en France, quéén galère...

20
aoû

J’ai testé le JT en accéléré

Alors que j’étais à Ostende, samedi dernier, en train de déguster un succulent sorbet fraise melon en regardant le soleil s’approcher dangereusement de la mer, au risque de s’y noyer, mon esclave de magnétoscope turbinait à pleine puissance pour m’enregistrer le JT.

Ben oui, quelqu’un m’avait soufflé à l’oreille « peut-être que la TV fera un reportage sur votre tentative de record ».  Donc, j’avais programmé mon fidèle compagnon, afin qu’il m’enregistre le JT de RTL, puis celui de la RTBF.

Et dimanche matin, j’ai regardé.

Mais vu que je ne suis pas adepte du JT et de son lot de « bonnes » nouvelles, encore moins de deux JT d’affilée, j’ai regardé ça en vitesse accélérée, histoire de ne pas louper un éventuel reportage.

J’ai ainsi pu constater que, même sans le son et avec une image X fois plus rapide (deux, trois ?), un JT est totalement compréhensible.  Enfin disons qu’on comprend que, pour changer, il regorge de « bonnes » nouvelles ».

On commence par RTL, qui a donc abordé, dans l’ordre. les thèmes d’un accident de car avec larges plans sur la carcasse, de Di Rupo et de notre super gouvernement avec plein de texte qui défilait trop vite mais j’ai su lire « activation chômage », de l’urgence au Pakistan, d’Obama mais chais pas pourquoi, du don de sang ou de quelque chose du genre, du kayak mais chais pas pourquoi (accident, drame ou joies de l’activité ?), de la pêche avec intervention de la police dans le reportage, d’un enfant de huit ans prodige de la peinture, surnommé enfant Van Gogh ou petit Monet, dont le père est marchand d’art (tiens donc) et qui a déjà gagné 235000 dollars.  Non, là, rassurez-vous, j’ai remis la cassette en vitesse normale, le sujet m’intéressait, mais pas de bol l’enregistrement s’est coupé pour zapper sur la RTBF.  RTL n’est même plus foutue de respecter l’horaire 19 h – 19 h 30 pour son JT, si c’est pas malheureux.  Rien vu sur le record donc, coupé trop tôt.

Ensuite donc, RTBF, qui a abordé les thèmes du choléra, du Pakistan, de l’Inde où la situation semble similaire, de l’accident de car, mais la RTBF n’affiche ses textes que très peu de temps, alors en vitesse rapide, difficile de déchiffrer, de pompiers à Anvers mais chais pas ce qu’ils faisaient, de la politique merdique belge, d’un psychiatre qui racontait je sais pas quoi, d’incendies au Portugal, d’Obama chais toujours pas pourquoi, du roi et de la Belgian Air Force, de diverses festivités qui semblent sympas, du foot et du tennis.  Rien sur le record, logique, trop lié à Radio Contact et donc à RTL.

Tout ça pour ça… bien fait d’aller vite, moi, je vous le dis.

Mais ça prouve qu’on peut regarder le JT de cette façon, on comprend presque tout, c’est rapide, et bien moins déprimant.  Qu’on se le dise.

Illu de Gayanée Beyreyziat

 

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